Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[161]

 

 

 

 

 

 

 

Le Prélèvement de la Dîme

[161]

(Édition 3.0 19960310-200508100)

 

 

Donner la dîme est courant dans beaucoup de religions. Certains leaders ont fait de grandes demandes à leurs disciples, prêchant même, à certains moments, jusqu'à trois dîmes séparées. Cette étude examine le prélèvement de la dîme dans la Bible et tire des conclusions pertinentes aux Juifs et aux Chrétiens d'aujourd'hui. Les personnes qui ont payé trois dîmes seront agréablement surprises.  

 

Christian Churches of God

PO Box 369,  WODEN  ACT 2606,  AUSTRALIA

 

Courriel: secretary@ccg.org

 

 

 

(Copyright ã 1996, 1997, 2005 Wade Cox)

Tr. 2003

 

 

Cette étude peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits d'auteur.

 

 

Cette étude peut s’obtenir sur les pages du World Wide Web:
http://www.logon.org/french
et http://www.ccg.org

 

 

 

Le Prélèvement de la Dîme [161]

 

 


La loi de la dîme ne doit pas être isolée. Elle est une question centrale à la foi et aux élus et un des signes des élus.

 

L'Alliance de Dieu est liée directement au premier commandement (voir l'étude Le Premier Commandement: le Péché de Satan [153]). Les signes de l'Alliance ont directement rapport au premier commandement et à l'adoration et à la connaissance du seul vrai Dieu (Jean 17:3; 1Jean 5:20). Les signes de l'Alliance de Dieu commencent avec les signes de l'Ancien Testament de la circoncision et de la Pâque. Le Sabbat est le quatrième commandement, découlant du premier, et il est le dernier élément dans le premier et grand commandement en rapport à l'amour de Dieu (voir La Loi et le Quatrième Commandement [256] et Le Premier Grand Commandement [252]).

 

Matthieu 22:36-39  36   Maître, quel est le plus grand commandement de la loi? 37   Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. 38   C'est le premier et le plus grand commandement. 39   Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. (LSG)

 

Ce grand commandement a été établi de Deutéronome 6:5 et il était l'élément central de la loi. Toutes les autres lois progressent de cette loi et elles sont toutes basées sur elle (voir aussi Marc 12:28-34; Luc 10:25-28).

 

L'Alliance de Dieu exige la dédicace des membres de l'Israël physique et spirituel. Israël a été choisi et placé à part par Dieu, comme nation, par un certain nombre de signes. Les premiers éléments étaient les signes de la circoncision et de la Pâque. Le Sabbat était aussi un des signes (Exode 20:8,10-11; Deut. 5:12) entre nous et Dieu qui nous sanctifie (Exode 31:12-14). La Pâque, incluant la Fête des Pains sans Levain, était un signe ou un sceau (Exode 13:9,16) qui était et est un signe de la loi de l'Éternel (Deut. 6:8) et de Sa rédemption d'Israël (Deut. 6:10). À partir du Nouveau Testament, cette rédemption s'étend à tous ceux en Christ (Romains 9:6; 11:25-26).

 

La rédemption d'Israël était du premier-né de l'utérus et était, par conséquent, le premier-né de la femme et non pas du mâle. Cette dédicace de tout Israël a été établie comme le rite de la circoncision qui, par elle-même, représentait le baptême comme le signe primaire. La Pâque incluait le Dîner du Seigneur, qui est devenu l'élément primaire de la fête à partir de la Nouvelle Alliance. Cependant, la Pâque entière était requise et a été observée, bien que parfois incorrectement (de Deut. 16:4-8; 1Corinthiens 11:1 et suiv.; 2Pierre 2:13; Jude 12).

 

La circoncision devait être du cœur (Deut. 30:6; Jérémie 4:4) et elle n'était pas juste physique (Genèse 17:11; Deut. 10:16). L'établissement de la Pâque, comme deuxième signe, débutant au Dîner du Seigneur, le jour de la préparation, s'est prolongé à la fête (conformément à Deut. 16:4-8). Le Sabbat était le troisième signe des élus en tant que nation physique. Ainsi, Juda pourrait observer le Sabbat sans toutefois atteindre la vie éternelle avant la fin de la deuxième résurrection, étant exclu de la Deuxième Alliance (voir aussi l'étude Lazarre et l'Homme Riche [228]). Le Sabbat est le signe extérieur, renouvelable et hebdomadaire, des signes intérieurs de l'Alliance, qui sont le baptême, l'Esprit Saint et le lavement des pieds et le pain et le vin du Dîner du Seigneur, qui étaient les renouvellements annuels de la relation de l'Alliance, établie lors du baptême et de la réception de l'Esprit Saint (voir l'étude L'Alliance de Dieu [152]).

 

Le Sabbat est un signe de l'Israël physique autant que spirituel. Une personne peut donc observer le Sabbat et faire partie de l'Israël physique sans faire partie des élus spirituels et, ainsi, être dans la première résurrection.

 

Le sang de l'Alliance a été établi de l'Alliance avec Abraham, à Genèse 15:7-21. Des flammes ont passé entre les animaux tués, comme une indication du Messie qui devait venir. Christ était le libérateur de l'Alliance et le médiateur.

 

Christ a dû mourir pour racheter la création. La trahison de l'Alliance  signifiait la mort. Moïse l'a signifié par ses actions au Sinaï où il a aspergé l'autel et les gens. Cela signifiait que l'Expiation reposait entièrement sur Dieu et que la pénalité pour l'apostasie de l'Alliance était la mort. Par cette mort, le sacerdoce a été sanctifié (Exode 24:6-8; 29:10-21) et la nation avec lui.

 

Le sang est ainsi le symbolisme du don extrême, de la pénalité extrême de la mort et du sacrifice extrême dans l'expiation. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15:13). Les crimes qui causent la mort sont donc payés par la mort.

 

C'est sur les autorités que repose la responsabilité de prendre la vie, afin que son sang soit versé par l'homme (Genèse 9:6). À propos du magistrat qui exécute une telle pénalité, Paul dit: Car ce n'est pas en vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal (Romains 13:4) - le salaire du péché étant la mort (Romains 6:23). Le premier commandement exige l'établissement de la loi de Dieu par-dessus tout, dans la pensée et dans l'acte, puisqu'elle émane de Lui. Cela s'applique à l'alimentation, au droit civil, à l'autodéfense, etc. que ce soit nationalement, en temps de guerre, ou individuellement. Le sang peut seulement être versé conformément à la parole de Dieu. Ce qui est établi par Dieu ne peut pas être contredit par l'homme, sans pécher. Ainsi le végétarianisme, la non-résistance ou même le pacifisme sous sa forme extrême attaquent tous les lois de Dieu et cherchent à élever l'homme et sa loi au niveau de Dieu.

 

L'expiation pour le péché est la vie pour la vie et elle ne peut pas être faite par un autre (Psaume 49 :7-8; Marc 8:36-37). La vie de chaque homme est perdue pour son propre péché. Toute vie appartient à Dieu (Psaume 50:9-10). Dieu fournit ainsi le sang de l'expiation (Lév. 17:11), ce qu'Il a fait avec le Messie et l'Alliance. Le sacrifice est donc le fruit de la grâce et non pas la base ou la racine de la grâce.

 

La circoncision et, plus tard, le baptême signifiaient l'élection à l'Alliance. La Pâque célèbre la rédemption d'Israël du monde et du péché. Les aspects doubles ont rapport au rachat physique et spirituel, comprenant ainsi le Dîner du Seigneur et la Soirée Mémorable (ou la Pâque en soi), pour laquelle le Messie a été l'Agneau tué (voir les études Le Dîner du Seigneur [103], La Pâque [098] et La Soirée Mémorable [101]). Le sang était requis autant pour les morts de l'Égypte, à cause de leur incroyance, que pour les élus d'Israël aussi.

 

La sentence contre l'Égypte était donc une sentence contre toute l'humanité. Israël aussi était condamné à mort. La rédemption d'Israël constituait la rédemption de tous par l'agneau de la Pâque. Les Juifs (comprenant Juda, Lévi et une partie des autres tribus) étaient condamnés à mort, dans Matthieu 24, et destinés à la destruction pour leur désobéissance ou trahison de l'Alliance. Juda a été envoyé à la dispersion et à la destruction, parce qu'ils n'ont pas observé la Loi de Moïse; ils l'ont pervertie. L'Église a été rachetée et épargnée de cette destruction (voir l'étude L'Alliance de Dieu [152]).

 

La rédemption était donc une rédemption spirituelle et physique, qui a été reflétée dans la séquence des événements du Dîner du Seigneur, en passant par la Pâque, jusqu'au premier jour saint des Pains sans Levain, où le levain de la malice et du mal était mis de côté pour le pain sans levain de la sincérité et de la vérité (1Corinthiens 5:7-8). La résurrection suivait ensuite - après quoi Christ a été présenté comme l'Offrande de la Gerbe Agitée ou le Premier-fruit d'Israël. Le Messie a ainsi été le premier-né, sacrifié comme saint à l'Éternel, et ainsi le premier du système de dîmes en sa forme physique et spirituelle suprême (voir l'étude L'Offrande de la Gerbe [106b]).

 

En continuant avec les exigences du premier commandement, nous voyons que la nation et l'Église devaient consacrer leurs gens et leurs produits alimentaires à l'Éternel Dieu, car cela faisait partie de l'Alliance. Le premier élément était celui du premier-né, tant de l'homme que de la bête. Cependant, tous les enfants mâles étaient circoncis et les filles devenaient les filles de l'Alliance de leur naissance et du sacrifice de purification (voir l'étude La Purification et la Circoncision [251]). La Pâque était prise par tous les enfants et les étrangers dans les portes. Le service a été conçu pour que les plus jeunes puissent demander qu'entendez-vous par ce service ? (Exode 12:26). C'est par opposition au Dîner du Seigneur qui implique seulement les disciples baptisés du Messie.

 

Il y a donc une distinction entre la sanctification physique d'Israël sous l'Alliance et la délivrance de la captivité et la rédemption spirituelle d'Israël de la mort.

 

L'incapacité des commentateurs, comme Rushdoony, de comprendre la dualité de la fête de la Pâque au cours des deux premiers jours limite leur capacité de comprendre la signification de l'inclusion des enfants dans la Pâque et de l'exclusion des enfants et des non baptisés du Dîner du Seigneur, bien qu'ils soient présents à la fête et aux repas.

 

Cette erreur les mène alors au dilemme logique aboutissant au baptême d'enfants en bas âge (voir The Institutes of Biblical Law par Rushdoony, Presbyterian and Reformed Publishing Company, USA, 1973, pp. 46-47). Cette erreur semble aussi provenir d'un malentendu du problème de la fête de la Pâque, mentionné par Paul dans 1Corinthiens 11, où les familles étaient présentes (Deut. 16:4-7 s'y réfère). De plus, la soi-disant communion du pain et du vin a aussi été traditionnellement niée au jeune baptisé, jusqu'à ce qu'il soit confirmé comme un adulte, même dans les systèmes Orthodoxes qui pratiquent le baptême d'enfants en bas âge. Cette pratique provient d'une adaptation du système quarto-décimain original de la Pâque (voir l'étude Les Disputes Quartodécimènes [277]).

 

La Nouvelle Alliance déclare spécifiquement que les enfants sont sanctifiés par les élus. Les élus sont sanctifiés (1Corinthiens 6:2) par Dieu le Père et préservés en Jésus Christ (Jude 1). Les saints sont sanctifiés par Dieu par le sang de l'Alliance (Hébreux 10:29) et par le corps de Jésus Christ (Hébreux 10:9-10). Ainsi, l'Esprit Saint est un esprit de notre Dieu et, par le nom de Jésus Christ, les élus sont alors sanctifiés et lavés par son sacrifice, en continuant dans la foi en Dieu avec Son Esprit (Actes 26:18).

 

Les élus se font accorder le pardon par la grâce et maintiennent leur position par la foi - se sanctifiant ainsi les uns les autres autant dans l'Église que dans les familles (1Corinthiens 7:14). Le conjoint non croyant et les enfants sont donc sanctifiés par les élus. Les élus sont sanctifiés dans le corps de Christ, étant un corps en Christ (Romains 12:5; 1Corinthiens 12:20-27). La sanctification ne dépend donc pas des structures corporatives, mais elle dépend du baptême et de la réception de l'Esprit Saint. Si les enfants étaient capables d'être baptisés, leur sanctification ne viendrait pas du parent converti, mais elle serait intrinsèque. Elle n'est pas intrinsèque; elle dépend du parent converti. Le baptême d'enfants en bas âge est donc invalide.

 

Sous l'Alliance, les premiers-nés sont consacrés, comme saints, à l'Éternel, car cela fait partie de ce processus de sanctification et de dédicace.

 

Exode 13:1-2 1   L'Éternel parla à Moïse, et dit: 2  Consacre-moi tout premier-né, tout premier-né parmi les enfants d'Israël, tant des hommes que des animaux: il m'appartient. (LSG)

 

Exode 13:11-16 11   Quand l'Éternel t'aura fait entrer dans le pays des Cananéens, comme il l'a juré à toi et à tes pères, et qu'il te l'aura donné, 12   tu consacreras à l'Éternel tout premier-né, même tout premier-né des animaux que tu auras: les mâles appartiennent à l'Éternel. 13   Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l'âne; et, si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l'homme parmi tes fils. 14   Et lorsque ton fils te demandera un jour: Que signifie cela? tu lui répondras: Par sa main puissante, l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte, de la maison de servitude; 15   et, comme Pharaon s'obstinait à ne point nous laisser aller, l'Éternel fit mourir tous les premiers-nés dans le pays d'Égypte, depuis les premiers-nés des hommes jusqu'aux premiers-nés des animaux. Voilà pourquoi j'offre en sacrifice à l'Éternel tout premier-né des mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils. 16   Ce sera comme un signe sur ta main et comme des fronteaux entre tes yeux; car c'est par sa main puissante que l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte. (LSG)

 

Exode 22:29-30 29   Tu ne différeras point de m'offrir les prémices de ta moisson et de ta vendange. Tu me donneras le premier-né de tes fils. 30   Tu me donneras aussi le premier-né de ta vache et de ta brebis; il restera sept jours avec sa mère; le huitième jour, tu me le donneras. (LSG)

 

Les mâles d'Israël sont circoncis le huitième jour et placés dans la relation de l'alliance avec Dieu. Ces articles sacrificiels du huitième jour représentent cette relation. Nous commençons maintenant à voir que cette introduction traitant du premier-né, du premier commandement et de la relation avec Dieu a directement rapport aux prémices et au système de la dîme. Le système de la dîme est relié entièrement à notre relation avec Dieu, en tant que membre d'Israël, et il représente la relation de l'Église avec Dieu jusqu'à la première résurrection.

 

Le concept des premiers-fruits est relié aux lois de la rédemption. La liaison est donc claire. La rédemption est faite par l'Agneau. C'est cet être qui était l'Ange et l'Élohim qui a racheté Israël et qui était à leur tête (Genèse 48:15-16; Zacharie 12:8). L'observance de cette loi est aussi un signe des élus.

 

Exode 34:19-20 19   Tout premier-né m'appartient, même tout mâle premier-né dans les troupeaux de gros et de menu bétail. 20   Tu rachèteras avec un agneau le premier-né de l'âne; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras tout premier-né de tes fils; et l'on ne se présentera point à vide devant ma face. (LSG)

 

Les offrandes sont donc obligatoires. Aucun homme ne peut sanctifier le premier-né; il appartient à l'Éternel.

 

Lévitique 27:26 26   Nul ne pourra sanctifier le premier-né de son bétail, lequel appartient déjà à l'Éternel en sa qualité de premier-né; soit bœuf, soit agneau, il appartient à l'Éternel. (LSG)

 

La connexion entre le premier-né et les fêtes et les Sabbats est aussi claire.

 

Deutéronome 15:19-20 19   Tu consacreras à l'Éternel, ton Dieu, tout premier-né mâle qui naîtra dans ton gros et dans ton menu bétail. Tu ne travailleras point avec le premier-né de ton bœuf, et tu ne tondras point le premier-né de tes brebis. 20   Tu le mangeras chaque année, toi et ta famille, devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira. (LSG)

 

Le premier-né est lié au système de la dîme autant par la rédemption que par la deuxième dîme. Le premier-né est donc saint, parce qu'il est lié au plan du salut, tel qu'on le découvre dans le système des fêtes.

 

Romains 11:16   Or, si les prémices sont saintes, la masse l'est aussi; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. (LSG)

 

La rédemption est autant physique que spirituelle. Israël était asservi en Égypte autant physiquement que spirituellement, étant sous l'esclavage du péché. La rédemption de l'homme est ainsi liée à sa vie spirituelle et à son ordre social. La création entière doit finalement être rachetée (Romains 8:20-21) et c'est la raison pour laquelle le règne millénaire de Jésus Christ doit aussi impliquer des êtres humains physiques dans l'ordre social, tel que fixé au Sinaï. Cette loi du Sinaï était parfaite. Certains aspects (comme le divorce) ont été permis, à cause de la dureté des cœurs d'Israël.

 

Le premier-né est celui de la mère et non pas du père, comme nous l'avons vu (Exode 13:2). L'homme ordinaire était traditionnellement autorisé à avoir plus d'une femme et le roi pouvait en avoir même plus (quatre (mYeb 4:11; mKet. 10:1-6; et aussi le Coran) ou cinq (mKer. 3:7) femmes selon les autorités (voir aussi mKid. 2:7; mBkh. 8:4) et dix-huit pour le roi (mSanh. 2:4)). La secte Qumran soutenait que le roi autant que l'homme ordinaire devrait être monogame; voir Schurer The History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ, Vol. I, p. 320, n. 125). Le Nouveau Testament limite les anciens et les diacres à une femme (1Tim. 3:2,12). Le premier-né est donc sanctifié et consacré, même s'il est d'un mariage polygame et/ou né aussi sous la loi du devoir familial de la femme d'un frère (Deut. 25:5-6). Zorobabel a été ainsi sanctifié, parce qu'il est né de cette relation (voir l'étude La Généalogie du Messie [119]).

 

Il était important que Zorobabel soit inscrit là, à cause de sa signification dans la structure de la construction du Temple.

 

En s'occupant d'Israël en Égypte, Dieu a condamné tous les premiers-nés d'Égypte, de l'homme autant que de la bête, à la peine de mort. Il a fait de la nation entière d'Israël Son premier-né.

 

Exode 4:22-23 22   Tu diras à Pharaon: Ainsi parle l'Éternel: Israël est mon fils, mon premier-né. 23   Je te dis: Laisse aller mon fils, pour qu'il me serve; si tu refuses de le laisser aller, voici, je ferai périr ton fils, ton premier-né. (LSG)

 

Cet acte de rédemption a confirmé l'adhésion d'Israël dans l'Alliance. De cette façon, l'homme et la bête sont devenus la propriété de Dieu par adoption. Par le péché, Israël méritait de mourir, comme l'Égypte méritait de mourir. Cela a été symbolisé par la demande faite par Dieu à Abraham de sacrifier Isaac. Cependant, Dieu (par l'Ange de Jéhovah (ou Yahovah)) a fourni le sacrifice à sa place et Il a, en fait, été symbolisé par ce sacrifice comme le Rédempteur. La vie est donc impliquée dans le sacrifice, comme l'idée que la vie est sacrifiée dans la maintenance ou la restauration de l'homme à Dieu dans un contexte religieux, soit par la consécration ou par l'expiation. L'homme, qui est dans le péché, est disqualifié d'offrir le don de sa vie pour sa propre personne. Christ a donc réconcilié l'humanité avec Dieu, afin qu'ils puissent ensuite continuer avec cet acte de sacrifice de soi sur une base continuelle (voir aussi l'étude Le But de la Création et du Sacrifice de Jésus Christ [160]).

 

Le concept du premier-né, donné à Dieu le huitième jour, était comme un sacrifice où l'individu maintenait la relation avec Dieu. La tribu de Lévi a été créée pour servir de remplaçant premier-né, consacré à Dieu (Nombres 3:40-41). Cela nous désigne aussi comme les vrais premiers-nés de l'ordre de Melchisédek. Les animaux étaient souvent donnés aux sacrificateurs. Cependant, le sacrifice quotidien ne pouvait pas être fait par le sacrificateur seul. La nation était divisée en vingt-quatre divisions, comme l'étaient les sacrificateurs, et celles-ci avaient des individus en service à Jérusalem durant les cours de leurs divisions, comme le sacerdoce (c'était un symbole représentant l'ordre postérieur de Melchisédek, en tant que les élus). Les divisions se rencontraient dans leurs tribus, la majorité étant aussi loin du Temple, quand la division était en service à Jérusalem (Schurer, ibid., Vol. II, pp. 292-293). Le sacrifice est donc intégral à l'adoration sur une base quotidienne, mais il implique la nation entière, par divisions. Les offrandes des divisions nationales consistaient en prières et en études de la Bible, en plus du sacrifice. Le sacrifice a été substitué en Christ, mais les autres éléments, soit la prière, l'étude de la Bible et la dévotion quotidienne, n'ont pas été substitués ou éliminés. De cette position, c'est ainsi impossible pour un sacerdoce d'élite d'exclure la congrégation du sacrifice et du système d'adoration - par exemple, en refusant le vin au Dîner du Seigneur et, par extension, dans le système de communion.

 

La circoncision ou l'offrande du huitième jour était en même temps une réitération de la relation de l'Alliance du parent. C'est là où l'idée du baptême d'enfants en bas âge a pris naissance. Il était à l'origine lié au sacrifice du premier-né et à la législation de la circoncision, comme une promesse d'Alliance de la part des parents. Tandis que cet aspect pouvait représenter une dédicace, il ne pouvait pas prendre la place du baptême et de la conversion. C'est la raison pour laquelle les actes de confirmation en sont venus à être substitués au baptême adulte, parce que seulement l'individu doit prendre la décision et, de là, doit être baptisé dans un état de repentir. Un enfant en bas âge ne peut pas logiquement se repentir et faire un engagement informé. Une autre fiction a donc dû être inventée, à savoir celle du parrain.

 

Les honoraires du rachat des gens étaient spécifiés par la loi et ils n'étaient pas élevés (Lévitique 27:1-8). Le rachat est divisé en quatre catégories basées sur l'âge et le sexe. Celles-ci sont : un mois-5 ans, 5-20 ans, 20-60 ans et plus de 60 ans. Les listes sont dans l'ordre des 20-60 ans d'abord, suivis des 5-20 ans. Cette catégorie suit parce que, comme le Chumash de Stone le dit, elle inclut ceux au-dessus de l'âge de Bar-Mitsva et qui sont ainsi techniquement (ou halachiquement) des adultes. L'estimation de la catégorie des 20-60 ans est établie à cinquante sicles sacrés et elle est réduite à trente pour une femme. Il semble que ces honoraires ont un certain rapport au calendrier du Jubilé (c'est-à-dire de 20+50=70 ans) et à la capacité de ces individus d'entrer en sanctification, basée sur leur capacité de payer. Personne, peu importe son état de pauvreté ou de dépendance, ne pouvait être exclu, parce qu'il y avait un sacrificateur spécial assigné pour estimer l'individu à sanctifier en tenant compte du besoin. La forte envie de faire une comparaison avec la sanctification et le baptême et les niveaux de développement et, de là, un  jugement basé sur l'âge et l'appel est irrésistible.

 

Les animaux mis de côté comme sanctifiés, pour être utilisés comme offrandes, ne pouvaient pas être rachetés ou utilisés pour un autre but (voir Chumash de Stone rem. à Lévitique 27:9-13).

 

Dieu connecte Son droit au premier-né d'Israël avec le meurtre des premiers-nés d'Égypte (Nombres 8:16-17). Nombres 8:18 établit les Lévites comme les premiers-nés de remplacement et les détails spécifiques de la substitution sont donnés dans Nombres 3:11-13, 44-51. On donne les détails des troupeaux (Exode 13:11-13; 22:30; 34:19-20; Lévitique 27:26-27; Nombres 18:15-17). Les Lévites sont devenus les premiers-nés de remplacement, comme un prototype des élus dans le sacerdoce de Melchisédek. Seuls les élus sont de la première résurrection et, de là, ils sont les premiers-nés avec Jésus Christ pour le système millénaire.

 

Dans Nombres 18:15-17, nous avons vu que les premiers-nés des troupeaux ne peuvent pas être rachetés mais, avec la dîme du vin, du grain et de l'huile, ils doivent constituer une partie de la deuxième dîme, selon Deutéronome 14:23; 15:19-22.

 

Deutéronome 14:22-23 22   Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. 23   Et tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l'Éternel, ton Dieu. (LSG)

 

Le système de la dîme est donc inextricablement lié avec la dédicace d'Israël à Dieu sous l'Alliance, tant physique que spirituelle; Ancienne et Nouvelle ou Première et Deuxième Alliance. Dans cela aussi les dîmes elles-mêmes représentent les deux éléments de l'Alliance. La première dîme est consacrée au sacerdoce à l'intérieur de la nation. La deuxième dîme est consacrée à l'individu pour la participation aux fêtes, étant donné qu'il fait partie des récoltes sous la Deuxième Alliance, comme  sacrificateur et roi (Apoc. 5:9-10). La troisième dîme est pour permettre à ceux qui sont moins fortunés de prendre leur place dans l'ordre de Melchisédek, comme rois et sacrificateurs, sous le Messie. Par conséquent, la deuxième dîme, comme nous le verrons, est convertie en troisième dîme et elle est, en fait, la même dîme.

 

Rushdoony cite Waller en relation à la deuxième dîme mentionnée ici, aux versets 22-23, et aussi en relation à la troisième dîme, au verset 28.

 

Deutéronome 14:28   Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. (LSG)

 

Il cite Waller (voir Ellicott II, 44 f).

 

(22) Vous prélèverez vraiment le dîme, - le Talmud et les interprètes juifs, en général, sont d'accord avec la vue que la dîme mentionnée dans ce passage, autant ici qu'au verset 28, et la dîme décrite aussi dans le chap. xxvi, 12-15, sont une seule et même dîme - "la deuxième dîme"; elle est entièrement distincte de la dîme assignée aux Lévites pour leur subsistance, dans Nombres xviii, 21, de laquelle ceux-ci prélèvent de nouveau une dîme pour le sacrificateur (Num. xviii, 26)....

 

(23) Et tu mangeras devant l'ÉTERNEL ton Dieu - c'est-à-dire, tu mangeras la deuxième dîme. Cela devait être fait deux ans; mais la troisième année et la sixième année, il y avait un arrangement  différent (voir le verset 28). La septième année, qui était Sabbatique, il n'y aurait probablement aucune dîme, car il ne devait y avoir aucune moisson. Le bénéfice de la terre était pour tous et chacun était libre de manger à volonté....

 

(28) À la fin de trois ans, tu sortiras toute la dîme. - c'est appelé par les Juifs Ma'aser 'Ani "la dîme du pauvre". Ils la considèrent comme étant identique à la deuxième dîme, qui était d'habitude mangée par les propriétaires à Jérusalem; mais à chaque troisième et sixième année, elle était accordée aux pauvres (Rushdoony, ibid., p. 50).

 

Rushdoony cite P. W. Thompson All the Tithes or Terumah (The Covenant Publishing Co., London, 1946, p. 19) pour appuyer l'affirmation que cette seconde dîme n'était pas strictement un dixième, du fait qu'un second dixième des troupeaux indiqués n'était pas mis de côté, mais que les "premiers-nés prennent la place de la deuxième dîme des animaux" (ibid.).

 

La LSG dit qu'elle doit être apportée au bout de trois ans, sous-entendant à chaque trois ans.

 

Deutéronome 14:28-29 28   Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. 29   Alors viendront le Lévite, qui n'a ni part ni héritage avec toi, l'étranger, l'orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains. (LSG)

 

Ce serait pour les troisièmes et sixièmes années, la septième année et l'année du Jubilé n'ayant aucune dîme. Cependant, le Texte Masorétique n'a pas le mot chaque, déclarant simplement à la fin de la troisième année. La RSV semble avoir inséré le mot chaque basé sur la tradition. Cela suit la traduction de la Soncino qui ajoute le mot chaque en anglais. La Bible Interlinéaire de Green omet le mot et le texte principal le montre pour être absent dans l'hébreu. La traduction de la LSG est donc incorrecte et la seule année certaine est la troisième année du cycle Sabbatique.

 

Nachmanides et Abraham Ibn Ezra soutenaient que la deuxième dîme était convertie en troisième dîme, la troisième année du cycle. La Soncino déclare que cette interprétation est selon la tradition (rem. au v. 28).

 

L'édition Stone du Chumash, Mesorah Publications, 1994 note la deuxième dîme dans ces versets :

 

22-27 la deuxième dîme. Après que les terumah ou la portion du kohen et la dîme du Lévite ont été enlevées d'une récolte moissonnée, le propriétaire doit séparer la deuxième dîme, le sujet de ce passage. Elle est prise dans les premières, deuxièmes, quatrièmes et cinquièmes années du cycle Shemittah de sept ans. Les troisièmes et sixièmes années, une dîme est prise au lieu de cela pour distribuer aux pauvres. La septième année, aucune dîme de n'importe quelle sorte n'est prise.

 

22 ... vous prélèverez la dîme. Midrash Tanchuma note la juxtaposition du commandement de prélever la dîme et le commandement précédent. La Torah implique que, si vous échouez à donner les dîmes exigées, vous pousserez Dieu à apporter le vent chaud et sec de l'est pour "faire cuire" les grains tendres de grain, tandis qu'ils sont toujours sur la tige avec leur mère (Rashi).

 

Tanchuma fait la remarque additionnelle que la deuxième partie de ce verbe composé peut être lue ... vous deviendrez riches. La Torah enseigne donc que si vous donnez les dîmes, vous deviendrez riches, en contradiction complète avec ceux qui prétendent qu'ils ne peuvent pas contribuer à la charité, parce qu'ils ont peur de devenir pauvres. Ce même concept - que donner la dîme augmentera la richesse du donneur et ne la diminuera pas - est trouvé ailleurs dans l'Écriture : Dieu dit : Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes…Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance (Malachie 3:10).

 

La Dîme de la Dîme

 

Il y a donc une première et deuxième dîme. La première dîme est payable au sacerdoce. Sous l'Ancienne Alliance, elle était payable aux Lévites qui, à leur tour, payaient une dîme de la dîme au sacerdoce du temple (Nombres 18:26; 10:38). La dîme était recueillie sur une base de secteur et administrée sur une base locale. Seule la dîme de la dîme allait au sacerdoce du temple. La deuxième dîme était utilisée pour les fêtes à la place désignée pour un tel but (Deut. 14:22-23). Elle était aussi partagée avec les moins fortunés, mais surtout avec la classe Lévitique sans terre (Deut. 14:27). La deuxième dîme était entièrement allouée aux pauvres à la fin de la troisième année. C'était la troisième dîme. Elle devait être convertie en argent pour des raisons d'aspect pratique et elle a ainsi un rapport direct avec la société de salaire et d'argent comptant. Elle formait le dépôt d'appui pour le cycle du Sabbat. Cela était complété par le glanage des coins des champs (Lévitique 19:9) et par l'accès du Sabbat à tout ce qui poussait de lui-même.

 

Ce texte dans Nombres est interprété par les autorités juives comme signifiant qu'un Lévite doit payer une dîme à un Kohanim ou sacrificateur et que cette dîme demeure pure, selon le cérémonial d'usage, étant mangée seulement par lui.

 

Nombres 18:26   Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras: Lorsque vous recevrez des enfants d'Israël la dîme que je vous donne de leur part comme votre possession, vous en prélèverez une offrande pour l'Éternel, une dîme de la dîme; (LSG)

 

Cependant, nous voyons de Néhémie que c'était plus que cela - c'était une directive spécifique pour un système administratif. Cela empêchait  spécifiquement l'établissement d'un système hiérarchique, quand c'était  correctement exécuté.

 

Néhémie 10:37-38 37   d'apporter aux sacrificateurs, dans les chambres de la maison de notre Dieu, les prémices de notre pâte et nos offrandes, des fruits de tous les arbres, du moût et de l'huile; et de livrer la dîme de notre sol aux Lévites qui doivent la prendre eux-mêmes dans toutes les villes situées sur les terres que nous cultivons. 38   Le sacrificateur, fils d'Aaron, sera avec les Lévites quand ils lèveront la dîme; et les Lévites apporteront la dîme de la dîme à la maison de notre Dieu, dans les chambres de la maison du trésor. (LSG)

 

En comparant le texte dans Néhémie 10:37-38 avec Nombres, nous voyons la confusion à propos de la deuxième dîme et des prémices qui étaient apportées au Temple et offerts là. Les premiers-fruits étaient offerts au sacerdoce aux fêtes. La deuxième dîme permettait aux gens d'assister aux fêtes et elle était spécifiquement destinée à être consommée par les propriétaires et leurs bénéficiaires (ils aidaient les pauvres) aux fêtes. Ainsi, les premiers-fruits doivent par définition être séparés de la deuxième dîme et, par conséquent, Stone et le Midrash ne peuvent pas logiquement être corrects. La première dîme est donnée aux Lévites sur une base locale, mais les prémices ou premiers-fruits sont réservés pour les chambres de la Maison de Dieu. Le premier-fruit de la toison (Deut. 18:4) et les prémices de la pâte (Néhémie 10:37) étaient aussi donnés aux sacrificateurs. Le meilleur des sacrifices, à savoir la poitrine et l'épaule droite (Lévitique 7:30-34) et l'abattage normal, à savoir la jambe antérieure, les mâchoires et l'estomac (Deut. 18:3), étaient donnés aux sacrificateurs. Le Psaume 30 accompagne les premiers-fruits. L'établissement de la classe des sacrificateurs, comme une aristocratie riche, a été contribué par l'interprétation de ces lois de la dîme, toujours en faveur des sacrificateurs qui étaient un sujet de méfiance pour les gens. L'adhérence des Scribes aux traditions d'interprétation a contribué à cette croissance dans la richesse et le pouvoir et cela a finalement sapé le système (voir Schurer, Vol. II, pp. 257 et suiv.).

 

La maintenance de la Maison de Dieu n'était pas limitée à Jérusalem. Nous avons vu, de l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple [013], que des Temples ont été maintenus en Égypte, à Éléphantine autant qu'à Leontopolis, avec la sanction de Dieu, sous la prophétie. Éléphantine a même contribué par une donation pour que le Temple à Jérusalem puisse recommencer (voir les Lettres araméennes mentionnées dans l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la Reconstruction du Temple [013]). Les Lévites étaient supportés par la dîme dans la Diaspora et en Galilée et ailleurs pendant la période du Temple, jusqu'au temps de Christ. La dîme n'a donc aucun rapport avec l'existence du Temple à Jérusalem et elle n'était pas envoyée là, à part sous forme de la dîme de la dîme, des lois des premiers-fruits et des offrandes de la deuxième dîme. C'est arrivé à partir de la restauration sous Néhémie jusqu'à peut-être aussi tard que la compilation du Mishnah (v. 200 CE), quand cela a peut-être cessé d'être pratiqué ou la pratique est devenue quelque chose de différent.

 

Les Juifs dans la Diaspora ont eu à faire face à une interprétation des lois de la dîme et, dans la dispersion, les lois ont été considérées comme s'appliquant seulement à la Terre Sainte. Par conséquent, les lois en rapport aux systèmes de la terre ont été niées par les sacrificateurs. Une autre chose s'est produite. Le système du Jubilé a été délibérément perdu (déformé) pour qu'ils n'aient pas à l'observer, parce qu'il résultait en une réduction de revenu à tous les sept ans. Ç'a été toléré par les Sacrificateurs, parce qu'ils ne voulaient pas non plus perdre le revenu à tous les sept ans. La situation est vague à propos de l'administration exacte, mais Schurer soutient que le système a été maintenu [en sa forme corrompue] par plusieurs dans la Diaspora et que plusieurs ont envoyé des fonds à Jérusalem. Les Lévites étaient contournés et l'administration était centralisée sous le sacerdoce qui a saisi l'administration des dîmes. Celles-ci étaient consommées par les sacrificateurs et par leurs parents et ménage, y compris leurs esclaves.

 

Seules les Plus Saintes étaient consommées par les sacrificateurs uniquement (voir Schurer, Vol. II, pp. 260-261, 270). En réalité, les dîmes n'étaient pas remises aux Lévites (Schurer, ibid., p. 270). Le Mishnah considère cependant comme allant de soi que les sacrificateurs et les Lévites recevaient chacuns leur part respective du propriétaire (mM.Sh. 5:6; voir Schurer, rem. 46 à p. 270). Cela continue la pratique mise en application sous Néhémie (Néhémie 10:38-39). Cependant, la pratique avait été pervertie du temps de Christ (Josephus Vita 12 (63); 15 (80); Ant. Xx 8,8 (181); 9,2 (206-207); voir Schurer, ibid., notant aussi Wellhausen, Ritter, Belkin et Baron). Au temps de Christ, les offrandes Terumah étaient distinctes des premiers-fruits, qui en sont venus à être symboliques et ce meilleur des fruits des champs et des arbres en est venu à être mesuré en termes d'un revenu personnel. Un cinquantième était la moyenne à être donné, avec un quarantième considéré généreux et un soixantième considéré mesquin (Schurer, Vol. II, p. 263).

 

Les Terumah étaient vues comme les premiers-fruits. Cependant, elles sont, en fait, reliées à l'Impôt du Prince et se rapprochent à 2 % de la moisson d'orge. Les sacrificateurs n'ont aucune autre base pour l'impôt des Terumah. La loi Orale ou la tradition avait délibérément été utilisée pour saper la loi biblique et elle a, en effet, détruit le pouvoir et la liberté de la loi de Dieu pour enrichir le sacerdoce. Si le système est utilisé comme un guide d'impôt des premiers-fruits pour le sacerdoce et si la première dîme va aux Lévites avec les sacrificateurs recevant seulement la dîme de la dîme, le système est plus équilibré.

 

Ce système entier de dîme a été délibérément sapé avant Christ, après Néhémie, par les Sacrificateurs et le système Rabbinique centralisé pour des buts de pouvoir. C'est la raison pour laquelle ils ont été envoyés en captivité, parce que rien ne pouvait être fait avec eux.

 

La Taxe du Temple

 

L'élément suivant du système de dîme était l'impôt du temple. Cet impôt spécifique est mentionné pour les Expiations. Exode 30 traite de l'établissement de l'autel, de sa sanctification et de l'Expiation d'Israël. Israël peut seulement être dénombré par un recensement à ce moment-là et l'impôt doit correspondre au nombre de personnes de vingt ans et plus qui ont été comptées dans le recensement. L'impôt est fixé à un demi-sicle (à vingt guéras pour un sicle). On ne permet à personne de donner plus ou moins, quand l'impôt de l'Éternel est pris pour la tente d'assignation.

 

Exode 30:11-16 11   L'Éternel parla à Moïse, et dit: 12   Lorsque tu compteras les enfants d'Israël pour en faire le dénombrement, chacun d'eux paiera à l'Éternel le rachat de sa personne, afin qu'ils ne soient frappés d'aucune plaie lors de ce dénombrement. 13   Voici ce que donneront tous ceux qui seront compris dans le dénombrement: un demi-sicle, selon le sicle du sanctuaire, qui est de vingt guéras; un demi-sicle sera le don prélevé pour l'Éternel. 14   Tout homme compris dans le dénombrement, depuis l'âge de vingt ans et au-dessus, paiera le don prélevé pour l'Éternel. 15   Le riche ne paiera pas plus, et le pauvre ne paiera pas moins d'un demi-sicle, comme don prélevé pour l'Éternel, afin de racheter leurs personnes. 16   Tu recevras des enfants d'Israël l'argent du rachat, et tu l'appliqueras au travail de la tente d'assignation; ce sera pour les enfants d'Israël un souvenir devant l'Éternel pour le rachat de leurs personnes. (LSG)

 

Cet impôt est une taxe et non pas une offrande. Le jour des Expiations est le seul temps qu'Israël peut être compté et c'est pour des buts spirituels et pas pour des buts de défense. Par conséquent, il est spécifiquement interdit de prendre une offrande aux Expiations, car cela attaque le cœur même du caractère adéquat du sacrifice d'expiation du Messie.

 

La Taxe du Temple et l'Impôt du Prince

 

La confusion semble exister sur la taxe d'un demi-sicle (ou didrachma) du temple et l'impôt pour la fourniture de sacrifices pour l'adoration publique telle qu'administrée par le prince. Schurer semble dire que cette taxe était un impôt post-exilique en remplacement de la dîme partielle dans Ézéchiel. En inscrivant les droits du sacrificateur, comme ils en sont venus à être prélevés par tradition plutôt que par la loi, il dit que :

 

Tous les droits énumérés jusqu'ici constituaient le revenu personnel du sacrificateur. Des taxes directement destinées à la maintenance de l'adoration publique doivent maintenant être distinguées de ceux-ci. Le plus important était l'impôt d'un demi-sicle ou le didrachma. Un tel impôt n'existait pas avant l'exil, parce que jusque-là, les dépenses du service public étaient défrayées par le roi (Ézéchiel 45:17 et suiv., LXX 46:13-15). Mais il était déjà payé au temps de Néhémie, quoiqu'il se soit alors élevé à un tiers de sicle (Néhémie 10:33-34). L'augmentation au demi-sicle peut seulement avoir eu lieu après Néhémie. Le passage approprié dans le Pentateuque où l'impôt d'estimation d'un demi-sicle est prescrit (Exode 30:11-16) devrait donc être considéré comme une addition postérieure au Code des Sacrificateurs. Le paiement réel de cet impôt, au temps de Jésus, est certifié de manière fiable (Schurer, ibid., pp. 270-271).

 

Cette déclaration par Schurer est la plus extraordinaire. Elle repose entièrement sur la supposition de l'argument du Code des Sacrificateurs, qui divise les auteurs de la Torah et repose sur la prémisse qu'Exode et Nombres ont été écrits après Deutéronome, Ézéchiel et Néhémie (voir en particulier p. 258). Elle assume que la pratique postérieure, conformément à Exode 30:11-16, est la preuve que le texte dans Exode n'était pas déjà existant au moment de Néhémie. C'est un raisonnement incorrect. La restauration de Néhémie a été faite pour restaurer les lois, telles que trouvées dans le Pentateuque. Le texte dans Exode spécifie le poids à vingt guéras pour un sicle. Le système babylonien semble avoir été basé sur des divisions de soixante (ou trente guéras pour un sicle - de là, la spécification délibérée dans Exode). Ce système s'étendait aux Médo-Perses. Cela ferait de vingt guéras deux-tiers d'un sicle médo-perse. Plutôt que d'indiquer la non-existence d'Exode 30:11-16 dans le Pentateuque à l'époque de Néhémie, il semblerait indiquer que la restauration de Néhémie était absolue et littérale. Quand Juda a regagné son indépendance, il n'a plus été lié au système médo-perse de poids et mesures, mais il a plutôt pu mettre en œuvre son propre système. Le cas alternatif est que sous Néhémie, la réduction au tiers d'un sicle a été instituée pour soulager la pauvreté, mais cela aurait impliqué un changement à la loi que Néhémie restaurait et doit être rejeté pour cette raison. Quel que soit le cas, cependant, il semble y avoir peu d'évidence pour la supposition de Schurer.

 

L'impôt du Prince, dans Ézéchiel, est pour le but spécifique de fournir les offrandes aux Fêtes, aux Nouvelles Lunes et les jours de Sabbat.

 

Ces offrandes et la citation suivante indiquent qu'au temps d'Ézéchiel, il était considéré comme obligatoire pour observer les Fêtes, les Nouvelles Lunes et le Sabbat et que ces jours étaient des jours d'adoration et des jours saints.

 

Ézéchiel 45:13-17 13   Voici l'offrande que vous prélèverez; la sixième partie d'un épha sur un homer de froment, et la sixième partie d'un épha sur un homer d'orge. 14   Ce que vous devrez pour l'huile, pour un bath d'huile, sera la dixième partie d'un bath sur un cor, qui est égal à un homer de dix baths, car dix baths font un homer. 15   Une brebis sur un troupeau de deux cents dans les gras pâturages d'Israël sera donnée pour l'offrande, l'holocauste et le sacrifice d'actions de grâces, afin de servir de victime expiatoire, dit le Seigneur, l'Éternel. 16   Tout le peuple du pays devra prélever cette offrande pour le prince d'Israël. 17   Le prince sera chargé des holocaustes, des offrandes et des libations, aux fêtes, aux nouvelles lunes, aux sabbats, à toutes les solennités de la maison d'Israël; il offrira le sacrifice expiatoire, l'offrande, l'holocauste, et le sacrifice d'actions de grâces, en expiation pour la maison d'Israël. (LSG)

 

Cet impôt est donné au prince et non pas aux Lévites et il n'a pas été remplacé par la taxe. Le sacerdoce les a considérés comme les mêmes,  parce qu'ils sont devenus les seuls dirigeants de Juda, la royauté ayant été enlevée. Cet impôt était lié au système d'adoration que nous voyons dans Ézéchiel 46:1-3. La porte est de la cour devait être ouverte à chaque Sabbat et Nouvelle Lune et le dirigeant devait s'assurer que les offrandes  étaient faites. La responsabilité du leadership d'Israël s'étendait donc à la mise en application des Sabbats et des Nouvelles Lunes, les deux étant des jours d'adoration et de sacrifice.

 

Cette dîme supplémentaire était approximativement deux pour cent d'orge, un pour cent d'huile et la moitié d'un pour cent des troupeaux. La conversion en termes monétaires doit être en pourcentage du revenu. La relativité était en rapport à la productivité des nombres. Les troupeaux produisaient moins et devaient être maintenus. L'orge et l'huile étaient des moissons directes. L'orge était imposé davantage, parce que c'est un grain annuel à rendement plus élevé que les bosquets d'huile. L'impôt serait ainsi relié à l'augmentation nette et correspondrait à légèrement moins de deux pour cent. Quand nous examinons l'impôt des Terumah, nous constatons qu'il était environ un cinquantième ou 2 % du revenu personnel.

 

De cet impôt, les offrandes publiques du Sabbat, de la Nouvelle Lune et des Fêtes étaient faites.

 

Les Offrandes

 

Cela nous amène alors à la phase suivante du système de la dîme et ce sont les offrandes individuelles. Les collectes hebdomadaires à l'Église sont contraires aux lois de Dieu. La collecte, mentionnée le premier jour de la semaine ou dimanche et ordonnée par Paul, n'était pas un endossement de l'adoration le dimanche ou des offrandes hebdomadaires (1Corinthiens 16:2-4).

 

Cette collecte était pour l'Église de Jérusalem qui était durement éprouvée. Les calendriers de cette collecte avaient rapport au système de la troisième dîme, car c'était une année de troisième dîme, et ils ont été établis le premier jour de la semaine, qui commençait au crépuscule le samedi soir, pour que le Sabbat puisse être gardé saint, pas pour que le dimanche devienne un jour d'adoration (voir les études Le Sabbat [031] et La Récolte [139]).

 

Les offrandes doivent être faites trois fois par an. Cela ne signifie pas à chaque jour saint. Cela signifie trois fois par an. De plus, la collecte doit être prise, la première soirée de chaque fête. Elle ne peut pas être gardée  jusqu'au matin. Il y a de bonnes raisons pour cela. Les pauvres et les Lévites devaient manger et les préparatifs étaient faits avant la fête. Le Messie mettra en application ce système dans le Millenium et il fait maintenant partie de la loi de Dieu.

 

Les trois périodes de fête et leur durée sont énumérées dans Deutéronome 16:1-15. À partir du verset 16, l'Éternel établit l'offrande.

 

Deutéronome 16:16-17 16   Trois fois par année, tous les mâles d'entre vous se présenteront devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira: à la fête des pains sans levain, à la fête des semaines, et à la fête des tabernacles. On ne paraîtra point devant l'Éternel les mains vides. 17   Chacun donnera ce qu'il pourra, selon les bénédictions que l'Éternel, ton Dieu, lui aura accordées. (LSG)

 

Le Jour des Trompettes n'est pas mentionné, dans Deutéronome 16, et il est strictement interdit de prendre une offrande aux Expiations. Ainsi, il est dit trois fois et cela signifie trois fois. La relation est liée aux trois récoltes de Dieu : le Messie comme l'Offrande de la Gerbe Agitée, les élus de la première résurrection (la récolte de blé à la Pentecôte) et la récolte générale du monde aux Tabernacles.

 

La législation quant à la collection est trouvée dans Exode 23:17-19.

 

Exode 23:17-19 17   Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. 18   Tu n'offriras point avec du pain levé le sang de la victime sacrifiée en mon honneur; et sa graisse ne sera point gardée pendant la nuit jusqu'au matin. 19   Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. (LSG)

 

Ainsi, les collectes doivent être faites les premiers soirs de la Pâque, de la Pentecôte et des Tabernacles. Par conséquent, plus de trois offrandes sont exclues. La graisse du sacrifice qui ne reste pas jusqu'au matin est trouvée en conjonction avec le texte de la Récolte. La LSG dit :

 

Exode 23:17-19 17   Trois fois par année, tous les mâles se présenteront devant le Seigneur, l'Éternel. 18   Tu n'offriras point avec du pain levé le sang de la victime sacrifiée en mon honneur; et sa graisse ne sera point gardée pendant la nuit jusqu'au matin. 19   Tu apporteras à la maison de l'Éternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre. Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère. (LSG)

 

La suite du texte est dans le contexte que la graisse constitue les offrandes de la fête. Le texte ne parle pas de la graisse interdite à la consommation sous la loi. Le même terme est trouvé dans Genèse 45:18 et Néhémie 8:10.

 

Néhémie 8:9-10 9   Néhémie, le gouverneur, Esdras, le sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à tout le peuple: Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu; ne soyez pas dans la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi. 10   Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez pas, car la joie de l'Éternel sera votre force. (LSG)

 

L'offrande doit donc être recueillie à l'arrivée à la fête, à son commencement même, et à chacune des trois fêtes.

 

Il y a une autre raison en termes de cette mauvaise affectation de Néhémie et Esdras dans le règne d'Artaxerxes I, parce que cette septième année du cycle de temps peut être isolée dans le règne d'Artaxerxes II et elle constitue un deuxième témoignage, avec Ézéchiel 1:1, pour établir le système du jubilé. C'est la raison pour laquelle ils ont changé tout cela et mal affecté les soixante-dix semaines des années de Daniel 9:25-27 et mal affecté le commencement et le règne de Néhémie avec Esdras dans le règne d'Artaxerxes I, au lieu d'Artaxerxes II, comme les anciens textes juifs le disent si clairement. Les anciens textes juifs rendent le règne d'Esdras contemporain avec Alexandre le Grand. Cela prouve absolument que nous avons affaire avec le règne d'Artaxerxes II et non pas Artaxerxes I et que nous avons affaire avec la fin d'Esdras en 320 BCE et non pas cent ans plus tôt. C'est le deuxième témoignage pour la restauration du calendrier.

 

L'Année Sabbatique

 

L'année du Sabbat exige que la terre se repose de la coupe commerciale. La législation de Lévitique 25:1-7 interdit l'ensemencement des champs et l'émondage des vignobles ou des vergers, oliviers, etc. (Ex. 23:10). Les produits alimentaires des champs et les raisins des vignes ne doivent pas cueillis durant la septième année du cycle. Ils sont pour l'alimentation des propriétaires, de la famille et du pauvre ou de l'étranger dans le territoire. La terre est de la sorte libérée et elle produira, en fait, ce qui croît par soi-même

 

Les dettes sont aussi pardonnées aux années Sabbatiques et de Jubilé (Deut. 15:1-3). Les terres reviennent à leur propriétaire au Jubilé. La Loi est aussi lue aux Tabernacles de l'année Sabbatique et ce, à chaque jour de la fête (Deut. 31:9-13; Néh. 7:73, 8:1-18). L'Année Sabbatique, qui fait partie du système de la dîme, est fondamentale pour comprendre la loi.

 

L'Année Sabbatique, cependant, permet à chaque personne d'être libérée de l'obligation légale de travailler toutes les semaines pendant l'année, à l'exception des Fêtes et des Jours Saints et des congés occasionnels du travail accordés pour le fonctionnement quotidien normal de la société. Les gens peuvent utiliser l'Année Sabbatique pour l'étude qu'ils ont choisie d'entreprendre et, particulièrement, les études bibliques qui ne confèrent aucun bénéfice économique. Dans une année normale, si un homme décidait simplement de prendre congé et de ne rien faire, il serait légalement en infraction du Quatrième Commandement.

 

L'exigence de s'abstenir de l'exploitation commerciale de la terre et de la coupe annuelle, cette année-là, décharge chaque personne de produire, par un travail régulier, un revenu annuel sujet à la dîme. C'est un fait que nous ne sommes pas tous des fermiers et que nous ne dépendons pas tous des produits alimentaires de la terre. Dans la société d'aujourd'hui, la majorité des gens travaillent sur une base régulière et quelques-uns seulement sont assez privilégiés pour recevoir un congé Sabbatique payé. Cela ne limite pas, toutefois, l'application de la Loi ou son interprétation en ce qui concerne les droits de l'individu conformément à la Loi. L'individu peut choisir s'il travaillera et gagnera un revenu de son travail, autre que la coupe commerciale.

 

Dieu nous a fait la promesse qu'Il nous donnerait une moisson triple, l'année précédant l'Année Sabbatique et l'Année du Jubilé. Cela devait assurer qu'il y avait assez de dîme / revenu sujet à la dîme pour nous permettre d'observer l'Année Sabbatique et l'Année du Jubilé. Cela suit chaque cycle Sabbatique normal où la grâce de Dieu durant la Sixième Année ou, parfois, même à partir de la Cinquième Année, permet l'observance de l'Année Sabbatique.

 

L'individu jouit donc d'un degré de liberté plus grand durant l'Année Sabbatique et, en conséquence, le système de la dîme est plus libre qu'il le serait autrement. De la sorte, l'individu a la liberté de déterminer la combinaison de ses moissons, entre ce qui croît par lui-même et ce qui est un revenu salarial réel. Cela rend l'individu responsable de déterminer ce qui constitue un revenu sujet à la dîme.

 

Nous sommes aussi libres de pourvoir pour l'Église, son œuvre et son ministère et les pauvres à sa charge sur une base d'offrandes. C'est laissé à l'individu de déterminer ce qui a été mis à part du revenu de Deuxième Dîme des six ans précédents et ce qui est disponible dans la Septième Année. Dans les Années Sabbatiques, toutes les sommes d'argent payables à l'Église sont classées comme des offrandes.

 

Nous devons déterminer les offrandes que nous donnerons à l'Église en tenant compte de ce que nous avons gagné, ce que nous avons reçu et ce que nous avons pris des fonds de la Deuxième Dîme des années précédentes. Nous pouvons travailler ou ne pas travailler. Nous sommes libres de déterminer notre revenu et nos dépenses et les sommes que nous donnerons à l'Église pour ses opérations.

 

La raison principale derrière la non-application du système Sabbatique par les Juifs de la Diaspora à la Terre Sainte était afin de ne pas donner du repos à leurs champs durant l'Année Sabbatique. Les sacrificateurs le pardonnaient pour avoir plus de revenu. Cela a aussi été la motivation de la société moderne et de l'Église. La non-observance de cette législation a fait que Dieu est intervenu et Israël a été envoyé en captivité pour que la terre puisse avoir son repos.

 

Année de Relâche

 

Dieu a décrété une loi spécifique concernant les dettes et la relâche de l'Année Sabbatique, qui est appelée “l'année de la relâche” (Deut. 15:1-11). Nous sommes tous exigés de faire grâce des dettes en l'Année Sabbatique, si on nous demande la relâche. Simplement parce que l'Année Sabbatique s'approche, on ne doit pas durcir nos cœurs pour ne pas donner à nos frères.

 

Sous la Loi, on nous permet de prêter à d'autres nations, mais nous ne devrions pas leur emprunter. La Loi de Dieu sanctionne les prêts aux nations étrangères en raison du fait que Dieu nous a donné des bénédictions. Cependant, on ne nous permet pas de charger de l'usure ou de l'intérêt sur ces dettes. Dieu a dit, à Psaume 15:5, que cette personne se tiendra dans la congrégation du Seigneur: Il n'exige point d'intérêt de son argent, et il n'accepte point de don contre l'innocent. Celui qui se conduit ainsi ne chancelle jamais. Nous pouvons donc prêter, mais sans charger d'intérêt.

 

Dans notre société, il est presque impossible d'être juste. Pour construire une maison aujourd'hui (quand le monde entier est en esclavage), cela exige le paiement d'intérêts sur les prêts, si les gens veulent vivre dans leurs propres maisons. Cette pratique est immorale.

 

Les peuples anglophones se sont consolidés au cours des siècles et les gens n'ont pas chargé d'intérêt. Le système bancaire appartenait aux étrangers et aux Juifs qui ont utilisé improprement la Loi de Dieu en faisant des distinctions incorrectes quant aux étrangers et aux Israélites, du texte dans Deutéronome 15:1-11 et celui contre l'esclavage au verset 12. La monarchie britannique a établi le système bancaire pour financer et soutenir ses guerres. Ce système est contraire à la Loi de Dieu et il sera supprimé par le Jubilé du système Messianique.

 

La façon que le monde a été établi au vingtième siècle, avec sa structure d'entreprise, est non durable. Il s'effondrera sous son propre poids avec le système injuste qu'il a créé. Dieu permettra l'effondrement et Il rétablira Son système, conformément à Ses Lois, à la fin des détresses.

 

Sans usure et avec les Lois de Dieu, nous pouvons créer la richesse et vivre en sécurité. Si nous travaillons contrairement à ce système, nous créerons l'injustice. La Loi de Dieu et Son système fonctionnent sur une théorie d'obligation et non pas une de droits.

 

L'Enlèvement de l'Autorité Lévitique

 

Le sacerdoce qui a précédé l'Aaronique ou le Lévitique et qui a aussi succédé au sacerdoce Lévitique est celui de Melchisédek (voir l'étude Melchisédek [128]). Abraham a donné la dîme à Melchisédek et, de là, David et le Messie ont donné la dîme à Melchisédek, étant dans les reins d'Abraham (Genèse 14:18-20).

 

Hébreux 7:5-9 5   Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d'après la loi, l'ordre de lever la dîme sur le peuple, c'est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d'Abraham; 6   et lui, qui ne tirait pas d'eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses. 7   Or c'est sans contredit l'inférieur qui est béni par le supérieur. 8   Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels; mais là, c'est celui dont il est attesté qu'il est vivant. 9   De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l'a payée, pour ainsi dire, par Abraham; (LSG)

 

Nous voyons ici que les Lévites ont aussi payé des dîmes et que leur sacerdoce est inférieur à celui de Melchisédek, tel qu'accompli en Jésus Christ (Psaume 110:4). La nomination des soixante-dix [douze] par Christ, dans Luc 10:1,17, était le transfert de l'autorité du Sanhédrin à l'Église. Par conséquent, la dîme va maintenant au sacerdoce de Melchisédek et non pas au sacerdoce Lévitique. L'Église et son établissement local sont donc les bénéficiaires de la première dîme. L'administration centrale a droit à la dîme de la dîme.

 

L'Augmentation Productive

 

L'explication des dîmes est à partir de l'augmentation productive. Elle est sur l'augmentation des champs et des troupeaux, etc. Elle n'implique pas les animaux morts ou ceux qui sont déchirés ou pris par des bêtes sauvages ou les mort-nés ou le glanage ou le fruit non-cueilli de la graine ou le fourrage mangé par les animaux en labourant ou en foulant le grain. Tu n'emmuselleras pas le bœuf, quand il foulera le grain (Deut. 25:4). Ainsi, la dîme est une dîme sur l'augmentation nette et non pas brute. Traduit en termes d'aujourd'hui, c'est une dîme après impôt ou sur le salaire net après dépenses et non une dîme avant impôt ou sur le salaire brut. La détermination des dépenses encourues repose sur l'individu - c'est une relation que l'individu a avec Dieu.

 

Garder la dîme est spécifiquement identifié comme voler Dieu. Le système de dîmes est identifié par Dieu comme étant intégral à l'Alliance de Dieu. Dieu traite de la question de l'Alliance par le prophète Malachie. La connexion entre les dîmes et l'Alliance est établie à Malachie 3. Le Messie y est identifié avec les élus et la condition d'entrée au système qu'il a établi y est mentionnée. Dieu ordonne à Ses gens de retourner à Lui et Il retournera à eux. Il donne l'instruction explicite quant à la méthode de retour et une partie du signe de ce retour. Ce signe est le système de dîmes.

 

Vous devez retourner à Dieu dans les dîmes avant qu'Il ne retourne à vous.

 

Malachie 3:6-18 6   Car je suis l'Éternel, je ne change pas; et vous, enfants de Jacob, vous n'avez pas été consumés. 7   Depuis le temps de vos pères, vous vous êtes écartés de mes ordonnances, vous ne les avez point observées. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit l'Éternel des armées. Et vous dites: En quoi devons-nous revenir? 8   Un homme trompe-t-il Dieu? Car vous me trompez, et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé? Dans les dîmes et les offrandes. 9   Vous êtes frappés par la malédiction, et vous me trompez, la nation tout entière! 10   Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance. 11   Pour vous je menacerai celui qui dévore, et il ne vous détruira pas les fruits de la terre, et la vigne ne sera pas stérile dans vos campagnes, dit l'Éternel des armées. 12   Toutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de délices, dit l'Éternel des armées. 13   Vos paroles sont rudes contre moi, dit l'Éternel. Et vous dites: Qu'avons-nous dit contre toi? 14   Vous avez dit: C'est en vain que l'on sert Dieu; Qu'avons-nous gagné à observer ses préceptes, et à marcher avec tristesse à cause de l'Éternel des armées? 15   Maintenant nous estimons heureux les hautains; Oui, les méchants prospèrent; Oui, ils tentent Dieu, et ils échappent! 16   Alors ceux qui craignent l'Éternel se parlèrent l'un à l'autre; L'Éternel fut attentif, et il écouta; Et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l'Éternel et qui honorent son nom. 17   Ils seront à moi, dit l'Éternel des armées, ils m'appartiendront, au jour que je prépare; J'aurai compassion d'eux, comme un homme a compassion de son fils qui le sert. 18   Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. (LSG)

 

On voit donc que le système de la dîme fait partie de la relation de l'Alliance entre Dieu et Israël. Aucun homme ne peut changer ou prendre des décisions qui changent les lois de Dieu, telles qu'elles s'appliquent à ces lois et à cette Alliance.

 

Aucune personne ne peut faire partie des élus et ne pas observer les lois de la dîme. C'est un signe du retour à Dieu dans la restauration.

 

Conclusion

 

La première dîme est donc sur une base locale ou de secteur. L'administration est supportée par la dîme de la dîme. La deuxième dîme est utilisée dans les premières, deuxièmes, quatrièmes, cinquièmes et sixièmes années du cycle Sabbatique. La troisième dîme est, en réalité, la deuxième dîme normale de la troisième année du cycle, convertie en troisième dîme et donnée au sacerdoce (maintenant l'Église) pour l'assistance des pauvres. La sixième année du cycle est aussi utilisée par les Juifs comme une année de troisième dîme par tradition, mais il n'y a aucune directive formelle sur cette question.

 

Les cycles Sabbatiques ou de sept ans, qui font sept cycles ou quarante-neuf ans, avec la cinquantième année étant le Jubilé, sont les moyens de déterminer les années. La législation gouvernant le Jubilé est trouvée dans Lévitique 25:9-54 et 27:17-24. Le Jubilé est établi dans les années 27 et 77 des siècles de l'ère actuelle (d'Ézéchiel 1:1-2). Dieu a établi la base de Son calendrier et il ne peut pas être perdu (voir les études Le Calendrier de Dieu [156]) et aussi La Signification de la Vision d'Ézéchiel [108]).

 

Aucune dîme de n'importe quelle description ne peut être prise dans la septième année ou dans l'année du Jubilé. Toutes les sommes d'argent dans ces années sont des offrandes volontaires et vont dans les fonds de première et troisième dîmes.

 

Comme nous le voyons, la deuxième dîme est convertie en troisième dîme, la troisième année du cycle Sabbatique, et donnée aux pauvres. Les dépenses des fêtes, celles-ci étant observées à l'intérieur des portes cette année-là, sont défrayées par des économies autres que la deuxième dîme. Toute la deuxième dîme, cette année-là, est donnée aux pauvres et aux Lévites. Dans les années normales, les offrandes aux pauvres et aux Lévites sont faites à partir de la deuxième dîme de l'individu. La sixième année est observée comme une année de troisième dîme, selon les traditions Orales. L'effet, dans le système du Jubilé, serait d'approprier une double deuxième dîme au sacerdoce (et à l'Église). C'était purement une décision administrative par les Juifs sans base biblique. Les modèles de revenu modernes exigent des offrandes monétaires aux fonds de première et troisième dîmes.

 

La dernière année du Jubilé était en 1977. Le cycle avait/a ainsi des années Sabbatiques en 1984, 1991, 1998, 2005, 2012, 2019 et 2026. Le cycle jusqu'aux années Sabbatiques de 2005 et 2012 est ainsi :

 

1999, 2000, 2002, 2003, 2004, 2006, 2007, 2009, 2010 et 2011 étaient/sont des années normales de première et deuxième dîme.

 

2001, 2008, 2015, etc. étaient/sont des années de troisième dîme où on donne la deuxième dîme aux pauvres pour la présence aux fêtes.

 

2005 est la prochaine année Sabbatique et aucune dîme n'était payable. Toutes les sommes d'argent ont été versées comme offrandes de première et troisième dîme. La loi a été lue aux Tabernacles, cette année-là.

 

2027 est la prochaine année du Jubilé et les années Sabbatiques tombent en 2005, 2012, 2019 et 2026.

 

Personne ne peut établir un système qui limite, de quelque façon que ce soit, le système que Dieu a établi. La raison pour laquelle les Jubilés n'ont pas été rétablis dans les Églises de Dieu, au vingtième siècle, semble être basée sur l'avidité, puisque ce système aurait limité le revenu. En fait, un système a été établi qui n'a porté aucune ressemblance au vrai système de dîmes et qui a placé des épreuves sur un nombre incalculable de gens. L'échec d'établir le vrai système, conformément aux lois de Dieu, équivaut à retenir injustement la vérité et il est condamné par Paul.

 

Romains 1:18-19 18   La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, 19   car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. (LSG)

 

Aucune église ne peut légalement établir un système qui est contraire à la législation décrite ci-dessus, en termes de la loi de Dieu. Quand cela arrive, le système doit être détruit.

 

L'individu a une obligation de participer à la relation de l'Alliance, telle qu'établie par Dieu. Le prélèvement de la dîme fait partie de cette  relation de l'Alliance et c'est un signe que l'individu est retourné à Dieu et qu'il fait partie de Son ordre-loi et de Son système de gouvernement, comme sacrificateur et roi. Ne pas payer la dîme vole non seulement Dieu, cela détermine si l'individu fait vraiment partie de l'Alliance et si l'individu et sa famille partagent, en fait, la promesse de l'Alliance de l'élection. Ce n'est pas uniquement voler Dieu. Retenir les dîmes dépouille la personne de son héritage et désanctifie sa famille.  

 

 

q