Les Églises
Chrétiennes de Dieu
[159]
Le Moment de la Crucifixion
et de la Résurrection
[159]
(Édition
5.0 19960413-20040321-20070511-20090314)
La Chrétienté conformiste enseigne une crucifixion le vendredi et une
résurrection le dimanche de Jésus de Nazareth. Les récits historiques
montrent que les Apôtres ou la première Église du Nouveau Testament n'ont
pas enseigné cette doctrine. Cette étude examine les Écritures, l'histoire,
les données du calendrier lunaire et les évidences résultant de recherches
récentes et leur laisse déterminer le moment exact. La preuve est présentée
que le ministère de Christ a duré deux ans et demi, et non pas trois ans et
demi, comme cela a parfois été déduit de certaines traductions de Daniel 9.
Une analyse détaillée des événements des six jours précédant la Pâque est
donnée. Cette étude inclut un travail récent qui démontre que l'année de la
crucifixion était 30 CE plutôt que 31 CE ou 33 CE, comme plusieurs ont cru.
Christian Churches of
God
Courriel :
secretary@ccg.org
(Copyright
©
1996, 1999, 2004, 2007, 2009
Wade Cox)
(Tr. 2003, 2011)
Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition
qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y
inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur.
Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies
distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles
et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.
Cette étude est disponible sur les pages du World Wide Web :
http://www.logon.org/french/
et
http://www.ccg.org/french/
Le Moment de la Crucifixion et de la
Résurrection [159]
La crucifixion et la résurrection de Christ sont,
peut-être, les événements les plus
importants et les plus mal compris dans
l’histoire de l’humanité.
Les traditions, associées avec la crucifixion,
affirment que Christ a été crucifié sur une
croix. C'est traduit du mot latin
crux.
L'origine et la signification de la croix
sont traitées dans l'étude
La Croix : Ses Origines et Sa
Signification [039]). La Companion Bible, à l'Annexe 162, traite des
deux termes traduits par croix du Nouveau
Testament grec. Les mots sont
stauros et
xulon. La Companion Bible note que le mot grec
stauros dénote un poteau droit ou pieu, sur lequel les criminels
étaient cloués pour l’exécution. Le terme
xulon
dénote une bûche ou un bois mort ou une
poutre pour se chauffer ou tout autre usage.
Il diffère de
dendron, qui est utilisé dans le cas
d'un arbre vert ou vivant (comme dans Mat.
21:8; Apoc. 7:1,3; 8:7; 9:4 etc.). L'Annexe
déclare que :
Comme ce dernier terme
xulon
est employé au lieu du terme
stauros qui est sorti de l'usage, il est
clair que le sens de chacun de ces mots est
le même. Le terme anglais “cross” est une
traduction du latin
crux, mais le mot grec stauros
ne signifie pas plus croix que le mot
anglais “stick” n’a le sens de béquille.
Homère emploie ce mot
stauros en rapport à un bâton ou à une
poutre ordinaire ou à une pièce de bois, et
c’est dans ce sens que ce mot est employé
dans la littérature grecque classique. Il ne
signifie jamais deux pièces de bois croisées
sous quelque angle, mais toujours une seule
pièce. D’où l’emploi du terme
xulon en rapport à la manière de la mort de Christ et traduit arbre
dans Actes 5:30; 10:39; 13:29; Gal. 3:13;
1Pierre 2:24. Cela est conservé dans notre
ancien nom anglais
rood
ou rod.
Voir Encycl. Brit., 11eme (Camb.)
éd., Vol. 7, p. 505.
Il n’y a rien dans le grec du Nouveau
Testament sous-entendant deux pièces de
bois.
La lettre
chi,
X, l'initial du mot Christ [Christos],
a été à l'origine utilisée pour Son nom ; ou
Xp.
Cela a été remplacé par les symboles et même
le premier de ceux-ci avait quatre bras
égaux. Ces croix étaient utilisées comme
symboles du dieu soleil babylonien et ont
été vues pour la première fois sur une pièce
de monnaie de Jules César, 100-44 av. J.-C.,
et ensuite sur une pièce de monnaie frappée
par l'héritier de César (Augustus), 20 av.
J.-C. (voir l'Appendice 162, p. 186).
La première confusion sur la question de la crucifixion est, peut-être, plus
claire. Christ a été crucifié sur un
stauros ou un pieu, pas une croix. Il a
été crucifié le 14ème jour de
Nisan pendant le règne de César Tibère.
L'identification du jour de la semaine
dépendra de l'année qu'il a été tué et de la
séquence des événements de la semaine qui
est incluse. La Pâque varie selon la
Nouvelle Lune et non pas le jour de la
semaine. Il existe un certain nombre
d'Écritures qui déterminent le moment exact
et un certain nombre de prophéties doivent
être accomplies pour que Jésus ou, plus
correctement, Jehoshua soit le Messie.
La façon de déterminer l'année de la crucifixion est de commencer avec les
dates connues de l'Écriture. La seule date
certaine que nous avons est celle du
ministère de Jean le Baptiste.
Luc 3:1-6
1
La quinzième année du règne de Tibère César,
-lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la
Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son
frère Philippe tétrarque de l'Iturée et du
territoire de la Trachonite, Lysanias
tétrarque de l'Abilène, 2 et du
temps des souverains sacrificateurs Anne et
Caïphe, -la parole de Dieu fut adressée à
Jean, fils de Zacharie, dans le désert.
3 Et il alla dans tout le pays des
environs de Jourdain, prêchant le baptême de
repentance, pour la rémission des péchés,
4 selon ce qui est écrit dans le
livre des paroles d'Ésaïe, le prophète :
C'est la voix de celui qui crie dans le
désert : Préparez le chemin du Seigneur,
Aplanissez ses sentiers. 5 Toute
vallée sera comblée, Toute montagne et toute
colline seront abaissées ; Ce qui est
tortueux sera redressé, et les chemins
raboteux seront aplanis. 6 Et
toute chair verra le salut de Dieu. (LSG)
Le préambule dans Luc 3:1 donne une date exacte pour le commencement du
ministère de Jean le Baptiste. En
établissant son ministère, l'Écriture
fournit alors les indices qui nous
permettent d'établir avec une certitude
absolue le commencement et la durée du
ministère de Jésus Christ.
Tiberius Claudius Caesar Augustus, le successeur de l'Empereur romain
Augustus, est né en 42 BCE (avant l’ère
courante) de parents nobles qui se sont
divorcés afin que Livia, sa mère, puisse
épouser Octavian (Augustus). Augustus
l'avait forcé à divorcer de sa femme pour
qu'il puisse épouser Julia, la fille de
l'empereur, afin de produire un héritier
pour le trône. Julia a été bannie en 2 BCE
pour comportement scandaleux et, en raison
de la mort de ses deux fils d'un mariage
précédent, Tiberius a dû être adopté par
Augustus comme son héritier en 4 CE (ère
courante). Le Sénat lui a donné le pouvoir
Tribunicien et l'autorité proconsulaire.
Quand Augustus est mort, le Sénat a nommé
Tiberius (Tibère) empereur le 17 septembre
14 CE (Interpreters
Dict. of the Bible, Abingdon, 1962, Vol.
3, p. 640).
Augustus a régné jusqu'au 19 août 14 CE. C'est noté par Schürer (The
History of the Jewish People in the Age of
Jesus Christ, T & T Clark, 1987, Vol. 1,
p. 203). Schürer date le règne de Tibère à
partir de cette date. Il y a, par
conséquent, deux dates : une date d'entrée
en fonction et une date de proclamation.
L'année sacrée d'Israël commençait en Nisan, mais l'année civile à l'Est
commençait approximativement en octobre, le
Mois des Commencements ou Tishri. Les
Nouvelles Lunes de 14 CE ont commencé à
Jérusalem le jeudi, 13 septembre 14 CE à
4h31 et le vendredi, 12 octobre 14 CE à
19h47 (déterminé d'après H. H. Goldstine
New
and Full Moons 1001 BC to 1651 CE,
American Philosophical Society, 1973).
Tishri aurait donc pu commencer le 13
octobre, impliquant que la quinzième année
de Tibère était en 28 CE. Selon la méthode
de calcul, il est impossible que 1 Tishri
soit plus de 177 jours de 1 Nisan sous le
système d'ajournement ou, peut-être, moins
(jusqu’à 173) par les mois observés. Du 13
octobre, 1 Nisan tomberait approximativement
le 26 avril. C'est plus de 30 jours de
l'équinoxe, qui arrive, dans ces dates
juliennes, le 20-21 mars. Cette date est,
par conséquent, impossible. Il peut donc
être déduit que 1 Tishri est tombé le 13
septembre en 14 CE. La deuxième année de
Tibère a dû commencer en octobre 14 CE pour
que la quinzième année de Tibère soit
assumée d'avoir commencé en Tishri 27 CE, si
la date de proclamation est prise en
considération.
Ponce Pilate a été en poste pendant 10 ans (A of J, xviii, 4, 2) de 26 CE à 36 CE quand il a été déposé peu de
temps avant la visite de Vitellius à
Jérusalem, peu de temps avant la Pâque de 36
CE. Josephus date l'ascension de Pilate à la
douzième année de Tibère, c’est-à-dire, en
25-26 CE (Schürer, p. 382, fn. 130). Cela
repose seulement sur la déclaration de
Josephus. 27-28 CE est ainsi la quatorzième
année selon Josephus. Cela semble contredire
le texte biblique, sauf s'il est assumé que
Josephus se base sur la date de sa
nomination par le Sénat tandis que Luc se
base sur la date de la mort d'Augustus.
Cependant, il faut aussi examiner un autre aspect de ce problème. Les noms
macédoniens des mois ont été adoptés en
Syrie de l’empire séleucide et, à cause de
la confusion avec le Calendrier julien,
l’année commençait par des jours différents
pour quelques grandes villes. À Tyr, l’année
commençait le l8 novembre, celle de Gaza et
d’Askalon,
le 29 août (Chronology,
Bickerman) et, plus tard, les mois juliens ont
simplement été nommés par les noms
macédoniens (Ideler I, pp. 429 et suiv.).
Il n’est donc pas certain si
Josephus se référait
au mois juif par le nom macédonien ou, en
fait, au mois macédonien/julien. Cette
question et le calendrier juif utilisé sont
examinés par Schürer (ibid., Vol. I, pp.
595-599). Schürer rejette les assertions que
le calendrier de Tyr était utilisé par les
Juifs (ibid., p. 599).
Le ministère de Jean le Baptiste aurait aussi coïncidé avec le mois de la
proclamation du Jubilé puisque 27 CE était
une année de Jubilé et qu’il était proclamé
le jour des Expiations, le 10 Tishri. Le
ministère de Jean n’aurait pas pu commencer
avant Tishri 27 CE parce que la quinzième
année du règne de Tibère a commencé, le plus
tôt, ce mois-là, si on compte à partir de la
mort d’Auguste.
Cependant, il est à noter que l’organisation du calendrier dans le Livre des
Jubilés, qui se fonde sur l’année de 364
jours, c’est-à-dire, de 52 semaines, a placé
la Pâque un mercredi à chaque année avec le
jour des Expiations le vendredi et le début
de la Fête des Tabernacles le mercredi. Les
autorités sont d'accord pour dire que la
communauté Qumran a désapprouvé
l'utilisation du calendrier luni-solaire et
qu’elle a adopté un calendrier semblable ou
identique à celui utilisé dans le Livre des
Jubilés (Schürer, ibid., pp. 600-601). Il
peut donc être assumé que Qumran observait
une Pâque le mercredi, qui a coïncidé avec
la communauté générale seulement quelques
années au cours de cette période.
Le placement de la Pâque un mercredi en 31 CE a été généralement accepté par
les Églises de Dieu au vingtième siècle.
Fred Coulter,
Harmony of the Gospels, semble la placer un mercredi en 30 CE ainsi
qu’en 31 CE. Cependant, Daniel-Rops, dans
son livre
Jesus and His Times, tr. Ruby Millar, Dutton & Co, New York, 1954,
place la crucifixion le 7 avril 30 CE, ce
qui serait un vendredi (p. 432).
Fred Coulter se trompe sérieusement et présente, peut-être, même des faits
inventés dans sa compréhension et ses
arguments en rapport avec la Pâque dans son
œuvre
The Christian Passover, York Publishing
Co, CA, 1993. Cependant, il semble que
Daniel-Rops construit son argument du
vendredi d’un désir d’avoir la crucifixion
un vendredi et la séquence des événements
est reconstruite en conséquence. Le dimanche
des rameaux est inexplicablement distancé et
les commentaires historiques et la
comparaison entre les itinéraires utilisés
par Christ et la ville moderne sont
imaginaires. L'argument entier est construit
autour de la prémisse que vendredi était le
jour de la crucifixion plutôt que de
construire une table d'événements qui montre
la séquence des activités de l'entrée à
Béthanie autour du Sabbat précédent. Aucune
explication n'est offerte pour le Jour
Saint. De plus, la Pâque est déterminée de
la Nouvelle Lune qui, comme nous le verrons,
rend absolument impossible une crucifixion
le vendredi en 30 CE.
Il est important pour l'Église Orthodoxe d'établir une Pâque le vendredi en
30 CE car nous verrons que la séquence des
Pâques dans Jean de la quinzième année de
Tibère indique une crucifixion en 30 CE,
étant donné les récits de la Pâque dans Jean
11:55 et Jean 12:1. La chronologie de la
Pâque en 30 CE ou en 31 CE a une grande
signification pour le Signe de Jonas.
Daniel-Rops comprend intuitivement ce point
quand il observe que :
Quarante ans plus tard, au début du mois de
Nisan, en 70 CE, une armée romaine a investi
la Ville Sainte. Quatre légions
d’auxiliaires numidiens et syriens, soixante
mille hommes équipés du meilleur matériel,
ont été conduites par l’empereur Tite, le
fils de Vespasien, qui avait été proclamé
empereur après un coup d’état avec l’aide
des légions en Égypte, à peine six mois plus
tôt (ibid., p. 452).
Par conséquent, si l’évangile de Jean ne se réfère qu’à une seule Pâque dans
les chapitres 11 et 12, ce qui est
pratiquement certain, et si le commencement
de la narration est à la Pâque de 28 CE, la
crucifixion a eu lieu en 30 CE. L’Église
Orthodoxe doit donc fabriquer une
crucifixion du vendredi et, ainsi, le Signe
de Jonas commence en 30 CE et finit le 1er
Nisan 70 CE. La destruction postérieure du
Temple et la fermeture du Temple à
Léontopolis en Égypte n’est qu’un récit du
commencement de la fermeture. Si elle est en
31 CE, la fin du Signe coïncide avec la
cessation du sacrifice. Examinons les deux
possibilités.
Il est nécessaire d’établir les dates des Nouvelles Lunes à Jérusalem pour
la période allant de 28 à 33 CE, afin
d’examiner quand tombe 1 Nisan et, de là, la
Pâque, ces années-là. Il est ensuite
possible de vérifier avec certitude quand
une crucifixion du mercredi ou du vendredi
est possible et si ce point de vue
correspond aux textes bibliques.
Le Département du Calendrier Nautique de Sa Majesté a fourni les dates des
Nouvelles Lunes pour les années 28-33 CE en
se basant sur le travail de H. H. Goldstine
(ibid.). L’heure des Nouvelles Lunes est
obtenue de l’observation à Babylone
(Baghdâd) ;
c’est pourquoi, il faut soustraire 37
minutes de ce temps pour obtenir l’heure
civile de Jérusalem. Des irrégularités dans
la rotation de la Terre entraînent de
légères irrégularités dans le temps.
L’équinoxe est aussi plus tôt que les dates
Juliennes, c’est-à-dire, le 20-21 mars. Il
peut tomber aussi tôt que le 20 mars dans le
calendrier Grégorien.
Les
dates et les heures peuvent aussi être
obtenues de l'observatoire Naval des
États-Unis et ajustées à l'heure de
Jérusalem.
Les temps des Nouvelles Lunes sont donc ceux-ci :
Lundi,
le 15 mars 28 CE
@ 03h38
Mardi,
le 13 avril 28 CE
@ 17h21
Vendredi, le 4 mars 29 CE
@ 04h13
Samedi, le 2 avril 29 CE
@ 20h43
Mercredi, le 22 mars 30 CE
@ 20h59
Vendredi, le 21 avril 30 CE
@ 12h48
Lundi,
le 12 mars 31 CE
@ 01h29
Mardi,
le 10 avril 31 CE
@ 14h45
Samedi, le 29 mars 32 CE
@ 23h08
Lundi,
le 28 avril 32 CE
@ 10h09
Jeudi, le 19 mars 33 CE
@ 13h41
Vendredi, le 17 avril 33 CE
@ 22h12
De ces temps des Nouvelles Lunes, le commencement de l’année sacrée, ou 1
Nisan, tombe sur les dates suivantes, en
utilisant les règles normales des Nouvelles
Lunes les plus rapprochées de l’équinoxe et
de la Pâque, le 15 Abib, qui tombe après
l’équinoxe et en se basant sur le jour
standard juif, qui va de la noirceur ou de
la Fin du Crépuscule Nautique du Soir (FCNS)
à la noirceur,
le jour suivant:
Lundi, le 15 mars 28 CE
Dimanche, le 3 avril 29 CE
Jeudi, le 23 mars 30 CE
Lundi, le 12 mars 31 CE
Dimanche, le 30 mars 32 CE
Jeudi, le 19 mars 33 CE
La crucifixion aurait donc été ainsi :
|
Dimanche |
le 28 mars 28 CE |
|
Samedi |
le 16 avril 29 CE |
|
Mercredi |
le 5 avril 30 CE |
|
Dimanche |
le 25 mars 31 CE |
|
Samedi |
le 12 avril 32 CE |
|
Jeudi |
le 2 avril 33 CE |
Il est impossible que la crucifixion ait eu lieu un vendredi. La date en 30
CE est clairement un mercredi et un dimanche
en 31 CE. Par conséquent, l’an 31 CE se
trouve exclu par les partisans d’une
crucifixion le mercredi. Comment l’an 31 CE
peut-il être harmonisé ? Le raisonnement est
fait que l’année sacrée 31 CE n’a commencé
que le mercredi, 11 avril 31 CE,
conformément aux règles des ajournements
existantes à ce moment-là. Cependant, ces
règles font tomber la crucifixion un mardi,
soit le 24 avril. Sans parler du fait qu’il
existe un bon nombre d’autres problèmes
associés avec cette date. En se basant sur
l’ancien système de calcul basé sur la
conjonction, qui était utilisé par les
Chrétiens Orthodoxes et par les Juifs avant
l’introduction du calendrier de Hillel en
344-358 CE, 1 Nisan ne pouvait pas être plus
tard que le 7 avril, d’après le calendrier
Grégorien (et plus tôt, d’après le
calendrier Julien).
La Nouvelle Lune la plus rapprochée de l’équinoxe et de la Pâque qui le suit
rend possible la date du 7 avril, d’après le
calendrier Grégorien. Les ajournements ont
occasionné 1 Nisan à tomber aussi tard que
le 8 avril (par exemple, en 1997 dans le
Calendrier juif), mais cela ne repose sur
aucune autorité biblique et aucune évidence
avant 344 CE. La Pâque ne peut jamais être
plus tard que le 22-23 avril, quelle que
soit l’année. Sous le système Julien, elle
est plus tôt. Par conséquent, le 25 avril 31
CE semble être de la pure fiction.
Pourquoi cette fiction a-t-elle été introduite ? La réponse à cette question
semble reposer dans les hypothèses erronées
derrière les spéculations théologiques en
rapport avec les soixante-dix semaines
d’années se terminant avec le Messie. Cette
hypothèse erronée se fonde sur la mauvaise
traduction de Daniel 9:25 dans la KJV. Le
début du règne d'Artaxerxès 1 est pris comme
le début de la prophétie et les
soixante-neuf semaines se terminent ainsi en
27 CE, qui est, par la suite, affirmé comme
l’année du commencement du ministère de
Christ. On prétend ensuite qu’il a prêché
pendant trois ans et demi. Puis, on divise
la semaine et affirme qu’une autre période
est attribuée à la fin, normalement aux
témoins. Cet argument est complètement
inventé et ne trouve aucune confirmation
dans la Bible. H. Hoeh utilise cette
théologie erronée dans son œuvre
The
Crucifixion Was Not on Friday
(Ambassador College Press, 1959, 1961,
1968). Bien que le titre soit une
affirmation vraie, les arguments produits
par Hoeh et les autres, comme Coulter, pour
supporter cette position ne sont pas justes.
Le
Signe de Jonas est une question très
complexe et il est expliqué dans l'étude
Le Signe de Jonas et
l'Histoire de la Reconstruction du Temple
[013].
Par conséquent, les alternatives sont les suivantes : mercredi, le 5 avril
30 CE ; dimanche, le 25 mars 31 CE ;
dimanche, le 13 avril 32 CE ; jeudi, le 2
avril 33 CE. Nous pouvons maintenant
vérifier et déterminer l’année de la
crucifixion de la Pâque, en nous basant sur
les évidences de la Bible et les faits
historiques. Nous savons que Christ a débuté
son ministère seulement après que Jean ait
été mis en prison (Mat. 4:12-17; Marc 1:14).
Matthieu 4:12-17
12
Jésus, ayant appris que Jean avait été
livré, se retira dans la Galilée. 13
Il quitta Nazareth, et vint demeurer à
Capernaüm, située près de la mer, dans le
territoire de Zabulon et de Nephthali,
14 afin que s'accomplît ce qui avait
été annoncé par Ésaïe, le prophète: 15
Le peuple de Zabulon et de Nephthali, de la
contrée voisine de la mer, du pays au delà
du Jourdain, et de la Galilée des Gentils,
16 Ce peuple, assis dans les
ténèbres, a vu une grande lumière ; et sur
ceux qui étaient assis dans la région et
l'ombre de la mort la lumière s'est levée.
17 Dès ce moment Jésus commença à
prêcher, et à dire : Repentez-vous, car le
royaume des cieux est proche. (LSG)
De l’évangile de Jean, nous savons que Jean n’a été emprisonné qu’après la
Pâque, apparemment celle de 28 CE, étant la
première mentionnée et celle qui a suivi le
début du ministère de Jean, tel que décrit
plus tôt. La Pâque est mentionnée dans Jean
2:13, 23.
Jean le Baptiste baptisait à Énon, près de Salim. Jésus était venu en
Galilée avec ses disciples qui baptisaient,
quoiqu’il ne baptisait pas lui-même (Jean
4:2). Jean
n'avait pas encore été mis en prison.
Jean 3:22-24
22 Après cela, Jésus,
accompagné de ses disciples, se rendit dans
la terre de Judée ; et là il demeurait avec
eux, et il baptisait. 23 Jean
aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce
qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on y
venait pour être baptisé. 24 Car
Jean n'avait pas encore été mis en prison.
(LSG)
Nous savons que Jésus était conscient que le temps de son ministère n’était
pas encore venu parce qu’il l’a dit à la
femme au mariage à Cana (Jean 2:4).
En reconstituant la chronologie des événements, nous pouvons conclure avec
un certain degré de certitude que Christ a
été baptisé environ en février,
approximativement 50 jours avant la Pâque.
Les évangiles synoptiques ne donnent pas les
témoignages de toutes les Pâques qui nous
intéressent. Cependant, Jean est celui qui
en mentionne le plus. La première Pâque, qui
semble être celle de 28 CE, est mentionnée
dans Jean 2:13, 23.
La fête suivante est mentionnée dans Jean 5:1. On ne peut pas dire avec
certitude de quelle fête il s’agit, mais
certains pensent qu’il s’agit probablement
de Pourim (voir la remarque au verset 1 de
la Companion Bible). Selon le témoignage de
Jean, Christ était en Samarie au temps de la
récolte (et, peut-être, quatre mois avant la
Récolte), ce qui est aux environs de la
Pentecôte de 28 CE (Jean 4:35).
La Pâque suivante, qui serait celle de 29 CE, est mentionnée dans Jean 6:4.
Jean 6:1-4 1 Après cela, Jésus
s'en alla de l'autre côté de la mer de
Galilée, de Tibériade. 2 Une
grande foule le suivait, parce qu'elle
voyait les miracles qu'il opérait sur les
malades. 3 Jésus monta sur la
montagne, et là il s'assit avec ses
disciples. 4 Or, la Pâque était
proche, la fête des Juifs. (LSG)
Il a enseigné à Capernaüm, après cette période (Jean 6:59).
Il y a une fête mentionnée dans Luc 6:1, quand la phrase
le
second Sabbat après le premier est
traduite du terme
deuteroprotos ou
second-premier Sabbat. Cela se rapporte
au second Sabbat d’une fête à partir de
Yom
Tov ou le premier Jour Saint. Il s’agit
donc, soit du Sabbat hebdomadaire (voir la
remarque de la
Companion Bible) ou du deuxième Jour Saint
(Friedich Westburg,
Die Biblische Chronologie,
p.122 – voir H. Hoeh
The
Crucifixion Was Not on Friday, 1968, p.32).
La Companion Bible relie ce texte à Matthieu 12:1 comme se référant au
Sabbat hebdomadaire.
Cette fête est référée comme une Pâque par ceux qui cherchent à établir une
quatrième Pâque, distincte des Pâques
mentionnées par Jean, afin d’établir l’année
31 CE comme celle de la mort de Christ.
À première vue, la fête dans Luc 6:1 semble être celle des Tabernacles
plutôt que la Pâque, étant donné que le
grain
est mûr. [Corn
en anglais, qui signifie : maïs ; blé ;
grain ; céréale.] Cependant, le terme
corn
peut se rapporter à l’orge ou au blé et se
rapporter ainsi à la période entre les mois
de mars et juin et, de là, à la Pâque ou à
la Pentecôte. [La LSG et la BDS-IBS
traduisent toutes les deux Luc 6:1 par
champs
de blé.]
La
New RSV le traduit
comme champs de céréales et non de maïs. Si
c’était la Pâque et le Sabbat hebdomadaire,
la Gerbe Agitée n’avait pas encore été
présentée, étant présentée le matin après le
Sabbat (non le
Shabbatown
ou Jour Saint). Il faut se rappeler que le 6
Sivan a fait partie des ajournements établis
sous le système de Hillel. Christ n’aurait
pas violé ses propres lois en mangeant du
nouveau grain avant que la gerbe agitée
n’ait été présentée (Lév. 23:14).
L'orge (et le blé) doit être battu. La référence de Luc 6:1 indique que les
disciples mangeaient les épis, après les
avoir froissés dans leurs mains. Le maïs ne
nécessite pas cette action ; on l’épluche.
Par conséquent, le jour semble être le
second Jour Saint de la Pâque, au plus tôt.
L’autre possibilité est qu’il s’agit du
dimanche de la Pentecôte, le temps de la
récolte du blé. Christ avait droit de
glaner. Cette activité a précédé la
nomination des douze apôtres (Luc 6 :13) ;
elle était donc tôt dans son ministère. Dans
ce cas, il semble qu’il s’agit de la Pâque
de 28 CE (ou celle de 29 CE au plus tard).
Ces activités ont eu lieu dans la plaine (du
littoral), avant l’arrivée de Christ à
Capernaüm.
La
Fête des Tabernacles est mentionnée dans
Jean 7:2. Jésus est allé secrètement à la
fête, mais il a ensuite enseigné dans le
Temple (Jean 7:10,14,37; 8:1-2,20).
La Fête de la Dédicace ou
Hanoukka
est mentionnée dans Jean 10:22. La fête dure
huit jours et débute le vingt-cinquième jour
du mois de Kislev. Elle est aussi appelée la
Fête
des Lumières par Juda. C’était l’hiver,
deux mois après la Fête des Tabernacles. Les
autorités juives cherchaient à le faire
mourir, mais Christ s’est enfui et s’en est
allé au-delà du Jourdain, où Jean avait
baptisé au début (Jean 10:39-42). Il n’y a
aucune mention de la durée de son séjour
au-delà du Jourdain.
Il est revenu pour ressusciter Lazare d’entre les morts, puis il est reparti
pour la ville d’Éphraïm où il a demeuré pour
quelques temps.
La Pâque suivante est mentionnée dans Jean 11:55.
Jean 11:55-57 55 La Pâque des
Juifs était proche. Et beaucoup de gens du
pays montèrent à Jérusalem avant la Pâque,
pour se purifier. 56 Ils
cherchaient Jésus, et ils se disaient les
uns aux autres dans le temple : Que vous en
semble ? Ne viendra-t-il pas à la fête ?
57 Or, les principaux
sacrificateurs et les pharisiens avaient
donné l'ordre que, si quelqu'un savait où il
était, il le déclarât, afin qu'on se saisit
de lui. (LSG)
De ce texte, nous passons à Jean 12:1 où il est question de son arrivée à
Béthanie. Lazare avait été ressuscité
d’entre les morts et était assis à table
avec eux. Jésus avait quitté les Juifs et
était allé dans un autre quartier de la
ville d’Éphraïm, après avoir ressuscité
Lazare, et il est demeuré là avec ses
disciples (Jean 11:54).
Il est assumé que la Pâque de Jean 11:55 est celle de Jean 12:1 et suivants
et cela est possible, d’après le texte. Il y
a donc deux Pâques mentionnées dans Luc et
trois dans Jean. Il ne semble y avoir aucune
base pour une quatrième Pâque, à moins qu’on
puisse établir que la fête mentionnée dans
Luc 6:1 est une Pâque et que celle-ci est
distincte des Pâques mentionnées par Jean.
Le problème réel est le suivant : les quarante jours de Jonas correspondent
aux quarante ans de Juda à partir du
ministère du Messie. Le ministère du Messie,
selon une interprétation littérale de Jean,
a durée un peu moins de deux ans, avec celui
de Jean le Baptiste commençant six mois plus
tôt, ce qui correspond à leur différence
d’âge (voir Luc 1). Par conséquent, leur
ministère combiné a duré moins de trois ans,
tout comme celui de Jonas a été moins de
trois jours. Ainsi, Jonas a mis un jour pour
entrer (ce qui correspondait au ministère de
Jean) et il a prophétisé pendant deux jours
(ce qui correspondait au ministère de Christ
de deux ans). Le rapport d’un an pour un
jour est conservé. En reconstruisant, nous
venons inévitablement à la conclusion que la
crucifixion a eu lieu en 30 CE.
Malgré le fait qu’il est difficile d’examiner toutes les activités au cours
de cette période dans une seule étude, il
est, néanmoins, utile de construire une
table des événements. Il faut le faire afin
de déterminer si les dates correspondent
avec la chronologie de la Bible.
La tâche suivante consiste à établir la concordance des événements des
derniers jours de la période pascale à
partir de l’arrivée de Christ à Béthanie.
La Loi exige l’observance de plusieurs rites à la Pâque. Les actes de Christ
avant la Pâque symbolisaient les exigences
des ordonnances en rapport avec la Fête de
la Pâque et des Pains sans Levain.
Les exigences principales sont que :
1.
Le Temple soit purifié à partir de 1 Nisan ;
2.
L’expiation pour les simples soit faite le 7 Nisan ;
3.
Le sacerdoce a la responsabilité de se sanctifier ;
4.
L’agneau soit mis de côté le 10 Nisan ;
5.
Le logement provisoire soit préparé le 13 Nisan et occupé à partir de la
soirée du 14 Nisan. Le repas
chegigoh ou le repas de la préparation
est pris le 14 de Nisan. C'était le Dîner du
Seigneur. C'est un repas de la Pâque, mais
ce n'est pas le repas de la Pâque comme tel
(voir l’étude
La Pâque [098]).
6.
L’agneau de la Pâque soit tué l’après-midi du 14 Nisan. La Pâque est mangée
le soir débutant le 15 Nisan.
7.
Le matin du 15, les gens peuvent retourner à leurs maisons (Deut. 16:6). La
Fête continue pendant sept jours et le
dernier jour est un Jour Saint.
Cette séquence nous aide à comprendre ce qui se passe pendant la Pâque de
l’année de la crucifixion.
La période de la Fête des Pains sans Levain est un laps de temps qui couvre
les jours de la préparation, la Pâque
elle-même et la Fête des Pains sans Levain.
Le premier jour de la Fête des Pains sans
Levain est, en fait, le jour de la
préparation qui commence le quatorzième jour
de Nisan. La période examinée dans Matthieu
26:17 faisait partie de la période de la
préparation du treizième jour de Nisan,
avant d’occuper le logement provisoire pour
la période de trente six heures, commençant
le soir du quatorzième jour de Nisan et
allant jusqu’au matin du premier Jour Saint
(Deut. 16:6).
La première activité faite par Christ à cette dernière Pâque a été la
purification du Temple. Ce processus
commençait le 1er Nisan. Il avait
purifié le Temple auparavant, au début de
son ministère, comme on le voit dans Jean
2:13-21.
En fait, le Messie est entré deux fois à Jérusalem pendant cette période et
non pas une. La première entrée, mentionnée
dans Matthieu 21:1-7, était inattendue et
préliminaire à la deuxième entrée qu’on
attendait.
La séquence est faite pour démontrer que les activités de Christ sont en
harmonie avec les, et obéissent aux,
exigences qu’il avait données à Moïse au
Sinaï en tant que l’Ange de la Présence et
l’élohim d’Israël, ayant été oint à ce poste
par Le Dieu Très-Haut, qui est
Yahovah des Armées, Éloah (Deut. 32:8 (LXX ; RSV) ; Psaume 45:6-7; Héb. 1:8-9).
Le sacerdoce se prépare conformément à la Loi. On nous montre le processus
de la purification dans Ézéchiel 45:18-20.
Le Tabernacle est purifié le premier jour de
Nisan. Ceux qui pèchent par ignorance ou
sciemment sont purifiés le septième jour
(Ézéchiel 45:18-20). Le sacerdoce se purifie
pour la Pâque. Cette purification a été
suspendue par Ézéchias parce que le
sacerdoce n’a pas réussi à se sanctifier
(2Chron. 30:3).
Nous pouvons maintenant examiner les événements des six jours précédant la
Pâque à partir du 9 Nisan.
Le Sixième Jour avant la Pâque : Le 9 Nisan : (FCNS) jeudi à (FCNS) vendredi.
|
Événement |
Matthieu
|
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
Christ
s’approche
de Jérusalem
venant de
Jéricho |
|
|
19:1-10 |
|
|
Christ passe
la nuit de
jeudi à la
maison de
Zachée |
|
|
19:6 |
|
|
Il raconte
la parabole
des mines
(talents) |
|
|
19:11-27 |
|
|
Il continue
vers
Jérusalem |
|
|
19:28 |
|
|
Il envoie
deux
disciples
pour qu’ils
amènent une
ânesse et un
ânon. (Notez
qu’il y a
deux
animaux) |
21:1-7 |
|
|
|
|
Il entre
pour la
première
fois à
Jérusalem en
revenant de
Bethphagé
(et non pas
de Béthanie)
et accomplit
Zach. 9:9. |
21: 8-9 |
|
|
|
|
Il n’est pas
attendu et
on demande
“Qui est
celui-ci ?” |
21:10-11 |
|
|
|
|
Il purifie
le Temple
conformément
à la Loi |
21:12-16 |
|
|
|
|
Il s’en va à
Béthanie à
la maison de
Lazare |
21:17 |
|
|
12:1 |
Nous voyons que le but du premier voyage à Jérusalem était de purifier le
Temple, ce qui devait être fait pour la
cérémonie pascale où Christ devait être
l’Agneau de la Pâque. Il a accompli de qui a
été écrit à propos de lui par le prophète
Zacharie (Zach. 9:9) et Matthieu note qu’à
cette occasion les gens ont étendu leurs
vêtements devant lui (Mat. 21:1-17). Les
Sacrificateurs en Chef étaient conscients
qu’ils devaient faire quelque chose à son
sujet (Mat. 21:15). Il est ensuite parti
pour Béthanie à la Maison de Lazare où Marie
a oint ses pieds avec la livre d’un parfum
de nard. Judas Iscariote a mis en doute
cette onction et Christ révèle
spécifiquement que c’était dans le but de sa
mort et de sa sépulture que le parfum avait
été conservé et il était utilisé pour ce but
spécifique. Cette onction dénotait le
sacrifice de Christ comme l’Agneau de Dieu.
Cela l’a effectivement mis à part pour ce
but. Ces activités se sont produites le soir
du dixième jour de Nisan, qui est le jour où
l’agneau est mis de côté pour le sacrifice
de la Pâque, conformément à Exode 12:3. Cela
a lieu du vendredi (FCNS) à samedi (FCNS).
Christ s’est consacré lui-même et il a été
oint ce Sabbat-là.
Le Cinquième Jour avant la Pâque : Le 10 Nisan : (FCNS) vendredi à (FCNS) samedi.
|
Événement |
Matthieu
|
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
Le Seigneur a passé le
Sabbat à
Béthanie. |
|
|
|
|
|
Le premier de trois
repas a
lieu, de la
noirceur
(FCNS) du
Sabbat
(samedi)
(probablement
chez
Lazare). |
|
|
|
12:2 |
|
La première des deux
onctions a
lieu pendant
ce repas. |
|
|
|
12:3-11 |
Lazare est mentionné comme s’assoyant avec lui au repas (Jean 12:2). Jean
nous dit que beaucoup de Juifs savaient
qu’il était là et ils vinrent pour le voir
ce Sabbat-là et aussi pour voir Lazare qu’il
avait ressuscité d’entre les morts (Jean
12:19). C’est en raison de cela que les
Sacrificateurs en Chef (incluant les
Souverains Sacrificateurs de divisions) ont
considéré qu’ils puissent aussi mettre
Lazare à mort parce que plusieurs croyaient
en Christ à cause de Lazare (Jean 12:10-11).
Le mot utilisé est
apokteino (tuer) qui
implique une mort violente plutôt qu’une
mort par processus judiciaire.
Le texte dans Jean 12 se poursuit et dit au verset 12 : Le lendemain, une
foule nombreuse de gens venus à la fête
ayant entendu dire que Jésus se rendait à
Jérusalem, prirent des branches de palmiers,
et allèrent au-devant de lui, et
accomplirent ce qui était écrit dans le
Psaume 118:25-26 et s’écrièrent
Hosanna ! Béni soit le Roi d’Israël qui
vient au nom du Seigneur. Luc 19:38 a un
cri différent, mais l’intention est la même
et le texte dans Jean omet
le
Fils de David qui est présent dans
Matthieu 21:9.
L’erreur qui est faite est qu’il est supposé que le terme
le
lendemain se réfère au Sabbat, le matin
après le repas du soir plutôt que le Onzième
Jour d’Abib. Cependant, le terme se réfère
vraiment au jour suivant plutôt qu’au matin
ou à la matinée du Sabbat. Bullinger
soutient également que le terme se référait
au Onzième Jour d’Abib, qui était le
dimanche. Ce point de vue est aussi appuyé
par le fait que beaucoup de gens étaient
venus le jour du Sabbat pour voir Christ et
qu’ils auraient pu difficilement se
rencontrer dans la maison la nuit. La
consultation des Souverains Sacrificateurs
aurait aussi eu lieu en ce jour de Sabbat.
Ainsi, Christ a été mis de côté comme le
sacrifice par l’onction et par la
consultation des Souverains Sacrificateurs
ou Sacrificateurs en Chef le jour du Sabbat,
le Dixième Jour d’Abib, ils étaient là au
même endroit en raison de la Fête. Christ
était ensuite prêt à entrer à Jérusalem en
triomphe.
Le Quatrième Jour avant la Pâque : Le 11 Nisan : (FCNS) samedi à (FCNS) dimanche.
|
Événement |
Matthieu
|
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
Jésus fait sa deuxième entrée (triomphale) à
Jérusalem |
|
|
|
|
|
Christ envoi deux disciples chercher un animal, un
ânon sur
lequel aucun
homme ne
s’est encore
assis. |
|
11:1-7 |
19:29-35 |
12:12 |
|
Puis, le Seigneur quitte Béthanie (et non pas
Bethphagé)
et il
rencontre
les
multitudes
de
Jérusalem. |
|
11:8-10 |
19:36-40 |
12:12-19 |
|
Il pleure sur la ville. |
|
|
19:41-44 |
|
|
Il entre dans le Temple et regarde tout autour. |
|
11:11 |
|
|
|
Puis, il retourne à Béthanie. |
|
11:11 |
|
|
Le Troisième Jour avant la Pâque : Le 12 Nisan : (FCNS) de dimanche à (FCNS) de lundi.
|
Événement |
Matthieu |
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
Christ retourne à Jérusalem le matin. |
21:18 |
11:12 |
|
|
|
Le figuier est maudit. |
21:19-22 |
11:13-14 |
|
|
|
Jésus retourne au Temple et le purifie de nouveau. |
|
11:15-17 |
19:45-46 |
|
|
Il enseigne dans le Temple. |
|
|
19:47 |
12:20-50 |
|
Il se heurte à l’attitude hostile des dirigeants. |
|
11:18 |
19:47-48 |
|
|
Il quitte la ville (peut-être pour Béthanie ; voyez
Luc
21:37-38). |
|
11:19 |
|
|
Le Deuxième Jour avant la Pâque : Le 13 Nisan : (FCNS) lundi à (FCNS) mardi.
|
Événement |
Matthieu |
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
En allant à Jérusalem, les disciples posent la
question
concernant
le figuier. |
|
11:20-26 |
|
|
|
Christ est de nouveau à Jérusalem et dans le Temple. |
21:23-27 |
11:27-33 |
20:1-8 |
|
|
Christ enseigne en posant des questions et en
racontant
des
paraboles. |
21:28-23:39 |
12:1-44 |
20:9-21:4 |
|
|
Il donne la première grande prophétie dans le Temple. |
|
|
21:5-36 |
|
|
Affirmation des habitudes du Seigneur pendant cette
dernière
semaine. |
|
|
21:37-38 |
|
|
La deuxième grande prophétie sur le mont des
oliviers. |
24:1-51 |
13:1-37 |
|
|
|
La deuxième grande prophétie est continuée. |
25:1-46 |
|
|
|
Ce point semble continuer avec le dialogue, mais il est probablement une
régression en arrière aux événements de la
soirée précédente où les activités ont eu
lieu dans la maison de Simon, le lépreux. La
déclaration que
la
Pâque est dans deux jours est
l'indicateur de temps. Cette histoire prend
des activités simultanées, qui ont été
initiées pour les activités dans la maison
de Simon. Judas Iscariote est allé trahir
Christ pendant les activités de ce jour. Les
autres disciples ont été envoyés
l'après-midi pour préparer le logement
provisoire. Si l'histoire est continue, le
repas à la maison de Simon pouvait alors
seulement avoir été le repas de midi et les
activités ont découlé de cet événement. La
chronologie serrée et le commentaire
indiquent que l'histoire peut avoir régressé
à la soirée précédente.
La narration de Marc semble continuer à décrire les actes de ce jour-là.
Tout indique que plusieurs activités ont été
entreprises pour le jour de la préparation
et que le repas dans la maison de Simon
était le repas du midi du 13 Nisan, au plus
tard. L’Appendice en rapport aux Trois
Repas, dans la
Companion Bible
(Appendice 157, p. 182), dépend du retour de
la narration au soir précédent où elle est
confinée à trois repas, deux repas du soir
et un du midi. Dans tous les cas, Christ et
ses disciples occupaient leur logement
provisoire pour le dernier repas, le soir du
quatorzième jour de Nisan.
|
Événement |
Matthieu |
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
L’affirmation ”La Pâque a lieu dans deux jours ”. |
26:1-5 |
14:1-2 |
|
|
|
Il retourne à Béthanie et se trouve dans la maison du
lépreux
Simon. La
deuxième
onction a
lieu. |
26:6-13
|
14:3-9 |
|
|
|
Judas Iscariote projette de livrer Christ. |
26:14-16 |
14:10-11 |
22:1-6 |
|
|
La préparation pour le dernier repas. |
26:17-19 |
14:12-16 |
22:7-13 |
|
Les disciples se préparent ici à prendre le Dîner du Seigneur dans le
logement provisoire.
Deutéronome 16:5-7
5 Tu ne pourras point
sacrifier la Pâque dans l'un quelconque des
lieux que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour
demeure ; 6 mais c'est dans le
lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour
y faire résider son nom, que tu sacrifieras
la Pâque, le soir, au coucher du soleil, à
l'époque de ta sortie d'Égypte. 7
Tu feras cuire la victime, et tu la mangeras
dans le lieu que choisira l'Éternel, ton
Dieu. Et le matin, tu pourras t'en retourner
et t'en aller vers tes tentes. (LSG)
Cela nous amène à la fin du treizième jour de Nisan.
Le Jour Précédant la Pâque
Le jour de la préparation du 14 Nisan. Le jour de la crucifixion
le 14 Nisan : (FCNS) mardi à (FCNS) mercredi.
|
Événement |
Matthieu |
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
"Le soir étant venu" de réaliser le complot contre
Christ. |
26:20 |
14:17 |
|
|
|
Le Dîner du Seigneur a commencé par le lavement des
pieds. |
|
|
|
13:1-20 |
|
L’annonce de la trahison. |
26:21-25 |
14:18-21 |
|
13:21-30 |
|
On mange le repas et la Nouvelle Alliance de Jérémie
31:31est
annoncée. Le
pain et le
vin sont
institués. |
26:26-29 |
14:22-25 |
22:14-23 |
|
|
La première prophétie du reniement de Pierre est
faite. |
|
|
|
13:31-38 |
|
La querelle à savoir qui serait le plus grand. |
|
|
22:24-30 |
|
|
La deuxième prophétie du reniement de Pierre est
faite. |
|
|
22:31-34 |
|
|
Dernier appel à sa première commission (Luc 9:3 ). |
|
|
22:35-38 |
|
|
Le dernier discours aux onze est suivi par la prière
de Christ. |
|
|
|
14:1-17:26 |
|
Jésus va à Gethsémané avec ses disciples. |
26:30-35 |
14:26-29 |
22:39 |
18:1 |
|
La troisième prophétie du reniement de Pierre est
faite. |
|
14:30-31 |
|
|
|
L’agonie dans le jardin. |
26:36-46 |
14:32-42 |
22:40-46 |
|
|
L’appréhension du Seigneur. |
26:47-56 |
14:43-50 |
22:47-54 |
18:2-11 |
|
La fuite de Lazare (voir remarque à Marc 14:51-52,
Companion
Bible). |
|
14:51-52 |
|
|
|
Le procès de Christ a continué pendant toute la
soirée de
mardi. |
26:57-27:31 |
14:53-
15:19 |
22:54-23:25 |
18:12-19:13 |
|
À minuit mardi, la sixième heure, Pilate a dit :
"Contemplez
votre roi". |
|
|
|
19:14-15 |
|
On mène Christ pour le crucifier. |
27:31-34 |
15:20-23 |
23:26-31 |
19:16-17 |
|
Deux criminels sont amenés avec lui (kakourgoi). |
|
|
23:32-33 |
19:18 |
|
La discussion avec Pilate concernant l’inscription. |
|
|
|
19:19-22 |
|
La division des vêtements de Christ. |
27:35-37 |
15:24 |
23:34 |
19:23-24 |
|
Il est crucifié à la troisième heure (09 h00
mercredi). |
|
15:25-26 |
|
|
|
Puis, deux brigands sont crucifiés avec lui. |
27:38 |
15:27-28 |
|
|
|
Les insultes des dirigeants, des deux brigands et
d’un
malfaiteur. |
27:39:44 |
15:29-32 |
23:35-43 |
|
|
Jésus confie sa mère à Jean. |
|
|
|
19:25-27 |
|
Les ténèbres enveloppent la terre à la sixième heure
(midi). |
27:45-49 |
15:33 |
23:44-45 |
|
|
Christ pousse son dernier cri mercredi à 15h00 et
meurt. |
27:50 |
15:34-37 |
23:46 |
19:28-30 |
|
Les actes et les événements qui ont eu lieu plus
tard. |
27:51-56 |
15:38-41 |
23:47-49 |
19:31-37 |
|
Christ est enterré à la hâte avant la noirceur de
mercredi, à
environ
18h00, avant
que le
Premier Jour
Saint
commence à
la noirceur
(FCNS). |
27:57-66 |
15:42-47 |
23:50-56 |
19:38-42 |
(Voir aussi
Encyclopedia of Religious Knowledge de Schaff-Herzog,
art.
‘Fasting’ au sujet de la crucifixion le
mercredi).
Puis, Christ est dans le sépulcre pendant trois jours et trois nuits afin
d’accomplir le signe de Jonas (Mat.
12:39-41).
1.
Le premier jour était le Jour Saint (Yom Tov), le quinzième jour
de Nisan, de la noirceur à la noirceur
(FCNS).
2.
Le deuxième jour,
de la noirceur (FCNS) de jeudi jusqu’à la
noirceur (FCNS) de vendredi, n’était pas un
Jour Saint ; c’est pourquoi, Marie et les
autres ont pu se procurer des épices pour
embaumer Christ (Marc 16:1). Puis, elles
sont allées au sépulcre le dimanche avant
l’aube pour l’embaumer (Marc 16:2).
3.
Le troisième jour
a été de la noirceur (FCNS) de vendredi jusqu’à
la noirceur (FCNS) de samedi, qui était un
Sabbat hebdomadaire.
C’était la fin de la troisième nuit et du troisième jour dans le sépulcre.
Cela a été prédit dans Matthieu 12:40 et
s’applique à Matthieu 27:63 et à Marc 8:31.
Christ est ressuscité des morts le soir du
quatrième jour, soit au début du
dix-huitième jour de Nisan. Il a été dans
l’état ressuscité toute la nuit, accompagné
par des anges, jusqu’au matin. Marie de
Magdala lui a parlé quand elle est allée au
sépulcre le dimanche matin alors qu’il
faisait encore obscur. En d’autres termes,
pendant que c’était toujours le soir
précédent, d’après la façon Judaïque.
|
Événement |
Matthieu |
Marc
|
Luc
|
Jean
|
|
La
résurrection. |
28:1-10 |
16:1-18 |
24:1-49 |
20:1-23 |
Matthieu 28:1-10 1 Après le sabbat, à l'aube
du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre
Marie allèrent voir le sépulcre. 2 Et voici, il y
eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur
descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus.
3 Son aspect était comme l'éclair, et son
vêtement blanc comme la neige. 4 Les gardes
tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. 5
Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes : Pour vous,
ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a
été crucifié. 6 Il n'est point ici ; il est
ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il
était couché, 7 et allez promptement dire à ses
disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il vous
précède en Galilée : c'est là que vous le verrez. Voici, je
vous l'ai dit. 8 Elles s'éloignèrent promptement
du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles
coururent porter la nouvelle aux disciples. 9 Et
voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit : Je vous salue.
Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se
prosternèrent devant lui. 10 Alors Jésus leur dit
: Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en
Galilée : c'est là qu'ils me verront. (LSG)
Matthieu 28:1 est traduit : Après le
sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de
Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre etc.
Ce texte est trompeur. Green traduit ce texte du grec :
Après les Sabbats, à
l’aube du premier des Sabbats. Le pluriel
Sabbats est employé dans les deux cas. Le sens devient plus clair
quand nous examinons le pluriel comme étant utilisé dans le
sens du Sabbat complet ou de la semaine de sept jours. Il
n’existe aucune contradiction entre Matthieu, Marc et Jean.
Il faut les lire tous ensemble. Il serait plus correct de
lire : À la fin de la
semaine, à l'aube du premier jour de la semaine. Le
texte de Matthieu 28:1 montre que Christ était ressuscité
des morts avant l’aube. Par conséquent, il n’est pas
ressuscité le dimanche. Selon Matthieu, c’est l’ange qui a
roulé la pierre. Christ était déjà ressuscité. Marie a vu
qu’il n’était pas là. Puis, elle est allée trouver les
disciples et elle est retournée à l’aube. Matthieu dit que
les deux femmes se sont prosternées devant lui et qu’elles
ont saisi ses pieds. Jean indique qu’il ne voulait pas se
faire toucher.
Jean 20:1-17 1 Le premier jour de la semaine,
Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme
il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était
ôtée du sépulcre. 2 Elle courut vers Simon Pierre
et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : Ils
ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils
l'ont mis. 3 Pierre et l'autre disciple
sortirent, et allèrent au sépulcre. 4 Ils
couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut
plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre ;
5 s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à
terre, cependant il n'entra pas. 6 Simon Pierre,
qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre ; il vit
les bandes qui étaient à terre, 7 et le linge
qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les
bandes, mais plié dans un lieu à part. 8 Alors
l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre,
entra aussi ; et il vit, et il crut. 9 Car ils ne
comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, Jésus devait
ressusciter des morts. 10 Et les disciples s'en
retournèrent chez eux. 11 Cependant Marie se
tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle
pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre ;
12 et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à
la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la
tête, l'autre aux pieds. 13 Ils lui dirent :
Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce
qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont
mis. 14 En disant cela, elle se retourna, et elle
vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c'était
Jésus. 15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi
pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c'était le
jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est toi qui l'as
emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai ! 16
Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en
hébreu : Rabbouni ! c'est-à-dire, Maître ! 17
Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore
monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur
que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et
votre Dieu. (LSG)
Christ a permis aux femmes de le toucher dans le premier cas, parce qu'il
était toujours impur, après sa résurrection, et il l'est
demeuré jusqu'à la fin du Sabbat.
À l'aube du premier jour de la semaine
(dimanche), elles n'ont pas pu le toucher de nouveau jusqu'à
ce qu'il soit monté vers Son Père, comme la Gerbe Agitée, et
revienne de nouveau.
La réconciliation de ces textes est difficile. La compréhension de la
résurrection avait été donnée aux femmes, toutefois, elle
semble ne pas avoir été transmise aux apôtres. Les deux
femmes étaient présentes mais Jean mentionne seulement
Marie, probablement parce que c'était Marie qui avait essayé
de le saisir et qui en a été empêchée. L'information a été
transmise aux apôtres mais ils n'ont pas compris les
Écritures qui s'accomplissaient. Des choses différentes sont
soulignées dans chaque texte. Ce qui est certain et
uniforme, c'est que Christ a été ressuscité bien avant
l'aube.
L’apparition de Christ sur le chemin d’Emmaüs a eu lieu trois jours après la
crucifixion et la sépulture (Luc 24:21). Cela peut être
réconcilié seulement en comptant de jeudi comme le jour 1 en
termes de jour complet. Il est traduit pour inclure le
dimanche comme le troisième jour et, ainsi, comme commençant
le vendredi. Marc 16:12 ne mentionne aucun temps. Le texte
grec est troisième ce
jour il mène, signifiant que trois jours complets
étaient passés - ce jour étant un autre jour (voir le texte
principal de Marshall dans la RSV).
Il est physiquement impossible pour Christ de réaliser le Signe de Jonas et
les prophéties Messianiques en étant crucifié un vendredi et
ressuscité un dimanche. Il n'aurait pas pu être placé dans
le sépulcre avant vendredi en fin d'après-midi et il aurait,
de la sorte, pu passer seulement deux soirées (une
incomplète) et un jour dans le tombeau. L'exigence était
qu'il passe trois jours et trois nuits dans la terre. Cela
ne pouvait se produire qu'avec une crucifixion le mercredi.
D'après les dates, elle ne pouvait arriver qu'en 30 CE. 31
CE a une crucifixion le dimanche, 32 CE exige un jour de
préparation et une crucifixion le samedi et, par conséquent,
une crucifixion le dimanche (ajournée du Sabbat). Seule
l'année 33 CE a un jour de préparation et une crucifixion le
jeudi (ajournée du mercredi). Cependant, l’année 33 CE est
beaucoup trop tard pour qu’elle s’accommode avec les
évangiles et elle est complètement en désaccord avec la
séquence des événements dans les évangiles. Seulement 30 CE
s'accorde avec tous les aspects. Nous concluons donc que la
crucifixion a eu lieu mercredi, le 5 avril 30 CE.
Christ est monté vers son Père et notre Père, vers son Dieu et notre Dieu
(Jean 20:17), à l’heure de l’Offrande de la Gerbe (Lév.
23:11), en tant que le premier fruit d’Israël, ce qu’il
était. Il a été le premier-né d’entre les morts. Il est
devenu un fils de Dieu avec puissance par l’entremise de
l’Esprit Saint, par sa résurrection d’entre les morts
(Romains 1:4). La Gerbe devait être agitée le matin après le
Sabbat hebdomadaire et pas le Jour Saint ou
Shabbathown (voir
l'étude
L'Offrande
de la Gerbe Agitée [106b]).
Les activités précédentes et subséquentes à la crucifixion
et à la résurrection et leurs durées prophétisées, les lient
à une période qui ne peut pas être déplacée et exposent la
séquence des Pâques/Easter comme une fiction d'idolâtrie
païenne.
Christ a été crucifié un mercredi et il a été ressuscité le samedi soir, à
la tombée de la nuit. Le récit de la Bible ne peut pas se
tenir autrement et s'accorder avec, et accomplir, toutes les
prophéties et les textes.
q