Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

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Le Calendrier de Dieu [156]

(Édition 2.2 19960316-20000320)

 

Le Calendrier mis en place par Dieu a été mis en mouvement à la création. Il ne dépend pas de l'homme ni d'aucun système d'observation pour être déterminé. Il était en place pendant la période entière du temple d'Israël et il n'est pas le même calendrier que celui observé par les Juifs aujourd'hui. Les Chrétiens sont obligés par la loi et le témoignage de la Bible d'observer ce calendrier et aucun autre.

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

 

 

(Copyright ã 1996, 1999, 2000 Wade Cox)

Tr. 2003

 

 

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Le Calendrier de Dieu [156]

 


Introduction au Calendrier juif

 

Le calendrier du système juif est un système postérieur. Il n'était pas celui utilisé dans la période du Temple, à l'époque de Christ et de l'Église. Dans l'Annexe 3 de The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ (Vol. 1, p. 587 et suiv.), Schurer dit que les noms juifs sont d'origine assyro-babylonienne; leurs équivalents akkadiens sont : ni-sa-an-nu, a-a-ru, sf-ma-nu, du-u-zu, etc. et il se réfère à l'œuvre de Landsburger sur le sujet (Materialen zum Sumerischen Lexicon V (1957), pp. 25-26 etc.). Schurer dit :

 

Dans la sphère du Judaïsme, le document le plus récent mentionnant tous les mois en succession est le Megillath Ta'anith. Il a été compilé au premier ou au début du deuxième siècle A. D., puisqu'il est déjà cité dans le Mishnah [le Mishnah a été compilé vers le deuxième siècle]. Parmi les autorités postérieures, il est seulement nécessaire de mentionner le Chrétien peu connu, Josephus, qui inscrit, dans son Hypomnesticum (PG cvi, col. 33), [Nesan, Eiar, Eiouan, Thamouz, Ab, 'Eloul, ‘Osri (lire Thisri), Marsaban, Chaseleu, Tebeth, Eabath, 'Adar].

 

Après avoir donné l'évidence pour les noms des mois juifs (voir l'Annexe), il dit ensuite :

 

Les mois juifs ont toujours continué d'être ce que les mois de toutes les nations civilisées étaient à l'origine; à savoir, des mois lunaires véritables. Comme la durée astronomique d'un mois est de 29 jours, 12 heures, 44', 3", les mois de 29 jours doivent alterner assez régulièrement avec les mois de 30 jours. Mais douze mois lunaires correspondent à seulement 354 jours, 8 heures, 48', 38", tandis que l'année solaire correspond à 365 jours, 5 heures, 48', 48". La différence entre une année lunaire de douze mois et une année solaire, par conséquent, est de 10 jours 21 heures. Pour compenser pour cette différence, au moins une fois à chaque troisième année et parfois dans la deuxième, un mois doit être intercalé. Il a été observé dans les temps anciens qu'une compensation suffisamment précise  était atteinte en intercalant un mois trois fois à tous les huit ans (pendant cette période, la différence s'élève à 87 jours). Les jeux grecs quadriennaux dépendaient déjà d'une reconnaissance de ce cycle de 8 ans ('octaeteris'), le cycle de quatre ans étant obtenu simplement en le divisant en deux.

 

[Par conséquent, l'Olympiade est basée sur le calendrier lunaire]. Schurer continue :

 

Aussi tôt qu'au cinquième siècle av. J.-C, l'astronome Meton d'Athènes avait formulé un système encore plus exact de compensation sous la forme d'un cycle de 19 ans, dans lequel un mois devait être intercalé sept fois. Cela a considérablement excellé le cycle de 8 ans en exactitude, parce qu'en dix-neuf ans, il restait une différence d'un peu plus de deux heures, tandis que dans le cycle de huit ans, elle était de 1,5 jours. Parmi les astronomes postérieurs qui ont fourni des calculs encore plus précis, Hipparchus de Nicée (v. 180-120 av. J.-C) mérite une mention particulière. Le fait qu'à tous les dix-neuf ans, les orbites du soleil et de la lune coïncident de nouveau presque exactement, était aussi bien connu des Babyloniens. En fait, on pense que des inscriptions cunéiformes montrent qu'ils ont régulièrement employé un cycle intercalaire de 19 ans, dès le temps de Nabonnassar, donc bien avant Meton. Même si ce n'est pas encore prouvé, l'utilisation d'une période intercalaire de dix-neuf ans durant les ères perses et séleucides peu néanmoins être acceptée comme vérifiée, quoiqu'il ne soit toujours pas absolument certain si la priorité appartient aux Grecs ou (comme il est probable) aux Babyloniens.

 

Les Babyloniens possédaient donc la connaissance du calendrier lunaire et du cycle de 19 ans. Ils l'ont compris bien avant le philosophe Meton. Même si ce n'est pas encore prouvé pour Babylone, la période intercalaire de dix-neuf ans durant les ères perses et séleucides peut néanmoins être acceptée comme vérifiée. Schurer n'est pas absolument certain si la priorité de la compréhension appartient aux Grecs ou, comme c'est probable, aux Babyloniens. Il sera découvert qu'elle a longtemps précédé même les Babyloniens.

 

Schurer note :

 

que le cycle de dix-neuf ans était utilisé dans le royaume des Arsacides, au premier siècle av. J.-C. et de notre ère. Cela a été démontré par Th. Reinach, à partir de pièces de monnaie sur lesquelles les années 287, 317 et 390 de l'ère séleucide apparaissent comme des années bissextiles. Où en étaient les Juifs de l'ère inter-Testamentale en rapport à ces questions ? Ils avaient un peu de connaissance générale sur ces choses, bien sûr, mais à moins que nous nous soyons trompés complètement, à l'époque de Jésus, ils n'avaient toujours pas de calendrier fixe; mais, sur la base de l'observation purement empirique, ils commençaient chaque nouveau mois avec l'apparition de la nouvelle lune et, de la même façon, sur la base de l'observation, ils intercalaient un mois au printemps de la troisième ou la deuxième année, conformément à la règle que, dans toutes les circonstances, la Pâque doit tomber après l'équinoxe vernal.

 

Les citations commencent l'étude par cette période inter-Testamentale et les commentaires de Schurer à propos du calendrier. Le calendrier de Dieu date de la création. Le calendrier de Dieu ne dépend pas de ce que les Juifs faisaient à l'époque de Jésus Christ. En effet, nous verrons pourquoi Schurer, en fait, n'est pas correct ou sa recherche n'a pas été faite de manière exhaustive à cet égard. Nous savons que le système d'observation a été introduit à une période ultérieure et utilisé de concert avec les calculs de la conjonction, apparemment pour justifier les traditions. Les érudits sont en général d'accord pour dire que les Samaritains et les Sadducéens avaient le même système, qui était basé sur la conjonction, qui était calculée et annoncée au moins huit mois d'avance, certainement dans le cas des Samaritains. Nous examinerons cet aspect plus en détail. Schurer ne fait pas le pas logique, dans son argument, pour montrer pourquoi les Juifs en sont venus à fonctionner par l'observation, quand ils connaissaient mieux, et, en effet, pourquoi ils ont même présenté l'argument pour l'observation à la fin de la période du Temple. En effet, nous verrons que les Pharisiens n'ont pas eu le pouvoir de l'introduire pendant la période du Temple par leur propre fourberie.

 

Il peut être accepté sans trop de risque que les Samaritains ont eu le même calendrier pendant 2,500 ans, au moins, et que le calendrier, les Sabbats et le système qu'ils utilisent aujourd'hui, basé sur la conjonction, sont le même calendrier et les mêmes Sabbats qu'ils ont utilisés pendant la période du Temple et par la suite. Les commentaires d'Ibrahim ibn Ya'kub, le commentateur samaritain de la Bible, montrent que les pratiques samaritaines étaient selon la conjonction. Ils commençaient le jour en soirée ou au crépuscule. Ils ont observé le festival de deux jours du 14 et du 15, comme l'Église observant le Sabbat l'a fait pendant deux mille ans (voir l'étude Le Rôle du Quatrième Commandement dans les Églises de Dieu Observant le Sabbat [170]). Ils ont observé le sacrifice le 14 Nisan en soirée, à la fin du 14ème jour, et commencé le repas, le soir du 15 Nisan, déterminé selon la conjonction. De plus, comme les Sadducéens dans la période du Temple, ils ont observé la Pentecôte le dimanche, cinquante jours après l'Offrande de la Gerbe Agitée, le dimanche durant les Pains sans Levain (voir John Bowman (éd. et tr.), Samaritan Documents Relating to Their History, Religion and Life, Pittsburgh Original texts and Translation Series Number 2, pp. 223-237).

 

Il n'y a aucune évidence pour soutenir l'affirmation que les Samaritains ont changé le système ou qu'eux-mêmes et les autres nations mentionnées ci-dessus, n'avaient pas la capacité de calculer la conjonction précisément, longtemps d'avance durant la période entière du Deuxième Temple. Si les Juifs "ont perdu" cette connaissance à la fin de la période du Deuxième Temple, alors, ils l'ont fait délibérément pour introduire leurs traditions. L'église ne les a jamais suivis dans la détermination du calendrier et des Nouvelles Lunes, sauf dans sa période plus ignorante de Judaïsation, dans la période postérieure à la Réformation.

 

Au troisième siècle, le Judaïsme Rabbinique a aussi introduit des festivals et des systèmes païens de Babylone dans son calendrier. R. Samuel Kohn, le Grand Rabbin de Budapest et un auteur sur les pratiques samaritaines, qui a écrit à Budapest en 1894, enregistre les pratiques de l'Église Sabbatarienne durant la période de la Réformation. Il note que l'église Sabbatarienne de l'endroit déterminait le calendrier selon la conjonction (avec une variation aux pratiques samaritaines). Il considère aussi que le fait que les judaïsants postérieurs (après Simon Pechi), en Transylvanie, suivaient Rosh HaShanah ou le Nouvel An, célébré en Tishri, était la preuve de l'influence juive. Il déclare que Rosh HaShanah n'a pas été introduit dans le Judaïsme avant la période postérieure au Temple, au troisième siècle. Docteur Kohn mentionne ce fait important dans l'œuvre The Sabbatarians in Transylvania (Les Sabbatariens en Transylvanie),  déclarant qu'il est entré au troisième siècle et dans une période "post-biblique" (se référant au Talmud Rosh haShanah 8a à n. 18 au ch. 7) (Éd. W. Cox, tr. T. McElwain et B. Rook, Les Éditions CCG, USA, 1998, pp. v, 58, 106 et suiv.) Bibliquement, le Nouvel An est en Abib, qui est le Premier mois.

 

La progression du calendrier biblique, pur et original, au calendrier rabbinique introduit de Babylone, premièrement sous le Rabbin Hillel II en 358 CE (ère actuelle), a été plutôt assez tortueuse, car les traditions ont dû être enracinées pour justifier les changements graduels. Le Mishnah, qui a été compilé autour de 200 CE et sur lequel le Talmud a été plus tard écrit comme commentaire, enregistre plus ou moins ce processus par les commentaires et les autorités qu'il cite.

 

Nous verrons ci-dessous qu'au moment de la période du Temple, le Calendrier a suivi le calcul des Sadducéens. Le calcul ou le système Pharisaïque est seulement entré en vigueur après la destruction du Temple, en 70 CE. Le Mishnah fait mention de plusieurs pratiques, que le Calendrier juif moderne est conçu pour empêcher. Ce calendrier n'a pas été vraiment perfectionné après 358, même sous Hillel II, et il n'a été modifié qu'au onzième siècle. Les détails des changements et des conflits sont enregistrés dans l'étude Le Calendrier et la Lune : Ajournements ou Festivals [195].

 

Le Mishnah (vers 200 CE) montre que les Jours Saints tombaient avant et après le Sabbat de façons répétées; cela signifie que les traditions et le système que les Pharisiens avaient inventé pour protéger les traditions, n'étaient pas en place, même lors de la compilation du Mishnah (voir Soncino Talmud : Shabbat 114b; Menachoth 100b; et Mishnah Besah 2:1; Shabbat 15:3; Sukkah 5:7; Arakhin 2:2; Hagigah 2:4). Les Sabbats consécutifs  étaient communs. Le texte dans Hagigah 2:4 montre le conflit qui se développait, à ce moment-là (200 CE), entre les défenseurs d'une Pentecôte pour ou contre le dimanche (voir l'étude Le Calendrier et la Lune : Ajournements ou Festivals [195] et ci-dessous).

 

C'est impossible que le système d'ajournements et le calendrier juif moderne ou actuel aient été en place au temps de Christ.

 

Le Mishnah déclare aussi qu'il y a quatre débuts de l'an et que le Premier jour de Nisan est le Nouvel An pour les rois et les festivals. C'est aussi examiné dans l'étude La Soirée Mémorable [101], qui examine les pratiques samaritaines à la Pâque. Nous pouvons aussi voir, à partir de ces périodes de temps dans le Mishnah, que les datations, quant à Esdras et à Néhémie, étaient selon 1 Nisan et non pas 1 Tishri (voir l'étude La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie [250]). À ce moment-là, Tishri était utilisé pour le calcul des années, pour les années Sabbatiques et les Jubilés (Rosh Hashanah 1.1 E (3)).

 

Nous voyons que la notion de Tishri, qui est entré de Babylone, a été d'abord enregistrée dans le Mishnah comme ayant été avancée par R. Eliazar et R. Simeon (ibid. 1.1 D). Il n'a pas été observé comme le Nouvel An dans la période du Temple. Le Mishnah essaye aussi de séparer le début de la dîme du bétail à 1 Elul (ibid. 1.1 C). La Maison de Shammai soutenait que le Nouvel An, pour les arbres, était le 1er Shebat, tandis que la Maison de Hillel soutenait que c'était le Quinzième jour de ce mois-là. Le Nouvel An à la Pleine Lune est une pratique directement païenne, aussi introduite de Babylone, et sans doute associée aux plantations, d'après les diagrammes de la lune. Toute cette détermination vient du Judaïsme rabbinique de la période postérieure au Temple. C'est seulement au troisième siècle que nous voyons Tishri avancé par les rabbins. Avec le système d'ajournements, il a maintenant l'emprise sur le Judaïsme, contrairement à la parole de Dieu. Souvent, les Trompettes ne tombent pas à la molad, qui est la conjonction, et les Jours Saints de Dieu sont reportés, par désobéissance, à d'autres jours que Dieu n'a pas prescrits.

 

L'Encyclopédia Judaica admet ce fait dans son article à propos de la Fixation de Rosh HaShanah (Le Nouvel An).

 

La fixation de Rosh HaShanah (Nouvel An). L'année commence le 1er Tishri, qui est rarement le jour de la molad, car il y a quatre obstacles ou considérations, appelées dehiyyah, dans la fixation du premier jour du mois (rosh hodesh). Chaque dehiyyot peut causer un ajournement de deux jours : (1) principalement pour empêcher le Jour des Expiations (Tishri 10) de tomber un vendredi ou un dimanche et Hoshana Rabba (le septième jour de Sukkot; Tishri 21) de tomber un samedi, mais, en partie, pour servir également un but astronomique ... (2) entièrement pour une raison astronomique, si la molad est à midi ou plus tard, Rosh HaShanah est retardé d'un jour (ibid., p. 44).

 

Les troisièmes et quatrièmes dehiyyah sont des règles plus complexes impliquant les temps spécifiques de la molad et l'ajournement conséquent du 1er Tishri. Ces moladot sont tabulés de même que les ajournements spécifiques décrits dans l'article de l'Encyclopédia Judaica. Cette règle d'ajournement n'était pas connue aux temps de Christ et de la compilation du Talmud. Le Mishnah et le Talmud, comme commentaire, montrent clairement que le Jour des Expiations tombait un vendredi ou un dimanche jusqu'au temps de la compilation du Mishnah et, par conséquent, au temps de Christ, deux siècles auparavant.

 

Nous voyons aussi que l'occurrence des mois différait de ce qu'elle est sous le Calendrier juif.

 

(Arakhin 2:2) : Ils ne comptent pas moins de quatre mois entiers dans l'année et [aux sages] ils n'ont jamais apparu plus de huit.

 

C'est donc impossible que les ajournements aient été en place au temps de Christ. Nous continuons :

 

... On s'attendait à ce que le système actuel soit remplacé [emphase ajoutée] de nouveau par un système basé sur de vraies valeurs [par opposition aux mauvaises valeurs], plus apparenté au calendrier juif précédent dans lequel les Nouvelles Lunes (les jours de la phasis [c'est-à-dire, la longueur de l'intervalle de la vraie conjonction à la première apparition du nouveau croissant]) et les intercalations étaient proclamées sur la base de l'observation autant que du calcul (ibid., p. 47).

 

Notez que les commentaires montrent ici que les calculs étaient selon la vraie conjonction, selon la phasis, qui n'est pas visible et les observations, qui ont été introduites pour confirmer ce qui était déjà connu des mois et des années d'avance. Les termes phases de la lune sont venus du terme phasis et se sont toujours appliqués à la Nouvelle Lune, c'est-à-dire son état totalement noire, à la Pleine Lune et aux premiers et deuxièmes quartiers. Le croissant n'a jamais été considéré une vraie phase de la lune dans le sens qu'il est utilisé pour la Nouvelle Lune.

 

Historique. Selon une tradition citée au nom de Hai Gaon (m. 1038), le calendrier juif actuel a été introduit par le patriarche Hillel II... en 358/59 ap. J.-C.... Tandis qu'il n'est pas irraisonnable d'attribuer à Hillel II la fixation de l'ordre régulier des intercalations, sa pleine participation dans le calendrier fixe actuel est douteuse (ibid., p. 48).

 

Notez ici que le Calendrier juif moderne n'est pas vraiment devenu fixe avant le onzième siècle, comme la Judaïca l'admet. Le Judaïca introduit  ensuite le concept d'irrégularité dans l'intercalation en disant qu'elles étaient irrégulières,

 

l'intercalation étant en partie due à l'état actuel des divers produits agricoles et aux conditions sociales. ... l'état des récoltes est, en fin de compte, déterminé par la position du soleil dans son chemin annuel (ibid., p. 49).

 

Cependant, nous savons que les Sadducéens et les Samaritains n'avaient pas un tel problème avec l'irrégularité. La Nouvelle Lune était annoncée par des feux allumés du Mont des Oliviers, à l'est du temple, au-delà de Kidron (voir l'étude Le Messie et la Génisse Rouge [216]). C'est seulement plus tard que les Samaritains ont été accusés d'allumer des fanaux induisant en erreur, quand les Pharisiens ont assumé la responsabilité, après la destruction du Temple, et introduit les ajournements par des observations.

 

Un tel problème n'a pas existé pendant la période du Temple. Jean Hyrcanus avait détruit le tabernacle sur le Mont Gerizim, à l'époque des Maccabés, mais leur religion est demeurée intacte. Hyrcanus a supprimé les Pharisiens; ils ont eu l'emprise seulement pendant neuf ans, sous Alexandra. Ils ont aussi été supprimés par Hérode à cause de leurs intrigues. Les Sadducéens et leur système ont eu le contrôle du Temple plus ou moins continuellement jusqu'à sa saisie dans la période finale et la destruction, en 70 CE (voir La Soirée Mémorable [101]). Les Pharisiens ont accusé Christ d'être lui-même un Samaritain (Jean 8:48). C'était, comme nous le voyons du texte, parce qu'il a nié la vérité de leurs enseignements et leurs traditions. Il a observé les festivals du Temple, qui étaient basés sur le système des Sadducéens et des Samaritains. Celui-ci était déterminé par la conjonction et était le système original du Temple (voir ci-dessous). Dans l'œuvre de John Bowman The Samaritan Problem Studies in the Relationships of Samaritanism, Judaism, and Early Christianity (Tr. par Alfred M. Johnson Jr., Pittsburgh Theological Monograph Series Number 4, The Pickwick Press, Pittsburgh, Pennsylvania, 1974, ch. 1, pp. 1 et suiv.), nous voyons que les Samaritains étaient dans le royaume du nord, même après la dispersion de 721 BCE (avant l'ère actuelle) et qu’une diaspora samaritaine a existé en Égypte et en Syrie,  de l'antiquité jusqu'au 18ème siècle. John Bowman dit :

 

Puisque beaucoup de manuscrits samaritains sont disponibles dans les bibliothèques européennes, cela a toujours été un mystère pour moi pourquoi les érudits Chrétiens, qui ont su depuis le temps de Joseph Scalinger (1540-1609) à propos de la survie des Samaritains, répètent encore les mêmes affirmations à propos des Samaritains, qui ont été faites par les Juifs des époques post-babylonienne, mishnaïque et talmudique et qui sont venues dans la tradition érudite Chrétienne par les Pères de l'Église.

 

... Les découvertes de Qumran ont maintenant incité certains érudits à mettre en doute l'idée fréquemment utilisée et trop facilement acceptée du "Judaïsme Normatif" et les sources rabbiniques, comme des critères fiables pour l'essence du Judaïsme au 1er siècle. Par conséquent, il semble être approprié d'examiner précisément de nouveau si vraiment les Samaritains, comme première secte juive qui n'a aucune tradition ni coutume indépendante, ont préservé des coutumes et des vues qui sont plus vieilles que celles que les Rabbins du 2ème siècle ap J.-C. (et plus tard) ont essayé de faire sacro-saintes en les faisant passer comme des traditions orales du temps de Moïse, qui leur auraient été confiées en tant que les gardiens du seul et vrai Israël.

 

La raison pour laquelle la position samaritaine n'est pas ouvertement étudiée est autant la faute des sacrificateurs samaritains eux-mêmes que celle des Juifs.

 

Le Calendrier de Dieu

 

Genèse 1:14-19 14  Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années; 15  et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. 16  Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles. 17  Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre, 18  pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.19  Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour. (LSG)

 

Le mot pour luminaires ici est m'aor, signifiant luminaires ou astres (Exode 25:6; 27:20; 35:14). À Genèse 1:3, le texte est que la lumière soit! Ce n'est pas le verbe être (Companion Bible, rem. au v. 3). Nous parlons de la condition nécessaire du système pour des activités subséquentes.

 

La lumière n'a pas été placée avant le quatrième jour de la création, selon le récit de la Genèse. C'est indicatif d'une séquence de l'activité de Dieu dans la création. L'activité du quatrième élément dans la séquence de la création était pour établir les luminaires, afin de diviser la nuit du jour,  servir de signes et déterminer les saisons, les jours et les années (Genèse 1:14).

 

La séquence du calendrier, tel qu'établi par Dieu à la création, est déterminée par les corps célestes. Ainsi, le mouvement et la position des corps célestes sont les facteurs qui déterminent le calendrier. Nous verrons que c'est développé partout dans la Bible et que c'est central à la loi.

 

Psaume 104:19   Il a fait la lune pour marquer les temps; Le soleil sait quand il doit se coucher. (LSG)

 

La lune est donc le facteur déterminant, pas le soleil. Le soleil est opérationnel pendant le jour seulement et sert de pivot pour le début de l'année, à partir de l'équinoxe.

 

Le Jour

 

Il est noté aussi que le soir et le matin constituent le jour. Le soir précède le matin ou le jour. Le jour est donc déterminé d'un coucher du soleil à l'autre (EENT).

 

Lévitique 23:32  Ce sera pour vous un sabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes; dès le soir du neuvième jour jusqu'au soir suivant, vous célébrerez votre sabbat. (LSG)

 

Cette vue, que le jour commençait en soirée, c'est-à-dire après le coucher du soleil, a été continuellement observée, même parmi les Juifs au temps du Mishnah. C'était la méthode normale de déterminer le jour pour la plupart des nations et la pratique des peuples anglophones jusqu'au début du dix-neuvième siècle environ (voir ci-dessous).

 

Mishnah:

 

(Besah 2:1) Durant un festival qui coïncide avec la veille du Sabbat [vendredi], une personne ne devrait pas faire la cuisine en premier lieu, le jour du festival. [Vendredi] Mais il prépare la nourriture pour le jour du festival et, s'il y a des restants, il l'a pour le Sabbat. Et il prépare un plat cuit la veille du jour du festival [jeudi] et dépend sur ce plat (pour l'alimentation du vendredi) pour le Sabbat aussi.

 

(2-2) Si un jour de festival coïncidait avec le jour après le Sabbat [dimanche], la maison de Shammai dit, "Ils immergent tout avant le Sabbat". Et la maison de Hillel dit, "Les ustensiles doivent être immergés avant le Sabbat. Mais l'homme peut s'immerger le jour du Sabbat même."

 

Shabbat 15:3 : Ils plient les vêtements même quatre ou cinq fois. Et ils préparent les lits la nuit du Sabbat pour l'utilisation durant le Sabbat, mais pas le jour du Sabbat pour l'utilisation après le Sabbat. D. R. Ishmaël dit, "Ils plient les vêtements et disposent les lits pour le Sabbat, le Jour des Expiations".

 

Ce texte montre que les Expiations tombaient aussi le vendredi, quand le Mishnah a été compilé.

 

(Sukkah 5:7) : Trois fois par an, toutes les gardes de sacrificateurs se partageaient également les offrandes des fêtes et les Pains de  Proposition. À la Pentecôte, ils lui diraient, "Ici vous avez le pain sans levain, voici du pain levé pour vous". La garde de sacrificateurs dont le temps de service est prévu pendant cette semaine est celle qui offre les offrandes entières quotidiennes, les offrandes apportées suite à des vœux, les offrandes volontaires et les autres offrandes publiques. Elle offre tout. Quand un jour de festival précède ou suit immédiatement un Sabbat, toutes les gardes de sacrificateurs se partageaient également les Pains de Proposition.

 

Les Sabbats consécutifs étaient normaux

 

Le récit du naufrage de Paul montre que le jour commençait en soirée et que la nuit était suivie du jour dans la séquence de vingt-quatre heures. D'après ce texte, nous voyons aussi que le jour ne commençait pas non plus à minuit, au premier siècle.

 

Actes 27:27-32 27  La quatorzième nuit, tandis que nous étions ballottés sur l'Adriatique, les matelots, vers le milieu de la nuit, soupçonnèrent qu'on approchait de quelque terre. 28  Ayant jeté la sonde, ils trouvèrent vingt brasses; un peu plus loin, ils la jetèrent de nouveau, et trouvèrent quinze brasses. 29  Dans la crainte de heurter contre des écueils, ils jetèrent quatre ancres de la poupe, et attendirent le jour avec impatience. 30  Mais, comme les matelots cherchaient à s'échapper du navire, et mettaient la chaloupe à la mer sous prétexte de jeter les ancres de la proue, 31  Paul dit au centenier et aux soldats: Si ces hommes ne restent pas dans le navire, vous ne pouvez être sauvés. 32  Alors les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe, et la laissèrent tomber. 33  Avant que le jour parût, Paul exhorta tout le monde à prendre de la nourriture, disant: C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous êtes dans l'attente et que vous persistez à vous abstenir de manger. (LSG)

 

Le changement du jour à minuit est une invention postérieure de l'Église de Rome; il n'a aucun rapport avec la période précédente. Il semble qu'à l'exception des Italiens, toutes les nations avaient la même pratique ou une semblable pour le début du jour.

 

Les textes de la Bible du temps de Moïse montrent que le jour était vu comme commençant en soirée. Comme nous l'avons vu, les Expiations étaient observées du coucher du soleil au coucher du soleil. Elles commencent au coucher du soleil du neuvième jour du mois et se terminent au coucher du soleil du dixième jour du mois (Lévitique 23:32). Le temps du terme coucher du soleil est qualifié par d'autres textes.

 

Cette pratique a été gardée intacte, comme nous le voyons avec la restauration sous Néhémie, où le Sabbat était protégé par la fermeture des portes de la ville, du soir au lendemain soir.

 

Néhémie 13:19  Puis j'ordonnai qu'on fermât les portes de Jérusalem avant le sabbat, dès qu'elles seraient dans l'ombre, et qu'on ne les ouvrît qu'après le sabbat. Et je plaçai quelques-uns de mes serviteurs aux portes, pour empêcher l'entrée des fardeaux le jour du sabbat. (LSG)

 

Ce texte montre qu'il commençait à faire noir avant le Sabbat. Le verbe utilisé est tsalal (SHD 6752) et il est

 

connecté avec tsel, 'ombre' et signifie 'quand les portes commençaient à avoir des ombres sur elles' ou 'à projeter de longues ombres (voir Soncino n. au v. 19).

 

Cette explication de la Soncino est importante en rapport aux traditions de placer le temps au-delà du coucher du soleil. Il est compris comme étant à l'approche de la noirceur (voir SHD 6751 et 6752).

 

Les ‘longues ombres’ sont en fin d'après-midi, au crépuscule, juste avant la noirceur. Nous pourrions conclure de ce texte que le Sabbat commençait, en réalité, à la noirceur. Par conséquent, le jour commence au crépuscule nautique du soir, quand il commence à faire noir. Une distinction rabbinique était que le jour commençait quand il devenait impossible de distinguer la couleur entre un fil rouge et un fil bleu. Cette absence de lumière est à la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (End Evening Nautical Twilight ou EENT). Il y a quatre termes descriptifs en rapport au crépuscule : 1) le crépuscule civil, qui prend fin quand le soleil est six degrés au-dessous de l'horizon et qui est utilisé pour les réverbères; 2) le début du crépuscule nautique du soir (BENT- en anglais), quand le soleil est six degrés au-dessous de l'horizon – le jour commence à s’assombrir; 3) la fin du crépuscule nautique du soir (EENT), quand le soleil est douze degrés au-dessous de l'horizon et que la noirceur commence; 4) le crépuscule astronomique prend fin quand le soleil est dix-huit degrés au-dessous de l'horizon. À EENT, il fait noir. À BENT, il commence à faire sombre à l'horizon.

 

Toutes les nations, incluant l'ancien Israël et les tribus de Juda, commençaient le jour la nuit; le jour suivait la nuit et elles comptaient les nuits. C'était ainsi avec les Allemands et les Teutons généralement. La citation suivante de John Brady (Brady's Clavis Calendaria I-II, London, 1812, p. 98) dit :

 

Les différentes nations ont eu des divergences et ne sont toujours pas d'accord à propos des périodes pour commencer leur calcul du jour. Les Turcs et les Mahométains comptent du crépuscule du soir; tandis que les Italiens commencent non seulement leur première heure au coucher du soleil, mais comptent les vingt-quatre heures sans une remise, pas deux fois 12, comme c'est pratiqué dans ce pays et en Europe, en général, à l'exception d'une certaine partie de l'Allemagne, où ils comptent aussi aux vingt-quatre heures, qu'ils appellent "des heures italiennes". .... quoique le jour ecclésiastique partout en Italie commence à minuit et les rites de l'église de Rome sont dans tous les cas réglés par cette tradition, il est plus particulièrement remarquable que l'on devrait permettre au jour civil de différer dans sa période de commencement et ainsi d'être en désaccord avec l'utilisation, non seulement de presque tout le reste de l'Europe, mais de leurs propres ancêtres; d'autant plus que par la variation du coucher du soleil, qui dicte le jour civil.....

 

Nous voyons ainsi qu'en 1812, à l'époque de Napoléon et de la retraite de Moscou, le jour commençait et finissait toujours au crépuscule du soir, dans l'Islam et ailleurs, ou au coucher du soleil, parmi les Italiens. En 1812, le début du jour à minuit était toujours l'aberration de l'Église Catholique. C'est de cette source qu'il est entré en Europe et à l'Ouest. C'est un mécanisme ecclésiastique sans sanction biblique. De plus, Christ parle du jour et de la nuit de 12 heures, qui sont venus à être mesurés comme vingt-quatre heures, comme ils l'étaient par les Italiens et les astronomes. Personne n'a commencé le jour à l'aube, à part comme la deuxième période de douze heures.

 

Le jour de vingt-quatre heures commençant à minuit est un déplacement postérieur de la standardisation des horloges pour s'accorder avec les temps des traditions ecclésiastiques romaines. La standardisation du temps aurait pu tout aussi facilement, et aurait dû, avoir été effectuée à partir du temps de l'aube et de la noirceur à l'équinoxe, avec les premières heures après le coucher du soleil (que nous nommons 18h00). 19h00 serait ainsi 1h00 a.s.. 17h00 serait resté la onzième heure, comme il était pendant presque six mille ans. 7h00 devrait alors être correctement 1h00 a.m.. Sur une horloge de vingt-quatre heures, ce serait 13h00. Cela aurait été en accord avec l'enseignement de Christ et ce sera introduit de nouveau de Jérusalem dans la restauration.

 

La raison pour laquelle les séquences ecclésiastiques étaient à partir de minuit, était à cause de son importance pour le jeûne; ils avaient une pratique de jeûner qui était différente de celle de la Bible et de la première église. Brady dit que le terme midi, à l'origine, signifiait la neuvième heure. En comptant de 6h00, c'était 15h00 "soit le temps où le chant était toujours chanté, selon l'ancienne règle de l'église" (Ibid., p. 99). Midi est maintenant la moitié du jour, parce que les moines cessaient de jeûner ou parce que l'heure commune du repas était midi (voir ibid.). Nous devrions aussi garder ce fait en mémoire en lisant les premiers écrits qui mentionnent midi. Le mot luncheon (déjeuner) est dérivé de la  mauvaise orthographe du mot nuncheon ou noon song (chant de midi).

 

À aucun moment dans l'histoire, la description, dans Daniel 7:25, n'a plus correspondu à une société et à des gens qu'à l'Europe du dix-neuvième siècle jusqu'au présent. Ce processus a commencé à Rome au deuxième siècle et il vient maintenant rapidement à sa conclusion.

 

Le terme day (jour) est dérivé du saxon Dæg. Le mot semble relié au romain Dies ou Diis. Les anciens ont donné les noms des planètes aux jours, qu'ils ont appelés Dii ou dieux (ibid. p. 100), et le terme était alloué à la rotation de vingt-quatre heures de la terre.

 

Parmi les Saxons, les Écritures ont été rendues disponibles en saxon par le Roi Athelstan, vers 940, qui a imposé des amendes pour le commerce pendant le dimanche, car on l'avait considéré pour avoir remplacé le Sabbat dans le système romain et ce, du quatrième siècle. Les systèmes du dimanche et des Pâques (Easter) avaient été imposés à la Grande-Bretagne par le pouvoir des Saxons et ce, depuis le Synode de Whitby en 663. Jusque-là, la plupart en Grande-Bretagne étaient des Sabbatariens Quartodécimens. (Voir l'étude Les Disputes Quartodécimènes [277]). Edgar (vers 960) a déclaré que le jour devrait être gardé saint de 15h00, le samedi jusqu'à l'aube du lundi (voir Brady ibid., p. 103-104). Ainsi, le temps de la préparation du vendredi a été transféré au samedi et une période entièrement nouvelle de douze heures supplémentaires a été ajoutée de nouveau. C'est la seule aberration connue du jour prolongé finissant à l'aube (à part dans l'adoration de Ra en Égypte).

 

Le terme jour est généralement compris de deux façons, autant comme une période de douze heures qu'une période de vingt-quatre heures. Cette dernière en est venue à être appelée, par les astronomes de l'ère moderne ou industrielle, un Nycthemeron. Cependant, les anciens pourraient être excusés de simplement utiliser le terme jour pour les deux périodes. C'était certainement le terme, quand la Bible a été traduite et c'est l'utilisation commune aujourd'hui (voir Brady, p. 97). Genèse 1:5 est tenue pour dire ... il y eut un soir et il y eut un matin: ce fut le premier jour. Cette traduction devrait simplement lire le Jour Un ou le Premier Jour. La Soncino rend ce texte en rapport au Premier Jour comme un soir et un matin, un jour (voir Soncino Chumash p. 2). La distinction est basée sur l'interprétation de Rashi, qui déduit que Dieu était seul ce jour-là, comme Celui, et qu'Il a créé les autres êtres célestes le deuxième jour. Cela ne résiste pas à l'examen minutieux du texte dans la Soncino même et il n'est pas interprété de cette façon par aucune autre autorité (voir The Interlinear Bible de Green). Rashi est dans l'erreur et il introduit une  nouvelle erreur inutile par rapport à Genèse 1:1-2.

 

Les mots soir (ereb voir arab : mélanger ou mêler) et matin (boker voir bakker : chercher ou examiner) transmettent les opposés du jour et de la nuit. Ereb dénote le mélange de la lumière à partir du crépuscule et boker dénote la lumière claire du jour, le temps où il est possible de distinguer la qualité exacte qui le caractérise (ibid.).

 

Le mot jour est ici le terme SHD 3117 yôwm, qui est d'une racine inutilisée qui veut dire être chaud; cela signifie un jour et les heures chaudes. Il est utilisé, comme Strong le dit, pour signifier littéralement, soit les périodes du lever du soleil au coucher du soleil ou d'un coucher du soleil au suivant ou, au sens figuré, un espace de temps défini par un terme associé et souvent utilisé adverbialement, représentant ainsi un âge. Il est absurde de suggérer que son utilisation soit limitée seulement aux heures diurnes du jour.

 

Les termes utilisés pour limiter le temps seulement aux heures diurnes du jour sont : SHD 3119 yôwmâm, signifiant de jour ou à la lumière du jour (voir Deutéronome 28:66; Josué 1:8; etc.) ou SHD 7837 shachar, signifiant premières lueurs, quand le soleil se lève (voir Josué 6:15).

 

SHD 4283 (voir 1Samuel 30:17; Jonas 4:7) mochorath ou lendemain est aussi utilisé pour indiquer le jour suivant ou demain.

 

SHD 1242 boqer ou boker (voir Juges 16:2; 19:26; 2Samuel 13:4),  littéralement, du matin au matin est utilisé pour signifier de jour en jour et il peut être une cause de confusion pour certains, s'il est pris de façon isolée.

 

À la lumière de ces détails, nous voyons donc qu'au moins à partir de  l'époque de Moïse dans le récit de la création, le terme jour était utilisé pour englober autant le soir que le matin, comme une journée ou une période de vingt-quatre heures. Il n'y a aucune autre façon raisonnable d'examiner cet argument.

 

Nous avons vu, dans Actes 27, que Paul avait la même compréhension que Néhémie. C'est aussi la même compréhension qui est retrouvée dans la directive à Moïse en rapport aux Expiations et celle qui a été en  utilisation jusqu'au dix-neuvième siècle. C'est seulement récemment que les temps et la loi ont été changés au point d'affecter l'opération du jour.

 

La Semaine

 

Le mot hébreu pour semaine est dérivé du mot shabuwa ou shabua (SHD 7620). Ce mot est dérivé du mot shaba' (SHD 7650), signifiant être complet. C'est une racine principale, qui est dérivée, et utilisée dans le sens, de SHD 7651 sheba ou shibah. Ce mot est le nombre cardinal principal, en tant que sept, comme chiffre sacré complet. Par conséquent, le terme, à SHD 7650, veut dire se faire sept. Cela a la signification de  jurer ou prendre un serment.

 

Le mot pour semaine est donc basé sur ou dérivé du nombre sacré de jours pour faire sept. Le Sabbat est donc inextricablement lié aux racines linguistiques des mots sept et achèvement. On retrouve le mot pour semaine dans Genèse 29:27-28 et Daniel 9:27. Il signifie littéralement être fait sept. Par conséquent, il est une semaine (sept jours) ou une période de sept ans.

 

Dans le Nouveau Testament, le mot pour semaine est un mot grec d'origine hébraïque - à savoir Sabbaton (SGD 4521 de SHD 7676 Shabbath). C'est le concept d'une septième nuit ou de l'intervalle entre deux Sabbats.

 

La période de la semaine est aussi déterminée à partir d'une expression signifiant un Sabbat complet ou parfait. Cette expression est présente dans la loi sur la Pentecôte.

 

Lévitique 23:1521 15  Depuis le lendemain du sabbat, du jour où vous apporterez la gerbe pour être agitée de côté et d'autre, vous compterez sept semaines entières. 16  Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat; et vous ferez à l'Éternel une offrande nouvelle. 17  Vous apporterez de vos demeures deux pains, pour qu'ils soient agités de côté et d'autre; ils seront faits avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain: ce sont les prémices à l'Éternel. 18  Outre ces pains, vous offrirez en holocauste à l'Éternel sept agneaux d'un an sans défaut, un jeune taureau et deux béliers; vous y joindrez l'offrande et la libation ordinaires, comme offrande consumée par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel. 19  Vous offrirez un bouc en sacrifice d'expiation, et deux agneaux d'un an en sacrifice d'actions de grâces. 20  Le sacrificateur agitera ces victimes de côté et d'autre devant l'Éternel, avec le pain des prémices et avec les deux agneaux: elles seront consacrées à l'Éternel, et appartiendront au sacrificateur. 21  Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation: vous ne ferez aucune œuvre servile. C'est une loi perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux où vous habiterez. (LSG)

 

La période de cinquante jours, qui commençait après le Sabbat hebdomadaire durant la Fête des Pains sans Levain, comprend sept Sabbats parfaits ou complets. Elle a été appelée la Fête des Semaines, des textes de l'Ancien Testament (Exode 34:22; Deutéronome 16:10,16; 2Chroniques 8:13). Le même mot SHD 7620 shabua est utilisé. Le terme pour Pentecôte est dérivé du terme compter cinquante. Le terme pour parfait, comme dans des Sabbats parfaits, est SHD 8549 tamiym,  signifiant entier. Utilisé comme nom, il signifie l'intégrité ou la vérité - de là, sans défaut, complet ou plein. De là, les cinquante jours jusqu'à la  Pentecôte contiennent sept semaines complètes et parfaites ou impeccables. Ils commencent le jour après le Sabbat hebdomadaire et finissent le jour après le Sabbat hebdomadaire - à savoir, un dimanche. La Pentecôte ne peut donc pas tomber le 6 Sivan, puisque le compte est contrevenu et il n'y a pas sept semaines ou Sabbats parfaits ou impeccables.

 

Le mot pour Sabbat (SHD 7676) est différent de celui utilisé pour les Sabbats des jours de fête, qui sont appelés Shabbathown (SHD 7677). Ce terme s'applique à tous les Jours Saints des fêtes et il a la signification d'un Sabbatisme ou Jour Saint, à part le Jour des Expiations, qui est mentionné comme un Shabbath shabbathown. La signification fait ainsi un double Sabbat ou souligne le concept d'un Jour très Saint. Les termes impliqués dans ce texte de Lévitique pour le compte jusqu'à la Pentecôte sont Sabbat et non pas shabbathown.  Par conséquent, c'est absolument clair, à partir des distinctions faites dans le chapitre, qu'il est question des Sabbats hebdomadaires et non pas des Jours Saints et que le calendrier juif moderne ou Hillel est erroné en plaçant l'observance au 6 Sivan. Le conflit est évident dans le Mishnah, qui montre que les Pharisiens avaient introduit la Pentecôte du 6 Sivan, qui pouvait, et qui l'a fait, tomber après un Sabbat, à ce moment-là. Dans le système du Temple et avec les Samaritains, la Pentecôte était toujours le Premier Jour de la Semaine ou le dimanche.

 

(Hagigah 2:4) La Pentecôte qui a coïncidé avec un vendredi - la Maison de Shammai dit, "Le jour de l'abattage [de l'offrande entière apportée dans l'accomplissement des exigences d'apparaître devant l'Éternel] est le jour après le Sabbat". Et la Maison de Hillel dit, "Le jour de l'abattage [de l'offrande entière] n'est pas après le Sabbat". Mais ils sont d'accord que, s'il coïncidait avec le Sabbat, le jour de l'abattage [de l'offrande entière] est après le Sabbat. Le souverain sacrificateur ne met pas ses vêtements. De plus, on leur permet de conduire une lamentation ou de jeûner, afin de ne pas confirmer l'opinion de ceux qui disent que la date de la Pentecôte [doit toujours tomber] après le Sabbat [le dimanche].

 

Certains ont recours à la Septante (LXX) pour appuyer l'argument de la Pentecôte du 6 Sivan. Cependant, quoiqu'elle fût le texte standard de la première église, cette version a été rejetée par le Judaïsme rabbinique de Jamnia, après la destruction du Temple et la dispersion, de toute façon. Le texte de l'Ancien Testament a même été significativement changé pour appuyer le Judaïsme rabbinique du temps et il est devenu le Texte Masorétique. Toute cette question de la Pentecôte dans la LXX a été examinée dans l'étude Le Compte de l'Omer jusqu'à la Pentecôte [173]). Les arguments pour le 6 Sivan, construits autour de ce texte, sont faux, de toute façon.

 

La Pentecôte a été observée le dimanche pendant la période du Temple, autant par le sacerdoce du Temple que par les Samaritains. F. Bruce dit (The Illustrated Bible Dictionary, J. D. Douglas & N. Hillyer, éditeurs, IVP, 1980; art. Calendar, Vol. 1, p. 225) :

 

En général, le calendrier juif à l'époque du NT (du moins avant 70 ap. J.-C.) a suivi le calcul des Sadducéens, puisque c'était par ce calcul que les services du Temple étaient réglés. Ainsi, le jour de la Pentecôte était calculé comme le cinquantième jour après la présentation de la première gerbe moissonnée d'orge, c'est-à-dire, le cinquantième jour (y compris) du premier dimanche après la Pâque  (voir Lévitique 23:15 et suiv.); par conséquent, elle tombait toujours un dimanche, comme elle le fait dans le calendrier Chrétien. Le calcul pharisaïque, qui est devenu standard après 70 ap. J.-C., a interprété le 'sabbat' dans Lévitique 23:15 comme le jour du festival des Pains sans Levain et non pas le sabbat hebdomadaire; dans ce cas, la Pentecôte tombait toujours le même jour du mois [6 Sivan].

 

Les Samaritains et l'Église n'ont pas changé leur pratique, par rapport à la Pentecôte et ce, depuis le premier siècle. Seul le Judaïsme a changé ses observations et cela a été fait pour préserver ses traditions. L'église Trinitaire a affecté la semaine durant laquelle la Pentecôte tombe par sa manipulation de la date des Pâques, mais elle est toujours un dimanche, comme elle l'avait été dans la période du Temple, depuis le temps de la captivité assyrienne et, avant cela, au temps de Moïse. Les pratiques samaritaines précèdent le pillage du Premier Temple et la captivité de Juda en 587 BCE. Par conséquent, elles reflètent plus exactement les pratiques du début de la période du Premier Temple. Les traditions et le système des Pharisiens ont été introduits graduellement en Juda, à partir de la captivité babylonienne. Ils n'ont eu aucun effet sur la pratique du Temple et ce, jusqu'à la période de sa chute et de sa destruction.

 

La Semaine de Sept Jours

 

Le concept de la semaine de sept jours est déterminé d'Exode 20:8-11.

 

Exode 20:8-11 8  Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. 9  Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 10  Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. 11  Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié. (LSG)

 

La semaine est donc une ordonnance réglée et obligatoire, établie pour que son point central soit le Sabbat ou le septième jour de la semaine qui est, et a toujours été, le jour compris comme le samedi. Le terme anglais Saturday est dérivé du saxon Seator (ou aussi apparemment Crodo, voir Brady) qui est d'habitude associé à Saturne, la déité romaine (Brady, pp. 122-123). En beaucoup de langues, ce jour est appelé le Sabbat ou en termes dérivés de ce mot. Samuele Bacchiocchi développe l'histoire entière (From Sabbath to Sunday, Pontifical Gregorian University Press, Rome, 1977).

 

Le Mois

 

Le mot mois est dérivé du mot pour moon (lune) dans l'ancienne racine linguistique, qui est devenue l'anglais. Le mot hébreu est chadash ou chodesh (SHD 2320), signifiant une Nouvelle Lune - de là, il signifie un mois. La Nouvelle Lune est donc le moyen de déterminer le début du mois. Le New Brown-Driver-Briggs-Gesenius Hebrew-English Lexicon dit de ce mot (p. 294) qu'il signifie Nouvelle Lune ou Mois ... 1. Nouvelle lune comme jour, c'est-à-dire le temps de la nouvelle lune, comme festival religieux. 2. Mois comme commençant à la Nouvelle Lune. Il n'y a aucun doute qu'historiquement, le mois commençait à la Nouvelle Lune. La lune était aussi toujours un festival dans la période du Temple et le Souverain Sacrificateur entrait dans le temple, ce jour-là, aussi bien que le jour du Sabbat.

 

Le mot est relié à SHD 2314 châdar, entourer ou inclure, cacher ou rideau. Dans sa note à propos de 2314, le Lexicon continue (p. 294) : (comme quelque chose entourant) [de] II. caché derrière un rideau, caché, confiné. IV. se cacher, aussi demeurer ou rester derrière,  comme mettre une épée dans son étui.

 

Le sens de la base du terme est clairement celui de la pleine noirceur de la Nouvelle Lune et non pas un croissant postérieur. La question du croissant de la lune est examinée dans l'étude Le Veau d'Or [222].

 

Un autre mot pour mois est SHD 3391 yerach (1Rois 6:37-38; 8:2; 2Rois 15:13; Zacharie 11:8). Il est d'une racine inutilisée de signification incertaine et signifie une lunation, c'est-à-dire un mois ou lune. Un autre mot est le chaldéen SHD 3393 yerach (Esdras 6:15), qui correspond à SHD 3391.

 

Le mot pour lune, quand il est utilisé dans le sens du soleil et de la lune, est SHD 3394 ou SHD 3391. Il peut être SHD 3842 (Ésaïe 24:23; 30:26). Le mot pour Nouvelle Lune (SHD 2320) est traduit par month (mois) en anglais. Les exceptions rendent évident qu'un jour spécifique est indiqué (1Samuel 20:5,18,24; 2Rois 4:23; Psaume 81:3; Ésaïe 66:23; Ézéchiel 46:1,6; Amos 8:5). Les mois sont ainsi les premières, deuxièmes, troisièmes, etc. Nouvelles Lunes.

 

La Nouvelle Lune est donc le point central ou déterminant du mois. Elle forme la base du calcul des périodes dans un mois. C'est ainsi pour tous les Jours Saints, les Nouvelles Lunes en étant elles-mêmes (voir les études Les Nouvelles Lunes [125], Les Nouvelles Lunes d'Israël [132], et aussi Les Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 [120]). Les commentaires sur les mois, faits dans l'étude Les Nouvelles Lunes d'Israël [132],sont examinés de nouveau ci-dessous pour montrer la séquence et la signification de leur utilisation.

 

Le mot saxon Almanach semble être dérivé des mots araméens al et manach, signifiant le calcul. Verstigan, qui est la seule exception, dit cependant qu'il est venu d'al mon aght, c'est-à-dire Al mon tient compte ou le fait de tenir compte des lunes. Certainement, le concept des jours commençant et finissant au coucher du soleil ou au crépuscule, est cohérente avec cette origine orientale (voir Brady, pp. 42-43). Les almanachs originaux étaient des calendriers de cycle lunaire, taillés sur quatre pièces en bois et basés sur des séquences de 30 et 29 jours qui correspondaient à la durée de la lune déterminant les conjonctions et les pleines lunes. La séquence alternante des jours était aussi la pratique arabe. Une copie d'un Almanach saxon original se trouve dans le volume 1 de Brady, entre pp. 42-43. Il y en a un très ancien dans le Collège de St. John de Cambridge.

 

Les Mois de l'Année

 

La lune est aussi symbolique, parce qu'elle a des phases. La Nouvelle Lune représente le début de l'activité de chaque cycle. Il y a douze mois dans l'année (sauf quand il y a l'intercalation) (1Rois 4:7; 1Chroniques 27:1-15). Ils sont généralement considérés comme ayant une durée de 30 jours et c'est de cette façon qu'ils sont mentionnés prophétiquement (Genèse 7:11; 8:3-4; Nombres 20:29; Deutéronome 21:13; 34:8; Esther 4:11; Daniel 6:7-13).

 

L'Éternel commande spécifiquement que le mois de la Pâque, qui est Nisan ou Abib, soit le début de l'année (voir aussi Nombres 9:1-3; 33:3; Josué 4:19; Ézéchiel 45:18,21). Ce commencement symbolise le rachat de l'Israël de Dieu du système mondial (Galates 1:4; Apoc. 14:4).

 

Abib est déterminé à partir de la Nouvelle Lune la plus proche de l'équinoxe du printemps, dans l'hémisphère nord, qui commence la saison d'été. Dans l'hémisphère nord, l'équinoxe automnal commence la saison d'hiver. Ce sont les deux saisons mentionnées par la Bible (Genèse 8:22; Psaume 74:17). Le calcul est bien compris :

 

L'observation de l'équinoxe automnal, c'est-à-dire, 'la sortie de l'année' (voir Exode 23:16) et de l'équinoxe du printemps ou vernal, appelé 'le retour de l'année' (1Rois 20:26; 2Chroniques 36:10), était importante pour contrôler le calendrier et, par conséquent, les festivals. Ainsi, l'année commençait à la nouvelle lune la plus proche de l'équinoxe vernal, quand le soleil était dans le signe du Bélier (Jos., Ant. 3.201 [mieux vaut voir Ant. (Antiquities of the Jews) III.x.5]) et la Pâque,  le quatorzième jour de Nisan, coïncidait avec la première pleine lune (Exode 12:2-6). (The Illustrated Bible Dictionary, J. D. Douglas & N. Hillyer, éditeurs, IVP, 1980; art. Calendar, Vol. 1, p. 223).

 

Les mois sont énumérés en séquence, pour que l'année puisse être identifiée et non pas confondue plus tard (Exode 12:2; 13:4; 2Chroniques 30:2; Néhémie 8:2). Les mois et les gardes des sacrificateurs sont inscrits dans 1Chroniques 27:1-15. Les Nouvelles Lunes ont été inscrites, comme des jours d'adoration, avec le Sabbat et les Jours Saints, dans Nombres 28 et 29 (en particulier, Nombres 28:1-2,11,14).

 

La méthode pour déterminer le Premier mois de l'Année (appelé Nisan ou Abib) est que la période de la Pâque, les 14 et 15 Nisan, doit tomber après l'équinoxe. Ainsi, le jour de la préparation du Quatorze peut tomber à l'équinoxe, mais le Quinze doit tomber après l'équinoxe. C'étaient les deux règles gouvernantes jusqu'à la révision Hillel. Schurer note la règle en rapport à la Pâque, dans son Annexe sur le Calendrier.

 

Les mois étaient normalement numérotés et ils ne sont pas tous inscrits par leur nom dans les Écritures. Les mois de l'année sont :

 

1. Nisan (mars-avril) (ou Abib; Canaanite)

2. Iyyar (avril-mai) (ou Ziv; Canaanite)

3. Sivan (mai-juin)

4. Tammuz (juin-juillet)

5. Ab (juillet-août)

6. Elul (août-septembre)

7. Tishri (septembre-octobre) (ou Ethanim; Canaanite)

8. Marcheshvan (octobre-novembre) (ou Bul; Canaanite)

9. Chislev (novembre-décembre)

10. Tebeth (décembre-janvier)

11. Shebat (janvier-février)

12. Adar (février-mars)

 

Les équivalents babyloniens sont :

 

1. Nisanu : le mois du sacrifice

2. Ayaru : le mois du cortège

3. Simanu : la saison ou le temps fixé pour la fabrication des briques

4. Du-uzu : le mois de Tammuz, le dieu de la fertilité

5. Abu : le mois des torches

6. Elulu ou Ululu : le mois de la purification

7. Teshritu : le mois du commencement

8. Arah-samna : le huitième mois

9. Kislimu : de signification incertaine

10. Tebitu : le mois de se plonger (dans l'eau)

11. Shabatu : le mois des tempêtes et de la pluie

12. Adaru : le mois de l'aire

 

Le cycle de douze mois lunaires (354 ¼ jours) est plus court que l'année solaire (365 ¼ jours). Parce que le festival du printemps de la Pâque-Mazzoth, qui commence le cycle des fêtes agricoles, devait être observé à un temps de l'année, il est évident pourquoi le mois intercalaire est placé en Adar, à la fin de l'année.

 

La Pâque doit coïncider avec la première récolte [qui suit l'équinoxe]. Ainsi, le commencement de l'année dépend de l'emplacement de la lune dans la période pendant laquelle la récolte d'orge arrive.

 

Abib signifie épis verts; les épis verts étaient coupés et rôtis, avant d'atteindre leur maturité. Le premier épi de la récolte des épis verts était coupé et agité, comme Gerbe Agitée, commençant ainsi le compte de l'omer jusqu'à la Pentecôte. La séquence dans Josué était qu'ils sont entrés dans la Terre Sainte et qu'ils ont ensuite mangé du vieux grain, le matin après la Pâque, c'est-à-dire le matin du quinzième jour du Premier Mois; la manne a alors cessé (Josué 5:11). Les épis verts ne sont pas mentionnés, parce qu'ils ont rôti les nouveaux épis d'Abib après la Gerbe Agitée, qui n'avait pas encore eu lieu. Par conséquent, seul le vieux grain est mentionné comme étant consommé. La Gerbe Agitée symbolisait le Messie, qui a été le premier-engendré d'entre les morts.

 

Le symbolisme spirituel est primordial. Les fêtes dépendent des Nouvelles Lunes et non pas le contraire. Le nom du mois intercalaire est WeAdar (ou et Adar), selon M. Ned VIII.5 (voir Interpreter’s Dictionary of the Bible, Vol. 1, p. 487). Les calculs rabbiniques montrent que sept années, dans chaque cycle de dix-neuf ans, ont un mois supplémentaire que nous nommons Adar II.

 

Comme nous l'avons observé, les mois sont déterminés par les Nouvelles Lunes et le Plan entier du Salut est démontré de chaque Nouvelle Lune par le calcul des fêtes et leur démonstration dans le cycle des récoltes physiques réelles. L'année est basée sur une année symbolique ou prophétique de 360 jours, soit douze mois de 30 jours (voir l'étude Les Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 [120] pour les implications pour les fêtes et les 144,000). On la connaît comme un temps. Cette période peut aussi être prolongée prophétiquement à 360 ans, sur la base d'une année pour un jour. Sept temps sont 2,520 années, la moitié de cette période (ou 1,260 ans) étant le temps, des temps et la moitié d'un temps de Daniel 12:7.

 

De l'étude Moïse et les Dieux d'Égypte [105], il est noté que Dieu s'est occupé du système égyptien et de ses dieux par l'Exode. Dieu s'est occupé du système babylonien par l'établissement approprié du calendrier et de l'Église. Notez que le système babylonien commençait l'année au mois des commencements, Teshritu ou Tishri. À partir de ce mois, le Messie établira le Nouveau Commencement, qui est symbolisé par la Fête des Trompettes, le Jour des Expiations et la Fête des Tabernacles.

 

Tishri est déterminé par la Nouvelle Lune, qui est la Fête des Trompettes. Il a été indiqué dans l'étude Les Nouvelles Lunes d'Israël [132] que le mois des commencements était la septième lune. Il y a été noté que cette séquence représentait l'établissement sous le Messie des sept phases des sept Églises. On explique la signification dans les études sur les Nouvelles Lunes. L'explication du symbolisme des fêtes est répétée (recitée ci-dessous de Les Nouvelles Lunes [125]) :

 

L'année a été faite pour commencer le mois du sacrifice, qui représentait le sacrifice de la Pâque du Messie. Ce mois a commencé la récolte, qui était aussi la première dans la séquence des récoltes, c'est-à-dire la récolte d'orge. Dieu a ensuite continué le processus des récoltes à travers chacune des phases, qui sont trois périodes de récoltes. Celles-ci sont la Pâque et les Pains sans Levain, la Fête des Semaines et la Fête des Tabernacles ou de la Récolte. La Fête des Semaines symbolise la récolte de l'Église avant le retour du Messie. Ce processus est en cours.

 

La Pentecôte est donc le commencement d'une séquence qui se poursuit à travers cinq lunes de Sivan à Tishri, bien qu'il y en ait sept dans la séquence de Nisan à Tishri. Ces cinq lunes sont aussi représentées par les pierres que David a prises du ruisseau (voir l'étude David et Goliath [126]). Elles représentent aussi les cinq églises qui réussissent. Sardes et Laodicée sont éliminées. Cependant, les cinq sont continues, comme la succession des mois. Sivan commence la fabrication des briques du Temple de Dieu. La séquence implique ensuite une renaissance (Du-uzu : Tammuz), les torches (Abu : Ab) ou les bougies de l'Église et la purification (Elulu : Elul) des élus. Les mois de Simanu (Sivan) à Teshritu (Tishri) sont ainsi expliqués dans le symbolisme Chrétien, éliminant ainsi le Babylonien. Le feu du 9-10 Ab a apparemment été permis à cause de l'idolâtrie d'Israël par la pratique babylonienne.

 

Il y a douze mois en tout avec un treizième mois, sept fois à tous les dix-neuf ans. Les dix-neuf ans marquent le cycle complet. Cette période est déterminée par les lunes elles-mêmes, dans leur rotation à travers les saisons. Il y a dix-neuf ans dans le cycle.

 

Les sacrifices sont : les cinquante-deux Sabbats, les sept Jours Saints des Fêtes et les douze Nouvelles Lunes, ensemble avec l'Offrande de la Gerbe Agitée (Adar II arrive sept fois à tous les dix-neuf ans) (Lévitique 23:9-14). Les Trompettes sont un sacrifice double, étant une Fête autant qu'une Nouvelle Lune (Nombres 29:1-6).

 

Le sacrifice de la Gerbe Agitée, quand il est considéré avec les fêtes et les Nouvelles Lunes, a une grande signification. Nous avons traité de cela dans l'étude Les Récoltes de Dieu, les Sacrifices des Nouvelles Lunes et les 144,000 [120]. La relation des mois intercalaires a rapport à l'administration de Dieu à l'intérieur d'Israël et dans le système céleste aussi, telle que notée dans l'étude Les Nouvelles Lunes d'Israël [132]. Toutes les activités de Dieu dans la création sont représentées par des symboles qui sont reflétés non seulement dans le mouvement du ciel, mais aussi dans l'assignation de l'organisation et de la responsabilité d'Israël. Comme nation et Église dans l'alliance, Israël est fondé sur ces relations (voir l'étude L'Alliance de Dieu [152]).

 

La citation de Les Nouvelles Lunes [125] continue :

 

Le rapport est basé sur la fonction du mois intercalaire, comme il arrive avec les douze mois normaux. Israël représente ce système par ses tribus. Israël a douze tribus. Celles-ci sont, du nord : Dan, Aser, Nephthali, Juda, Issacar, Zabulon, Ruben, Siméon, Gad, Éphraïm, Manassé, Benjamin (voir Nombres 10:11; voir Ézéchiel 1:4 et suiv.). La tribu de Lévi est centrée au ou autour du tabernacle. Il y a donc douze tribus, mais Joseph a le droit d'aînesse et il est effectivement divisé en deux parties pour faire douze tribus, la tribu de Lévi abandonnant sa part pour exécuter la fonction du sacerdoce. Le plan de la fonction de l'Israël physique a donc été placé dans les étoiles à la création. Adar II représente le sacerdoce, comme treizième mois et tribu. Ce mois arrive sept fois dans un cycle.

 

Ce cycle représente les sept esprits de Dieu dans l'exécution de leurs devoirs, sous les anges des sept Églises. Ce problème ne peut pas être résolu ou compris sans la compréhension des Nouvelles Lunes.

 

Les Nouvelles Lunes étaient centrales dans le système d'adoration, tel qu'établi dans le calendrier hébreu. Elles devaient être observées correctement et leur compréhension était centrale pour la compréhension du Plan du Salut. Le système israélite était apostat et il a été sapé continuellement. Chaque fois, il a dû être restauré par un délégué nommé par Dieu. Il y a eu plusieurs restaurations et dégradations dans la détermination du système.

 

On peut voir que la Nouvelle Lune était le point central du calcul pour le calendrier religieux. Elle est tombée plusieurs fois en désuétude. La dernière fois qu'elle a été continuelle pour Juda a été sous le Rabbin Hillel II, en 358 CE. À ce moment-là, les Sabbats étaient devenus si encombrants par la tradition qui avait été introduite, que tout le système de calcul a dû être changé, pour permettre l'observance des traditions établies par les Pharisiens. Les observations ont été faites pour contrôler les Nouvelles Lunes, afin que les traditions puissent être observées. Pour contrôler les gens qui pourraient autrement contester la déclaration correcte de la Nouvelle Lune, d'autres restrictions ont été mises en application, quant à qui pourrait être un témoin fiable pour la Nouvelle Lune. Les femmes ont été éliminées comme témoins, de même que les catégories de gens qui auraient pu être des observateurs indépendants, comme les éleveurs de pigeons (voir le Mishnah pour les catégories).

 

Examinons les commentaires de la position historique du texte de l'étude Les Nouvelles Lunes [125] :

 

Position Historique Générale

 

Le Festival de la Nouvelle Lune, connu aux Juifs comme Rosh Hodesh, arrivait le premier jour du mois, à l'apparition de la première phase de la lune (The Jewish Festivals History and Observance de Hayyim Schauss, tr. Samuel Jaffe, Schocken Books, New York, 1938, p. 275). Il est donc relié à l'apparition de la Nouvelle Lune.

 

Il y avait un temps où Rosh Chodesh était un festival principal, beaucoup plus important que le Sabbat hebdomadaire... Une raison de son importance réside dans le fait que la date de tous les Festivals juifs dépendait de la Nouvelle Lune (ibid., p. 274).

 

Cette affirmation est une supposition. La Bible indique qu'il était aussi important, mais pas plus que le Sabbat. Il était plus important que les fêtes, comme nous le verrons.

 

La Bible rend clairement la Nouvelle Lune équivalente aux festivals (Nombres 10:10). Le Festival de la Nouvelle Lune était un jour de fête et il était célébré le jour après que la Nouvelle Lune était aperçue (New Catholic Encyclopedia, Vol. 10, McGraw Colline, NY, 1967, p. 382).

 

Dans les premiers temps rabbiniques, le jour de la Nouvelle Lune était établi par le Sanhédrin à Jérusalem, après l'acceptation de l'évidence des témoins oculaires qui avaient revendiqué avoir vu la nouvelle lune. Parfois les rabbins reportaient délibérément Rosh Hodesh, afin d'empêcher le Jour des Expiations de tomber un vendredi ou un dimanche. Le calendrier permanent a été fixé par Hillel II en 358 CE et cela a fourni la date exacte de chaque Rosh Hodesh, basée sur des calculs astronomiques et mathématiques (The Ency. of Judaism, Geoffery Widoger, Macmillan, NY, 1989, p. 502).

 

Notez que c'était au début des temps rabbiniques. C'est bien après la chute du Temple en 70 CE. La manipulation rabbinique de la Nouvelle Lune a donc été enchâssée dans le Calendrier Hillel à partir de 358 CE. Elle n'a aucune autorité biblique.

 

Nous avons ici l'évidence de l'ajournement délibéré avant le calendrier Hillel. Notez que nous ne traitons pas de la période du Deuxième Temple, mais du début de l'époque rabbinique postérieure. Cependant, les affirmations de la Nouvelle Encyclopédie Catholique, quant à l'ajournement au jour suivant, montrent une ignorance du moment de l'introduction des ajournements. Il a été assumé que la Nouvelle Lune développe le croissant six heures après la conjonction. Par conséquent, elle était seulement reportée si la conjonction ou la Nouvelle Lune totalement sombre tombait après 12h00. Cette règle a été établie dans les ajournements. (La citation continue) :

 

Il n'y a aucun doute que la Nouvelle Lune était, anciennement, au moins aussi importante que le Sabbat.

 

Le festival de la Nouvelle Lune était anciennement au moins au même niveau que le Sabbat (Prolegomena to the History of Israel de J. Wellhausen, 1885, p. 113).

 

La Nouvelle Lune était certainement un temps saint et, si nous devons croire certains érudits modernes, elle était célébrée le jour après avoir aperçu la Nouvelle Lune. C'est une conjecture basée sur la propagande rabbinique postérieure. Ce n'était pas fait de cette façon. Ce nouveau commencement était marqué par des sacrifices spéciaux (Nombres 28:11-15) et les trompettes étaient sonnées à ces occasions-là (Nombres 10:10; Psaume 81:3). Aucun travail normal n'était fait. Le Roi avait des fêtes spéciales à la Nouvelle Lune. David mentionne la signification dans 1Samuel 20:5. L'absence de David aurait été remarquée de la cour, parce que sa place à la table aurait été vide. Ils connaissaient à l'avance le temps de la Nouvelle Lune.

 

1Samuel 20:18  Jonathan lui dit: C'est demain la nouvelle lune; on remarquera ton absence, car ta place sera vide. (LSG)

 

Les Nouvelles Lunes étaient donc des assemblées obligatoires, connues d'avance, à la Cour d'Israël. Cela fait un non-sens de tout argument en faveur d'un système d'observation. David a observé les Nouvelles Lunes de même que les Sabbats et les fêtes, selon le nombre prescrit (1Chroniques 23:30-31). Il y avait donc un ordre établi des temps anciens. Ces Jours ont été aussi observés par Salomon. C'était une ordonnance pour toujours en Israël.

 

Les Nouvelles Lunes sont mentionnées en préséance sur les fêtes.

 

2 Chroniques 2:4  Voici, j'élève une maison au nom de l'Éternel, mon Dieu, pour la lui consacrer, pour brûler devant lui le parfum odoriférant, pour présenter continuellement les pains de proposition, et pour offrir les holocaustes du matin et du soir, des sabbats, des nouvelles lunes, et des fêtes de l'Éternel, notre Dieu, suivant une loi perpétuelle pour Israël. (LSG)

 

Élisée a observé les Nouvelles Lunes, de même que les Sabbats et les fêtes établies (2Rois 4:23), tout comme Ézéchias, comme c'est écrit dans la loi de l'Éternel (2Chroniques 31:3). Cette pratique a été continuée par Esdras (Esdras 3:5) et Néhémie (Néhémie 10:29-33). Cette pratique a continué jusqu'au temps de Christ et des apôtres et le calendrier, y compris les Nouvelles Lunes, ont été observés à Colosses (Colossiens 2:16). Le but des Sabbats, des Nouvelles Lunes et des fêtes établies dans le calendrier était pour qu'ils soient des mémoriaux pour Israël devant Dieu et pour l'expiation (Nombres 10:10, 33). Cette ordonnance est placée dans la même séquence et les mêmes chapitres que l'Ordre de Bataille d'Israël. Le calendrier est donc intégral à l'Alliance de Dieu et au but de Dieu dans le Plan du Salut.

 

La Nouvelle Lune doit être traitée comme un jour d'adoration et d'assemblée, comme le sont les Sabbats et les fêtes (1Samuel 20:5,18; Ésaïe 66:23; Ézéchiel 46:1-3). Le sacrifice n'est pas la question, puisqu'il a été accompli par le Messie. L'obéissance est la question (Jérémie 7:22-24; Hébreux 10:1-6).

 

La citation continue (de Les Nouvelles Lunes [125]) :

 

Le Nouvel An, à la Nouvelle Lune du premier mois Abib, avait une signification spéciale (Psaume 81:3-5; voir l'étude La Lune et le Nouvel An [213]). La Nouvelle Lune du septième mois était aussi particulièrement sanctifiée (Lév. 23:24-25; Nombres 29:1-6). 2Rois 4:23 suggère que la Nouvelle Lune autant que le Sabbat aient été considérés comme fournissant l'occasion de consulter les prophètes. Ézéchiel désigne la Nouvelle Lune comme un jour spécial d'adoration (Ézéchiel 46:1,3).

 

[Judaica et le Judaïsme moderne affirment que] : À l'origine, la Nouvelle Lune n'était pas prétendument fixée par des calculs astronomiques, mais elle était solennellement proclamée après que des témoins avaient témoigné de la réapparition du croissant de la lune. Les autorités rabbiniques soutiennent que le 30ème jour de chaque mois, les membres de la Cour Suprême se réunissaient dans une cour à Jérusalem, nommé Beit Ya'azek, où ils attendaient de recevoir le témoignage de deux témoins fiables; ils sanctifiaient alors la Nouvelle Lune. Si le croissant de la lune n'était pas vu le 30ème jour, la Nouvelle Lune était automatiquement célébrée le 31ème jour. Pour informer la population du début du mois, des fanaux étaient allumés sur le Mont des Oliviers et, de là, sur tout le territoire et dans des parties de la Diaspora.

 

[Il est ensuite affirmé que] Plus tard, cependant, les Samaritains ont commencé à allumer des fanaux qui induisaient en erreur et la Cour Suprême a envoyé des messagers aux communautés les plus éloignées. Ces Juifs qui vivaient à une grande distance de Jérusalem célébraient toujours le 30ème jour du mois comme la Nouvelle Lune. À ces occasions, quand ils étaient informés de son ajournement au 31ème jour, ils observaient aussi ce second jour comme la Nouvelle Lune (RH 1:3-2:7). Au milieu du quatrième siècle, les sages avaient établi un calendrier permanent et la proclamation publique de la Nouvelle Lune a cessé. Une relique de la pratique originale est cependant conservée dans la tradition de la synagogue d'annoncer la Nouvelle Lune, le Sabbat précédant sa célébration (Ency. Judaica, Vol. 12, p. 1039).

 

Ce processus est l'évidence de la manipulation du calendrier par les rabbins. Jamais un mois a plus de trente jours et ils savaient cela. Notez aussi les commentaires de John Bowman quant aux Samaritains et à  l'acceptation de cette propagande rabbinique, ci-dessus. Le système original opérait par le calcul d'après la conjonction