Les Églises Chrétiennes de Dieu
[024]
L’Ange de YHVH [024]
(Édition 2.1 19940514-20010906)
Cette œuvre développe l'identité de l'Ange de YHVH ou
Jéhovah dans l'Ancien Testament. Le résultat a certaines implications
troublantes pour les enseignements du Christianisme moderne, y compris ceux
d'Herbert W. Armstrong et celles des Témoins de Jéhovah.
The Christian
Churches of God
Courriel: secretary@ccg.org
(Copyright ã 1998 Wade Cox)
(Tr. 2008)
Cette étude peut être copiée et distribuée
librement à la condition qu'elle soit en son entier, sans modifications ni
rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits
d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies
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Cette étude est
disponible sur les pages du World Wide Web :
http://www.logon.org/french/ et http://www.ccg.org/french/
L’Ange de YHVH
[024]
1.
Introduction
1.1 Difficultés avec
ces enseignements
1.2 Principes
Fondamentaux pour une Compréhension
1.3 Définition du
terme Ange
2. Agar et
l'Ange
2.1
Tu-es-le-Dieu-qui-voit
2.2 L'Ange de Dieu
3. Abraham et
l'Ange
3.1 YHVH en tant
qu’un titre distribué
3.2 L'Ange empêche
Isaac d’être tué
3.3 L'Ange et la
femme d'Isaac
4. Jacob et
l'Ange
4.1 Le Dieu de la
Maison de Dieu
4.2 La Face de Dieu
4.3 L'Ange de la
Rédemption
5. Moïse et
l'Ange
5.1 Le Discours
d’Étienne
5.2 L'Ange dans le
Buisson
5.3 L'Ange dans la
Nuée
5.4 L'Ange en tant
que Donneur de la Loi
5.5 L'Ange en tant
que la Présence de Dieu
6. L'Ange de
l'Alliance
7. Balaam et
l'Ange
8. Josué et
l'Ange
9. L'Ange et
les Juges
9.1 Gédéon et l'Ange
9.2 Les Parents de
Samson et l'Ange
10. L'Ange
durant la période des Rois
10.1 David et l'Ange
10.2 Élie et l'Ange
10.3 Ésaïe et l'Ange
10.4 L'Ange Protège
l'Israël
11. D'autres
Références à l'Ange
11.1 L'Ange, faisant
partie de la vie quotidienne En Israël
11.2 L'Ange dans
Daniel
11.3 L'Ange dans
Zacharie
12. Résumé
L'Annexe 1 - Est-ce que Christ était le Fils
de Dieu avant sa naissance humaine ?
L'Annexe 2 - Christ et Melchisédek
L'Annexe 3 - L'Exaltation du Messie et ses
Titres
L'Annexe 4 - Commentaires à propos de l'Ange
de YHVH
L'Annexe 5 - Les vues de la Première Église à
propos des Anges et Christ
L'Annexe 6 - L’adoration et l’observance dans
le Nouveau Testament
L'Annexe 7 - La Réponse de Belsham
1. Introduction
Cette oeuvre est basée sur les
oeuvres La Création : de la Théologie
Anthropomorphique à l'Anthropologie Théomorphique (B5) et les études Les Élus en tant qu’Élohim (No 1) et aussi Le Dieu que Nous Adorons (No 2). Cette étude aide à expliquer Les
Dépositions de la Foi (A1) sur laquelle elle est aussi basée. Le but de
l'étude est d'expliquer la place du Grand Ange de l'Ancien Testament qui est
apparu aux Patriarches et qui a donné la Loi à Moïse.
Dans les Églises de Dieu, une
erreur est entrée dans l'église dans les dernières décennies du vingtième
siècle qui a eu de sérieuses implications pour la théologie des Églises de Dieu
et qui a été utilisée pour saper leur position doctrinale historique dans les
éléments principaux des églises. Cette erreur, qui était en fait très sérieuse,
devait apparaître dans la branche de l'église qui est devenue connue comme
l'Église Universelle de Dieu (WCG).
Il y avait une série
d'enseignements au sujet de la nature de Dieu et de Christ qui prétendait
diverses choses à propos de chacun. Parmi ces enseignements étaient les points
suivants :
· Oui, Jésus est aussi "Jéhovah"... aujourd'hui, il est généralement reconnu comme étant Yahveh, ou Yahweh. La signification, en français, est "L'ÉTERNEL," ou "LE TOUJOURS VIVANT," ou "L'AUTO-EXISTANT". Il est supposé généralement que Yahveh, ou comme il est appelé généralement, "Jéhovah", ou, comme dans la Version Autorisée KJV, "le SEIGNEUR," de l'Ancien Testament était Dieu, le Père de Jésus Christ. Ceci est une erreur flagrante! Yahveh était le Dieu d'Israël, le Seul de la Divinité connue de l’Israël antique. (Herbert Armstrong, Jésus est-il Dieu ? Article de Réimpression, Collège Ambassador 1955).
·
Jésus est venu pour révéler l'existence et le caractère du Père.
L'existence du Père n'était généralement pas connue de l'humanité jusqu'à ce
que la Parole soit apparue dans la chair. (Paul Kroll, Qui Était Jésus ? Église
Universelle de Dieu, 1988, p. 18).
·
Le Personnage qui était appelé la Parole était celui qui, finalement - il y
a plus de 1900 ans - est né Jésus Christ. Le nom "Parole", est
traduit du texte grec original et signifie, littéralement, simplement ce qui
est traduit en français - "le Porte-parole". Mais Il n'était pas le
Fils de Dieu "au commencement". Toutefois, les Écritures Saintes
révèlent qu'Il a toujours existé, et existera toujours - "d'éternité en
éternité". Il était "sans père, sans mère, sans lignée, ayant ni
commencement de jours, ni fin de vie ..." (Heb. 7:3) (Herbert Armstrong, The incredible Human Potential, l'Église
Universelle de Dieu, 1988, p. 36).
·
À partir de l’éternité, le Père et la PAROLE qui est devenu Jésus Christ,
avaient coexisté. Ils avaient créé des anges... Y avait-il, avant cela, plus
que seulement ces DEUX-LÀ - Dieu et la Parole dans la FAMILLE DIEU ? Dieu ne
révèle pas plus. Est-ce que la "Parole" était le Fils de Dieu et
est-ce que Dieu était son Père à ce
moment-là ? Ils ne sont nulle
part qualifiés de cette façon. Pour pouvoir être le Fils de Dieu en ce temps
préhistorique, Dieu, par nécessité, aurait dû exister avant la naissance du Fils. Le Fils, si cela avait été le cas,
aurait commencé son existence au moment d'une telle naissance. Mais le
"Logos" - la Parole - avait, comme Dieu, éternellement auto-existé.
(Herbert Armstrong, The incredible Human
Potential, l'Église Universelle de Dieu, 1988, p. 65).
Donc, il y avait plusieurs
concepts enseignés. Ceux-ci étaient qu’il y avait deux Êtres-Dieu qui avaient
toujours existé ; et que ceux-ci ont été nommés "Dieu" et "la
Parole", devenant connus plus tard comme le "Père" et le
"Fils" après que Christ soit apparu sur la terre (voir la discussion
dans l'Annexe 1 pour la preuve que la Paternité de Dieu et la relation de fils
du Christ étaient connues avant l’arrivée de Christ dans la chair); que Christ
était le Dieu de l'Israël ancien, étant connu comme YHVH; que personne ne
savait vraiment que l'autre Être-Dieu, Dieu le Père (comme il a été "plus
tard" appelé) existait jusqu'à ce que Christ soit apparu sur la terre et ait
révélé son existence; que Christ était Melchisédek et a ainsi vécu sur la terre
au moment d'Abraham, mais était sans père, ni mère, ni lignée, et ainsi de
suite (voir la discussion dans l'Annexe 2 et aussi l'étude Melchisédek (No 128) pour la preuve que Christ n'était pas Melchisédek).
Bien sûr, la Bible enseigne
qu'il y a seulement un seul Dieu. Alors, affirmer que Jésus Christ ou le Logos
était un Être-Dieu et que Dieu le Père était un deuxième Être-Dieu voulait dire
qu'il y avait 1+1=2 Êtres-Dieu ou 2 Dieux – et non pas Un Seul Dieu. Pour
expliquer cette contradiction apparente, on a dit qu'Élohim était un nom uni-pluriel et que Dieu et la Parole étaient un
Élohim ou qu'ils étaient "un Seul Dieu" dans le sens que le mot Dieu dans ce contexte signifiait Famille de Dieu. De plus, on a expliqué
que le terme Dieu avait plusieurs
significations : il pourrait se référer à un membre "de la Famille du Seul
Dieu" en tant que personnage distinct, ou il pourrait se référer à tous
les membres de la "Famille de Dieu" en tant qu’une structure
composée, ou il pourrait se référer à Dieu le Père en parlant de "Dieu et
la Parole".
Ces choses étaient plus ou
moins acceptées par la plupart de ceux qui sont entrés dans WCG. Elles étaient,
après tout, présentées avec une variété d’Écritures en soutien. Elles ont été
apparemment enseignées par les ministres sans hésitation. Cependant, les
doctrines de la nature de Dieu étaient, en règle générale, évitées. Il y avait
aussi un certain nombre d'enseignements contradictoires, qui étaient
inexplicables en vue des affirmations précédentes. Le long Cours par
Correspondance Biblique de la WCG jusqu'à la dernière publication sous Joseph W
Tkach Senior., après le décès de Herbert Armstrong, déclarait aussi que le
terme pour Dieu était Éloah au Singulier et le terme pluriel élohim était tiré
de cette forme singulière. Ceci est une Déclaration vraie. Aussi, l'église n'a
jamais prié à quiconque, sauf le Père en tant que Dieu au nom du Fils Jésus Christ
et ainsi aucun conflit dans l'adoration n'a été introduit. La doctrine de la
nature de Dieu n'était généralement pas enseignée.
1.1 Difficultés avec ces
enseignements
Cependant, ces explications
soulevaient aussi plusieurs questions. En premier lieu, l'explication du
comment 2 Êtres-Dieu = 1 Dieu, était
logiquement dépendant de l'extension du statut du terme Dieu. Il était très
évident, à partir d'un certain nombre de passages dans le Nouveau Testament,
que lorsque le "seul Dieu" de la Bible était mentionné, c’était en
référence à Dieu le Père:
Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel, et dit: Père, l’heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. (Jean 17:1-3, LSG).
Néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. (1Cor. 8:6, LSG).
[ Il y a] un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous. (Eph. 4:6, LSG).
Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, (1Tim. 2:5, LSG).
L'explication du comment Christ est
venu pour révéler le Père et que l'existence du Père était plus ou moins
inconnue jusqu'au moment où Christ a été manifesté dans la chair, était aussi
totalement fausse. L'explication contredit de nombreux passages dans le Nouveau
Testament où il était pris pour acquis
que Dieu le Père était le Dieu de l'Ancien Testament, le Dieu d'Israël et qu'Il
nous a envoyé son serviteur, Jésus. Par exemple :
Hommes Israélites, écoutez ces paroles! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu’il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez crucifié, vous l’avez fait mourir par la main des impies. Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il fût retenu par elle. (Actes 2:22-24, LSG).
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. (Actes 3:13, LSG).
Maintenant considérez ceci. Si Dieu
le Père était inconnu en Israël avant la venue de Christ en tant qu’un homme,
alors ces déclarations n’auraient pas de sens parce qu'ils font appel au Dieu
d'Israël comme celui qui a validé le ministère de Christ. On s'attendrait plutôt
à ce que Pierre ait dit quelque chose comme, "Jésus était le Dieu de nos
Pères venu dans la chair et il nous a révélé qu'il existe un autre Dieu
supérieur dans le ciel qui est le Dieu Très-Haut au dessus de tout."
En fait, si vous y pensez, le
Nouveau Testament entier est construit sur la compréhension que Dieu le Père
était le Dieu d'Israël et que Jésus est venu en tant que son Messie et
Serviteur, tel que prophétisé. Si cela était vraiment correct que Dieu le Père
était inconnu avant l'arrivée de Christ,
cela aurait été une révélation stupéfiante aux Juifs et aux premiers Chrétiens.
On s'attendrait à trouver ce point expliqué à maintes reprises dans le Nouveau
Testament. Cependant, ce n'est pas ce que nous trouvons. Plutôt, l’existence de
Dieu le Père est prise pour acquise.
Ce fut
l'identité et le rôle de Jésus Christ qui ont causé tant de désarroi parmi les
Juifs et à qui il devait être expliqué. Jésus était le Fils de Dieu - le Fils
du Dieu de l'Ancien Testament (Luc
1:30-35). Il était l’Élu de Dieu
(Luc. 9:35; 23:35) - le Serviteur de Dieu (Mat. 12:18). Après
avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à
nos pères par les prophètes,
Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils (Heb. 1:1-2). Sans aucun doute, Dieu
le
Père était connu dans l'Ancien
Testament.
Certainement, Jésus a dit que :
Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face (Jean 5:37 LSG)
Par contre, ceci n'est pas l'équivalent
de dire que personne ne connaissait
l'existence du Père dans l'Ancien Testament. Cela signifie simplement que
personne, à aucun moment, n'avait jamais entendu Sa voix ou avait vu Sa forme.
Comment cela pouvait être possible sera expliqué ci-dessous.
Un
autre problème qui est très évident dans l'Ancien Testament est que le terme
YHVH n'était pas utilisé exclusivement pour Christ dans l'Ancien Testament.
Oui, il y a des passages dans lesquels YHVH est utilisé en se référant à celui
qui est devenu Christ comme nous le verrons. Mais il y a maints et maints
autres passages où YHVH est utilisé de telle façon qu'il ne pourrait évidemment
seulement être attribué à Dieu le Père. Par exemple :
L’Éternel [YHVH], ton Dieu [Élohim], te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez! (Deut. 18:15, LSG).
[ Notez : Il y a un certain nombre de termes en Hébreux traduits comme Dieu dans nos Bibles françaises. Les plus importants de ceux-ci sont :
1) Éloah – ceci est au singulier et est utilisé du seul vrai Dieu; en arabe, c'est Allah et est utilisé dans l'Islam pour le seul vrai Dieu;
2) Élohim – ceci est une forme plurielle d'Éloah et elle est utilisée pour tous les êtres dans la réalité spirituelle, y compris le seul vrai Dieu, Éloah et les anges, bons ou mauvais;
3) Élohi - une forme singulière d’Élohim et utilisé pour un Élohim spécifique, plus notamment le Mal'ak qui représentait Éloah à Israël;
4) El - un mot singulier pour Dieu et utilisé tant pour Éloah que pour son Mal'ak dans différents contextes.
Voir la discussion dans la Section 12 pour plus de détails.]
Ici, Moïse déclare que YHVH
suscitera un prophète à qui Israël devrait obéir. Ce prophète était Christ
comme Actes 7:37 le rend évident. Maintenant, Christ ne s'est pas suscité
lui-même - les passages que nous lisons des Actes 2 et 3 précisent que c’est Dieu qui a suscité Christ. D’une
manière si évidente, YHVH est utilisé en référence à Dieu le Père et ceci a été
proclamé par Moïse à tout Israël.
Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont concertés ensemble contre l’Éternel et contre son Oint. (Ps. 2:2, version d’Ostervale).
Je publierai le décret de l’Éternel [YHVH] : Il m’a dit: Tu es mon fils; aujourd’hui Je t’ai engendré. (Ps. 2:7, version d’Ostervale).
Ici, nous lisons au sujet de YHVH
et de Son Oint. Au verset 7, nous lisons au sujet de YHVH et de Son Fils
engendré. Évidemment, YHVH, dans ce Psaume, doit être attribué à Dieu le Père.
Une explication semblable doit être comprise pour le Psaume 110:1 où nous
lisons :
Psaume de David. L’Éternel [YHVH] a dit à mon seigneur [Adoni] : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie fait de tes ennemis le marchepied de tes pieds. (version d’Ostervale).
Dans les nombreuses prophéties de
"Serviteur" de Christ dans Ésaïe (commençant à partir du chapitre 42
et suivants), YHVH envoie Son Serviteur. Par exemple :
Le Seigneur, l’Éternel [Adonai YHVH] m’a ouvert l’oreille, et je n’ai point résisté, je ne me suis point retiré en arrière. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe; je n’ai pas dérobé mon visage aux outrages ni aux crachats. (Ésa. 50:5-6, version d’Ostervale).
Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Eternel [YHVH] a–t–il été révélé ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur, et comme quelqu’un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime. Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu [Élohim] , et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Eternel [YHVH] a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. (Ésa. 53:1-6, DRB).
L’Esprit du Seigneur, de l’Éternel, est sur moi; car l’Éternel m’a oint, pour annoncer la bonne nouvelle aux affligés. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers l’ouverture de la prison; (Ésa. 61:1, version d’Ostervale).
Clairement, dans les passages
précédents, YHVH doit absolument se
référer à Dieu le Père. Un dernier passage à remarquer est Zacharie 13:7 où
nous lisons :
Epée, réveille–toi contre mon berger, contre l’homme qui est mon compagnon, dit l’Eternel des armées [YHVH Sabaoth] ; frappe le berger, et le troupeau sera dispersé ; et je tournerai ma main sur les petits. (DRB).
Ceci est la prophétie où on "frappe le berger, et le troupeau sera dispersé " dont Christ a fait
référence et qu’il s’est attribué à lui-même en tant que le Bon Berger (Mat.
26:31). Toutefois, cette prophétie est dite par YHVH des Armées à propos de Son
berger, l'homme qui est "le compagnon" de YHVH (DRB). Encore une
fois, YHVH doit absolument être Dieu le Père et non pas Christ.
La WCG a enseigné ces erreurs et
d’autres encore. Ceux qui mettaient en doute les erreurs de l'église étaient
contraints à penser que toute incohérence dans l'explication était la faute de
l'individu et les questions étaient réprimées si elles étaient soulevées. Ce
comportement a mené à une crise théologique très sérieuse non seulement dans la
WCG mais dans d'autres églises parce que les erreurs ont été utilisées pour
introduire la structure Trinitaire dans un déguisement Binitaire et attaquer
ensuite la théologie de l'église. Cette insertion d'erreur et la subséquente
théologie Trinitaire devait arriver dans la WCG et ensuite dans l'Église de
Dieu (du Septième Jour) dans ses branches car elle avait été utilisée dans
l’Église Baptiste du Septième Jour à partir des États-Unis et aussi dans les
Églises Adventistes du Septième Jour avec elles. Bref, cette incohérence
théologique et l’échec de comprendre la nature de Dieu deviendrait la chute
théologique des églises de Dieu à la fin du vingtième siècle.
Les Églises de Dieu aux premier et
deuxième siècles étaient Unitaires comme nos archives historiques le démontrent
au-delà de tout doute. Elles enseignaient que Christ était le Grand être qui a
donné la loi à Moïse au Sinaï et qui était avec Israël dans le Désert. Justin
Martyr l'a proclamé dans sa Première Apologie vers 154 EC ((LXIII, ANF, I, 184)
qui disait qu'il était l'Ange de Dieu, le Fils de Dieu et comme un Dieu. Cela a
de nouveau été proclamé dans la grande défense Unitaire par Irénée vers 195 (Against Heresies), où il a déclaré qu'à
l'origine, Dieu n'avait rien d’existant en même temps avec Lui. Christ et tous
les autres êtres sont entrés en existence par la suite (voir l’étude Première Théologie de la Divinité (No 127)). Cependant, tous les théologiens
de l'église de toute persuasion n’ont jamais douté, même pour un instant, que
Christ était préexistant en tant que l'être de l'Ancien Testament qui était
Ange et Élohim. Ils proclamaient que le destin des élus était de devenir
élohim, comme Christ était élohim en tant que fils de Dieu avec puissance par
sa résurrection d’entre les morts (Rom. 1:4) (cf. l'étude Les Élus en tant qu’Élohim (No 1)).
1.2 Principes Fondamentaux pour une
Compréhension
Afin de comprendre ce que la Bible
nous enseigne au sujet de Dieu et comment et par qui Il choisit de communiquer
avec nous, nous devons établir dans notre esprit plusieurs points fondamentaux.
Premièrement, il y a seulement un seul vrai Dieu. Il y a seulement un personnage,
en vertu de ce qu’Il est intrinsèquement, qui peut légitimement être appelé le seul vrai Dieu. Jésus a identifié ce
personnage comme étant son Père et a dit que la vie éternelle est dépendante de
cette compréhension et de la capacité de distinguer entre cet Être et Jésus
Christ qu'Il a envoyé (Jean 17:3). Lui seul a l'immortalité intrinsèque (1Tim. 6:16). Lui seul est intrinsèquement saint (Apo. 15:4).
[ Remarque : Dans le terme Dieu, le Père (ou Dieu le Père), les mots le Père est grammaticalement en apposition avec Dieu. Une apposition est le placement d'un mot ou d'une expression à côté d'un autre pour que le deuxième l’explique et qui a la même construction grammaticale que le premier. C'est semblable à dire Marie, ma cousine, est venu me visiter. Le terme le Père est une autre façon de dire Dieu. C'est-à-dire, Dieu est le Père et le Père est Dieu. Ce n'est pas comme si Dieu le Père est un des titres descriptifs pour une "hypostase de Dieu". Plutôt, le Père est le seul Dieu et le seul Dieu est le Père.]
Un deuxième point fondamental est
de comprendre qu'aucun homme, à aucun
moment, n'a jamais vu ou entendu la voix du seul vrai Dieu :
Qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen! (1Tim. 6:16, LSG).
Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique [le Grec original lit le seul Dieu engendré] , qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. (Jean 1:18, LSG).
Personne n’a jamais vu Dieu: si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. (1Jn. 4:12, version d’Ostervale).
Et le Père qui m’a envoyé a lui-même rendu témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, ni vu sa face. (Jn. 5:37 version d’Ostervale)
C’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a vu le Père. (Jn. 6:46, LSG).
Voir l'étude La Préexistence de Jésus Christ (No 243) pour un examen de cette question
aussi.
Au lieu de s’occuper de l'humanité
dans la première personne, Dieu a interagi avec les êtres humains par
l’entremise d’un ou plusieurs médiateurs ou messagers. Et cela nous amène au
troisième point fondamental dont nous devons nous rappeller. Dieu s'est révélé aux peuples de milieu et
de culture Sémitiques, et non pas de milieu et de culture grecques. En
Occident, nous avons tendance à penser en termes d’idées et de concepts grecs.
Les peuples Sémitiques avaient une façon totalement différente de voir les
choses. À moins que nous n'apprenions à apprécier leur façon de penser, nous
deviendrons terriblement confus lorsque nous lirons la Bible. Les concepts du
Trinitarisme et du Binitarisme sont apparus, en partie, à cause d'un échec de
la part des mentalités Grecque et Occidentale de comprendre la mentalité
Hébraïque et, de là, le langage de la Bible.
1.3 Définition du terme Ange
Ce dernier point est
particulièrement vrai lorsque nous examinons les concepts des noms et des
titres appliqués aux messagers dans la culture Hébraïque. Le terme Hébreu pour messager dans l'Ancien Testament est le
nom mal'ak. Ce terme apparaît 213
fois dans tout l'Ancien Testament. Il est dérivé d'une racine inutilisée ayant
l'intention d’envoyer comme député.
C'est ce mot mal'ak qui est traduit
comme ange dans nos Bibles
françaises. À cause de nos origines, chaque fois que nous lisons le mot ange dans la Bible, un ensemble d'idées
préconçues vient à l'esprit. Le mot ange
est un "mot chargé" en quelque sorte, tandis que tout ce qu’il
signifie vraiment est messager.
Dans le Nouveau Testament Grec, une
disposition semblable est en place. Le mot pour messager dans le grec est aggelos {ang '-el-os} duquel, en fait,
nous obtenons le mot français ange.
Mais encore, tout ce qu’il signifie est messager.
(Aggelos est tiré de angello qui signifie livrer un message. Il est utilisé autant
pour des humains que des anges. Dans Apo. 21:17, après le Millénium, les termes
homme et ange deviennent synonymes).
Dans l'Ancien Testament, mal'ak distinguait ceux qui étaient
envoyés sur une grande distance par un individu - par exemple dans Genèse 32:3
où Jacob a envoyé des messagers à Ésaü. (Notez que dans Gen. 32:1-2 le mal'ak de Dieu (Élohim) rencontre Jacob. Ainsi, dans les versets 1-2, mal'ak est utilisé pour se référer aux
messagers surnaturels envoyés par Dieu et au verset 3, il est utilisé pour se
référer aux messagers humains envoyés par Jacob).
Un mal'ak ou plus pouvait aussi être envoyé par une communauté (Nom.
21:21) afin de communiquer un message. En tant que représentant d'un roi, le
mal'ak pourrait avoir exécuté la fonction d'un diplomate (comparer 1Rois
20:1-2). Le mal'ak ou messager occupait une place importante dans la culture
Sémitique. L'honneur donné au messager signifiait l'honneur donné à
l'expéditeur et l'opposé était aussi vrai (comparer. Jean 5:23).
Dieu a envoyé divers types de
messagers. Premièrement, il y avait des messagers humains prophétiques (2Chron.
36:15-16). Deuxièmement, il y avait aussi les messagers surnaturels de Dieu
envoyés avec un message particulier ou une fonction (Gen. 19:1; Ps. 91:11).
Dans le cas de ces derniers messagers, le terme mal’ak est habituellement traduit ange pour le bénéfice du lecteur français afin qu’il/elle puisse
comprendre qu'il était question d’un messager surnaturel du ciel dans l’Hébreux
original. Cependant, le point que nous faisons est que ange signifie simplement messager
et nous devrions essayer d’éviter de "charger" le mot ange d'idées préconçues inutiles.
Maintenant, parmi tous les mal'ak envoyés par Dieu, de loin le plus
important et visé dans cette étude est celui qui a été désigné par les
expressions Mal'ak YHVH, ou
"l'Ange de l’Éternel" dans nos Bibles françaises et Mal'ak Élohim, c'est-à-dire "l'Ange
de Dieu." [Il est souvent plus correctement traduit comme "l'Ange des
Dieux" mais cette question n'est pas traitée dans cette étude.] Ces
expressions sont toujours utilisées au singulier. Elles se réfèrent à l'Ange
spécial [ou Messager] qui portait la Présence de Dieu. Parce qu’il portait l'autorité de Dieu et représentait Dieu,
il était fréquemment appelé YHVH. Ceci est un autre concept acceptable à la
mentalité Sémitique mais qui est généralement étrangère à notre façon de
penser. Un penseur Hébreux était capable d'appeler, par le nom de Dieu, un messager représentant Dieu tout
en reconnaissant aussi que le messager était seulement un messager et non pas
Dieu dans la première personne.
Par exemple, Israël appelait leurs
juges humains élohim parce qu'ils
représentaient L'Élohim ou Le Dieu
(c'est-à-dire Dieu le Père), mais cela ne signifiait pas que les juges étaient
vraiment Dieu en personne :
Si le voleur n’est pas trouvé, le maître de la maison sera amené devant les juges [elohim], pour jurer s’il n’a pas mis sa main sur le bien de son prochain. (Ex. 22:8, DRB).
Tu n’outrageras pas les (dieux KJV) juges [elohim], et tu ne maudiras pas le prince de ton peuple. (Ex. 22:28, DRB).
Les dieux
[juges] mentionnés ici sont les juges d'Israël. Lorsqu’une personne
comparaissait devant un juge dans une cour Hébraïque, ils s’adressait
littéralement au juge comme Dieu
parce que le juge représentait Dieu et portait Son autorité. Et ainsi, il était
de coutume que le Mal'ak de YHVH portait le nom de YHVH et était, en réalité,
mentionné comme YHVH parce qu'il portait l'autorité de YHVH. [Il y a aussi le
fait relié que YHVH signifie Celui qui cause que ce soit à la troisième personne et est
utilisé par ceux qui sont subalternes à YHVH des Armées puisqu'Il est la cause
littéralement de leur existence. Voir les notes en bas de la page du New
Oxford Annotated Bible RSV, p.70]. De
plus, le Mal'ak de YHVH était aussi appelé Élohim
parce qu'il représentait le seul vrai Dieu qui était l'Élohim du ciel.
Remarque : Certaines personnes
pourraient s’objecter à cette délégation des noms de Dieu en raison d’Ésaïe
44:5 et ailleurs. Cependant, ces passages font référence au seul vrai Dieu qui est unique et sans égal.
Le concept des êtres inférieurs portant l'autorité et, de là, le nom de Dieu
est clairement soutenu dans le Nouveau Testament en Apocalypse 3:12.oui presque
?
Comme cela deviendra évident, la
Bible montre l'Ange ou le Mal'ak de YHVH comme étant Christ qui se manifeste
lui-même sous forme visible.
Comme nous verrons, cet aspect est
aussi reflété dans le texte du Psaume 45:6-7 et Hébreux 1:8-9 qui est examiné
ci-dessous.
Le terme ange est aussi
utilisé pour traduire le mot Élohim en tant que Dieu où il est utilisé dans le
langage Hébreux de l’Ancien Testament. Dans le Psaume 8 par exemple, lorsque la
Septante (LXX) a été traduite à partir de l’Hébreux en grec, le mot élohim, se
référant clairement aux fils de Dieu et au Messie a été traduit ‘aggelos’ ou
messagers dans le texte grec par la LXX et cette utilisation a été transférée
dans le texte du NT dans le Livre des Hébreux.
Le texte devrait être Tu l’as fait (pour un
certain temps) un peu inférieur aux Élohim (Dieux) et tu l’as couronné de
gloire et d’honneur.
C'est le sens dans le langage
Hébreux et c'est l'intention du livre des Hébreux dans les chapitres 1 et 2
dans le traitement de ce concept. Il est traduit en français comme Anges purement à cause de la théologie
Trinitaire. Les Hébreux comprenaient que les élohim étaient les fils de Dieu.
Les Messagers de Dieu étaient les Fils de Dieu et ont été traduits comme
Messagers dans les traductions grecques pour des fins théologiques de
monothéisme.
Ce problème est examiné dans
l’étude Psaume 8 (No 14).
La Préexistence de Christ était
prise pour acquise et est proclamée dans la théologie de la première
église maintes fois. Elle est expliquée
dans l'étude la Préexistence de Jésus Christ (No 243).
Examinons maintenant cet être qui
se trouve dans l'Ancien Testament qui était l'Ange de Dieu
2. Agar et l'Ange
2.1 Tu-Es-le-Dieu-Qui-Voit
L'Ange de YHVH est d'abord
mentionné dans le récit d’Agar, la servante qui s'enfuyait de sa maîtresse
Sarai, dans Genèse 16. Alors qu’Agar erre dans le désert, l'Ange la rencontre.
Significativement, l'Ange promet qu'il
bénira et multipliera ses descendants. Donc, l'Ange a reçu le pouvoir et
l'autorité de Dieu pour accorder des bénédictions à l'humanité. À la fin de
cette rencontre, l'Ange est appelé "le YHVH qui a parlé avec elle" -
[la Bible Interlinéaire le traduit
comme "Et elle a appelé le nom de Jéhovah, Celui qui parlait avec elle,
Toi, un Dieu de vision!" L'expression Celui
qui parlait avec elle indique qu'il y a plusieurs êtres qui portent le
titre YHVH. C'était ce YHVH
particulier qui lui a parlé, qui l'a vue errer dans le désert et est allé à son
aide] - et elle l'appelle, "Tu-Es-le-Dieu-Qui-Voit" (v. 13).
Pourtant, l'Ange se réfère aussi à YHVH à la troisième personne. Ainsi, dans
cet exemple, nous commençons à voir comment l'Ange de YHVH porte le titre YHVH,
mais qu’il parle aussi au nom de son YHVH qu’il représente.
Mais l’ange de l’Éternel la trouva près d’une source d’eau dans le désert,
près de la source qui est sur le chemin de Shur. Et il lui dit: Agar, servante
de Saraï, d’où viens-tu? et où vas-tu? Et elle répondit: Je fuis de devant
Saraï ma maîtresse. Et l’ange de l’Éternel lui dit: Retourne vers ta maîtresse
et humilie-toi sous sa main. Et l’ange de l’Éternel lui dit: Je multiplierai
tellement ta postérité qu’on ne pourra la compter, tant elle sera nombreuse. Et
l’ange de l’Éternel lui dit: Voici, tu es enceinte; et tu enfanteras un fils,
et tu le nommeras Ismaël (Dieu entend); car l’Éternel t’a entendue dans ton
affliction. Il sera semblable à un âne sauvage; sa main sera contre tous, et la
main de tous contre lui; et il habitera en face de tous ses frères. Et elle
appela le nom de l’Éternel [YHVH] qui
lui avait parlé Atta-El-Roï (tu es un Dieu qui voit). Car elle dit: N’ai-je pas
même, ici, vu celui qui me voyait? [la version anglaise RSV ajoute et que je suis restée en vie après l’avoir
vu] (Gen.16:7-13, version d’Ostervale).
Significativement, Christ
s'identifie lui-même comme étant
Celui qui sonde les coeurs et qui voit
les intentions de la pensée dans le Nouveau Testament. Dans Apocalypse
2:18,23 nous lisons :
Ecris à l’ange de l’Eglise de Thyatire: Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent: (LSG)
Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. (LSG).
2.2 L'Ange de Dieu
Lorsqu’Agar fuit la deuxième fois,
l'Ange lui parle de nouveau et répète sa promesse que de son fils sortira une
grande nation. Ici, nous lisons pour la première fois le deuxième titre de
l'Ange, l'Ange de Dieu. Il est
significatif que les termes Dieu [Élohim]
et Ange de Dieu [Élohim] sont utilisés de façon interchangeable comme YHVH et Ange de YHVH sont utilisés de façon interchangeable. Dieu [Élohim] entend et l'Ange parle. L'Ange dit qu'il bénira
Ismaël, mais il dit aussi qu'il parle de la part de Dieu [Élohim]. Cela indique
qu’il y a une hiérarchie parmi les Élohim. L'Ange porte le titre Élohim et parle de la part de l'Élohim qu'il représente.
Dieu [Élohim] entendit la voix de l’enfant; et l’ange de Dieu [Élohim] appela du ciel Agar, et lui dit: Qu’as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu [Élohim] a entendu la voix de l’enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prends l’enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d’eau; elle alla remplir d’eau l’outre, et donna à boire à l’enfant. Dieu fut avec l’enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d’arc. (Gen. 21:17-20, LSG).
3. Abraham et l'Ange
3.1 YHVH en tant qu’un titre distribué
Dans l'exemple d’Agar et de l'Ange,
nous avons vu que l'Ange de YHVH était appelé YHVH parce qu'il portait
l'autorité de YHVH et parlait de Sa part. Ce concept de YHVH en tant que titre
distribué (c'est-à-dire, un titre s'appliquant à plusieurs entités, non
seulement à YHVH des Armées qui est le seul vrai Dieu) apparaît en de
nombreuses places. (Pour une discussion au sujet des titres dans le Nouveau
Testament, voir l'Annexe 3). Par exemple, YHVH est directement apparu à
Abraham.
L’Eternel [YHVH] apparut à Abram, et dit: Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l’Eternel, qui lui était apparu. (Gen 12:7, LSG).
Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel [YHVH] apparut à Abram, et lui dit: Je suis le Dieu tout-puissant [El-Shaddaï]. Marche devant ma face, et sois intègre. J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. Abram tomba sur sa face; et Dieu [Élohim] lui parla, en disant: (Gen. 17:1-3, LSG).
Cet YHVH ne pouvait absolument pas
être le seul vrai Dieu parce qu’aucun homme n’a jamais vu Dieu ou entendu Sa
voix (comparer les passages du NT mentionnés précédemment). Pourtant, il parle
comme le Dieu Tout-puissant. Le terme
Hébreux pour Tout-puissant est Shaddaï et signifie Le Plus Puissant. Il peut y avoir seulement un Être qui est Le Plus
Puissant et c'est Dieu, le Père, qui est plus grand que tous, y compris Christ
:
Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père; car le Père est plus grand que moi. (Jean 14:28, LSG).
Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ