Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[183]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Végétarianisme et la Bible [183]

(Édition 1.2 19961116-19991023)

 

Beaucoup de religions dans le monde embrassent le végétarianisme comme un mode de développement religieux. Certains le voient comme un rite de purification. D'autres le voient, pour des raisons d'éthique, comme une réponse à la cruauté perçue contre les animaux. Cette étude retrace le végétarianisme religieux du passé jusqu'au présent Christianisme. L'abstinence du vin est aussi discutée car elle s'y rapporte. Le sujet du vin est passé en revue plus en détail dans l'étude de l'Église Chrétienne de Dieu Le Vin dans la Bible [188].

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright ã 1996, 1998, 1999 Wade Cox)

Tr. 2003

 

 

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Le Végétarianisme et la Bible [183]

 


Beaucoup de religions dans le monde embrassent le végétarianisme comme un mode de développement religieux. Certains le voient comme un rite de purification. D'autres le voient, pour des raisons d'éthique, comme une réponse à la cruauté perçue contre les animaux. Des religions, comme le Bouddhisme et l'Hindouisme, ont de telles prohibitions. Les premiers systèmes grecs pythagoriciens avaient aussi des tabous de purification à propos de la consommation de certaines viandes. Le Bouddhisme attribue le végétarianisme, et à des niveaux plus extrêmes, au végétalisme. Le végétalisme est une forme absolutiste de végétarianisme qui s'abstient de la consommation des produits alimentaires provenant d'animaux, comme le lait, le fromage et les oeufs.

 

L'idée a été développée par étapes partout, autant en Inde Ancienne qu'en Égypte. Les concepts bouddhistes ont été introduits en Grèce par Pyrrhon d'Élis (c. 4ème siècle BCE) (Burnet, l'article Sceptics (Sceptiques), ERE, Vol. 11, p. 228). Pyrrhon est allé en Inde quand Anaxarque, le disciple de Métrodore de Chios, est y allé dans le convoi d'Alexandre le Grand (c. 326 BCE). Le noble Kshatriya, appelé Sâkyamuni ou Siddhrâtha ou Tathâgata (n. c. 560 BCE), avait donné la loi du Dharma à Sarnath vers environ 527 BCE ; il est ensuite devenu ce qui est maintenant reconnu comme Bouddha. Pyrrhon a écouté les gymnosophistes et les Magi en Inde. Il a ensuite habité à des places solitaires et dans le désert (selon Antigonus de Carystus, tel qu'enregistré par Diogène Laërce (Laertius), ibid.) ; il n'était pas tellement un sceptique, mais un ascétique et un quiétiste. Il devrait être considéré comme la première influence Bouddhiste à l'Ouest. Le Bouddhisme n'était pas végétarien dans le passé ; cependant, il y avait une série de prohibitions alimentaires quant aux types de viandes qui ne devraient pas être consommés; les catégories primaires étaient l'éléphant, le tigre / les grands chats, le serpent et l'humain. Ces catégories n'étaient pas directement pour l'ascétisme, l'abnégation extrême de choses physiques pour atteindre l'union avec le divin, mais elles y étaient reliées. Longtemps avant cela, Pythagore avait établi une école de philosophie qui a cherché à libérer l'humanité de la roue de la renaissance dans la doctrine de la transmigration. Cette vue était venue en Inde par les mêmes influences qui l'avaient emmenée en Grèce; ces introductions étaient venues du Nord avec les Celtes Hyperboréens et elles ont été vaguement nommées Scythiques (John Burnet, Early Greek Philosophy (Première Philosophie grecque), quatrième édition, Adam et Charles Black, 1958 ; Réimpression, p. 82, voir n. 2). La philosophie était en soi une purification et une façon d'évasion de la roue (Burnet (B), ibid., p. 83). La philosophie de la première période a nié l'existence de l'âme immortelle et il n'y avait, à l'origine, aucune place pour appliquer une telle doctrine. Socrate a été le premier à affirmer la doctrine de l'âme immortelle d'une façon rationnelle (Burnet, ibid., p. 84 et aussi Burnet "The Socratic Doctrine of the Soul" (La Doctrine Socratique de l'Âme), Proceedings of the British Academy (Mesures de l'Académie britannique), 1915-16, p. 235). L'ancienne religion n'était pas un ensemble de doctrines. Rien n'était exigé, sauf que le rituel devrait être exécuté correctement et avec une disposition d'esprit appropriée; l'adorateur était libre d'en donner n'importe quelle explication qu'il lui plaisait (Burnet, ibid.). Ainsi, la religion d'Israël, comme un code écrit, était unique par rapport aux Grecs et à leurs systèmes associés. Il est aussi facile de voir comment la direction du mouvement religieux et le souci d'ascétisme sont devenus la forme plutôt que le contenu du code écrit. Ce legs a été transmis au monde gréco-romain où le rituel a pris la place de la compréhension et la répétition, la place d'un enseignement informé.

 

Pythagore, le fils de Mnésarque, a passé le début de sa vie adulte à Samos. Il était éminent dans le règne de Polycrate (532 BCE). Il avait beaucoup en commun avec les systèmes orphiques et bachiques qui étaient présents en Égypte (bien que les Égyptiens n'aient pas cru du tout en la transmigration); comme tel, il a été suggéré qu'il y soit allé. Selon Timaios, il est allé en Italie en 529 BCE et il est demeuré à Crotone pendant vingt ans (Burnet, p. 89), se retirant à Métaponte (ibid., p. 91). Il était un Ionien et l'ordre a été, à l'origine, limité aux états achéens. Malgré ce qui pourrait être pensé à cause de leur ressemblance à la société orphique, Apollon et non pas Dyonisius était leur dieu en chef. C'était parce que la connexion de leur ordre était avec Délos. Il a été identifié avec Apollon Hyperboréus (Burnet, p. 90).

 

Il est compris que Pythagore était bien connu au cinquième siècle, tant comme un homme scientifique qu'un enseignant de l'immortalité. Ses enseignements de la doctrine de la transmigration ont précédé ceux du Bouddhisme. La structure est venue des Scythes en Inde et en Grèce. L'influence du Scythe Zalmoxis peut être une source des doctrines de Pythagore, bien que Zalmoxis l'ait précédé de beaucoup d'années. Il y a, cependant, une distorsion curieuse à l'ascétisme et à la purification de Pythagore. Il a introduit l'abstinence de certaines viandes, comme une partie des rituels de purification. Selon Aristoxène, il ne s'est pas abstenu de toutes les viandes en général. Cependant, les types interdits sont ceux directement établis comme les types purs, soit le bœuf et le bélier (Burnet, p. 93); il était partiel aux porcs qui allaitaient et aux chevreaux tendres. Burnet note les commentaires de Aristoxène quant au tabou sur les haricots, qui était une idée orphique qui peut avoir été adoptée par les Pythagoriciens (Burnet, p. 93 n. 5). Cette vue a peut-être été prise du Pythagorisme par le monde ancien, en général. Ces pratiques d'abstinence de la chair animale étaient associées avec les cultes des Mystères Orphiques, Bachiques et des systèmes Pythagoriciens. De là, elles semblent avoir pénétré le Gnosticisme d'Alexandrie. Elles semblent certainement avoir pénétré le Christianisme suite à son apparition à Rome aussi. Nous examinerons ce processus plus tard.

 

Le point réel à être noté consiste en ce que les aliments impurs, dans le cas du porc, et les purs, dans le cas du repas du jeune chevreau du culte du mystère (probablement bouilli dans son lait maternel est ici soutenu en contradiction directe à l'Écriture), sont interdits. Pythagore a enseigné la parenté des bêtes et des hommes. Burnet déduit sa loi d'abstinence de certains types de chair basée sur les tabous et non pas pour des raisons humanitaires ou ascétiques. C'est confirmé par un commentaire de Porphyry, Defence of Abstinence la Défense de l'Abstinence) où il dit que, quoiqu'ils se soient abstenus de la chair en règle générale, ils l'ont néanmoins mangée quand ils sacrifiaient aux dieux (Burnet, p. 95 n. 2 en référence à Bernays, Theophrastos’ Schrift über Frömmigkeit). Porphyry (V. Pyth. c15) a préservé une tradition que Pythagore a prétendument recommandé un régime de chair pour les athlètes (Milo?). Burnet soutient que cette histoire doit être provenue en même temps et d'une façon semblable à celles mentionnées par Aristoxène. Bernays montre que cela vient de Héraclide de Pont (Theophr. Schr., n. 8; Voir Burnet, p. 95, n. 3). Selon Burnet, les néo-Platonistes ont essayé de retourner à la forme originale de la légende pythagoricienne et de trouver une explication à la reconstruction du quatrième siècle (ibid.).

 

Ils avaient un grand nombre d'abstinences superstitieuses et de choses à faire et à ne pas faire. Ils se sont abstenus des haricots, n'ont pas brisé le pain, n'ont pas mangé d'un pain entier et n'ont pas mangé le cœur (de leurs sacrifices). Les exemples de superstitions, comme ne pas toucher un coq blanc, ne pas franchir une barre transversale, ne pas remuer un feu avec un fer, ne pas arracher une guirlande, etc., sont trop nombreux pour les inscrire ici, mais ils peuvent être vu dans Burnet (ibid., p. 96).

 

Il n'y a aucun doute que ce concept était entièrement religieux et sélectif. Ils ont aussi vu la musique et l'astronomie comme des sciences sœur. Ils ont utilisé la musique pour purger l'âme et la médecine pour purger le corps. De telles méthodes de purifier l'âme étaient familières dans l'Orgie des Corybantes et expliquent, par conséquent, l'intérêt pythagoricien dans les Harmoniques (Burnet, p. 97-98). L'influence de Pythagore sur Aristote est claire dans l'argument des trois vies du Théorétique, de la Pratique et de l'Apolaustique, répété par Aristote dans Éthique (voir aussi Burnet, p. 98). Son influence sur Platon ne devrait pas être ignorée à cause des références apparemment indirectes à lui par Platon (voir, par exemple, Burnet, p. 188). Le dynamisme religieux de ce système a été aussi le premier à utiliser les mathématiques au-delà des besoins du commerce (le traité d'Aristoxène sur l'Arithmétique; Voir Burnet, p. 99). Pythagore semble avoir produit l'étude des sommes des séries (Burnet, p. 104) et aussi déterminé les proportions de l'harmonie et de l'octave (de la proportion harmonique 12:8:6, nous constatons que 12:6 est l'octave; 12:8, le cinquième et 8:6, le quatrième; voir Burnet, ibid., p. 106).

 

Pythagore semble aussi avoir découvert que la terre était une sphère (Burnet, p. 111), ce que les Ioniens ont refusé d'accepter. Le point réel consiste ici en ce que nous avons affaire à un système théorique et religieux principal associé aux cultes du Mystère; de ce système, le végétarianisme a émergé à l'Ouest. Les dispositions des tabous eux-mêmes reflètent une contre relation avec les systèmes hébreux.

 

Les systèmes religieux de la Limite et de l'Illimité dans le Pythagorisme et leur opposition par des individus, comme Parménide, sont trop complexes pour les examiner ici, mais il y a une signification cosmologique dans la structure qui mérite un examen et une exposition plus en détail. La structure centrale était concernée par la déesse dont le nom, selon Aétius, était Ananké, la Détentrice des Sorts. On disait d'elle qu'elle dirigeait le cours de toutes les choses, incluant le cours fixé des étoiles. Elle est le début de toute union et de toute naissance et on lui attribue la création d'Éros, le premier des dieux (Burnet, p. 190-191). Nous avons affaire à la déesse Mère du Proche-Orient ancien, qui est apparue plus tard dans le Christianisme sous forme de Marie déifiée. Burnet est incertain de sa position dans le Mythe d'Er, cependant, il note que Théophraste aurait déclaré qu'elle a occupé une position à mi-chemin entre la terre et le ciel. Cette cosmologie est centrale au système. Burnet considère que la théorie des bandes, trouvée dans les premiers systèmes philosophiques, comme celle de Pythagore, a rapport à la Voie Lactée; nous voyons que cela est central aux doctrines Gnostiques concernant l'âme et à sa progression au, et du, ciel. Ces systèmes apparaissent plus tard avec des systèmes de purification apparentés aux Mystères. Le Pythagorisme, comme les autres cultes du Mystère, avait une tradition orale développée par opposition à la loi biblique écrite. Cela rend les faits de la question difficile à traiter.

 

Ainsi, nous voyons l'opposition directe des temps les plus anciens à cet argument de l'abstinence de la viande. Premièrement, il est un rite direct des cultes du Mystère dans le contrôle du régime alimentaire. Deuxièmement, il est clairement relié à un anti-judaïsme ou réaction contre les lois de Dieu. Ce mécanisme de pensée d'accusation contre Dieu est à la base du raisonnement entier du végétarianisme parmi les groupes religieux. Nous verrons que c'est évident et ce, même parmi ceux qui disent qu'ils appuient les lois de Dieu.

 

La Position Biblique

 

Les catégories de prohibitions parmi les animaux sont inscrites dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]. Les lois de l'alimentation sont directement reliées aux types d'animaux qui peuvent être mangés et ceux qui ne peuvent pas être mangés, conformément à la loi biblique. Depuis au moins le temps de Moïse, les lois avaient rapport au sacrifice et à la consommation de ces animaux qui tombent dans la catégorie permise (ou pure). Ces ordonnances ne sont pas simplement des suggestions, particulièrement dans le cas du repas de la Pâque du 15 Nisan; elles sont des lois de Dieu qui détaillent, contrôlent et exigent la consommation de viandes. Le système entier était centré sur un concept d'expiation pour le péché par un sacrifice de sang, ce qui représentait Jésus Christ ou le Messie.

 

Le Judaïsme autant que le Christianisme utilisent les mêmes textes à titre de références sur les viandes. Ces textes, à savoir l'Ancien Testament, dictent la consommation de viande. Certains éléments du Christianisme tirent des conclusions à partir des textes dans le Nouveau Testament, qui sont prétendument contraires à l'idée maîtresse de l'Ancien Testament. Ces affirmations sont examinées dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015] où il est démontré qu'elles sont fausses. D'autres sectes, comme les Adventistes du Septième Jour, font la revendication que le végétarianisme est la vue biblique correcte. Ils le justifient en faisant des revendications quant au jardin d'Éden et au système pré diluvien. Ces revendications ne sont pas nouvelles. Ces arguments proviennent d'une forme anormale de Christianisme qui a existé dès les premiers jours de l'Église dans les éléments du Gnosticisme. Les vues ont été épousées par les sectes appelées Cathares ou les Puritains, qui ont embrassé d'autres doctrines Gnostiques, comme le dualisme Manichéen. Parmi les Albigeois, les Cathares ont causé la persécution des Vaudois, qui observaient le Sabbat, ou Sabbatati, et ils ont été souvent confondus avec eux en raison de la persécution des deux groupes.

 

La consommation de viande et l'utilisation des animaux depuis Adam

 

Une grosse partie de l'erreur de la position concernant la consommation de viandes provient d'un malentendu de ce qui arrive dans le Livre de Genèse.

 

Genèse 2:4-25 4Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.  5Lorsque l'Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore: car l'Éternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol. 6Mais une vapeur s'éleva de la terre, et arrosa toute la surface du sol. 7L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. 8Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé. 9L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. 10Un fleuve sortait d'Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. 11Le nom du premier est Pischon; c'est celui qui entoure tout le pays de Havila, où se trouve l'or. 12L'or de ce pays est pur; on y trouve aussi le bdellium et la pierre d'onyx. 13Le nom du second fleuve est Guihon; c'est celui qui entoure tout le pays de Cusch. 14Le nom du troisième est Hiddékel; c'est celui qui coule à l'orient de l'Assyrie. Le quatrième fleuve, c'est l'Euphrate. 15L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. 16L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. 18L'Éternel Dieu dit: Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. 19L'Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l'homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l'homme. 20Et l'homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable à lui. 21Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. 22L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. 23Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. 24C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. 25L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte. (LSG)

 

Nous voyons dans le texte qu'il y a une séquence dans cette histoire concernant la création d'Adam et l'alimentation qu'on lui a donnée. Par opposition au troisième jour de la création, de la plantation spéciale du Jardin d'Éden (Genèse 2:7-8), il a été créé avant que le jardin n'ait produit toute herbe ou produit alimentaire. Il semble donc avoir été alimenté pendant une période par un système de substitution. Sans doute, la séquence était la même que nous voyons dans le processus d'adaptation normal d'un enfant en bas âge à un système d'alimentation solide. Il est vrai qu'Adam a été créé adulte, mais son système était néanmoins soumis à un ajustement.

 

Adam a eu à manger le produit des arbres du jardin et il a eu la responsabilité de s'en occuper. On lui a aussi donné du bétail. Le mot est DHS 929 behêmâh (béhéma), qui signifie une bête ou un quadrupède. Le terme béhémot est dérivé de ce terme signifiant bœuf d'eau. Le terme behemah est appliqué d'habitude au bétail. C'est en contraste avec les bêtes sauvages nommées DHS 2416 chay, terme aussi utilisé à Genèse 1:30. Le texte à Genèse 2 explique la séquence de Genèse 1:20-31.

 

La supposition est faite, à partir du texte à Genèse 1:30, que tous les animaux avaient de l'herbe pour alimentation et que la création entière était végétarienne.

 

Genèse 1:24-31 24Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. 25Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. 26Puis Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. 28Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. 29Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. 30Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. 31Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. (LSG)

 

Notez de la Genèse 1:25 que Dieu a fait le bétail et les bêtes du début. Cette distinction a été faite et formée dans la création du début. Le processus de manger de la viande en est un d'un équilibre de produits chimiques. Les animaux impurs produisent des réactions chimiques qui décomposent leur chaîne alimentaire. Les équilibres chimiques ne sont pas convenables pour le corps humain. On l'explique dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]. Ce que l'on n'explique pas, c'est qu'il y a un processus enzymatique, comme celui des enzymes des prédateurs ou des oiseaux, qui ne peut pas être consommé impunément par les humains. Il y a peu de doute qu'un équilibre a été établi dès la création pour tenir compte de la chaîne alimentaire. Dieu n'expérimente pas ou, comme Einstein a dit, Il ne joue pas aux dés.

 

Les commentateurs Rashi et Ibn Esdras soutiennent que, selon le verset 29, l'homme et la bête avaient le même régime alimentaire à la création. Ils soutiennent que l'homme avait eu l'interdiction de tuer des animaux pour son alimentation. Cela n'aurait été permis qu'après le déluge. Cette interprétation est fausse pour les raisons données ci-dessous. Les commentaires, comme celui de Moïse Cassuto, d'Adam à Noé, quant au régime végétarien, sont une pure invention. Cette tradition a été établie à partir de textes isolés et sans archéologie. Les rituels de purification des cultes du Mystère jusqu'au Kabbale (Cabale) ne peuvent pas être exclus comme influence sur ces individus. Les affirmations par des individus comme Joseph Albo que l'abattage d'animaux implique la cruauté, la rage et l'habitude de verser le sang innocent, sont une imputation directe et blasphématoire contre la nature de Yahovah élohim qui a introduit le processus (voir ci-dessous).

 

Dans ce système, nous voyons aussi une adaptation en séquence pour la création. La dernière créée a été Ève. Le processus de la chute est à Genèse 3. La séquence de l'histoire semble indiquer que le serpent avait des pieds jusqu'à ce moment-là. Genèse 3:13-24 montre la punition et le dialogue. Ce n'est pas une histoire simple.

 

Genèse 3:13-24 13Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. 14L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. 15Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. 16Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. 17Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. 19C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. 20Adam donna à sa femme le nom d'Eve: car elle a été la mère de tous les vivants. 21L'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit. 22L'Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. 23Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. 24C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie. (LSG)

 

Le processus a été prévu par Dieu et ce, du début. L'Agneau a été tué et les élus ont été inscrits dans le livre de vie avant la fondation du monde (Apocalypse 13:8). Ainsi, Dieu avait prévu et pourvu pour cet événement. Notez que le serpent n'a pas été mis en doute. Sa culpabilité avait été démontrée. À partir du verset 14, nous voyons la distinction de nouveau entre le bétail et les bêtes sauvages des champs. Cela peut seulement signifier que du début, cette distinction a été faite pour montrer que l'intention était la consommation de viande. Le dialogue, concernant le serpent et la descendance des femmes, est une histoire spirituelle concernant l'emprisonnement de Satan.

 

Le commandement, aux versets 18-19, ne doit pas être interprété comme une limitation du régime alimentaire, mais plutôt des difficultés de la collection. L'arbre de vie conférait l'immortalité. Comme tel, en refusant l'accès à l'arbre de vie, l'immortalité avait été niée à la création pour qu'elle soit corrigée et amenée dans une relation appropriée avec Dieu et l'Armée spirituelle. Les commentaires sont apparemment allégoriques.

 

On voit la chose importante dans l'action suivante de Yahovah élohim. Il tue ensuite du bétail et fait des vêtements de peaux pour l'homme et la femme. Sforno explique, à propos de la question de la nudité, que leurs actes de cohabitation étaient aussi innocents que manger et boire, puisque leurs actes étaient dans le service de leur créateur et non pas pour la satisfaction de leurs désirs (Soncino). Rashi soutient que le conseil alléchant de Satan a été réveillé quand il les a vus cohabiter sans dissimulation. Sforno considère le serpent comme un symbole pour le tentateur (Satan).

 

Les commentateurs rabbiniques ne comprennent pas les concepts qu'Adam est mort spirituellement en raison de sa désobéissance et, de là, la nécessité que le Messie meure comme sacrifice pour les péchés du monde.

 

Ici, nous avons la séquence dans laquelle Yahovah élohim a commencé le sacrifice d'animaux pour vêtir les humains. Aussi, l'abattage était ici purement utilitaire et il a commencé par Yahovah élohim, le subalterne de Psaume 45:6-7. L'utilisation domestique d'animaux a, par conséquent, été sanctionnée par Dieu et Jésus Christ depuis le début de l'histoire de l'homme. Aucun péché ne peut être attribué à Yahovah élohim dans cette action. Donc, l'action a été approuvée et établie pour l'humanité. L'évidence de domestication peut aussi être trouvée par l'évidence archéologique.

 

Cette utilisation du bétail ou des animaux domestiques est vue plus clairement dans l'incident de Caïn et Abel. Le bétail avait été mis en troupeaux et Abel était un berger de brebis. Caïn était un laboureur de la terre. Caïn et Abel sont venus devant le Seigneur avec des offrandes. En conséquence, les "sacrifices" de moisson ont été institués avec Adam. Forcément, les festivals de moisson précèdent le Sinaï, comme le fait le Sabbat.

 

Abel a apporté les premiers-nés de son troupeau et le meilleur. Ainsi, l'offrande des premiers fruits et de la graisse des sacrifices a été établie du début. L'offrande de Caïn a été rejetée. Il s'ensuit logiquement que la supériorité du sacrifice vivant a été établie ici. La vue que ces gens étaient végétariens est impossible à défendre. Genèse 4:7 impute le péché à Caïn dans le rejet de son offrande. Le Targum traduit le texte par une paraphrase étendue.

 

Si vous amendez vos voies, vos péchés seront pardonnés; mais si vous n'amendez pas vos voies, votre péché vous attend le jour du Jugement, car vous serez punis, si vous ne vous repentez pas; Mais si vous vous repentez, vous serez pardonnés (Soncino).

 

Christ est le même hier, aujourd'hui et demain. Il est inconcevable qu'il établirait un système et le changerait immédiatement. Il est illogique d'interdire l'utilisation d'animaux et de tuer ensuite les mêmes animaux qu'il a mis à leur disposition pour s'habiller, si l'intention de l'entente n'était pas continuelle. C'était en effet un système en cours. La gestion d'animaux, leur abattage et leur consommation étaient une caractéristique autant de la civilisation post-diluvienne que pré-diluvienne.

 

Tout le système Adamique jusqu'à Noé a eu et compris la distinction entre les animaux purs et impurs. Adam et Abel l'ont comprise; elle était intacte au temps de Noé.

 

Caïn a tué Abel et la force des produits alimentaires de la terre lui a été niée. Le terme pour le sang est ici au pluriel. De là, les sangs d'Abel se sont écriés. Cela traite du sang d'Abel et de ses descendants potentiels (Rashi affirme qu'il a reçu tant de coups qu'il a saigné à mort, suite à ses blessures multiples).

 

Le conflit entre la création pré-Adamique, les descendants de Caïn, les descendants de Seth (le fils suivant d'Adam) et l'autre progéniture d'Adam, était en cours. Le conflit et le mal ont causé la décision d'anéantir complètement cet aspect de la création. Ce n'était pas une erreur de Dieu ; c'était le résultat de l'interférence de l'Armée dans la création dans une tentative de détruire le plan de Dieu. Une grande partie de la création a été perdue dans cette phase (Genèse 6:7,13).

 

La phase suivante est la conservation des animaux par l'entremise de Noé.

 

Noé a eu l'ordre de prendre deux animaux de chaque espèce dans l'arche et une ration commune de nourriture pour la consommation de tous les animaux dans l'arche. Cela ne signifie pas que tout le système pré diluvien a mangé la même alimentation que les animaux et qu'ils étaient végétariens. Ce que cela signifie, c'est que, pendant qu'ils étaient dans l'arche, le régime alimentaire de tous serait le même et il ne devait y avoir aucune mise à mort dans un espace restreint.

 

Genèse 6:17-22 17Et moi, je vais faire venir le déluge d'eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra. 18Mais j'établis mon alliance avec toi; tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi. 19De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l'arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi: il y aura un mâle et une femelle. 20Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie. 21Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux. 22C'est ce que fit Noé: il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné. (LSG)

 

Genèse 7:1 et suivants continue à expliquer qu'il devait prendre sept paires des animaux purs et une seule paire des animaux impurs.

 

Genèse 7:1-3 1L'Éternel dit à Noé: Entre dans l'arche, toi et toute ta maison; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération. 2Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle; 3sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre. (LSG)

 

Il n'y a aucune suggestion que Noé ait eu besoin de se faire expliquer le concept de pur et impur, pas plus qu'il n'y ait suggestion qu'il n'ait pas été conscient de l'ampleur de la création à cet égard. La suggestion que ce texte indique que la consommation d'animaux a commencé après le déluge n'est pas supportée par la Bible, par la nature pastorale des fils d'Adam, ni de ce que nous connaissons de l'époque pré diluvienne par l'archéologie.

 

Nous avons trouvé des restes humains de cette époque et de nombreux documents décrivant les types de personnes de l'époque. Il n'y a aucune évidence que les sociétés étaient végétariennes. En effet, l'évidence montre clairement qu'elles ne l'étaient pas. L'homme le plus vieux, trouvé dans la glace (dans les Alpes italiennes) de c. 3000 + BCE, avait des vêtements de peau, une hache à tête de cuivre et, selon toutes les indications, il était d'un village de chasseurs-cueilleurs.

 

Les apologistes végétariens pour cette ère ignorent toute l'évidence connue. Leurs affirmations sont contraires à la Bible et l'archéologie.

 

Nous savons de documents de l'Égypte ancienne que la viande et le gibier à plume, comme le pigeon, la colombe et l'oie, étaient consommés. Il y a des oies sur le tombeau de Itet c. 2560 BCE dans l'Ancien Royaume. Les poulets n'ont été connus que durant le Nouveau Royaume et ils sont probablement seulement devenus communs pendant l'époque romaine (Baines et Malek, Atlas of Ancient Egypt (Atlas de l'Égypte Ancienne), Time-Life Books, 1994, p. 8,19). Bien que l'agriculture par irrigation se soit faite dans ce qui est décrit comme la fin de la période Néolithique en Mésopotamie, il y avait une société principalement consommatrice de viande de bergers nomades et de chasseurs-cueilleurs; l'évidence existe qu'ils recueillaient aussi les herbes comme céréales. L'agriculture était évidente plus à l'ouest dans la période pré dynastique, de l'Égypte le long de la Méditerranée, mais il semble que les changements arides du climat aient forcé une concentration de gens dans la Vallée du Nil pour des buts agricoles (ibid., p. 14).

 

Tandis que le Nord de l'Afrique, à l'époque de l'Égypte pré dynastique, a consisté principalement en chasseurs-cueilleurs ou en bergers, l'agriculture y avait été établie pendant l'Ancien Royaume. Il n'y a aucune évidence du tout que n'importe laquelle des civilisations de la Mésopotamie au Nord de l'Afrique était végétarienne. En effet, l'évidence exclue une telle affirmation. Suggérer que les fils d'Adam, à la différence de tous les autres bergers, étaient une race de bergers qui ont fait paître des animaux, mais ne les ont pas mangés est un raisonnement bizarre. La Bible est claire que le sacrifice a été établi avec Adam et employé par Abel. Il est clair que les catégories d'animaux purs doivent avoir été établies. Dieu ne permettrait pas ou n'accepterait pas le sacrifice d'animaux impurs, comme nous le savons de la loi. Suggérer que la famille d'Adam ait eu des troupeaux, institué le sacrifice et ensuite jeté les sacrifices sans les consommer est si absurde que cela ne peut pas être pris au sérieux. De plus, la vie de berger nomade écarte le végétarianisme comme un style de vie possible. D'ailleurs, le fil de fer barbelé et la maille n'avaient pas été inventés. Les offrandes agricoles de Caïn étaient moins acceptables pour Dieu. Les arguments avancés quant au végétarianisme pré diluvien viennent de ceux qui ont eu peu ou pas d'expérience avec l'agriculture et la gestion d'animaux et qui ignorent les mots clairs des textes bibliques.

 

Noé et le Déluge

 

Noé a obéi à Dieu quand il a construit l'arche et y a placé les animaux, comme il en avait reçu instruction. Les catégories de bétail et de bêtes sont aussi utilisées dans le texte de Genèse 7:14 et suivants.

 

Le déluge a commencé le dix-septième jour du deuxième mois de la 600ème année de Noé. Le déluge a duré pendant quarante jours ou jusqu'au vingt-septième jour du troisième mois. Les eaux ne se sont pas retirées avant le premier Nisan de l'année suivante. Le vingt-sept Nisan de l'année suivante, la terre était sèche.

 

La première action de Noé après le déluge a été de construire un autel et de faire un sacrifice de chaque bête pure et de chaque volaille pure. Cette action a plu à Dieu. À partir de ce point, la promesse a été faite que, tant que la terre existerait, les moissons, les saisons d'ensemencement, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.

 

La Loi

 

Dieu avait établi les lois des premiers fruits avec Adam et elles ont été observées par Noé et sa progéniture. La rébellion, après le déluge, de Nimrod et du système babylonien n'a pas affecté l'intégrité de la loi. Abraham a reçu la promesse parce qu'il était un ami de Dieu. Ses gens sont allés en esclavage à cause des actions des patriarches en Palestine. Ils ont été multipliés par des épreuves et ils sont sortis dans l'Exode, sous Moïse, pour qu'ils puissent être Son peuple et une lumière pour les nations.

 

Dieu a sorti Israël de l'esclavage avec un sacrifice. Ce sacrifice a indiqué le Messie. Israël n'était pas alors, ni destiné à devenir, végétarien. La loi entière des produits alimentaires et des premiers fruits a été redonnée à Moïse au Sinaï. Les lois de l'alimentation concernant les viandes sont trouvées à Lévitique 11 et Deutéronome 14. Les raisons et les prohibitions concernant ces lois sont couvertes dans l'étude Les Lois de l'Alimentation [015].

 

Le sacrifice concernait le sacerdoce d'Israël. Les affirmations quant au sacrifice par les philosophes juifs et les Kabbalistes, qui semblent inclure certains de leurs rabbins éminents, sont des affirmations qui attaquent nécessairement autant la nature de Dieu que la régularité du sacerdoce.

 

La phase suivante de ce processus rabbinique étrange de qualifier les instructions de Dieu concerne les injonctions à propos de l'enlèvement du sang. Les arguments en faveur du végétarianisme, parmi les autorités rabbiniques, sont intéressants, mais ils ignorent l'idée maîtresse de la prophétie.

 

Les rabbins qui épousent ce plan végétarien semblent soutenir que :

 

·         La mort est venue dans le monde à cause de la désobéissance d'Adam et Ève.

 

·         La consommation de viandes n'a pas été faite avant Noé.

 

·         L'humanité avait dégénéré énormément à ce moment-là.

 

·         On a donné la permission de manger de la viande après le déluge.

 

Leur logique est que la permission de manger de la viande était seulement une chose provisoire. Les raisons pour ceci sont :

 

Il est inconcevable que le Créateur, qui avait projeté un monde d'harmonie et une voie parfaite de vivre pour l'homme, des milliers d'années plus tard, constate que ce plan était mauvais (R. Abraham Isaac Hacohen Kook, A Vision of Vegetarianism and Peace (Une Vision de Végétarianisme et Paix), éditeur R. David Cohen).

 

La logique est correcte. La prémisse est incorrecte. Comme nous le savons, Dieu est immuable et le Messie aussi. Dieu ne change pas (Mal. 3:6). Christ est le même hier, aujourd'hui et demain (Hébreux 13:8). Le changement de la loi, mentionné à Hébreux 7:12, concerne la metathesis de la loi qui a établi le sacerdoce dans les élus, comme l'ordre de Melchisédek. Le changement a aussi concerné le sacrifice. Rien n'a été dit ou transmis quant à une élimination de la consommation de viandes; en effet, le contraire est le cas.

 

Kook a une vue erronée qu'Adam et ses fils n'ont pas mangé de viande. Il voit ainsi que, logiquement, cela implique une inconsistance dans l'octroi et l'application de la loi de Dieu. Il suppose incorrectement que le végétarianisme était le système au début. En conséquence, ce sera de nouveau le système à la fin. Il conclut que manger de la viande est, par conséquent, une aberration à moyen terme de Dieu. Il attribue ainsi à Dieu l'inconsistance qu'il cherche à éviter.

 

Ce processus de raisonnement anormal dans le Judaïsme continue avec le raisonnement de R. Samuel Dressner.

 

L'enlèvement du sang que kashrut enseigne est un des moyens les plus puissants de  nous rappeler constamment la concession et le compromis qu'est l'acte entier de manger de la viande, en réalité. De nouveau, il nous enseigne la révérence de la vie.

 

Moïse Cassuto affirme ensuite :

 

Apparemment, la Torah était, en principe, opposée à la consommation de la viande. Quand on a permis à Noé et ses descendants de manger de la viande, c'était une concession conditionnelle à la prohibition du sang.

 

Un tel raisonnement, qui a attribué des caprices aux lois de Dieu, ignore l'idée maîtresse des sections concernées par la nature pastorale des fils d'Adam et montre une ignorance de la base scientifique des lois de l'alimentation. Le problème ici est au niveau de la connaissance de Cassuto, Dressner et Kook, non pas dans la logique et la consistance de la Torah. Cette tradition mystique vient des systèmes Oraux à l'extérieur de la loi de Dieu et elle est entrée dans la Kabbale en provenance des cultes du Mystère. Ces gens sont des végétariens qui cherchent à justifier leur aberration dans la Torah et ce, malgré la loi écrite et l'évidence contre le végétarianisme. Ils pourraient peut-être avoir un peu plus d'excuse qu'un Chrétien pour de telles vues anormales, mais l'Esprit Saint a donné la direction claire concernant cette fausse doctrine à travers Christ et les apôtres.

 

Prophétie et Viandes

 

On a recours à Ésaïe pour appuyer un végétarianisme millénaire sous le Messie.

 

Ésaïe 11:6-9 6Le loup habitera avec l'agneau, Et la panthère se couchera avec le chevreau; Le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble, Et un petit enfant les conduira. 7La vache et l'ourse auront un même pâturage, Leurs petits un même gîte; Et le lion, comme le bœuf, mangera de la paille. 8Le nourrisson s'ébattra sur l'antre de la vipère, Et l'enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. 9Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte; Car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, Comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. (LSG)

 

L'emphase est mise sur le fait que le lion mangera de la paille, comme le bœuf. Le veau et le jeune lion sont accompagnés par le bétail qu'on engraisse. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute la montagne sainte de Dieu. Deux choses sont évidentes ici. La place est Sion et le veau, le bétail et le bœuf sont mentionnés. Un bœuf est un taureau châtré et ainsi la gestion des animaux est toujours en vigueur. Le bétail est une bête alimentée pour la viande; le mot est DHS 4806 merîy’, ce qui signifie du bétail alimenté ou engraissé. C'est le même mot trouvé à Ézéchiel 39:18. Cet arrangement à Ézéchiel est à l'Avènement et il continue ensuite (à Ézéchiel 40) à traiter de la restauration du sacrifice pendant le Millenium (Ézéchiel 40:38-43; 43:18-27; 44:6-8; 45:13-25; 46:1-8).

 

Ces offrandes auront lieu les Sabbats et les Nouvelles Lunes (Ézéchiel 46:3). Les sacrifices du peuple seront bouillis dans des cuisines mises à part dans ce but au Temple (Ézéchiel 46:24).

 

En plus de la viande du sacrifice, qui est cuisinée au Temple, les rivières seront établies par les eaux du temple du mont et le poisson y sera pêché à côté de la mer, de Guédi à Églaïm. Les marais et les marécages seront pour la collection du sel. En plus de ces viandes, il y aura des arbres sur les bords de la rivière. Les arbres seront de types divers et ils porteront des fruits chaque mois. Leurs feuilles seront pour la guérison des nations (Ézéchiel 47:9-12).

 

On peut ainsi voir le texte d'Amos 9:14 dans le contexte d'un large système et non pas de délinéation de types d'alimentation limités. De plus, Amos 9:13 montre la consommation de vin, comme une promesse du Millenium.

 

Amos 9:13-14 13Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où le laboureur suivra de près le moissonneur, Et celui qui foule le raisin celui qui répand la semence, Où le moût ruissellera des montagnes Et coulera de toutes les collines. 14Je ramènerai les captifs de mon peuple d'Israël; Ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, Ils planteront des vignes et en boiront le vin, Ils établiront des jardins et en mangeront les fruits. (LSG)

 

On voit aussi la gestion animale impliquant la production de lait à Joël 3:18.

 

Joël 3:18 En ce temps-là, le moût ruissellera des montagnes, Le lait coulera des collines, Et il y aura de l'eau dans tous les torrents de Juda; Une source sortira aussi de la maison de l'Éternel, Et arrosera la vallée de Sittim. (LSG)

 

Zacharie 14 montre très clairement qu'à la restauration millénaire, les fêtes seront observées et les nations enverront leurs représentants à Jérusalem ou elles seront punies (Zacharie 14:16-19). Le texte poursuit en démontrant clairement le sacrifice et la consommation de viande pendant le Millenium, sous le Messie.

 

Zacharie 14:20-21 20En ce jour-là, il sera écrit sur les clochettes des chevaux: Sainteté à L'Éternel! Et les chaudières dans la maison de l'Éternel Seront comme les coupes devant l'autel. 21Toute chaudière à Jérusalem et dans Juda Sera consacrée à l'Éternel des armées; Tous ceux qui offriront des sacrifices viendront Et s'en serviront pour cuire les viandes; Et il n'y aura plus de marchands dans la maison de l'Éternel des armées, En ce jour-là. (LSG)

 

Le texte de la Bible contient un message cohérent et clair de consommation sanctionnée de viande et ce, d'Adam jusqu'à la fin du Millenium. Dieu est constant et Son système est sûr et juste. Le végétarianisme n'a aucune sanction dans n'importe quelle section de l'Ancien Testament. Les rabbins, qui font la revendication pour le végétarianisme, font ainsi malgré le message clair de l'Écriture. Leurs arguments sont des imputations contre les lois et la nature de Dieu. Ils sont, en fait, des accusations contre la justice et l'intégrité du Seigneur des Armées et du Messie.

 

Le Message du Nouveau Testament

 

Il est clair que Christ n'était pas végétarien. Il a observé la Pâque (Matthieu 26:17-19; Marc 14:12-16; Luc 2:41; 22:8-15; Jean 2:13,23; 6:4; 11:55; 18:28,39; 19:14), laquelle a nécessairement impliqué la consommation de viande (Exode 12:11-13), symbolique de Son sacrifice, comme l'agneau de la Pâque (Ézéchiel 39:17).

 

Les apôtres ont observé les lois de l'alimentation et mangé de la viande. Ainsi, il n'y a eu aucune élimination de la viande depuis la Pentecôte. Actes 10 a été utilisé pour essayer de montrer l'extension des catégories de viandes permises (voir l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]). Cependant, cela ne peut d'aucune façon être interprété pour permettre le végétarianisme. En fait, l'explication de ce texte par Pierre montre que la conversion avait été offerte aux Païens.

 

Viande Sacrifiée aux Idoles

 

Le passage impliquant le plus des viandes concerne la viande sacrifiée aux idoles. Le texte, à Romains 14:1-4, est vu comme permettant la pratique du végétarianisme dans le Christianisme, mais comme une forme plus faible de Christianisme. C'est une signification incorrecte. L'abstinence de la viande n'est pas ici pour les raisons données par les végétariens, qui sont des imputations contre Dieu. Les raisons sont ici basées sur la supposition que la viande peut avoir été sacrifiée aux idoles. Ainsi, l'abstention est pour empêcher la transgression de la loi quant à la consommation d'aliments sacrifiés aux idoles.