Les Églises Chrétiennes de Dieu
[089]
Les Hérésies dans
l’Église Apostolique [089]
(Édition 2.0
19950128-20000311)
Cette étude examine la nature des
hérésies des Colossiens et des Galates. Cela fait logiquement partie de la
série Grâce-Loi, et traite de la position sur la loi selon Paul. Le texte
continue à développer la position dans les églises de Jean. Les doctrines
gnostiques sont aussi discutées. La position du premier siècle sur le Messie de deux avènements est aussi discutée
à partir de la preuve des Manuscrits de la Mer Morte. La position de Paul est
montrée comme étant mal interprétée par l’orthodoxie moderne. Cette étude
débouche sur l’étude suivante la Distinction dans la Loi, et aussi aux
Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT.
Christian Churches of God
Courriel: secretary@ccg.org
(Copyright ã 1995, 2000 Wade Cox)
(Tr. 2009)
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Les Hérésies dans
l’Église Apostolique [089]
Note : cette étude
devrait être lue en conjonction avec la bande audio.
Introduction
Les
Livres aux Colossiens et Galates ont été vus comme soutenant un certain nombre
de positions doctrinales incorrectes au sujet de la position de l'Église du
Nouveau Testament. Entre autres, la controverse qui dit que la loi est abolie,
repose sur une interprétation de ces textes. L'interprétation est erronée. Un
argument étendu au sujet de la cosmologie correcte du Nouveau Testament, a
besoin d’être développé. Les hérésies dans l'Église Apostolique formerait un
chapitre entier de cette oeuvre.
Contexte
L'Église
Apostolique a été confrontée à une série de problèmes dès ses débuts. Beaucoup
d'églises dont nous avons un récit historique biblique ont été établies par
Paul ou sous sa supervision. Quand des disputes ont surgi quant à l'exactitude
ou à l'acceptabilité de pratiques, elles ont souvent été renvoyées à Paul pour
être réglées. Certaines pratiques telles que celles à Corinthe ont impliqué de
simples pratiques physiques, qui nuisaient à la spiritualité de l'Église.
D'autres problèmes étaient plus impliqués et semblent être incomplètement
compris. Cela semble avoir surgi parce que la cosmologie appréhendée dans les
Églises du Nouveau Testament a été mal comprise par la théologie post-Nicée.
L'épître aux Colossiens est un texte important pour comprendre la cosmologie
originale de l’Église du Nouveau Testament.
Un
autre texte important, mais à un moindre degré, est celui adressé aux Galates.
L’Épître aux Hébreux est un texte des plus significatifs quant à
l’interrelation entre le Vieux et le Nouveau Testaments et leur cosmologie. En
comprenant les erreurs dans lesquelles ces églises sont tombées, nous pouvons
mieux comprendre la cosmologie originale. Lorsque les textes sont examinés,
nous verrons ce qu’étaient ces erreurs et, plus particulièrement, nous
comprendrons comment elles se sont produites.
Colossiens
La
Nature du Texte
L'hérésie
colossienne a longtemps été obscurcie sur la base de la compréhension admise
que les Colossiens avaient embrassé une forme de gnosticisme, qui ne pouvait
pas être correctement reconstruite à partir du texte.
L'erreur
a été supposée comme ayant aussi impliqué une forme de légalisme. Ceci provient
d’un malentendu des termes utilisés par Paul dans le texte. Les allusions par
Paul dans le texte aux concepts sont énigmatiques et exigent un examen et une
construction.
Colossiens
2:8-10,16 se réfère aux concepts suivants :
Tradition (paradosiv) [paragosin]
(2:8) ;
Plénitude (plhrwma) [plerõma]
(1:9 ; 2:9,10) ;
Philosophie (filosofia) [philosophia]
(2:8) ;
Du manger et du boire (brwsiv, posiv) [brõsei, posei] (2:16) ;
Principautés et pouvoirs (arch, exousia) [archai, ezousiai] (2:15) ; et
Les éléments du monde (stoiceion, tou kosmou)
[stoicheia tou kosmau] (2:8, 20).
Ces
termes trouvent leur utilisation aussi dans le Judaïsme Gnostique et dans le Syncrétisme
Hellénistique. Bacchiocchi (Du Sabbat
au Dimanche : une Recherche Historique de l’Ascension de l’Observance du
Dimanche dans le Christianisme Primitif, Annexe, pp. 343 f.) déclare que
ces deux termes sont :
Également utilisés par des commentateurs pour définir la
dérivation du gnosticisme à Colosse.
Bacchiocchi
se réfère aux textes de Jacques Dupont, E. Percy, Lightfoot et Lyonnet, comme
exemples d’érudits qui définissent l'hérésie comme étant une forme du Judaïsme Gnostique. D'autre part, Günther
Bornkamm dans "L'Hérésie des Colossiens" dans l’ouvrage Conflict at Colossae, p. 126, dit catégoriquement :
Aucun doute me semble possible, toutefois, sur un point :
la doctrine colossienne des éléments appartient à la mythologie antique et à la
spéculation de la théologie Aeon orientale, qui était répandue et active dans
le syncrétisme hellénistique ; cf. Ernst Lohmeyer, Der Brief an
die Kolosser, 1930, pp. 3 f.; M. Dibelius, An die Kolosser, Epheser, An
Philemon, 1953, excursus on 2:8, and 2:23. (Bacchiocchi, fn. to p. 343).
Bacchiocchi
continue, dans la note en bas de page, en disant que :
D'autres interprètent l'hérésie colossienne comme étant
un syncrétisme d'éléments Hellénistiques et Juifs ; voir Edouard Lohse, A
Commentary on the Epistles to the Colossian and to Philemon,
1971, pp. 115-116 ; Norbert Hugedé, Commentaire de l'Épître aux Colossiens,
pp. 9, 143 ; W. Rordorf, Sunday, p. 136 : 'nous sommes en fait confrontés avec la
possibilité de tout un flot entier de tradition syncrétiste dans lequel le
matériel Judéo-Chrétien est inextricablement lié avec le matériel
de provenance hellénistique et orientale' ; cf. Handley C.G. Moule, Colossian Studies, 1898, qui définit
l'hérésie comme étant 'un amalgame ou mélange de Judaïsme et de Gnosticisme,
dans une large référence de ce dernier mot.'
La
compréhension peut être reconstruite à partir de l'épître et de la cosmologie
des références du Nouveau Testament, en particulier de l’Apocalypse, et par le
recours à l'analyse faite ici des Chapitres 2, 3 et 4 [de Dieu
Révélé]. Une fois que la cosmologie biblique correcte est comprise, la
nature du problème à Colosse peut être correctement comprise. Un indice simple
est que l'Église à Colosse était corrigée d’une façon qui montrait que l'Église
à Colosse était dans l’erreur, mais que les erreurs étaient un malentendu de la
part de l'Église des concepts existants qui n'étaient pas eux-mêmes défiés ou
réfutés. Nous sommes ainsi confrontés à une déformation et à une mauvaise
application plutôt que l'adoption en bloc. La référence à la théologie de l'Aeon par Bornkamm est un indice majeur à
l'énigme. La supposée théologie aeon
est aussi exprimée dans l’épître aux Hébreux.
Bacchiocchi
considère que l'erreur Colossienne était caractérisée par une erreur théologique et pratique. Il considère que :
Théologiquement, la 'philosophie' colossienne (2:8)
rivalisait avec Christ pour l'allégeance de l'homme. Sa source d'autorité,
selon Paul était une fabrication de l’homme, 'tradition - paradosin [paradosis] (2:8) et son but était de
communiquer une vraie 'sagesse - sofia [sophia]
(2:3, 23), 'connaissance - gnwsiv [gnosis]
(2:2,3 ; 3:10) et 'compréhension - sunesiv [sunesis]
(1:9 ; 2:2). Pour atteindre de telles connaissances, les Chrétiens ont été
invités à rendre hommage aux principautés cosmiques (2:10,15) et aux 'éléments
de l'univers - ta stoiceia tou kosmou [ta
stoieea tou kosmou] (2:8, 18, 20).
Il
est important d'isoler précisément l'erreur théologique et de préciser
exactement ce que Paul disait à l'Église à Colosse. Les Élohim, comme le
démontre le contexte biblique, sont une Armée multiple dont l'Agneau est le
Souverain Sacrificateur, mais il est l’un d'eux en tant que compagnon ou
camarade. Apocalypse 5 montre qu'il y a des responsabilités déléguées dans le Conseil
des Élohim. Apocalypse 5:8 déclare clairement que chacun des vingt-quatre
anciens est équipé de harpes et de fioles d'or pleines d’odeurs qui sont les
prières des saints. Il est évident que ces anciens ont une responsabilité de
s’occuper des élus. Il est apparent qu'à Colosse, un saut logique a été fait
par lequel on a directement prié à ces Élohim. La pratique antique de prier aux
esprits morts provient à la fois autant du Shamanisme que du système
Babylonien. L’ascension mystique trouvée dans le mysticisme Merkabah semble
avoir fait son impact dans la région de la Palestine au cours du premier
siècle. L’étude Le Végétarisme et la Bible (No. 183) montre le
développement de l'ascétisme gnostique dans le christianisme. Il semblerait que
la propitiation des anges et des systèmes ascétiques est d'une façon ou d'une
autre, entrée dans l'Église à Colosse, probablement basée sur la raison
découlant d’Apocalypse 5:8. L'adoration d'idoles est devenue déguisée en tant
que la propitiation des saints, et plus tard, a pénétré dans le christianisme
du courant dominant. Cependant, les rituels de purification ascétiques ont
semblé avoir eu un succès plus limité. Les traditions mentionnées par Paul
semblent provenir des esprits élémentaux et sont reliées à la philosophie. Ceci
est un passage très compliqué impliquant trois écoles distinctes de pensée - à
savoir, l'influence d'une ou de plusieurs écoles de philosophie ; le recours à
la tradition orale sur laquelle des aspects du judaïsme sont basés ; et, enfin,
le traitement des éléments des esprits. Il n'y a aucun doute que cela implique
la propitiation d'êtres inférieurs parce que Paul continue à Colossiens 2:9-10
d’affirmer au sujet de Christ que :
Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la
déité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et
de toute autorité.
Il
convient de noter que le terme la plénitude de la déité dérive du terme, yeothv [theotetos]. Tel que noté de Thayer (p. 288),
la déité diffère de la divinité comme l'essence diffère de la
qualité ou de l'attribut. Ainsi, la déité mentionnée ici, qui demeurait dans le
corps du Christ, est l'Esprit de Dieu. C'était cette essence émanant de Dieu
qui a permis à Christ de devenir un avec Dieu. Tandis que les autres Élohim
possédaient cet esprit, ce que Paul semble dire est que Christ a l'autorité et
la plénitude des qualités de la déité et des attributs délégués du Père. Cela
rend les autres entités sans rapport dans le contrôle des élus. Christ est le
chef de toutes principautés et de toute autorité (Colossiens 2:10). Dieu est
l'objet de la prière. Christ et les anciens agissent par délégation. Ainsi, la
question concernait le contrôle et l'autorité. Bacchiocchi (loc. cit.) affirme
en rapport aux éléments de l'univers (Colossiens 2:8, 18, 20) que :
La plupart des exégètes modernes, ont adopté une
interprétation personnifiée du stoicheia
(en particulier sur la base du passage parallèle dans Galates 4:3, 9 ; cf.
3:19) ; les identifiant aux médiateurs angéliques de la loi (Actes 7:53 ; Gal.
3:19 ; Héb. 2:2) et aux dieux astraux païens qui étaient crédités comme ayant
le contrôle du destin de l'humanité. Pour gagner la protection de ces
puissances cosmiques et principautés, les "philosophes" colossiens
recommandaient vivement aux chrétiens d'offrir un culte d'adoration aux
puissances angéliques (2:15, 18, 19, 23) et de suivre des pratiques ritualistes
et ascétiques (2:11, 14, 16. 17, 21, 22). Par ce processus, on était assuré
d'avoir accès et de participer à la divine "plénitude - plhrwma : "[plerõma]" (2:9, 10, cf. 1, 19).
L'erreur théologique consistait alors
essentiellement à interposer les médiateurs angéliques inférieurs à la place du
Chef Lui-même (2:9, 10, 18, 19) (pp. 344-345).
Bacchiocchi
ajoute que :
Le résultat pratique
de ces spéculations théologiques était l'insistance sur l’ascétisme et le
ritualisme stricts. Ceux-ci consistaient à "rejeter le corps de
chair" (2:11) (signifiant apparemment le retrait du monde) ; le traitement
rigoureux du corps (2:23) ; la prohibition de goûter ou de toucher certaines
sortes d’aliments et de boissons (2:16, 21) et l'observance soigneuse des jours
sacrés et de festival de saisons, la nouvelle lune, le Sabbat (2:16). Les
Chrétiens ont vraisemblablement été menés à croire que par la soumission à ces
pratiques ascétiques, ils n’abandonnaient pas leur foi en Christ, mais plutôt,
ils recevaient une protection supplémentaire et étaient assurés de l’accès
complet à la plénitude divine (p. 345).
Les
processus de pensée impliqués semblent être destinés à la négation des entités
secondaires, et à confiner le processus à un seul contrôle à travers le Christ.
Toute prière devait être à Dieu le Père au nom du Christ. Bien qu'il y ait des
puissances qui influencent l'humanité, il n’y a qu'un seul Médiateur entre Dieu
et l'homme. Jamais dans la Bible, la prière n’est sanctionnée à quelqu'un
d'autre qu’à Dieu qui est le Père. La propitiation des anciens peut avoir
développé sa propre cosmologie. Cependant, ce qui est clair, c’est que
certaines traditions des Pharisiens concernant la loi avaient pénétré l'Église
dans ce processus. La théorie des esprits élémentaux de l'univers, complique
davantage la question (cf. l’étude Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104)).
Le
Problème du Sabbat
La
référence à Ésaïe 1:14 est habituellement utilisée pour justifier l’observance
des fêtes chaldéennes des Pâques/Easter et des festivals d’hiver de mi-décembre par opposition aux ordonnances bibliques. En
effet, la version King James de Actes 12:4 a été délibérément mal traduite
pour lire Pâques/Easter au lieu de
la Pâque. Suggérer que Christ permettait à l'Église de changer les fêtes du
plan de salut par des festivals païens alors que les fêtes ont été instituées
par lui sous l’instruction de Dieu, semble extraordinaire et malsain.
Tertullien tombe dans cette erreur quand il argumente contre Marcion au sujet
du sabbat. Ne comprenant pas bien le rôle joué par le Messie en tant que
l'Élohim ou l'Ange de Yahovah de l'Ancien Testament, Tertullien assume des
entités séparées et allègue que autant Yahovah de l'Ancien Testament que Christ
du Nouveau Testament détestaient le Sabbat. Tertullien a utilisé Ésaïe comme
ci-dessus pour l'Ancien Testament, et raisonne ainsi pour Christ que :
Même si, n’étant pas le Christ des Juifs, Il
[c'est-à-dire, le Christ du NT] a montré une haine contre le jour le plus
solennel des Juifs, Il obéissait seulement au Créateur, étant Son Christ
[Messie], dans cette haine même pour le sabbat ; car Il s'exclame par la bouche
d'Ésaïe : 'Vos nouvelles lunes et vos sabbats, mon âme les hais' (Bacchiocchi
dans : Du Sabbat au Dimanche : Une
Recherche Historique de la Montée de l'Observance du Dimanche dans le
Christianisme Primitif, The Pontifical Gregorian
University Press, Rome, 1977 en citant Contre
Marcion 1,1, ANF, Vol. III, p.
271 ; (mais la référence est seulement qu’au commencement de l'oeuvre)).
L’opinion
de Bacchiocchi était que les arguments de Tertullien dans les Livres I, II, III
et V montraient, contrairement à ce que Marcion enseignait, que le type
d’observance du sabbat enseignée par le Dieu de l'Ancien Testament et de celle
du Christ étaient identiques. Les enseignements des deux testaments étaient en
harmonie. Tous les deux provenaient du même Dieu qui était le Dieu des deux
dispenses. En argumentant pour l'harmonie, cependant, il réduit le sabbat à une
institution que Dieu a toujours méprisé. (Bacchiocchi, ibid., p. 187, fn. 61)
La
Loi
C'est
au Livre V du chapitre IV que Tertullien évoque le concept des éléments lesquels les Romains
assimilaient aux rudiments de l’apprentissage. Tertullien assimile ces éléments avec même les rudiments de la
loi, vraisemblablement sur la proposition que la loi était un mécanisme
d'introduction pour éduquer les élus dans la foi. Il se réfère à un concept
présumé de Galates, mais ici Paul semble se référer à une hérésie, peut-être
l’animiste, impliquant la propitiation de forces spirituelles qui semble avoir
pénétré dans l'Église des Galates, et est devenue infusée dans les fêtes
bibliques, et par la suite, est devenue une forme de justification par
l'adhésion à la loi plutôt que la grâce (Galates. 5:4). Ici, le problème
approche celui à Colosse. Le problème des Galates semble être similaire au
gnosticisme qui constituait l'hérésie colossienne. L'hérésie à Colosse, comme
nous l’avons observé, impliquait des "éléments" et des "traditions" et semble avoir été
le culte d'adoration des puissances angéliques dont la faveur était invoquée
par l'observance de "préceptes – dogmatizw [dogmata].
Comme
nous l’avons noté, ce culte pourrait bien avoir coïncidé avec l'introduction
des ascensions mystiques du Hekaloth dans le Judaïsme au cours du premier siècle
(voir Kaplan Meditation and Kabbalah, Samuel Weiser, Maine, 1989, pour les détails du système). Le
concept que la purification peut provenir de l'observance de préceptes (et,
ici, dans le service des êtres angéliques) était le concept qui a été
"cloué sur la croix" mais pas celui de la loi. Cet argument a été
proposé selon le fait qu’en Christ toute
la plénitude entière de la déité demeure corporellement (2:9) et que par
conséquent, toutes les formes d'autorité qui existent sont subalternes à lui qui est le chef de toute puissance et
autorité (2:10), et que c’est seulement à travers Christ (possédant non
seulement la plénitude de la déité, mais aussi la plénitude du rachat et du pardon des péchés) (voir 1:14 ; 2:10-15 ; 3:1-5) que le croyant
peut arriver à la plénitude de vie (2:10). Paul, contrairement à sa méthode
habituelle, ne fait pas recours à la loi, mais au baptême comme Bacchiocchi
note l’argument de Harold Weiss. La loi en tant qu’un terme nomov [nomos]) est absente de Colossiens 2 dans la
discussion de la controverse, ce qui corroborerait l'affirmation selon laquelle
:
l'hérésie colossienne n'était pas en fait basée sur le
légalisme juif habituel, mais plutôt sur un type de règles (dogmatizw [dogmata])
ascétiques de cultes peu communes (le syncrétisme) qui sapaient toute la
suffisance du rachat de Christ. (Bacchiocchi, ibid., p.347)
Les
arguments de Paul dans Galates et dans Colossiens ont été mal compris et par
conséquent mal appliqués, en particulier par les anti-Nomiens, mais
généralement par les Athanasiens. Tertullien a étét le premier des trinitaires
postérieurs, qui a continué cette erreur théologique. Les trinitaires ne
pouvaient pas comprendre la signification des arguments expliqués dans
Colossiens parce qu'ils ne comprenaient pas la première cosmologie chrétienne.
L'hérésie colossienne (et celle des Valentiniens) a été possible seulement
parce que la première Église a embrassé une cosmologie (Apo. 4 et seq.) qui
était une extension d’Élohim impliquant trente entités que les valentiniens
appelaient Aeons à partir du Aeon à tête de lion. Ceci est traité ailleurs.
Galates
Tertullien
revendique à partir de Galates et ailleurs, et cela tout à fait à tort, que
Dieu méprisait les fêtes et les Sabbats, en faisant valoir :
'Vous observez les jours et les mois et les temps et les
années [Galates. 4:10] - les Sabbats, je suppose et 'les préparations' [ANF traduisant 'Coenas puras' :
comme étant 'probablement le paraskeuh paraskeuai ou préparation] de Jean xix. 31' ; Voir la section 'Pâque' pour
une exposition de cette question] et les jeûnes et 'les jours saints' [Jean
19:31 aussi ?]. La cessation même de ces derniers, aussi bien que de la
circoncision, était établie par les décrets du Créateur, qui avait dit par
Ésaïe que : 'Vos nouvelles lunes et vos Sabbats et vos jours fériés, Je ne
peux les supporter ; vos jeûnes et vos fêtes et vos cérémonies, mon âme les
hais' [Esaïe. 1:13,14] ; aussi par Amos, 'je déteste, je méprise vos jours de
fête et je ne puis sentir vos assemblées solennelles [Amos 5:21] ; et de
nouveau par Osée, 'je ferai cesser toute sa joie et ses jours de fête et ses
sabbats et ses nouvelles lunes et toutes ses assemblées solennelles [Osée
2:11]. Les institutions qu'Il a établies Lui-même, vous vous demandez, les
a-t-Il alors détruites ? Oui, plutôt que toutes autres. Ou bien si un autre les
a détruit, il a seulement concouru au but du Créateur, en enlevant ce qu’Il
avait même condamné. Mais ce n'est pas le lieu ici de discuter de la question
pourquoi le Créateur a supprimé ses propres lois. C'est suffisant pour nous de
prouver qu'Il a voulu une telle abolition, que par conséquent il peut être
affirmé que l'apôtre n'a rien déterminé au préjudice du Créateur, puisque
l'abolition elle-même vient du Créateur (Tertullien Against
Marcion, Bk. V, Ch. IV, ANF, Vol. III, p. 436).
Tertullien
montre que Marcion peut être connu d’abord comme étant un hérétique par sa
séparation de l'évangile et la loi (Against
Marcion, ibid., Ch. XXI, p.286). Curieusement, c'est cet aspect de
l'hérésie Marcionite qui est la plus répandue aujourd'hui dans la justification
chrétienne d’enlever les exigences de la loi autant du culte d’adoration que
des fêtes, particulièrement la question du sabbat. La notion est
philosophiquement malsaine pour les raisons développées ailleurs. Plus
particulièrement, les objections soulevées par Lord Russell à la question des
lois divines (à savoir, qu'elles ne pouvaient pas avoir été émises simplement
par décret, mais doivent avoir une autre base plus solide) sembleraient écarter
ce type de raisonnement utilisé par Tertullien. Cela devient évident en le
lisant qu'il ne comprend pas les véritables enjeux derrière les déclarations
dans Ésaïe, Amos et Osée où les festivals utilisés autant par Israël que Juda
ont été pollués, et que c'était le manque de justice et de droiture (Amos 5:24)
qui était le problème qui est évident par même une lecture superficielle des
textes. Christ était également dégoûté par la façon d'observance du sabbat par
les pharisiens hypocrites.
La
loi doit provenir d'un fondement dans la nature de Dieu plutôt qu'à partir de
simples déclarations que Russell a si justement fait remarquer.
Malheureusement, la relation hiérarchique jugée nécessaire par Russell, et
attribuée au gnosticisme est en fait correct. Toutefois, Russell n'a pas
adéquatement examiné la vraie cosmologie autre que de montrer (Pourquoi Je Ne suis Pas Un Chrétien) que
la question des lois divines dans le trinitarisme est logiquement absurde. La
question du sabbat est souvent enlevée de la loi de sorte qu'il y ait neuf
commandements et non dix, et ceux-ci sont en effet des suggestions - vu que la
loi est abolie. L'argument révèle une méconnaissance protestante de la nature
de la loi. L'acceptation protestante de l'adoration du dimanche, qui est elle-même
basée sur les conciles de l'église athanasienne, est logiquement absurde. Si
l'église avait l'autorité de changer la loi, alors elle avait l'autorité sur
tous les aspects de la loi et l'église, et le protestantisme est une rébellion
non-autorisée. Cependant, la réforme a été fatalement en défaut dans son
analyse, en ce que la réforme est seulement retournée jusqu’à Augustin pour sa
théologie, et cette théologie était bibliquement incorrecte. L'oeuvre
d'Augustin est basée sur la philosophie et n'est pas correctement soutenue par
la Bible.
Paul
est cité en appui à l’activité antinomienne, à savoir l'argument que la loi est
abolie, à partir de suppositions. Une grande partie des problèmes des Galates
provient d'une simplification de la position de Paul. Il a été attaqué autant
par les légalistes d'une part que par les antinomistes de l’autre. Le problème
des Galates n'était pas le simple légalisme judaïque. Les préceptes de culte
d’adoration sont adressés, comme nous le verrons, aux puissances angéliques déchues
qui sont considérées ne pas être theoi
à cause de leur nature.
En
fait, Paul a commencé son épître, après la salutation et l'introduction
(Galates. 1:1-5), par une défense de son apostolat (Galates. 1:6 à 2:21). Il
procède ensuite à une défense de l'évangile (Galates. 3:1 à 4:31). Les
implications morales de l'évangile sont alors examinées dans Galates 5:1 à
6:10, et la conclusion est faite à partir de Galates 6:11-18.
Les
problèmes de l'Église des Galates peuvent être correctement considérés comme
étant une dichotomie entre ces deux positions. Les arguments que la loi est
abolie, à partir d'une lecture de Galates et de Colossiens sont correctement un
argument antinomiste qui est solidement rejeté par Paul (et aussi Jacques et
Jean), comme l’est le légalisme du judaïsme pharisaïque (voir les études La Relation Entre le Salut par la Grâce et
la Loi (No. 82) ; La Foi et les Œuvres (No. 86) et Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT
(No. 104)). L'absence des actions de grâce et des
félicitations des autres épîtres est interprétée par le dictionnaire Interpreter’s Dictionary of the
Bible (Vol.
2, art. Galates, pp. 338-343) comme
reflétant le choc d’apprendre la nouvelle de l'erreur et l'impulsion de répliquer.
Il
n'y a aucun doute que l'Église s’était tournée vers un autre évangile, qui
n'est aucunement un évangile.
Paul
a visité Jérusalem et a vu Pierre et Jacques (selon ses paroles). Quatorze ans
plus tard, il s’est rendu à Jérusalem de nouveau pour exposer à ceux qui s’y
trouvaient (incluant Jacques, Pierre et Jean), l'évangile que la théologie
moderne (Interp. Dict., p. 341)
considère comme une libération de la loi.
À
partir de la visite de Paul, il était clair qu'il travaillerait parmi les
païens et ceux parmi les juifs. Pierre était l'apôtre aux juifs comme le montre
Galates. L'élément conservateur dans l'Église, Pierre, Jacques et d'autres,
semble avoir limité la participation des païens dans l'Église d’après Galates
2:11-14. Pierre (Céphas) est mentionné ici.
Galates 2:11-14 11 Mais lorsque Céphas vint à
Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible. 12
En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il
mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et
se tint à l’écart, par crainte des circoncis. 13 Avec lui les autres
Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné
par leur hypocrisie. 14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon
la vérité de l’Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui
es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi
forces-tu les païens à judaïser ? (LSG)
Cela
montre la compréhension de l'Église. La libération de l'Église était des
traditions des pharisiens et de leur système. Pierre avait abandonné les
traditions. Le groupe de Jérusalem suivait la ligne traditionnelle. Étant à
Jérusalem, il était plus facile de se rallier aux
traditions que de s'opposer à elles. Les païens d'autre part, devaient poser un problème d’observer les traditions
qui ne faisaient pas partie du système de la loi. De plus, le traitement des
préceptes provenait en partie aussi du système sacrificiel qui avait été
éliminé en Christ.
L'argument
que la loi est abolie, à partir du concept que la loi a été accomplie en
Christ, est une incompréhension de la signification du terme accompli.
Accomplir signifie
(selon le dictionnaire Oxford Universal
Dictionary)
Trans. Combler, remplir ...
Satisfaire l'appétit ou le désir - 1601.
Compléter ; fournir ce qui manque. Aussi, fournir la
place pour (quelque chose) ; indemniser, dédommager de ...
Réaliser (une prophétie, promesse etc.) ; satisfaire (un
désir, prière). Orig. un Hébraïsme. M.E.
Exécuter, effectuer, faire ; obéir ou suivre M.E. ;
répondre à (un but), se conformer à (conditions).
Amener à une fin, achever M.E.
On
peut voir par conséquent que supprimer n'est pas et ne peut pas être le sens du
terme dans toutes ses significations variables. De plus, le terme est un
hébraïsme. Ainsi, les paroles du Christ des évangiles doivent être définitives
dans l’interprétation du terme. Matthieu 5:17 rapporte la déclaration de Christ
:
Matthieu 5:17-20 17 Ne croyez pas que je sois
venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir,
mais pour accomplir. 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le
ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul
iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. 19
Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui
enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le
royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les
observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. 20
Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des
pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. (LSG)
Christ
n'est pas venu pour supprimer la loi ou les prophètes. Il l’a dit. Il est venu
pour les accomplir (plerõsai). Par
conséquent, le commentaire de Paul dans Galates doit avoir un sens dans ce
contexte. S'il ne le fait pas et contredit Christ, Paul doit, par définition,
contredire le Christ et, de là, l’épître aux Galates serait non inspiré. Paul
ne peut pas gagner un débat contre Christ. D’ailleurs, la Bible ne se contredit
pas sur la doctrine.
Les
commandements doivent donc non seulement être observés mais ils ne peuvent pas
être assouplis. Le sens de accomplir peut aussi être constaté à partir
des divers termes traduits ainsi dans l'Ancien Testament. Le premier terme est
de SHD 04390 mala, remplir ou être
rempli, accomplir, confirmer, consacrer ou être à une fin, le concept d’être clôturé et aussi être
assemblé ou avoir complètement. La signification contextuelle ne signifie pas
pour autant mis à part, mais plutôt être le terminus et de contenir une
conformité à l'objet et ici, la loi. Les textes où le terme est utilisé sont
Genèse 29:27 ; Exode 23:26 ; 1Rois 2:27 ; 2Chroniques 36:21 ; Psaume 20:4, 5.
Le deuxième terme est SHD 03615 kalah,
aboutir au sens intrans., cesser,
finir, ou périr et trans. achever,
préparer ou consommer ; d’où, ici cela peut signifier consommer ou détruire. Ce
mot est utilisé dans Exode 5:13 dans le sens d'achever des tâches quotidiennes
ou des ouvrages. Ce n'est pas un sens de destruction ou d’élimination. Il ne
peut pas avoir le sens de cessation, à partir des propres commentaires de
Christ. Le troisième terme est trouvé dans 1Chroniques 22:13 : de mettre en pratique les lois. Ce mot
est SHD 6213 ’asah pour faire ou effectuer au sens le plus large. De là, le terme signifie observer les lois dans ce contexte.
Le
terme utilisé pour traduire ce que Christ a dit dans Matthieu 5:17 est une
forme du mot plerõ qui signifie remplir de, littéralement fourrer (comme un
filet), élever le niveau (une cavité) ou imprégner en pourvoyant, en
influençant, en satisfaisant ou exécutant une fonction. Ainsi, Christ a été
clairement compris comme ajoutant à la loi, non pas comme la réduisant ou lui
enlevant un quelconque aspect de la loi en aucun sens. Affirmer que Christ le
faisait est une perversion de la compréhension des mots dans toutes les langues
utilisées, grec, hébreu, araméen que Christ aurait parlées, ou l’anglais ou le
français dans lequel le mot a finalement été traduit. Il a perfectionné la loi
par l'utilisation de l'Esprit Saint dans son exécution. Cela est le vrai sens
des arguments de Paul et de tous les apôtres et des prophètes.
La
clef de Galates est dans Galates 3:1-5.
Galates 3:1-5 1 O Galates, dépourvus de
sens ! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint
comme crucifié ? 2 Voici seulement ce que je veux apprendre de
vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par
la prédication de la foi ? 3 Etes-vous tellement dépourvus de
sens ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par
la chair ? 4 Avez-vous tant souffert en vain ? Si
toutefois c’est en vain. 5 Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui
opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par
la prédication de la foi ? (LSG)
Le
contexte est que l'Esprit est transmis non pas par la pratique de la loi, mais
par la foi. La réception de la vie éternelle est ainsi éloignée de l'individu à
moins de se conformer à la volonté de Dieu exercée dans la foi. Le contexte est
alors étendu à Abraham en tant que le père des fidèles.
Galates 3:6-9 6 Comme Abraham crut à Dieu, et
que cela lui fut imputé à justice, 7 reconnaissez donc que ce sont
ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. 8 Aussi l’Ecriture,
prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette
bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! 9
de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant. (LSG)
La
malédiction est étendue à ceux qui s’appuient sur les œuvres pour être
justifiés plutôt que sur le sacrifice de Jésus Christ.
Galates 3:10-14 10 Car tous ceux qui
s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est
écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le
livre de la loi, et ne le met pas en pratique. 11 Et que nul ne soit
justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le
juste vivra par la foi. 12 Or, la loi ne procède pas de la
foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra
par elles. 13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi,
étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est
quiconque est pendu au bois, – 14 afin que la bénédiction d’Abraham
eût pour les païens son accomplissement en Jésus–Christ, et que nous reçussions
par la foi l’Esprit qui avait été promis. (LSG)
Ainsi,
la réception de la promesse est par
la foi. La conservation de la promesse est par l'obéissance. La rétention de
l'Esprit Saint est basée sur l'obéissance à la loi et l’observance des
commandements (Matt. 19:17) ; voir aussi les études L'Esprit Saint (No. 117) et La Vie Éternelle (No. 133).
Les
Juifs ont tenté d'obtenir le salut par les œuvres et pervertissaient
l'intention de la loi et attaquaient la nature de Dieu. Cette erreur a commencé
à infiltrer les élus.
Galates 3:15-18 15 Frères je parle à la
manière des hommes, une disposition en bonne forme, bien que faite par un
homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute. 16 Or les
promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit :
et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il
s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ. 17 Voici
ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement,
ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi
survenue quatre cent trente ans plus tard. 18 Car si l’héritage
venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la
promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce. (LSG)
On
peut voir que la promesse était acquise en Christ et qu'aucun homme ne peut
venir à Dieu sauf à travers Christ. Les Juifs ont soutenu qu'ils pouvaient
contourner ou éviter les exigences de la foi par l'adhésion aux œuvres.
L'intention est ainsi qu'il y avait une forme de purification qui pénétrait
dans l'Église des Galates, qui était
trouvée parmi les gnostiques et de type similaire, mais pas identique à celle
trouvée à Colosse.
Paul
explique l'intention et le but de la loi.
Galates 3:19-20 19 Pourquoi donc la loi ?
Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la
postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par
des anges, au moyen d’un médiateur. 20 Or, le médiateur n’est pas
médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul. (LSG)
La
loi a été donnée jusqu'à ce que Christ soit venu parce que les hommes n'étaient
pas capables de vivre selon la nature de Dieu de qui la loi procède. Seul
Christ pouvait le faire et ceux à qui l'Esprit a été donné par la foi. Mais,
l'Esprit avait été donné aux prophètes, et ils doivent hériter de la promesse,
mais la poussée principale de l'oeuvre n’arriverait pas avant Christ et les
élus. L'unicité de Dieu provient de la possession de l'Esprit Saint par les
anges à travers l’intermédiaire, ce qui nous permet d'être un avec Dieu comme
Christ est un avec Dieu.
La
loi n'est pas contre les promesses, mais la rend plutôt évidente pour les
exigences de la foi en Christ.
Galates 3:21-22 21 La loi est-elle donc contre
les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui
pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. 22
Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis
fût donné par la foi en Jésus–Christ à ceux qui croient. (LSG)
La
loi a agi comme un confinement jusqu'à Christ parce que nous ne pouvions pas
vivre selon la nature de Dieu avant que l'Esprit Saint ne nous ait été donné.
L'Esprit Saint n'a pas été donné sur demande jusqu'à Christ. Seulement les
prophètes et ceux choisis par Dieu pour comprendre le plan de salut pouvaient
partager dans l'Esprit, tandis qu'à partir du Christ il était ouvert à un plus
grand groupe de personnes.
Galates 3:23-29 23 Avant que la foi vînt, nous
étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être
révélée. 24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire
à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. 25 La foi
étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. 26 Car vous êtes
tous fils de Dieu par la foi en Jésus–Christ ; 27 vous tous,
qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28 Il n’y
a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni
homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus–Christ. 29 Et
si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon
la promesse.
La
propitiation de Dieu selon des règles et des préceptes n’était seulement que
l’ombre de la véritable relation que les élus auraient avec Dieu à travers
Christ. Nous partageons la nature de Dieu et faisons de notre propre gré ces
choses, que précédemment nous devions faire par la contrainte externe. Les
commandements de Dieu procèdent maintenant des élus à travers l'Esprit Saint.
Les Élus sont maintenant la progéniture d'Abraham comme Christ est la
progéniture d'Abraham et héritier de la promesse. De cette façon, nous
parviendrons à l'état de Fils de Dieu en puissance à travers l'Esprit Saint à
notre résurrection des morts comme Christ l’a fait (Rom. 1:4).
Paul
continue dans Galates 4 à traiter avec un autre concept dans lequel il
mentionne des esprits élémentaux. De ci-dessus, cette ligne n'est pas sans
signification.
Galates 4:1-7 1 Or, aussi longtemps que
l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il
soit le maître de tout ; 2 mais il est sous des tuteurs et des
administrateurs jusqu’au temps marqué par le père. 3 Nous aussi, de
la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des
rudiments du monde ; 4 mais, lorsque les temps ont été
accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi, 5
afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions
l’adoption. 6 Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos
cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père ! 7
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi
héritier par la grâce de Dieu. (LSG)
Les
Élus étaient des esclaves aux esprits élémentaux de l'univers jusqu'à Christ.
Ainsi, les démons étaient désignés comme étant les esprits élémentaux. Ainsi,
les concepts impliquaient les processus de pensée païenne qui étaient communs
autant parmi les Grecs que parmi les Romains. Ainsi, nous sommes confrontés à
une forme de syncrétisme Helléniste qui n'est pas du Judaïsme pur, mais, au
mieux, ne peut seulement être un précurseur au mysticisme.
Il
fait certainement allusion à l’Armée déchue à partir de Galates 4:8 et suiv. Le
contexte est clair, où Paul dit qu’autrefois, quand nous ne connaissions pas
Dieu, nous étions dans la servitude à ceux qui par nature, n'étaient pas Theoi. Ainsi, l'état d'être Theoi provient de leur nature. Le texte
est traduit comme :
Galates 4:8 8 Autrefois, ne connaissant pas
Dieu, vous serviez des dieux qui ne le sont pas de leur nature ; (LSG)
Le
texte est traduit par le texte principal de l’Interlinéaire de Marshall comme :
Mais, en
effet, ne connaissant pas Dieu, vous avez servi en tant qu’esclaves ceux qui
par nature ne sont pas dieux.
Il
est clair que le service rendu à l'Armée déchue est impliqué et qu'il se réfère
à eux comme étant les esprits élémentaux. La Galatie essayait apparemment de
faire propitiation, par l'observance rituelle, des esprits élémentaux, ne se
rendant pas compte qu'ils étaient de l'Armée déchue, c’est à dire des démons.
Ils avaient incorporé dans l'Église les rites de purification qui étaient
endémiques au pythagorianisme et qui avaient pénétrés l'Italie et les Romains
bien avant. Ainsi, les Païens convertis ne comprenaient pas la nature de la loi
et sa place dans la foi. Nous voyons le point à partir des versets 9-11.
Galates 4:9-11 9 mais à présent que vous avez
connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous
à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous
asservir encore ? 10 Vous observez les jours, les mois, les
temps et les années ! 11 Je crains d’avoir inutilement
travaillé pour vous. (LSG)
L'observance
mentionnée peut simplement être vue à partir de ce qui s’est passé dans
l'église dominante durant près de deux mille ans. Ce texte n'élimine pas les
sabbats ou les fêtes.
Le
texte l'esclave et la libre se réfère
à l'utilisation de la loi à Jérusalem.
Galates 4:12-31 12 Soyez comme moi, car moi aussi je suis
comme vous. Frères, je vous en supplie. Vous ne m’avez fait aucun tort. 13
Vous savez que ce fut à cause d’une infirmité de la chair que je vous ai pour
la première fois annoncé l’Evangile. 14 Et mis à l’épreuve par ma
chair, vous n’avez témoigné ni mépris ni dégoût ; vous m’avez, au
contraire, reçu comme un ange de Dieu, comme Jésus–Christ. 15 Où
donc est l’expression de votre bonheur ? Car je vous atteste que, si cela
eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner. 16
Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? 17 Le
zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de
nous, afin que vous soyez zélés pour eux. 18 Il est beau d’avoir du
zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis
présent parmi vous. 19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau
les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous, 20 je voudrais être maintenant auprès de vous,
et changer de langage, car je suis dans l’inquiétude à votre sujet. 21
Dites-moi, vous qui voulez être sous la loi, n’entendez-vous point la
loi ? 22 Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la
femme esclave, et un de la femme libre. 23 Mais celui de l’esclave
naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la
promesse. 24 Ces choses sont allégoriques ; car ces femmes sont
deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, –
25 car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, – et elle correspond à
la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. 26 Mais
la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère ; 27 car il
est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point ! Eclate
et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de
l’enfantement ! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que
les enfants de celle qui était mariée. 28 Pour vous, frères, comme
Isaac, vous êtes enfants de la promesse ; 29 et de même qu’alors
celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon
l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. 30 Mais que dit
l’Ecriture ? Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave
n’héritera pas avec le fils de la femme libre. 31 C’est pourquoi,
frères, nous ne sommes pas enfants de l’esclave, mais de la femme libre. (LSG)
Nous
n'observons pas la loi parce que nous sommes des esclaves à la loi par la
propitiation de la loi selon la chair, qui est le royaume des démons et du dieu
de ce monde. Nous servons Dieu et faisons partie de la Nouvelle Jérusalem. La
déclaration de Paul à eux pour devenir comme lui, montre qu'il ne parle pas de
l’observance de la fête parce qu'il observait les fêtes et le Sabbat (comme
nous le savons à partir des Actes et de ses épîtres) de même que tous les
apôtres. S'il dit que les fêtes sont abolies alors il fait de Christ un menteur
qui a parlé par les prophètes et déclaré que les sabbats et les nouvelles lunes
(Esaïe. 66:23) seront introduits ensemble avec les fêtes (Zach. 14:16-19). Si
les élus pouvaient se dispenser des Jours Saints et du Sabbat, ce serait un
acte de caprice extrême de la part de Dieu de punir les nations pour ne pas les
observer sous le système millénaire. Dieu ne fait acception de personnes et
exige donc des standards uniformes aux personnes. Les Élus ont un travail plus
difficile dans l'exécution, devant marcher par la foi. Si quelqu'un dit que la
loi est abolie, ils sont tout simplement ignorants des Saintes Écritures qui ne
peuvent pas être anéanties, et de la nature de Dieu. Plus particulièrement, ils
sont ignorants des vraies questions en litige dans la Galatie et à Colosse. Les
formes d'erreur dans ces églises ont commencé à s’imposer d’elles-mêmes dans le
gnosticisme à un stade précoce. Les processus de pensée sont aussi existants
dans la Théologie de Libération et, particulièrement, dans le Bouddhisme. Les
concepts sont manifestes dans la Théologie moderne de Processus. Les Gnostiques
ont attaqué l’existence même de Dieu (l’étude Les Textes des Œuvres de la Loi - ou MMT (No. 104)
examine cette question).
L’Hérésie
dans les Églises de Jean
Chacune
des trois épîtres de Jean a été écrite pour traiter d’un défi à l'enseignement
et à l'autorité de l'évangile comme il leur avait été livré par Jean.
L'hérésie
principale à émerger concernait la Divinité et était une tentative d'élever
Christ comme le Seul Vrai Dieu. Jean se réfère à cette relation à Jean 17:3 et
de nouveau en traitant de l'hérésie dans 1Jean (en particulier. 1Jean. 5:20).
L'erreur
provenait clairement de ceux qui prétendaient être des élus (1Jean. 1:6) qui se
prétendaient eux-mêmes comme étant sans péché (1Jean. 1:8). La question était
la capacité de connaître Dieu, de là le gnosticisme. Le gnosticisme impliquait
le concept de supprimer la loi ou la doctrine que les commandements de Dieu
n’ont plus besoin d’être observés (1Jean. 2:4). La capacité de l'Esprit Saint
de demeurer dans les élus et eux en Dieu (1Jean 2:6) était dépendante de
l'amour tant de Dieu que des frères. Les Élus ne pouvaient pas détester leurs
frères (1Jean. 4:20).
Ces
revendications ont une pertinence évidente. La controverse est que l'opposition
:
a promulgué la prétention à une connaissance et à un amour
spéciaux de Dieu et à une relation singulièrement intime avec lui qui les a mis
au-dessus de la distinction commune entre le bien et le mal, et donc, au-dessus
des exigences de l'éthique chrétienne. Il est probable, aussi, que le message
initial de l’épître ; "Dieu est lumière et en lui, il n’y a aucune
obscurité du tout," soit dirigé contre une théologie qui soutenait que
Dieu est composé en lui-même autant de lumière que de ténèbres (le dictionnaire
The Interpreter’s Dictionary of the Bible,
Vol. 2, p. 947)
La
forme de théologie grecque qui plus probablement tombe dans cette catégorie,
était une forme de platonisme ou pythagorianisme. L'argument que Dieu est dans
toute matière et, de là, immanent est commun aujourd'hui. Initialement, cela
est apparu en tant que l'animisme dans la religion babylonienne. Les
enseignants niaient aussi que Jésus était le Messie (1Jean 2:22). Le
dictionnaire The Interpreter’s Dictionary est positif en disant :
Nous ne devons pas conclure à partir de ceci qu'ils
étaient des Juifs ou des Judaïsants qui niaient son rôle de Messie, mais plutôt
qu'ils étaient des chrétiens qui niaient son incarnation. Car leur erreur est
définie plus particulièrement plus tard dans la lettre comme étant un déni
"que Jésus Christ est venu dans la chair" (4:2) (ibid.).
L'avertissement
d’éprouver les esprits pour voir s'ils sont d'origine divine, rendrait évident
que nous parlons de l'interaction des esprits élémentaux et les déclarations
qui sont censées émaner de Dieu à travers l'Esprit Saint. Le mot étrange chrism ou onction qui est utilisé à deux reprises dans le texte (à 1Jean.
2:20,27) pour décrire le don de l’Esprit dans lequel tous les chrétiens
participent, est utilisé dans le texte parce que les hérétiques l'ont d'abord utilisé pour décrire ce qu'ils
ont cru comme étant leur propre dotation spirituelle unique (Interp. Dict., ibid.) . Ainsi, l'onction
(Chrisma) par l'Esprit Saint est
contraire à l'onction par les esprits qui sont appuyés. La doctrine est ici
identifiée comme celle de l'Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Le déni a
semblé faire de Christ une partie du Père comme étant un modal qui n'est pas
mort entièrement. L'enseignement que Christ est Dieu en tant qu’une partie
d'une structure impliquant l'Esprit est actuellement intégral à la pensée
chrétienne dominante. Toutefois, ses prémisses seraient considérées, et dans la
forme exposée, ont été considérées, par Jean comme étant hérétiques.
La
doctrine de Dieu dans Jean est clairement Unitaire avec Christ clairement
montré comme étant le fils du Seul Vrai Dieu (Jean 17:3), qui est mort pour les
élus. Les Modalistes et plus tard les Trinitaires ont naturellement eu le plus
de difficulté avec ces textes dans Jean (cf. les études La Mentalité du Culte (No. 74) et Le Binitarisme et le Trinitarisme (No. 76)).
Dans
1Jean, il traite simplement et clairement de l'erreur et du schisme résultant.
Les textes montrent l'intention.
Les
élus sont baptisés dans le corps de Christ et non pas dans une quelconque
église ou dénomination. Ces paroles sont prononcées sur chacun des élus, au
moment du baptême. Les Élus sont ainsi destinés au corps de Jésus Christ dans
l'adoration du Seul Vrai Dieu selon Jean 17:3. Ainsi, lorsque les élus ont été
organisés dans des églises régionales, ils ont été regroupés sur la base de
leur adhésion à la vérité et l'adoration du Seul Vrai Dieu et le service de Son
fils Jésus Christ. Quand l'église a été confrontée à la doctrine qui essayait
de faire de Christ plus que le fils de Dieu en le rendant égal à Dieu, et de
séparer son humanité de sa divinité, alors, les élus ont été forcés de se
réorganiser et de se séparer de ceux qui soutenaient la fausse doctrine qui était
clairement identifiée comme étant la doctrine de l'Antéchrist.
Le
fondement de la foi est la vérité, et il n'y a aucune obscurité dans ceux qui
marchent dans la vérité.
1Jean 1:1-10 1 Ce qui était dès le commencement, ce que
nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons
contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, – 2
car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons
témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père
et qui nous a été manifestée, – 3 ce que nous avons vu et entendu,
nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en
communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils
Jésus–Christ. 4 Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie
soit parfaite. 5 La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que
nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de
ténèbres. 6 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et
que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas
la vérité. 7 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est
lui–même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de
Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 8 Si nous disons que nous
n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est point
en nous. 9 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste
pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 10
Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa
parole n’est point en nous. (LSG)
Ainsi,
c'est obligatoire pour les frères de marcher ensemble dans la vérité.
1 Jean 2:1-6 1 Mes petits enfants, je vous
écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous
avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. 2 Il est
lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres,
mais aussi pour ceux du monde entier. 3 Si nous gardons ses
commandements, par là nous savons que nous l’avons connu. 4 Celui
qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un
menteur, et la vérité n’est point en lui. 5 Mais celui qui garde sa
parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui : par là nous
savons que nous sommes en lui. 6 Celui qui dit qu’il demeure en lui
doit marcher aussi comme il a marché lui–même.
Christ
est l'avocat devant le Père. Un avocat parle à une autorité de la part d'un
autre. Un avocat ne peut pas, lui-même, être l'autorité.
1Jean 2:7-11 7 Bien-aimés, ce n’est pas un
commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous
avez eu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la parole que
vous avez entendue. 8 Toutefois, c’est un commandement nouveau que
je vous écris, ce qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres se dissipent
et la lumière véritable paraît déjà. 9 Celui qui dit qu’il est dans
la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres. 10
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute
n’est en lui. 11 Mais celui qui hait son frère est dans les
ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les
ténèbres ont aveuglé ses yeux.
L'amour
entre eux est la marque des élus. Là où un groupe de gens aime une
organisation, ou un leader, plus que les uns et les autres, et à l'exclusion de
la vérité, alors ce groupe est un culte et ne fait pas partie du corps de
Christ. Jean a écrit au sujet de la parole de Dieu demeurant dans les élus et
que par cela, ils vainquent le mauvais.
1Jean 2:12-17 12 Je vous écris, petits
enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom. 13
Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le
commencement. Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin.
Je vous ai écrit, petits enfants, parce que vous avez connu le Père. 14
Je vous ai écrit, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le
commencement. Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que
la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le malin. 15
N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime
le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; 16 car tout ce
qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et
l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. 17
Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté
de Dieu demeure éternellement.
L'objet
de l'amour des élus est finalement le Père. L'amour des élus les uns pour les
autres est basé sur la présence de l'Esprit Saint en chacun des élus à partir
du Christ. Christ s'est donné pour le monde à travers l'amour du Père. Jean
3:16 soutient que le Père a donné le Fils.
Jean 3:16 16 Car Dieu a tant aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse
point, mais qu’il ait la vie éternelle. (LSG)
Vous
ne pouvez pas donner ce qui n'est pas vôtre. Il n'y a aucune co-égalité dans le
don du Fils par le Père.
De
plus, le Christ a été envoyé par le Père sous une volonté et une direction.
Jean 4:34 34 Jésus leur dit : Ma
nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son
œuvre. (LSG)
Ainsi,
l'oeuvre provient du Père et devait être faite par l'Esprit Saint dans et à
travers les humains, premièrement en Christ et deuxièmement par les élus.
Comment les élus alors pourraient-ils maintenant rester dans une organisation
qui enseigne contrairement à la loi et au témoignage, et être encore à l'oeuvre
du Père ?
La
doctrine de l'Antéchrist n'est pas limitée à un individu. C'est une doctrine,
qui cherche à saper la souveraineté du Seul Vrai Dieu et de l'intégralité de la
mort et du sacrifice de Son fils Jésus Christ. Être retiré des élus est sur une
base doctrinale et non pas corporative.
1Jean 2:18-29 18 Petits enfants, c’est la
dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a
maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la
dernière heure. 19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils
n’étaient pas des nôtres ; car s’ils eussent été des nôtres, ils seraient
demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne
sont pas des nôtres. 20 Pour vous, vous avez reçu l’onction de la
part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance. 21
Je vous ai écrit, non que vous ne connaissiez pas la vérité, mais parce que
vous la connaissez, et parce qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. 22
Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui–là
est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23 Quiconque nie le
Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le
Père. 24 Que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en
vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous
demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père. 25 Et la promesse
qu’il nous a faite, c’est la vie éternelle. 26 Je vous ai écrit ces
choses au sujet de ceux qui vous égarent. 27 Pour vous, l’onction
que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin qu’on
vous enseigne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et
qu’elle est véritable et qu’elle n’est point un mensonge, demeurez en lui selon
les enseignements qu’elle vous a donnés. 28 Et maintenant, petits
enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu’il paraîtra, nous ayons de
l’assurance, et qu’à son avènement nous ne soyons pas confus et éloignés de
lui.
29 Si vous savez qu’il est juste, reconnaissez
que quiconque pratique la justice est né de lui. (LSG)
Ici,
le concept de sortir du milieu de nous est développé par Jean. L’argument qui
s’est développé dans l'Église mentionné par Jean ici est clairement vu comme
concernant la Divinité et la relation entre le Père et le Fils. L'argument
était le précurseur au trinitarisme. Il essayait de séparer l'humanité du
Christ de sa divinité. En effet, il essayait d'affirmer que Christ avait un
élément de son être qui est resté séparé de son humanité et n'est pas mort. De
plus, il est resté comme une partie de l'entité que nous comprenons comme étant
Dieu. En effet, il essayait de faire de Christ une partie de Dieu en égalité
avec Dieu. Ceci était la doctrine de l'Antéchrist. Elle était si clairement liée
au trinitarisme que le texte à 1Jean 4:1-2 a été changé pour dissimuler le
fait.
Le
concept de faire partie des élus est par un comportement juste. Le thème de
Jean est : celui qui pratique la justice est juste – celui qui commet le péché vient du
diable (diabolos). Ainsi, il est
impossible d'être regroupé avec ceux qui ne prêchent pas la vérité. Les
commandements de Dieu sont primordiaux. Le péché est la transgression de la loi
ou, ici, l’iniquité (sans-loi). Le premier commandement touche à l'adoration et
l'amour de Dieu. La logique est simple. Comment pouvez-vous adorer le Seul Vrai
Dieu quand vous faites partie d'un système qui essaye d'accuser Christ de la
tentative d'égalité avec le Seul Vrai Dieu, et par conséquent, coupable du même
péché que Satan a commis ? Nous sommes ainsi requis de nous purifier nous-mêmes
comme Christ est pur.
1Jean 3:1-10 1 Voyez quel amour le Père nous a
témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le
sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. 2
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a
pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera
manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il
est. 3 Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui–même
est pur. 4 Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la
transgression de la loi. 5 Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter
les péchés, et il n’y a point en lui de péché. 6 Quiconque demeure
en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas
connu. 7 Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui
pratique la justice est juste, comme lui–même est juste. 8 Celui qui
pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a
paru afin de détruire les œuvres du diable. 9 Quiconque est né de
Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en
lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. 10
C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du
diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que
celui qui n’aime pas son frère.
Si
vous ne pratiquez pas la justice alors vous n'êtes pas de Dieu. Vous ne pouvez
pas aimer votre peuple, si vous ne leur prêchez pas la parole de Dieu en
vérité, sans tache.
1Jean 3:11-24 11 Car ce qui vous a été annoncé
et ce que vous avez entendu dès le commencement, c’est que nous devons nous
aimer les uns les autres, 12 et ne pas ressembler à Caïn, qui était
du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il ? Parce que ses
œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. 13
Ne vous étonnez pas, frères, si le monde
vous hait. 14 Nous savons que nous sommes passés de la mort à la
vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la
mort. 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez
qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. 16 Nous
avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi,
nous devons donner notre vie pour les frères. 17 Si quelqu’un
possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui
ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ? 18
Petits enfants, n’aimons pas en paroles
et avec la langue, mais en actions et avec vérité [emphase ajoutée]. 19
Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos
cœurs devant lui ; 20 car si notre cœur nous condamne, Dieu est
plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. 21
Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance
devant Dieu. 22 Quoi que ce soit que nous demandions, nous le
recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons
ce qui lui est agréable. 23 Et c’est ici son commandement: que nous
croyions au nom de son Fils Jésus–Christ, et que nous nous aimions les uns les
autres, selon le commandement qu’il nous a donné. 24 Celui qui garde
ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons
qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. (LSG)
Dieu
est ainsi distinct du Fils, et nous observons Ses commandements en marchant
dans la vérité. Les élus sont requis d’éprouver les esprits pour voir s'ils
sont de Dieu.
1Jean 4:1-3 1 Bien–aimés, n’ajoutez pas foi à tout
esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car
plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 2 Reconnaissez à
ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus–Christ venu en
chair est de Dieu ; 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus
n’est pas de Dieu, c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue,
et qui maintenant est déjà dans le monde.
Ce
texte concernant la doctrine de l'Antéchrist a été changé dans les textes
anciens. Le texte correct peut être reconstruit à partir des écrits d'Irénée
(voir l’ouvrage Ante-Nicene Fathers,
Vol 1, fn. p. 443). Le texte se lit :
Reconnaissez par ceci l'esprit de Dieu : tout esprit qui
confesse que Jésus Christ est venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit
qui sépare Jésus Christ n'est pas de Dieu, mais est de l'Antéchrist.
Socrate,
l'historien dit (VII, 32, p. 381) que le passage avait été corrompu par ceux
qui voulaient séparer l'humanité de
Jésus Christ de sa divinité. Ainsi, l'argument disant qu’une partie de Christ
était existante dans le ciel en tant que partie de Dieu, séparée de son
humanité et de sa mort sur la croix, effectivement niait la résurrection et est
la doctrine de l'Antéchrist. Ainsi, le trinitarisme tombe correctement dans la
doctrine de l'Antéchrist.
1Jean 4:4-6 4 Vous, petits enfants, vous êtes
de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus
grand que celui qui est dans le monde. 5 Eux, ils sont du
monde ; c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les
écoute. 6 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu
nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est
par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur.
Ainsi,
l'esprit de vérité était et est requis de se séparer de l'esprit d'erreur. Ce
test est sur les élus pour montrer qui sont les élus, et qui est appelé, mais
non choisi.
1Jean 4:7-21 7 Bien–aimés, aimons nous les uns
les autres ; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et
connaît Dieu. 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu
est amour. 9 L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que
Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui. 10
Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce
qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos
péchés. 11 Bien–aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi
nous aimer les uns les autres. 12 Personne n’a jamais vu Dieu ; [emphase ajoutée ;
Christ est distinct de Dieu] si nous nous aimons les uns les autres, Dieu
demeure en nous, et son amour est parfait en nous. 13 Nous
connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il
nous a donné de son Esprit. 14 Et nous, nous avons vu et nous
attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15
Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui
en Dieu. 16 Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous,
et nous y avons cru. Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour
demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. 17 Tel il est, tels nous
sommes aussi dans ce monde : c’est en cela que l’amour est parfait en
nous, afin que nous ayons de l’assurance au jour du jugement. 18 La
crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ;
car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans
l’amour. 19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le
premier. 20 Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son
frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit,
comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? 21 Et nous avons
de lui ce commandement : que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
(LSG)
Ceux
qui ont l'amour parfait n'ont peur de personne, encore moins de ceux-là qui
sont dans l’erreur de la vérité. L'exigence pour vaincre le monde est
clairement exposée dans 1Jean 5:1-5.
1Jean 5:1-5 1 Quiconque croit que Jésus est le
Christ, est né de Dieu, et quiconque aime celui qui l’a engendré aime aussi
celui qui est né de lui. 2 Nous connaissons que nous aimons les
enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses
commandements. 3 Car l’amour de Dieu consiste à garder ses
commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, 4 parce
que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui
triomphe du monde, c’est notre foi. 5 Qui est celui qui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus
est le Fils de Dieu ? [Emphase ajoutée].
Si
nous aimons Dieu, nous observons Ses commandements. Par ceci, nous savons que
nous aimons les enfants de Dieu. Pour être né de Dieu, vous devez vaincre le
monde. Pour vaincre le monde, vous devez croire que le Messie est le Fils de
Dieu. Ainsi, la relation est explicite. Les changements aux textes bibliques ou
leur fausse interprétation contre la simple signification des paroles peuvent
être vus ci-dessous (en particulier, à partir de 1Jean 5:7 lorsque comparé avec
le faux texte dans la traduction KJV).
1Jean 5:6-12 6 C’est lui, Jésus–Christ, qui
est venu avec de l’eau et du sang ; non avec l’eau seulement, mais avec
l’eau et avec le sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que
l’Esprit est la vérité. 7 Car il y en a trois qui rendent témoignage
: 8 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois sont d’accord. [Notez
la version LSG a le texte falsifié ici] 9 Si nous recevons le
témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car le témoignage
de Dieu consiste en ce qu’il a rendu témoignage à son Fils. 10 Celui
qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui–même ; celui qui ne croit
pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu
à son Fils. 11 Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous a donné
la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. 12 Celui qui a
le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.
Notez
que Dieu nous a donné la vie éternelle et cette vie est dans Son fils. Ainsi,
le Fils a la vie éternelle provenant du Père, qui nous est donnée aussi de la
même manière.
1Jean 5:13-21 13 Je vous ai écrit ces choses,
afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du
Fils de Dieu. 14 Nous avons auprès de lui cette assurance, que si
nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. 15 Et
si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous
savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. 16
Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort,
qu’il prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui
commettent un péché qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la
mort ; ce n’est pas pour ce péché-là que je dis de prier. 17
Toute iniquité est un péché, et il y a tel péché qui ne mène pas à la mort. 18
Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point ; mais celui qui
est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. 19
Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la
puissance du malin. 20 Nous savons aussi que le Fils de Dieu est
venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le Véritable ;
et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus–Christ. C’est lui qui est
le Dieu véritable, et la vie éternelle. 21 Petits enfants,
gardez-vous des idoles. (LSG)
Les
textes de 1Jean ont été manipulés au fil des siècles. La première contrefaçon a
été le changement du texte concernant la doctrine de l'Antéchrist. 1Jean 5:7
(dans le Texte Receptus, et dans la version KJV) a été contrefait au début de
la réforme. L'approche plus subtile suivante est la manipulation de l'intention
des textes, tel que l’inverse de l'intention réelle et la simple signification
de leurs paroles est revendiquées pour eux. Une telle manipulation aboutit au
type d'arguments avancés dans le commentaire de G. L. Haydock à la Bible de
Douay-Reims (réimpression de 1850 de la version 1819), au sujet de Jean 17:3,
en référence à 1Jean.
Verset. 3. Ceci est
la vie éternelle : c'est-à-dire, la voie à la vie éternelle, qu'ils puissent te connaître, toi, le seul
vrai Dieu, et Jésus Christ, celui que tu as envoyé. Les Ariens, à partir de
ces paroles, prétendent que le Père est seulement le vrai Dieu. St.
Aug. et divers autres répondent, que le sens et la construction est, qu'ils puissent te connaître, toi et aussi
Jésus Christ ton Fils, que tu as envoyé pour être le seul vrai Dieu. Nous
pouvons aussi les expliquer avec St. Chrys. et d'autres, pour que le
Père soit ici appelé le seul vrai Dieu,
non pas pour exclure le Fils et le Saint-Esprit, qui sont le même seul vrai
Dieu avec le Père ; mais seulement d’exclure les faux Dieux des Païens. Que les
Sociniens remarquent que (1Jean v, 20), le Fils de Dieu, Christ Jésus, est
expressément appelé le vrai Dieu,
même avec l'article grec, sur lequel ils mettent généralement tellement
d'emphase.
Notez
aussi l'utilisation d'étiquettes péjoratives incorrectes, tel que Arien,
cherchant à obvier ou nier la structure unitaire légitime de la Bible. Il n'y a
aucune possibilité que le Seul Vrai Dieu dans Jean 17:3 ou 1Jean 5:20 se réfère
à Jésus Christ aucunement, avec ou sans l'article. Le fait que la version de
Douay-Reims est une traduction de la Vulgate Latine et, ainsi, que l'article
est déduit du Latin, n'est pas mentionné. Le terme avec l'article ne se réfère
pas à Christ, mais plutôt au Seul Vrai Dieu dont le fils est Christ. On connaît
la signification et compréhension.
1Jean 5:20 20 Nous savons aussi que le Fils de
Dieu est venu, et qu’il nous a donné l’intelligence pour connaître le
Véritable ; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus–Christ.
C’est lui qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. (LSG)
Celui
qui est véritable est le Seul Vrai Dieu. Nous Le connaissons et sommes en Lui
qui est véritable et en Son fils Jésus Christ. Nous L'adorons Lui qui est
véritable, pas Son fils, Jésus Christ.
Les
erreurs qui ont émergé dans l'Église Apostolique se sont développées à partir
des attaques contre la loi à travers la propitiation de l'Armée angélique,
laquelle était d’elle-même relativement facile à exposer et à démolir, à
l'élévation de Christ à l’égalité avec Dieu. Chacune des erreurs était destinée
à la séparation de l'Église de l'autorité et des commandements de Dieu. Une
fois que la Divinité est compromise et que la vérité est abandonnée, les
disciples qui professent Christ sont livrés à une forte illusion de sorte
qu'ils pourraient croire au mensonge (2Thes. 2:11). Ce texte est à partir d'Ésaïe
66:1-4 où Dieu choisit les illusions ou les désagréments des faux religieux, à partir de SHD 8586 ta’a’uwl signifiant un caprice (comme une crise) de là une vexation et concrètement un
tyran, de là bébé, ou illusion. De là, Paul citait les Saintes
Écritures ici et dans Romains 1. Ainsi, la tyrannie des fausses religions
implique la persécution et la suppression de la vérité. C'est la raison pour
laquelle les Unitaires ont été si durement persécutés au fil des siècles. Une
fois que la Divinité est compromise et le trinitarisme est établi, l'illusion
est établie et la loi est abandonnée.
L'attaque
contre la Divinité est allée au-delà des simples tentatives d’affirmer
l'égalité et la co-éternité. En plus de faire des morts des objets d'adoration,
par exemple, la mariolatrie et l'adoration des saints et des reliques, des
arguments ont été proposés qui attaquent l’existence même de Dieu en tant
qu’une force supérieure ou transcendante. Les arguments, eux-mêmes, proviennent
de l'animisme babylonien et de ses branches dans le proche et extrême Orient.
Ces arguments étaient communs au gnosticisme et apparaissent désormais
maintenant dans la Théologie de Processus, qui est l'héritier moderne du
gnosticisme.
Le Gnosticisme et la Non-Existence de Dieu
Dieu
est considéré comme étant un être. Être
est défini dans la langue anglaise comme existence, soit matériel, soit
immatériel (le dictionnaire Universal Oxford
Dictionary). Une des conséquences dangereuses de la doctrine
chrétienne postérieure, que Christ est Dieu dans le même sens que Dieu le Père
est Dieu, a été logiquement le dithéisme. Par la suite, l'isolement de l'Esprit
Saint en une entité consciente distincte de Dieu le Père et Jésus Christ, se
développe un nouveau trithéisme. Les objections évidentes à ceci résultant des
exigences logiques du monothéisme ont eu pour conséquence des tentatives au
troisième siècle de fusionner les identités de ces trois éléments en une
structure unique. Ceci a développé plus tard des incohérences d'une nature
panthéiste. Par exemple, l'affirmation selon laquelle Dieu (ou toute autre
entité censée d’exister) n'est pas un être, peut seulement être basée sur une
théorie de non-existence apparentée à la Théologie de Libération telle que
trouvée dans le Bouddhisme, l'Hindouisme ou d'autres religions
transmigrationistes.
Dans
le Monothéisme, une telle proposition est logiquement absurde (vu que c'est
absurde et en effet blasphématoire) pour un chrétien, ou pour n'importe quel
monothéiste de suggérer que Dieu n'existe pas. De ce qui précède, Dieu est
considéré comme étant un être et être est
défini comme celui qui existe, soit matériellement, soit immatériellement.
Ainsi, en tentant de fusionner les entités, une structure panthéiste émerge
au-delà de l'existence. À partir du Monisme Parménide, ce qui peut être conçu,
existe. Plus tard, le Monisme rend l'individualisation illusoire.
Nous
avons vu que la position biblique n’a seulement qu’un Dieu suprême, Eloah, et
que Christ et les fils de Dieu sont des entités subalternes. Dans l'Empire
Romain païen, la loi telle que livrée aux Juifs a été très sérieusement
résistée par tous les penseurs postérieurs. Le rejet de la loi sur une base
progressive par les théologiens d’avant-Nicée a abouti à l'antisémitisme
vigoureux des écrits d'Athanasius et des théologiens post-Nicée. Le
raisonnement est comme suit :
La
loi émanant de Dieu le Père ne peut être changée par le recours à l'autorité
subordonnée. Par conséquent, Christ a dû être élevé à l’égalité avec Dieu pour
que l'église puisse logiquement prétendre détenir l'autorité déléguée par la
manipulation des textes du Nouveau Testament. Mais ce processus a été très
lent.
Catherine
Mowry LaCugna et Karen Armstrong, montrent toutes deux que l'église était en
grande partie subordinationiste jusqu'au quatrième siècle et que les doctrines
de co-éternité et d’égalité étaient même des affirmations postérieures. Le but
est ici de noter les doctrines originales. Le processus d'accommoder ces
concepts a commencé en attaquant l'existence de Dieu en tant qu’une entité
singulière et en L'élevant au-delà de l'existence. La doctrine que l'on ne
pouvait pas dire que Dieu ait existé, étant au-delà d'un tel état, a été
d'abord proposée par Basilide, l'érudit gnostique qui a enseigné en Alexandrie
durant le règne de l'Empereur Adrien. Sa théorie a été proposée vers 125 EC.,
mais n'a pas gagné la proéminence réelle (voir Schaff Schaff History of The Christian Church, Vol. II, pp. 467-468).
Les preuves traditionnelles quant à l'existence de Dieu telles que les arguments
ontologiques et téléologiques ne seront pas abordées ici étant des délinéations
inutiles. L'argument selon lequel Dieu est au-delà de l'existence en tant qu’un
être composé d'une singularité qui agit en des modes ou Hypostases sera examiné dans le Livre 2 qui traite de la théologie
menant à Nicée et Constantinople et à l'adoption de la Trinité.
Essentiellement,
une telle revendication est logiquement Moniste et, à partir de ce qui précède,
n'a aucun fondement biblique. Cependant, cette sorte de doctrine a été raffinée
seulement après environ 400 ans. Les étapes préliminaires sont importantes pour
toute la compréhension de ce processus et sont traitées sur une base
progressive dans le Livre 2. Ce qui doit être compris est que le Christianisme
moderne est très incompatible avec le Monothéisme Juif et Chrétien du premier
siècle, spécifiquement à partir de son expression dans les documents du Nouveau
Testament. L'attaque suivante contre la théologie Judaïque de l'avènement
Messianique et de l'autorité des Saintes Écritures, a commencé en niant la
restauration millénaire, conformément au deuxième avènement. L'argument est
constant au cours du vingtième siècle parmi les étudiants, érudits ou
universitaires Athanasiens.
Le Messie des Deux Avènements
Le
retour du Messie était pour établir le Royaume millénaire de Dieu, qui enchâsse
les lois de Dieu sous un système physique. Pour effectuer ce système, le Messie
doit prendre le contrôle de la planète par force dans les derniers jours.
Ésaïe, Ezéchiel, Daniel, Zacharie et Apocalypse sont ouvertement concernés par
cette période de règne efficace. Apocalypse déclare spécifiquement qu’il est de
mille ans (Apo. 20:1-4). Les érudits modernes essaient de nier la réalité de la
prophétie en n'attribuant aucune valeur prophétique à Apocalypse, mais en
affirmant plutôt que l'oeuvre a été écrite au premier siècle par l'Église basée
sur des suppositions (par exemple Bob Barnes (ANU) The
Bulletin, 24-31 January 1995, art. Apocalypse Sometime, pp. 42-43). Les DSS (Manuscrits de la Mer Morte)
montrent que le Judaïsme s’attendait à un Messie de deux avènements (voir G. Vermes The Dead Sea Scrolls in English, esp. Messianic
Anthology et la traduction des treize fragments de la grotte XI).
La lignée du Messie était de Nathan et de Lévi (voir Zach. 12:10 ; De là, Luc
3). L'Anthologie Messianique (Messianic Anthology) attire
l'attention sur les promesses faites à Levi à Deutéronome 33:8-11 et 5:28-29.
Le texte identifie le prophète de Deutéronome 18:18-19 comme faisant référence
au Messie, comme le fait Nombres 24:15-17. Le Messie d'Aaron et le Messie
d'Israël étaient la même personne à partir de Damascus Rule (VII) et du fragment non-publié de la grotte IV
(Vermes, p. 49). Les traductions du Qumran se réfèrent à Melchisédek en tant
que Élohim et El. Cela provient du sens du jugement final effectué par le
sacrificateur et sacerdoce Messianiques. Ésaïe 52:7 utilise élohim dans le
contexte de l'avènement Messianique à Sion (voir Héb. 12:22-23). Il a été
compris comme étant identique à l'archange Michel et était le chef des Fils des Cieux ou Dieux de Justice.
Ainsi, certaines sectes Judaïques ont
identifié le Messie comme étant Michel (à partir de Dan. 12:1). Les
suppositions sont dans l’erreur. Melchisédek a le sens de Mon Roi est Droiture ou Mon Roi est Justice (justice et droiture
étant synonyme) (Vermes Dead Sea Scrolls in English, p. 253). Il a été aussi assumé que
Melchisédek était un nom pour le chef de l'Armée de Lumière qui, nous avons vu,
est une fonction du Messie (Vermes, p. 260).
Ces suppositions sont faites à partir du Testament d'Amram endommagé. Cela serait
compatible avec la connexion Melchisédek-Messie parmi les Esséniens. Si
Melchisédek était le Messie, il y a alors un grave problème avec l'incarnation
et le sacrifice.
La supposition chrétienne que Melchisédek est
le Messie repose sur un malentendu des textes dans Hébreux 7:3. Les termes sans père, mère et généalogie (apator etc.) se réfèrent à l'exigence
d’être enregistré de la lignée Aaronique (Néh. 7:64) pour le sacerdoce Lévitique.
Le
terme commencement de jours et de fin de
vie se réfère à l'exigence de commencer les devoirs à l'âge de trente ans
et de cesser à cinquante ans (Nombre. 4:47). Le Souverain Sacrificateur
succédait le jour de la mort de son prédécesseur. Melchisédek n'a aucune telle
exigence. Hébreux enregistre qu'il était un homme (Héb. 7:4). Il a été fait comme le Fils de Dieu (Héb. 7:3) mais
il n'était pas le Fils de Dieu qui
était un autre sacrificateur (Héb. 7:11). Ainsi, tous les élus peuvent
participer au sacerdoce, étant faits comme le Fils de Dieu, indépendamment de
la lignée et de l'âge, continuant à perpétuité. Quand à savoir qui était
Melchisédek, nous ne pouvons seulement que conjecturer (voir l'étude Melchisédek (No. 128)).
Les Esséniens ont mal interprété le texte en regard du Messie, comme l’ont fait
certains fondamentalistes modernes. L’épître aux Hébreux semble avoir été
écrite afin de corriger cette erreur, mais a été elle-même mal interprétée. Le
Midrash soutient qu'il était Sem (Rashi) étant le roi (melek) d’un lieu de
justice (Tsédek) (Abraham ibn Ezra et Nachmanides). Ce lieu était là où le
Temple serait construit pour la Présence Divine, que le Midrash applique à
Jérusalem dans l'ensemble, à partir du texte la justice a demeuré en elle (Esaïe. 1:21) (ibn Ezra et Nachmanides,
voir Soncino, fn. A Genèse. 14:18).
Mais
plus important encore, le concept du Conseil des Élohim était absolu et est
indéniable comme étant la signification correctement comprise des textes de
l'Ancien Testament impliquant les élohim.
La structure subalterne des élohim
est comprise d'une part, mais mal comprise par rapport à Michel et Melchisédek.
Apocalypse 4 et 5 montrent que ce groupe comptait trente entités incluant
quatre chérubins. Ainsi, trente pièces d'argent ont été exigées pour la
trahison de Christ (Matt. 27:3,9 cf. Zach. 11:12-13) vu que c'était une
infraction contre la Divinité entière, c’est à dire le Conseil intérieur. Les
anciens sont chargés de contrôler les prières des saints (Apo. 5:8) et Christ
est leur Souverain Sacrificateur. Il était le membre parmi eux qui a été trouvé
digne d'ouvrir le livre du plan de Dieu ayant racheté les hommes et en a fait
un royaume et des sacrificateurs à notre Dieu, c'est-à-dire, le Dieu du Conseil
et de Christ (Apo. 5:9-10). Le rachat des hommes fait partie d'une restauration
du temps de la fin qui arrive au second avènement du Messie en tant que Roi
d'Israël, son premier avènement étant compris en tant que le Messie d'Aaron. Ce
premier avènement Messianique était l'expiation pour le péché et pour
l'établissement du sacerdoce de Melchisédek.
La
restauration du temps de la fin était comprise comme étant une extension des
élohim dépeints dans Zacharie 12:8. Dans la restauration des derniers jours
quand le Messie viendra à Sion, comme c’était compris à partir d’Hébreux
12:22-23, la séquence de l’avènement impliquait la défense de Jérusalem et le
renforcement des habitants physiques de la cité pour le règne millénaire. Mais notez
que Zacharie continue en disant :
Et celui qui est faible parmi eux en ce jour là sera
comme David ; et la Maison de David sera comme Dieu (élohim), comme l'Ange de YHVH devant eux (l'emphase est
ajoutée).
La
signification consistait ici en ce que l'on a donné à Zacharie de comprendre
que l'Ange de YHVH était un élohim et que la maison de David (qui était mort
depuis longtemps) serait composée de ceux qui seraient eux-mêmes élohim faisant
partie de la maison de David.
Zacharie
a écrit à la fin de la période de l’Ancien Testament en tant qu’un des derniers
livres à être écrits (prétendument vers 410-403 EC, Se référer à l’Appendice 77
de la Companion Bible). La
compréhension de la séquence n'a donc pas été changée au cours de la durée de
la compilation du texte.
Conclusion
À
partir des Manuscrits de la Mer Morte ou DSS en anglais, nous savons que la
compréhension était intacte au temps du Christ. L'hérésie à Colosse impliquait
la propitiation du Conseil des Élohim. La Galatie a commencé le ritualisme dans
la propitiation des esprits élémentaux, ne comprenant pas qu’ils étaient des
démons.
Les
deux épîtres autant à Colosse qu’à la Galatie servent à établir Christ en tant
que l’unique médiateur entre les élus et Dieu. Les épîtres n'ont pas supprimé la
loi. Paul ne contredit pas et ne peut pas, contredire Christ. Jean a réfuté de
la même façon une version plus avancée d'une hérésie similaire, mais, cette
fois-ci, une qui cherchait à élever
Christ et à nier sa mort et son sacrifice total. La compréhension de la
Divinité a commencé à être changée au deuxième siècle. La preuve de la
modification de la cosmologie est examinée dans une oeuvre ultérieure.
L'argument de l'erreur au sujet de Christ en tant que Dieu a été vécue par Jean
et a causé le schisme dans les églises qu'il a établies.
Annexe
L'Utilisation du
Terme Hérésie dans l'Église
Apostolique
Le
terme hérésie est utilisé dans les
écrits apostoliques et est traduit de diverses façons pour transmettre des
significations différentes. Des exemples sont :
Actes
5:17 se réfère à la secte ou au parti des Sadducéens en utilisant airesis.
Actes
15:5 utilise aireseõs pour la secte
des Pharisiens. Ainsi, les deux factions principales des Juifs étaient appelées
sectes en utilisant le terme hérésie.
Ainsi, il n'y avait aucune association péjorative.
Actes
24:5 utilise le terme hérésie à la
forme grammaticale aireseõs en
parlant de la secte des Nazaréens. Ainsi, la première église était mentionnée
en tant que hérésie.
Actes
24:14 utilise le terme hérésie à la
forme grammaticale airesin en faisant
allusion à la voie. L'église était la voie qu'ils appellent une secte (hérésie).
Actes
26:5 cite Paul comme disant que selon la secte la plus exacte de la religion
Judaïque, il a vécu en tant qu'un Pharisien. Le terme utilisé est airesin ou hérésie. De nouveau, aucune intention péjorative n'est évidente.
Actes
28:22 se réfère à l'aireseõs ou l'hérésie qui est traduite par secte parce que clairement, l'église est
en cours de discussion et le sens des différences d'opinion n'était pas traité
de la même manière comme elles ont été traitées plus tard sous l'Église
Athanasienne.
2Pierre
2:1 se réfère aux hérésies (aireseis) de destruction qui est traduit par sectes pernicieuses (LSG). La version KJV traduit ce texte
seulement par hérésies.
Galates
5:20 se réfère aux divisions et aireseis est traduit sectes ou esprit de parti (RSV). Le texte ne se réfère pas ici aux simples
différences d'opinion quant à l'enseignement. Le texte couvre les infractions
de la loi qui devraient être évidentes à ceux qui ont l'Esprit Saint. Ainsi,
Paul utilise le terme pour couvrir les erreurs, ce qui est utile pour
l'éducation des élus comme nous le voyons à partir de 1Corinthiens.
1Corinthiens
11:19 montre que les hérésies (aireseis)
traduit par sectes (LSG) parmi
l'église sont permises et sont nécessaires. Les différences d'opinion dans
l'église permettent aux élus de vérifier la vérité et identifient aussi ceux
des élus qui ont l'Esprit Saint et un discernement de la vérité. Ainsi, la
suppression d'opinion discordante (quand elle ne contrevient pas aux
commandements) est contraire aux enseignements contenu dans 1Corinthiens.
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