Les Églises
Chrétiennes de Dieu
[235]
Les Origines de Noël et des Pâques
[235]
(Édition
3.0 19980117-20071215-20081215-20100430)
Les Chrétiens ont été conditionnés à accepter que Noël et les Pâques font essentiellement partie de la tradition Chrétienne. Le fait est qu'aucune de ces fêtes n'est Chrétienne. Toutes les deux ont leurs racines dans les cultes du Mystère, les Saturnales, l'adoration du système de la déesse Mère et l'adoration du dieu Soleil. Elles sont directement contraires aux Lois de Dieu et à Son système.
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Les Origines de Noël et des Pâques [235]
Le soi-disant Christianisme moderne célèbre deux festivals principaux : Noël et les Pâques. L'un est en décembre et l'autre est en mars-avril. La Bible ne célèbre aucun festival religieux en décembre. Le festival de mars-avril que la Bible commande d'observer est appelé la Pâque. Elle tombe en mars-avril, mais elle n'est pas appelée les Pâques et ne tombe pas le jour déterminé par les calculs pour les Pâques.
Ce qui est plus important, c'est que d'autres festivals commandés par la Bible ne sont pas observés. Le Sabbat, qui est le Quatrième Commandement, n'est pas observé, mais le jour du Soleil l'est à sa place. Comment est-ce arrivé ? Quelle est l'origine de tout cela ? Est-ce que c'est biblique et est-ce que c'est Chrétien ? Les réponses sont toutes trouvées dans l'histoire et elles sont fascinantes.
Les Saturnales
Un festival était célébré en décembre à Rome. Sa connaissance est nécessaire pour comprendre ce qui arrive à Noël. Ce festival était nommé les Saturnales. C'était le festival de Saturne à qui les habitants de Latium, les Latins, attribuaient l'agriculture et les arts nécessaires pour la vie civilisée (Dictionary of Greek and Roman Antiquities de Smith, 2ème éd., London 1851, p. 1009). Il tombait vers la fin de décembre et était vu par la population comme un temps de relaxation absolue et de gaieté. Pendant sa durée, les cours légales étaient fermées. Aucune affaire publique ne pouvait être traitée. Les écoles étaient en congé. Commencer une guerre était impie et punir un malfaiteur représentait une souillure (ibid.). Les esclaves étaient soulagés des corvées pénibles et autorisés à porter le pileus ou l'insigne de la liberté. On leur accordait la liberté de parole et leurs maîtres les servaient à un banquet spécial, vêtus des vêtements de leurs esclaves (ibid.). Toutes les classes se livraient à des festivités et à la réjouissance avec des échanges de cadeaux entre amis.
Les plus démunis donnaient des bougies fines en cire à leurs supérieurs. Les foules se pressaient dans les rues et Smith dit que beaucoup de coutumes ressemblaient remarquablement à celles de Noël et du carnaval italien (ibid.).
Les jeux de hasard étaient tolérés par les autorités comme l’étaient les jeux de cartes, et même les plus stricts s’y adonnaient la Veille de Noël. La populace entière mettait de côté la toge, portait la robe flottante appelée la synthesis et marchait avec le pileus sur la tête. Le Dictionnaire de Smith dit que cette pratique fait rappeler les dominos, les chapeaux pointus et les autres déguisements portés aux festivals postérieurs de Noël pour les mascarades et les mimes. Les cerei ou les bougies fines en cire ou les lumières étaient probablement employées comme les moccoli, la dernière nuit du carnaval. Nos traditions des lumières de Noël proviennent probablement de cette tradition.
Finalement, pour l'amusement de la société privée, on élisait un faux roi qui est immédiatement reconnu dans la cérémonie de la Douzième Nuit (ibid.). Nous en reparlerons plus tard.
Sir James George Frazer, dans son étude classique de la magie et de la religion (The Golden Bough, McMillan, 1976), dit que ce faux roi était une allusion aux jours idylliques du règne de Saturne et que la coutume de donner une liberté provisoire aux esclaves, à ce moment-là, se faisait en souvenir des jours où tous étaient libres et les choses étaient justes (ibid., ix, p. 308 et suiv.). Dans le règne de Maximien et de Dioclétien, les soldats romains, en poste au Danube, auraient eu la coutume (selon Franz Cumont) de choisir au sort parmi eux un beau jeune homme pour personnifier Saturne, trente jours avant le festival. Ils le revêtaient d’un vêtement royal pour ressembler à Saturne. Il allait ensuite en public avec une suite de soldats et cédait à ses passions, peu importe à quel point elles étaient basses et honteuses. À la fin des trente jours, il se tranchait la gorge sur l'autel du dieu qu’il avait personnifié. En 303, le sort est tombé sur le soldat Chrétien Dasius, mais il a refusé de jouer le rôle du dieu païen et de souiller ses derniers jours par la débauche. Il a refusé de céder à l'intimidation de son commandant Bassus. Il a, en conséquence, été décapité par le soldat Jean à Durostorum à la quatrième heure, vendredi, le 20 novembre 303, soit le vingt-quatrième jour de la Lune (Frazer, ibid.).
Ce
compte rendu historique a été confirmé,
après sa publication par Franz Cumont, par
la découverte, dans la crypte de la
cathédrale à Ancona, du sarcophage de marbre
blanc contenant des textes caractéristiques
de l'âge de Justinien avec l'inscription
grecque :
Ici repose le saint martyr Dasius, apporté
de Durostorum.
Le sarcophage avait été apporté là de l'église de St. Pellegrino en 1848, où il reposait sous l'autel principal et où il a été enregistré comme étant là en 1650 (Frazer, p. 310).
Frazer dit que cela met une nouvelle lumière sur la nature du Seigneur des Saturnales, l'ancien Seigneur de l'Anarchie, qui présidait aux festivités d'hiver à Rome (ibid., p. 311). Nous voyons ici l'étendue des traditions et les éléments de sacrifice humain qu'on retrouve dans les festivals autant en décembre qu'à l'équinoxe. Le Chrétien Dasius a subi le martyr plutôt que de participer à ces festivités.
Étant donné que Saturnus était un ancien dieu national de Latium, l'institution des Saturnales est perdue dans l'antiquité éloignée (ibid.).
Il y a trois traditions associées au festival.
Dans les deux dernières traditions, nous voyons des points communs. La pratique de ce festival agricole a aussi certains éléments communs avec le festival du printemps de Easter (Pâques), comme nous le verrons plus tard. L'élément du sacrifice humain, commun à toutes les traditions, peut aussi être retracé à l'adoration de Moloch, comme le dieu Sin (Péché) de la Lune et aussi d'Ishtar (voir l'étude Le Veau d'Or (No. 222)). Cet aspect sacrificiel a aussi été retrouvé dans l'adoration du dieu Attis (voir ci-dessous).
L'érection de temples dans les temps historiques était enregistrée, comme pendant le règne de Tatius, Tarquinius le Superbe, jusqu'au consulat de A. Sempronius ou de M. Minucius (497 BCE) ou celui de T. Larcius, l'année précédente. Il semble que, à des phases différentes, les cérémonies ont été négligées ou corrompues, et qu'elles ont ensuite été ravivées et étendues (ibid.).
Les Saturnales tombaient, à l'origine, le 14 janvier Kalend. Quand le calendrier Julien a été introduit, elles ont été prolongées jusqu'au 16 janvier Kalend, ce qui a causé la confusion parmi les plus ignorants. Augustus a ordonné que trois jours entiers (à savoir les 17, 18 et 19 décembre) devaient être sanctifiés à l'avenir (ibid.). Une autorité inconnue a ajouté un quatrième jour et Caligula a ajouté un cinquième jour, le Juvenalis. Il est tombé en désuétude, mais il a été plus tard rétabli par l'empereur Claudius.
À proprement parler, un jour seulement était consacré à l'observance religieuse durant les jours de la République. Cependant, les célébrations s'étendaient sur une période beaucoup plus longue. Historiquement, Live parle du premier jour des Saturnales (Liv. xxx, 36). Cicéron écrit à propos des deuxièmes et troisièmes jours (ad Att., v 20 ; xv 32). Novius (Attelanae) a utilisé le terme les sept jours des Saturnales et cette expression a aussi été utilisée par Memmius (Macrobius, i, 10) et Martial (xiv, 72 ; voir Smith, ibid.). Martial parle aussi des cinq jours ordonnés par Caligula et Claudius.
Ces cinq jours ont également une ancienne signification en rapport au calendrier.
Smith dit, qu'en réalité, trois festivals étaient célébrés au cours de cette période.
1.
Les Saturnales comme
telles commençaient le 17 décembre (16
décembre Kalend).
2.
Elles étaient suivies par
l'Opalia
(le 14 janvier Kalend ou le 19 décembre)
qui, auparavant, coïncidait avec les
Saturnales. Ensemble, les deux duraient
pendant cinq jours. Ce festival était
célébré en l'honneur d'Opis,
qui était la soi-disant femme de Saturne. À
l'origine, il était célébré le même jour. Le
thème de la déesse Mère et de l'amante
devient donc évident dans les origines de ce
festival. Nous rencontrerons ce thème
partout. Les disciples d'Opis payaient leurs
vœux en s'assoyant par terre et en touchant
le sol dont elle était la déesse (Smith,
ibid., art. ‘Opalia’, p. 835).
3. Les sixièmes et septièmes jours étaient occupés par les Sigillaria, qui ont été nommées d'après les figurines de faïence qui étaient mises en vente durant la période, comme jouets à être donnés en cadeaux aux enfants.
La période allait donc, sous le Calendrier Julien, du 17 décembre jusqu'au 23 décembre, quand on donnait les cadeaux aux enfants.
Nous allons maintenant continuer en examinant plus en détail la théologie derrière ces festivals. Les points communs des traditions de ces festivals sont trop évidents pour être ignorés.
La Vierge Céleste comme la Déesse Mère
Frazer note que :
L'adoration de la Grande Mère des Dieux et de son amant ou fils était très populaire sous l'Empire Romain (v, pp. 298 et suiv.)
De l'inscription, nous savons que les deux (en tant que la Mère et l'amant ou la Mère et le fils) ont reçu des honneurs divins, non seulement en Italie, mais dans toutes les provinces - particulièrement en Afrique, en Espagne, au Portugal, en France, en Allemagne et en Bulgarie (ibid.). Leur adoration a survécu à l'établissement du Christianisme par Constantin.
Le symbolisme de la Vierge Céleste et de l'enfant en bas âge, défilés à tous les ans, n’est donc pas d'origine Chrétienne. Il provient de la religion de la déesse Mère qui est très ancienne. Nous en reparlerons plus tard.
Frazer mentionne que Symmachus a cité le festival de la Grande Mère. À l'époque d'Augustin, ses prêtres efféminés défilaient encore dans les rues et les places de Carthage et, comme les frères mendiants du Moyen Âge, ils demandaient l'aumône des passants (ibid., voir S. Dill Roman Society in the Last Century of the Western Empire, London, 1899, p. 16 ; et Augustin La Cité de Dieu, vii, 26).
Pour leur part, les Grecs ont rejeté les rites plus barbares en faveur des rites semblables mais plus doux de l'adoration d'Adonis (ibid.).
Frazer dit que les caractéristiques qui
choquaient et repoussaient les Grecs étaient
celles qui attiraient les Romains et les
barbares de l'Ouest (ibid., pp. 298-299).
Les frénésies extasiées, qui ont été prises
pour de l'inspiration divine, les
mutilations du corps et la théorie d'une
nouvelle naissance et de la rémission du
péché par le versement du sang, ont toutes
leur origine dans la sauvagerie (ibid.).
Frazer soutient que leur vrai caractère était souvent déguisé sous un voile convenable d'allégorie et d'interprétation philosophique qui amenait les plus cultivés d'entre eux à faire des choses qui, autrement, les auraient remplis d'horreur et de dégoût. Le mouvement Pentecôtiste moderne tire son inspiration des idées derrière ces festivals religieux.
La religion de la Grande Mère était seulement une parmi une multitude de croyances orientales semblables, qui se sont répandues à travers l'Empire Romain et qui se sont imposées sur les Européens. Selon Frazer, cela a graduellement sapé le tissu social entier de l'ancienne civilisation.
Les sociétés grecques et romaines étaient entièrement basées sur le concept de la subordination de l'individu à l'état et la vie entière de chacun était consacrée à la perpétuation de la société. Si un individu n'était pas prêt à faire le sacrifice suprême, personne ne considérait que l'individu avait agi pour des raisons autres que des raisons viles.
Pour sa part, la religion orientale enseignait le contraire de cette doctrine. Elle inculquait la communion de "l'âme" avec Dieu et son salut éternel comme les raisons de l'existence. En comparaison, la prospérité et même l'existence de l'état étaient insignifiantes.
La conséquence inévitable de cette doctrine égoïste et immorale a été d'éloigner de plus en plus l'individu du service public et de créer le mépris pour la vie présente dans l’individu.
L'usage impropre de ces doctrines du Mystère ou des religions orientales et leur application dans le Gnosticisme, lorsque appliqué au récit biblique de la Cité de Dieu, comme édifice spirituel, devait avoir des conséquences désastreuses pour l'ordre de la société. Son effet a été de desserrer les liens familiaux et de l'état et, généralement, de désagréger le corps politique de l'état. La société a eu tendance à retomber dans ses éléments individuels et, ainsi, dans la barbarie. La civilisation est seulement possible par la coopération active de l'individu et par la subordination des intérêts de l'individu à celui de l'intérêt commun (ibid., p. 301).
Les gens refusaient de défendre leur pays et même de continuer leur famille par le célibat ascétique (ibid., voir aussi les études Le Végétarisme et la Bible (No. 183) et Le Vin dans la Bible (No. 188)).
Frazer a dit que cette obsession a duré pendant mille ans. Il a dit qu'elle a changé seulement à la fin du Moyen Âge, avec la reprise de la loi romaine, de la philosophie Aristotélicienne et de l'art et de la littérature anciennes, pour des vues plus saines et plus viriles du monde. Le fait de la question est que, si le vrai modèle biblique avait été mis en application, de tels problèmes n'auraient pas existé. Le problème a résulté des Mystères Orientaux combinés avec le système Gnostique, qui est plus répandu aujourd'hui. Frazer a soutenu que la marée de cette invasion orientale avait enfin tourné et qu'elle refluait toujours. Il a eu tort à cet égard, bien qu'il admette aussi qu'un mauvais gouvernement et un système fiscal ruineux soient deux causes principales qui détruisent les civilisations, comme ils ont fait à l'Empire turc en son temps.
Nous examinerons maintenant les effets de la religion de la Grande Mère et du système Mithra et leurs applications sous l'influence Gnostique dans le Christianisme, pour démontrer qu'ils sont toujours présents, aussi forts que jamais, mais sous des formes plus subtiles. Cependant, beaucoup de ses fioritures traditionnelles sont les mêmes.
Mithra
Un des dieux qui a rivalisé pour l'adoration de l'Ouest était la déité persane Mithra.
La popularité immense de ce culte ne devrait pas être sous-estimée. Les monuments dédiés à ce système sont dispersés partout à travers l'Empire Romain et jusqu'en Europe (une carte de l'étendue des monuments est trouvée dans The Origins of the Mithraic Mysteries de David Ulansey, Oxford, New York, 1989, p. 5).
C'était un culte secret dont les mystères n'étaient jamais mis par écrit. On connaît donc peu exactement de leur rituel, sauf ce que nous pouvons déduire de leurs lieux d'adoration et de leurs édifices religieux. Cependant, nous savons qu'ils avaient deux formes d'adoration. La forme privée et secrète était le Mithraïsme. Cependant, la forme publique était l’Élagabalisme et nous en savons plus de son système. Tous les deux étaient basés sur l'adoration du Soleil.
La majorité de sa religion ressemblait à la religion de la Mère des Dieux et, aussi, à ce qui est devenu, plus tard, le Christianisme (voir Frazer, ibid., p. 302). La similitude a étonné les docteurs Chrétiens eux-mêmes et elle leur a été expliquée comme étant l'œuvre du diable, une contrefaçon de la vraie foi (ibid.). Tertullien a expliqué comment les jeûnes d'Isis et de Cybèle étaient semblables aux jeûnes du Christianisme (De jejunio 16).
Justin Martyr explique comment la mort, la résurrection et l'ascension de Dionysius, la naissance de Perseus de la vierge et Bellerophon monté sur Pegasus étaient des parodies des vraies histoires Chrétiennes, écrites d'avance par les démons, jusqu’à l'histoire de Christ montant à dos d'âne et qui était contenue comme une prophétie, dans les Psaumes (voir Apol., i, 54).
Le conflit entre le Mithraïsme et le Christianisme était si grand que, pour un certain temps, le résultat était incertain. Le fait de la question est que le résultat a été décidé par l’adoption des pratiques mithriaques et en leur donnant des noms Chrétiens. La relique la plus importante de ce syncrétisme païen est Noël, que Frazer dit que l'Église semble avoir emprunté directement de son rival païen (p. 303).
L'armée romaine est devenue des adeptes de Mithra et il est évident, des registres en rapport à Dasius, que les Saturnales étaient observées en conjonction avec l'adoration de Mithra. Ainsi, les Saturnales précédaient simplement le festival du solstice et elles sont devenues une partie de celui-ci.
Noël et la Vierge Céleste
Dans le calendrier Julien, le 25 décembre était reconnu comme le solstice d'hiver (Frazer, ibid., p. 303; voir Pliny Natural history, xviii, p. 221). Il était considéré comme la nativité du Soleil, car ses jours commençaient à allonger et sa puissance augmentait à partir de ce point tournant de l'année.
Frazer soutient que le rituel de la nativité, tel qu'il était célébré en Syrie et en Égypte, était remarquable. Les célébrants se retiraient dans des lieux saints intérieurs et, à minuit, ils poussaient un grand cri, La Vierge a accouché ! La Lumière croît ! (ibid., voir Cosmas Hierosolymitanus, voir rem. 3 à p. 303).
Les Égyptiens représentaient même le Soleil nouveau-né par une image d'un bébé qu'ils exhibaient aux fidèles, à son anniversaire (le solstice d'hiver) (ibid., voir, Macrobius Saturnales, i, 18, 10).
Frazer dit :
Il ne fait aucun doute que la Vierge, qui a ainsi conçu et enfanté un fils le vingt-cinq décembre, était la grande déesse Orientale que les Sémites appelaient la Vierge Céleste ou, simplement, la Déesse Céleste ; dans les territoires sémitiques, elle était une forme d'Astarte (ibid., notant Franz Cumont s.v. Caelestis dans Real-Encyclopädie der classischen Altertumswissenschaft de Pauly-Wissowa, v, 1, 1247, et suiv.).
C'est l'origine de la doctrine de la virginité perpétuelle de la mère de Jésus Christ. Elle n'a aucune base dans la Bible ou en fait. La mère de Christ ne s'appelait pas Marie et la Bible est claire qu'elle a eu d'autres enfants. Nous retournerons à ce mythe plus tard.
La légende des trois rois
Le 25 décembre était un ancien festival d'adoration du Soleil et les trois rois qui lui sont associés ne semblent pas avoir de relation avec les hommes sages de l'Est du récit biblique. Ils semblent plutôt avoir peut-être rapport à une tradition plus vieille en rapport aux soi-disant douze jours de Noël. La séquence de douze jours est associée aux trois rois en France, en Espagne, en Belgique, en Allemagne et en Autriche. Leurs noms sont Gaspard, Balthazar et Melchior. En Allemagne et en Autriche, on le connaît comme le Jour des Trois Rois (Dreikönigstag) et, en France, comme le Festival des Rois (Fête des Rois). Les rois vont dans certains secteurs accompagnés par des mimes qui chantent des chansons et qui collectent des propriétaires. On lui donne une base Chrétienne, mais il n'y a aucune base dans la Bible pour supposer qu'il y avait trois personnages (à part les trois types de cadeaux) ou qu'ils étaient des rois. Ils sont appelés des Mages ou des hommes sages. Cela semble avoir une autre base (voir Frazer, ix, p. 329). Des coutumes dans Franche-Comte et dans les Montagnes Vosges aussi, il est supposé que Melchior était un roi noir et le visage du garçon le personnifiant est noirci (ibid., p. 330). Ces trois sont invoqués pour la guérison avec des rituels impliquant trois clous placés dans la terre. Cela sent les systèmes triunes des Celtes en France, longtemps avant le système Chrétien.
Dans la Bohême tchèque et allemande, des rituels de fumigation et des épices étaient utilisés le douzième jour. Les initiales G.M.B (Gaspard, Melchior et Balthazar) avec trois croix étaient marquées sur les portes après la fumigation, pour se protéger contre les mauvaises influences et les maladies infectieuses. Ils étaient invoqués par les paroles priez pour nous maintenant et à l'heure de notre mort.
Le Seigneur de l'Anarchie et le Roi du
Haricot
Dans cette tradition, nous voyons aussi le Seigneur de l'Anarchie apparaître parmi les traditions. La pleine période de temps allait de la veille de la Toussaint (le 31 octobre, la veille du jour de la Toussaint) jusqu'à Chandeleur (le 2 février). Cependant, elle était généralement limitée aux douze jours de la période de Noël, nommés les douze nuits. Le Seigneur de l'Anarchie était élu parmi la Cour du Souverain en Angleterre, par chaque bureau dans le pays. Ce Seigneur de l'Anarchie était aussi élu à l'Université Merton d'Oxford, comme le Roi du Haricot (voir Frazer, ix, p. 332).
En France, les homologues des Seigneurs de l'Anarchie anglais faisaient la mascarade comme des faux prêtres, évêques, archevêques, papes ou abbés. On le connaissait comme le Festival des Imbéciles et il était célébré, soit le Jour de Noël, le Jour de St. Étienne (le 26 décembre), le Jour de l'An ou le Douzième Jour, selon l'endroit.
Durant ce temps-là, il y avait des parodies des rites les plus solennels de l'église, où des prêtres portant des masques et parfois habillés comme des femmes, dansaient au lutrin et chantaient des chansons obscènes ; et les laïcs déguisés en moines se mêlaient avec le clergé et l'autel était tourné en une taverne, où les diacres et les sous-diacres mangeaient de la saucisse et du boudin ou jouaient aux dés et aux cartes sous le nez des célébrants. Les encensoirs étaient remplis de parties de vieilles chaussures, remplissant l'église d'une puanteur crasseuse.
Dans certains secteurs de la France, par exemple à Autun, un âne était conduit dans l'église où une parodie de la Messe y était dite. Une liturgie régulière en Latin y était dite et le prêtre célébrant mugissait comme un âne (Frazer, pp. 334-335).
À Beauvais, le 14 janvier, une jeune femme avec un enfant dans ses bras montait à dos d'âne, imitant soi-disant la fuite en Égypte. Elle était conduite en triomphe de la cathédrale à l'église de paroisse de St. Étienne, où elle et l'âne étaient placés du côté gauche de l'autel. Une longue Messe était dite, consistant en fragments empruntés au hasard à beaucoup de services d'église pendant l'année. Les chanteurs aussi bien que la congrégation apaisaient leur soif dans l'intervalle et l'âne était alimenté et abreuvé. L'âne était ensuite conduit du chœur dans la nef, où la congrégation entière, le clergé et les laïcs, dansaient autour en mugissant comme des ânes. Après les vêpres, un grand cortège allait à un grand théâtre, en face de l'église, où ils regardaient des farces indécentes.
Tout cela fait penser les rites, en Afrique du Nord, des prêtres efféminés du système de la déesse Mère et des Saturnales. Frazer dit qu'il n'y a aucune preuve directe qu'un est dérivé de l'autre, mais les Saturnales, avec la licence qui les caractérisait et le règne provisoire d'un faux roi, le fait paraître ainsi (ix, p. 339). Ces traditions ont été observées jusqu'au dix-neuvième siècle, quand l'Angleterre Victorienne et la France Napoléonienne, à la suite de la Révolution, les ont supprimées d'une certaine façon. Elles ont été remplacées, comme nous le verrons, par une autre forme des mêmes erreurs. Une grande partie de la folie moderne provient des États-Unis et de son mercantilisme.
Les douze jours de Noël, les gâteaux, les
haricots et l'argent
Le Roi du Haricot est aussi associé au Festival des Imbéciles en France et il y a une signification plus ancienne. Le Festival des Imbéciles continue jusqu’au Douzième Jour de Noël (la Douzième Nuit est la nuit du 6 janvier). La veille, qui est le 5 janvier et ainsi l'Épiphanie du 6 janvier, marque la fin des deux périodes des festivités d'avant-Noël, qui sont associées aux Saturnales et au système du Soleil et qui commencent au Solstice, le 25 décembre, et continuent jusqu'au 5 janvier.
Dans certains secteurs, le roi a une épouse reine et les deux ont une signification agricole et semblent aussi avoir un rapport avec les rites des Saturnales.
Le roi et la reine sont élus au hasard la Douzième Nuit (c'est-à-dire l’Épiphanie, le 6 janvier) ou à la veille de ce festival, le 5 janvier. C'était commun en France, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre. Il est toujours célébré dans quelques parties de la France. La Cour connaissait la pratique et chaque famille élisait son propre roi. À la veille du festival, un grand gâteau contenant un haricot était cuit. Il était divisé en portions : une pour chaque membre de la famille ; une pour Dieu ; une pour la Vierge Céleste et, parfois, une pour le pauvre. La personne qui avait la portion avec le haricot était proclamée le Roi du Haricot (Frazer, ix, p. 313). Parfois, un deuxième haricot était placé dans le gâteau pour l'élection de la reine. À Blankenheim, près de Neuerbourg, dans l'Eiffel, un haricot noir et un haricot blanc étaient cuits dans le gâteau - le noir pour le roi et le blanc pour la reine. Dans Franche-Comte, ils avaient l'habitude de mettre autant de haricots blancs dans un chapeau qu’il y avait de gens présents. Deux haricots colorés étaient inclus et pris au hasard par un enfant. Ceux recevant les haricots colorés étaient le roi et la reine.
En Angleterre, la pratique consistait à mettre dans le chapeau un haricot pour le roi et un pois pour la reine. Cependant, à certains endroits, seulement le roi était élu au hasard et il choisissait lui-même sa reine. Parfois, une pièce de monnaie était substituée au haricot dans le gâteau. Cette tradition était suivie en Allemagne du Sud, aussi tôt que dans la première moitié du seizième siècle. Frazer la considère cependant comme une variation de la tradition du haricot précédent. Cela démontre assez clairement que placer des pièces de monnaie dans les puddings de Noël provient de cette tradition d'un temps précédent.
En France, le jeune enfant présent était placé sous une table. Il était adressé comme Phœbe ou Tebe et il répondait Domine en Latin. Les morceaux du gâteau étaient distribués selon la directive de l'enfant. L'étymologie a été attribuée à l'oracle d'Apollon par certains érudits. Frazer pense qu'elle peut être simplement dérivée du terme pour haricot (latin faba, français fève).
Chaque fois que le roi ou la reine buvait, l’assemblée criait : “Le roi (ou la reine) boit !”, et ils faisaient tous de même. Si quelqu'un ne le faisait pas, on lui noircissait le visage avec des lièges ou de la suie ou de la lie du vin. Dans certaines parties de l'Ardennes, la pratique consistait à attacher de grandes cornes de papier dans leurs cheveux et de leur mettre des lunettes énormes sur le nez. C'était porté jusqu'à la fin du festival. C'est probablement l'origine du bonnet d'âne.
C'est toujours célébré dans le Nord de la France, où une figurine miniature en porcelaine est substituée au haricot et tirée au hasard par un enfant. Si elle est tirée au hasard par un garçon, il choisit sa reine ; dans le cas d'une fille, elle choisit son roi.
Ces rois et ces reines plaçaient des croix blanches sur les chevrons des maisons pour éloigner les lutins, les sorcières et les insectes. Certains aspects de cette coutume avaient, cependant, une signification plus sérieuse. En Lorraine, on disait que la hauteur de la récolte de chanvre était déterminée par la hauteur du roi et de la reine. Si le roi était plus grand, le chanvre mâle serait plus haut que le plant femelle et vice versa. Dans les montagnes des Vosges, à la frontière de France-Compte, on observait la pratique de danser sur le toit pour que le chanvre pousse haut.
Dans beaucoup de secteurs, les haricots utilisés dans le gâteau étaient considérés bénis par le clergé et la divination était employée la Douzième Nuit, pour déterminer le mois de l'année durant lequel le prix de blé serait le plus élevé.
La pratique d'allumer des feux de camp est toujours effectuée dans certains secteurs et, à l’époque que Frazer a écrit, elle était toujours faite dans la Montagne du Doubs, à la veille de la Douzième Nuit (ix, p. 316). C'était apparemment fait pour assurer la fertilité de la récolte. Il semble y avoir un rapport défini et peut-être lointain aux festivals Noël des païens.
Tandis qu'ils brûlaient, les gens dansaient
autour en chantant : “Bonne année reviens !
Pain et vin revenez !
”
Les jeunes de Pontarlier marchent sur les terres ensemencées avec des torches en criant : “Couaille, couaille, blanconnie”, sa signification est perdue dans l'antiquité.
Dans le Bocage de la Normandie, ce sont les arbres fruitiers qui sont brûlés ce jour-là. Ces feux scintillants sont partout, les paysans célébrant la Cérémonie des Môles et des Souris des champs (Taupes et Mulots). Les villages rivalisent pour savoir lequel aura le plus gros feu et on parcourt les bois et les haies pour du matériel. Ils parcourent les champs en menaçant les môles et les souris des champs et, en faisant ainsi, ils croient que la récolte sera plus grande, cet automne-là.
Les feux de la veille de l'Épiphanie ont aussi été observés dans les Ardennes. Il est utile de regarder ici les coutumes en ce qui concerne les festivals de la déesse Hecate à Rome et en Europe, en général, et l’implication des champs et des croix dans ceux-ci (voir L'étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification (No. 039)).
Des coutumes de feux semblables sont retrouvées au Royaume-Uni dans le Gloucester et dans le Hertfordshire avec douze feux à la fin des douze terres (Gloucester) conçus pour empêcher la petite saleté dans le blé. Un treizième feu, plus grand, est allumé dans les deux cas - ce dernier étant sur une colline (Frazer, ix, p. 318).
Cette tradition de faire douze feux de paille et de porter des toasts de cidre ou de bière est appelée Wassailing et elle est ancienne. Dans quelques secteurs, des bœufs sont aussi grillés dans ce rituel étrange ; un gâteau est placé sur les cornes du bœuf principal, puis on le fait tomber en chatouillant le bœuf.
L'explication de la pratique d'allumer des feux, particulièrement le plus grand, est trouvée dans l'examen de la pratique, non seulement au Royaume-Uni et en France, mais aussi en Macédoine. Les grands feux sont pour brûler les sorcières et les malfaiteurs qui errent dans les champs, la nuit. Ils sont appelés karkantzari ou skatzanzari par les Macédoniens. Ils sont contrôlés en les attachant avec une corde de paille. Ils reprennent leur forme humaine pendant le jour. Au cours des douze jours de Noël, ils doivent être surmontés par un effort vigoureux. À certains endroits, cela débute la Veille de Noël et, à d'autres endroits, cela continue ou c'est fait la Douzième Nuit.
La Veille de Noël, certaines personnes brûlent les karkantzari en brûlant des fagots de yeuse et ils les jettent dans les rues à l’aube. De nouveau, nous avons ici une référence aux festivals Noël des Druides. Les fagots de chêne postérieurs étaient des vestiges de la combustion de la bûche antérieure.
En Irlande, ils érigent des liasses d'avoine. C'était fait en Roscommon, où ils considéraient que la “Douzième Nuit, qui est l’Ancien Jour de Noël, est plus grande que le Jour même de Noël” (Frazer, ix, p. 321).
Ils placent treize chandelles dans la liasse, douze plus petites et une plus grande, au centre, et attribuent celles-ci aux Apôtres au Dîner du Seigneur, mais cela est fait à Noël, pas à la Pâque. Treize chandelles avec mèche de jonc, nommées d'après chaque membre de la famille (ou des connaissances pour faire le nombre), sont placées dans des gâteaux d'excréments de vache et brûlées pour déterminer la longueur de la vie de chaque personne (ix, p. 322).
Les origines des chandelles
L'utilisation des chandelles remonte à l'ancienne religion aryenne, qui les a utilisées à la cérémonie de Noël pour parer les dieux du tonnerre, de l’orage et de la tempête (Frazer, x, p. 264 (n. 4) ; et aussi p. 265). Elles étaient allumées et attachées au chêne sacré (ibid., ii, 327).
À certains endroits (Ruthenia et en Europe, généralement), elles étaient utilisées par les voleurs et les cambrioleurs pour causer le sommeil (Frazer, i, pp. 148-149) et, dans ce cas, elles étaient faites de suif humain (ibid., i, p. 236). Des parties de l'anatomie humaine étaient aussi utilisées comme bougies ou des os humains étaient remplis de suif fait avec du gras d'hommes pendus (ibid., p. 149). Parfois, les chandelles étaient faites en utilisant les doigts des nouveau-nés ou, ce qui était préférable d'après eux, des fœtus. Aussi récent qu’au dix-septième siècle en Europe, les voleurs avaient l'habitude d'assassiner les femmes enceintes pour extraire de telles bougies de leurs ventres (ibid.).
Les chandelles étaient brûlées pour éloigner les sorcières. Elles sont entrées dans le Christianisme par l'Église Catholique ou Orthodoxe (voir Frazer, ibid., i, p. 13).
L'ancienne pratique aryenne d'allumer les nouveaux feux à partir d'un Feu de camp, à Pâques, en envoyant des bâtons en feu à chaque maison pour commencer les feux, afin d'éloigner les dieux du tonnerre, de l’orage et de la tempête, a continué parmi les Allemands. La pratique a été introduite dans le Catholicisme comme la chandelle de Pâques. Cette chandelle géante était allumée à Pâques, dans la nuit de samedi à dimanche, avant le dimanche de Pâques, et toutes les chandelles dans l'église étaient ensuite allumées à partir d'elle. Cela continuait pendant l'année jusqu'aux Pâques suivantes quand une nouvelle chandelle géante de Pâques était allumée.
La pratique d'allumer la chandelle semble avoir lieu la nuit avant le jour du Soleil et semble faire partie de l'ancien système d'adoration du Soleil.
Dans le Temple, on brûlait de l'encens. Les chandelles n'étaient brûlées que sur le Menora, qui était composé de lampes à l’huile et non de chandelles.
Cette pratique de brûler des feux avec des bougies fines ou des chandelles était semblable à celle des Saturnales. Du Livre de Baruch (6:19 et suiv.), nous savons que la pratique d'allumer des chandelles devant des idoles recouvertes de métaux précieux était babylonienne. La pratique d'allumer des chandelles multiples est probablement entrée dans le Judaïsme par le système babylonien. Nous traiterons de cela plus en détail dans la section sur les Pâques.
Le
Menora avait sept branches et Dieu l'avait
commandé pour le Temple. Dans le Temple de
Salomon, il y avait dix candélabres avec
sept lampes à l’huile par branche
représentant le Conseil des Élohim, dont le
Sanhédrin était une copie. Un symbolisme
mystique est donné aux neuf branches dans le
Judaïsme, mais il n'y a aucune autorité
biblique pour elles.
La température
On disait que la température des douze jours de Noël déterminait la température de la prochaine année.
C'est basé sur ce qui semble être une ancienne forme de division du zodiac de diviser les douze jours en quatre quadrants de trois jours par quadrant. C'était fait dans les Îles Britanniques et cela s'est étendu en Europe occidentale à travers l'Allemagne et l'Autriche allemande.
À partir de la température de chacun des douze jours, il était possible de deviner la température de chaque mois successif de l'année. On considérait que c'était précis et que cela s'appliquait aussi au Douzième Jour lui-même, où la température de chaque heure déterminerait la température du mois correspondant. Les jours étaient donc un système de divination pour l'année qui venait dans ses aspects agricoles.
En Swabie, les jours étaient appelés les douze jours de hasard. Une divination plus précise était faite en faisant douze cercles divisés en quatre quarts de cercles. Chaque quart de cercle représentait un quart du mois. Ceux-ci étaient dessinés sur du papier et accrochés au-dessus de la porte. Au fur et à mesure que chaque jour des douze jours passait, de Noël jusqu’à l'Épiphanie, la température de chaque quart de jour était ombragée et la température pour ce quart de mois était déterminée.
En Suisse, en Allemagne et en Autriche, c'était fait un peu différemment. À Noël, au Jour de l'An ou à un autre des douze jours, on coupait un oignon en deux, puis on pelait douze couches et on aspergeait chacune d'elles d'une pincée de sel. De l'humidité laissée en elles, le matin suivant, on considérait possible de déterminer la température pour les douze prochains mois de l'année.
Ce n'était pas limité aux tribus Germaniques ou aux Teutons – on la retrouvait aussi en France et parmi les Celtes de la Bretagne et en Écosse.
Dans le Bocage de la Normandie, la température était devinée pour l'année à partir de la température des douze jours. C'était considéré plus précis que les prédictions du Double-Liégois. En Bretagne Cornouaille, les douze jours étaient déterminés de Noël à l'Épiphanie - soit les six derniers jours de décembre et les six premiers de janvier. Dans d'autres parties de la Bretagne et en Écosse, les douze jours étaient déterminés du 1er janvier. Ils étaient connus en Bretagne comme les gour-deziou ou les jours mâles. On dit que cela signifie comme tels les jours complémentaires ou supplémentaires. Ce concept nous ramène à un autre ancien concept du calendrier et aux cinq jours additionnels de l'année.
D'après leur almanach, les Écossais déterminaient la température par celle des douze jours de Noël. Ainsi, la température en janvier est déterminée par la température du 31 décembre ou du 1er janvier (selon la place) et ainsi de suite, comme une règle infaillible.
Les Celtes d'Écosse, comme ailleurs en France, sont divisés quant au début des jours, à savoir le 31 décembre ou le 1er janvier. Frazer considère cela un indicateur important de l'origine des croyances (ibid., ix, p. 24).
Ce
concept est très ancien et il est trouvé
parmi les Aryens de l'âge védique en Inde.
Cela précède Christ de plusieurs siècles.
Eux aussi semblent avoir des jours au milieu
de l'hiver investis d'un caractère sacré
comme un temps où les trois Ribhus ou génies
des saisons se sont reposés de leurs travaux
dans la maison du dieu soleil et ils ont
appelé ces douze jours de repos 'une image
ou une copie de l'année' (Frazer, ix, pp.
324-325).
Frazer suit A. Weber dans cette explication des vues communes de l'Est et de l'Ouest (voir rem. 3 à ix, p. 325).
Le système était donc un ancien système des Aryens, qui ont conquis l'Inde à partir des Steppes grâce à l'utilisation d'instruments de l'âge de fer et de chevaux, vers 1000 BCE.
Leurs parents ont amené les mêmes festivals à l'ouest en Europe. Ces déplacements font partie de la dispersion des anciens Mystères du système babylonien, qui a été adopté par les nomades Chamans. Cette religion était l'Animisme.
Les anciens systèmes du calendrier
La division des douze jours est venue de l'ancien calendrier aryen, qui était divisé selon les phases de la Lune et non pas du Soleil. Les diverses langues aryennes appellent le mois du nom pour la lune.
Les jours du mois alternent entre vingt-neuf et trente jours, tous les deux mois. Ces jours à cinquante-neuf fois six ne correspondent pas à l'année solaire réelle, car presque douze jours manquent (onze jours et un quart).
Cela semble avoir été une intercalation pour ajuster l'année lunaire à la solaire et qui était une perversion du vrai système d'intercalation adopté par les Hébreux, les Assyro-Babyloniens et les Gréco-Romains. Cela semble donc avoir été une perversion par le Culte du Soleil datant des premiers jours des mouvements des tribus du Moyen-Orient. Les Héthiens celtiques, les premiers à se déplacer en Europe, ont apporté le système avec eux et sa mise en application a corrompu la colonisation suivante, suite aux déplacements assyriens et au mouvement des hordes Parthes et Gothiques.
Nous en savons beaucoup plus maintenant à propos du système de calendrier utilisé en Europe et du solstice du milieu de l'hiver observé en Europe et au Royaume-Uni. Les cercles de pierre mégalithique ont été conçus pour déterminer le solstice exactement le jour du milieu de l'hiver.
Les douze jours étaient distincts des cinq jours et ils semblent avoir été ajoutés de diverses façons ou combinés dans des secteurs différents.
Il semble que les cinq jours supplémentaires de l'année faisant les 365 jours, ce qui est plus que les 360 jours considérés comme une année normale, étaient une croyance très ancienne et un système de pratique intercalaire où, des Mayas du Yucatan aux pyramides d'Égypte, les gens les considéraient comme inutiles pour n'importe quel but religieux ou civil. Ils ne faisaient donc rien ces jours-là. Cela peut aussi avoir eu une base pour les pratiques. Les textes des pyramides mentionnent expressément les cinq jours, en plus de l'année comprise de douze mois de trente jours (ibid., p. 340). Les Aztèques et le système américain, cependant, ont dix-huit mois de vingt jours et n'ont donc pas suivi de système lunaire. À cause de leurs valeurs mathématiques dans les divisions du calendrier, les cinq jours étaient considérés inutiles et l'objet d'aucun travail, de même qu'un malaise général pour la société. Cela n'avait aucun rapport à l'année prophétique hébraïque de douze mois de trente jours, qui est une idéalisation symbolique des révolutions réelles du vrai cycle intercalaire de dix-neuf ans. Ce symbolisme religieux et cette structure sont détaillés dans la Bible.
La séquence des cinq jours était reliée au calendrier utilisé dans les systèmes solaires ou d'adoration du Soleil. Les douze jours étaient un ajustement du lunaire au solaire qu'on s'attendrait à trouver dans les systèmes plus anciens de Lune-Soleil-Étoile du Matin, qui étaient communs au moment de l'Exode (voir l'étude Le Veau d'Or (No. 222)).
Le dieu Soleil
Le 25 décembre était aussi associé à Mithra, puisqu'il était le dieu Soleil.
Mario Righetti, le liturgiste Catholique (en
plus de Duchesne et de Cullman), considérait
que :
Après la paix, l'Église Catholique Romaine,
pour faciliter l'acceptation de la foi par
les masses païennes, a trouvé commode
d'instituer le 25 décembre comme la fête de
la naissance temporelle de Christ, pour les
détourner de la fête païenne, célébrée le
même jour en l'honneur du "Soleil
Invincible" Mithra, le conquérant de
l'obscurité (rem. 74, II, p. 67 cite aussi
de Bacchiocchi,
From
Sabbath to Sunday, Pontifical Gregorian
University Press, 1977, p. 260).
Ainsi, Mithra était le dieu du festival du solstice du 25 décembre, qui suivait immédiatement les Saturnales. Avec cette déité, nous voyons l'adoration du dimanche émerger à Rome.
La dédicace à Mithra était comme Soli invicto Mithrae ou le Soleil Invincible - le Soleil non Vaincu, comme Frazer le nomme (p. 304). Il était aussi mentionné comme Sol Invictus Elagabal dans la forme publique de la religion.
Le terme de Père était un rang tenu par les prêtres de Mithra. Le terme est interdit aux Chrétiens (Mat. 23:9). Il est entré dans le Christianisme avec les cultes du Mystère.
Ce qui est arrivé, en réalité, c'était que les calendriers originaux du système romain commençaient la semaine le samedi et ils étaient en usage dans les premières années de l'ère Augustale (27 BCE à 14 CE), après la découverte du calendrier de Nola (voir A. Degrassi, rem. 26, p. 104 ; voir Bacchiocchi, ibid., p. 244). Cette structure semble avoir rapport au système de Mithra (comme nous le savons de l'Épicurien Celcus (v. 140-180 CE), où le Soleil occupait la place la plus élevée sur l'échelle pour monter par les sept portes de l'échelle Mithriaque de Saturne au Soleil. C'est du Shamanisme classique et c'est pratiqué par la religion animiste dans le monde entier. Dans Contra Celsum d'Origène, 6,21-22, nous voyons que Celsus fait la liste des planètes dans l'ordre inverse, pour permettre au Soleil d'occuper la septième position significative.
Nous voyons plus tard ce système apparaître comme le symbolisme du huitième jour dans le système romain, pour que la semaine commence le jour de Saturne ou Saturday (samedi) et finisse le jour du Soleil ou Sunday (dimanche), qui a toujours été un jour férié. La semaine planétaire n'était pas non plus dans l'ordre accepté des planètes et les gens ne pouvaient pas expliquer la différence (voir Complete Works de Plutarch, III, p. 230 ; voir Bacchiocchi, ibid., p. 246).
On peut aussi voir les différences en le comparant avec le Ziggurat du système babylonien et ses sept niveaux de montée jusqu'au dieu de la Lune (voir l'étude Le Veau d'Or (No. 222)).
La déclaration de Tertullien (Ad Nationes, 1, 13, ANF, III, p. 123), tente de réfuter la charge de l'adoration du Soleil. Tertullien admet qu'à ce moment-là, les Chrétiens avaient commencé à prier en direction de l'est et qu'ils avaient fait de dimanche un jour de festivité. Il place directement la responsabilité de l'adoration du dimanche au lieu du jour du Sabbat sur les cultes de l'adoration du soleil, où il dit qu'ils ont préféré son jour au jour précédent de la semaine (c'est-à-dire au Sabbat ou samedi) (voir Bacchiocchi, pp. 248-249). Cependant, à ce moment-là, ils adoraient le jour du dimanche aussi bien que le jour du Sabbat Chrétien.
Les Prières à l'Est au Soleil
Apparemment, la prière en direction de l'est a son origine dans la prière vers Jérusalem, celle-ci étant la tradition des Ébionites, comme le mentionne Irénée (Adv. Her., 1,26, ANF, I, p. 352). Au temps de Clément d'Alexandrie et d'Origène, nous voyons que l'orientation est vers la source de la lumière, qui dissipe l'obscurité de la nuit, quoique Clément mentionne toujours les anciens temples (Stromateis, 7,7,43, GCS, 3, 32; voir Bacchiocchi, p. 255).
Bacchiocchi précise que l'association entre le dimanche Chrétien et la vénération païenne du jour du Soleil n'est pas explicite avant le temps d'Eusèbe (v. 260-340 CE). Bien que des auteurs précédents l'aient associé comme la vraie lumière et le soleil de la justice, aucune tentative délibérée n'a été faite avant Eusèbe pour justifier l'observance du dimanche au moyen du symbolisme du jour du Soleil (ibid., p. 261).
Le processus est donc entré dans le Christianisme par le festival de décembre qui l'a précédé et qui était, à l'origine, dérivé de l'adoration de Saturne et d'Opis dans les Saturnales et de son association avec la Vierge Céleste ou la déesse Mère et son enfant en bas âge.
Les Évangiles ne disent rien quant au jour de la naissance de Christ et la première Église ne l'a pas célébré.
La tradition de célébrer la naissance de Christ a commencé en Égypte, étant dérivée du culte de la déesse Mère et les Chrétiens l'ont célébrée là-bas, le 6 janvier. Au quatrième siècle, elle était devenue généralement établie à l'Est (Frazer, v, p. 304). L'église occidentale n'avait jamais reconnu le 6 janvier comme la vraie date et, avec le temps, sa décision a été acceptée par l'église d’Orient. À Antioche, ce changement n'a pas été introduit avant environ 375 CE (Frazer, ibid.).
L'origine de la pratique est clairement
enregistrée par les Chrétiens Syriens, comme
nous le voyons de Frazer, citant Credner et
Momsen et aussi Usener (v, pp. 304-305).
La raison pour laquelle les pères ont
transféré la célébration du six janvier au
vingt-cinq décembre était celle-ci. C'était
une tradition des païens de célébrer, ce
même vingt-cinq décembre, la naissance du
Soleil, durant lequel ils allumaient des
feux en signe de festivité. Dans ces
solennités et ces festivités, les Chrétiens
ont aussi participé. En conséquence, quand
les docteurs de l'Église ont perçu que les
Chrétiens avaient un penchant pour ce
festival, ils ont pris conseil et résolu que
la vraie Nativité devrait être célébrée, ce
jour-là, et le festival de l'Épiphanie, le
six janvier. En conséquence, en plus de
cette tradition, la pratique a prévalu
d'allumer des feux jusqu'au six.
Donc, les Saturnales menaient jusqu'au solstice, quand des cadeaux étaient donnés aux enfants, à partir du 23 décembre ou maintenant la Veille de Noël, le 24 décembre dans le calendrier Grégorien. Les rites du solstice ont alors remplacé les Saturnales originales, mais la période a alors été allongée de trois à sept jours auxquels ont été ajoutés les douze jours.
Quand nous comptons cinq jours du 25 décembre, nous arrivons au 30 décembre, date à partir de laquelle certains des Celtes et des Allemands commencent le compte. L'addition du Jour de St. Étienne (ou Boxing Day) apporte la période de cinq jour du 27 décembre au 1er janvier.
L'origine païenne de Noël est aussi évidente avec Augustin, quand il exhorte ses frères à ne pas célébrer ce jour solennel comme les païens à cause du Soleil, mais à cause de Celui qui a fait le Soleil (Augustine Serm., cxc, 1 ; dans Migne Patriologia Latina, xxxviii, 1007). Léon, appelé ‘le Grand’, a de même réprimandé la croyance nuisible que Noël était célébré à cause de la naissance du nouveau Soleil et non pas à cause de la Nativité de Christ (Frazer, ibid. ; voir Leo the Great, Serm., xxii (xxi Al) 6 et Migne, liv, 198).
Cependant, à ce moment-là, c'était une cause désespérée. Le système entier était endémique au Christianisme et le culte de la déesse Mère était bien enraciné.
Frazer dit :
Ainsi il semble que l'Église Chrétienne a
choisi de célébrer l'anniversaire de son
Fondateur le vingt-cinq décembre pour
transférer sur lui, qui a été appelé le
Soleil de la Justice, la dévotion des païens
pour le Soleil (p. 305).
Il y a eu une théorie avancée par un Monseigneur Duchesne que le 25 décembre a résulté de la conformité avec l'équinoxe du 25 mars, qui était le jour que Christ a été tué et aussi que sa mère a conçu. Cela creuse une fosse encore plus profonde, parce que le 25 mars a, en effet, été initialement adopté en Afrique et ailleurs comme la date de la crucifixion. Cependant, c'était seulement un dimanche et seulement une année que le 14 Nisan aurait pu tomber un 25 mars. Cela détruit donc la théorie. De plus, le 25 mars est associé au festival du dieu Attis, comme Frazer le note dans sa remarque en bas de la page 305. Nous l'examinerons dans les sections ci-dessous.
Le Bouc et l'Ours
Durant les douze jours, nous voyons aussi des mimes jouer les rôles d'un bouc et d'un ours.
Dans
les hauts plateaux d'Écosse et de St-Kilda,
jusqu'à la dernière moitié du dix-huitième
siècle, au moins, un vacher s'enveloppait
dans une peau de vache, à la Saint-Sylvestre
(la veille du Jour de l'An). Les jeunes se
réunissaient autour de lui et ils frappaient
la peau avec des bâtons, comme un tambour,
et allaient de maison en maison, où celui
qui était enveloppé dans la peau courrait
trois fois autour du deiseil,
c'est-à-dire en imitant la rotation du
Soleil. Il était poursuivi par la foule qui
criait en gaélique :
Faisons plus de bruit, frappons la peau
(Frazer, viii, p. 323).
Ils allaient ainsi de maison en maison en répétant les vers. En entrant, ils demandaient des bénédictions sur la maison et son bétail, ses pierres et son bois de construction, ses produits alimentaires et sa santé. Une partie de la peau était alors brûlée et appliquée sur le nez de chaque personne et de chaque animal domestique pour protéger les habitants contre la maladie et le malheur pendant la nouvelle année.
Ce dernier jour de l'année était appelé Hogmanay.
Chacune des personnes présentes, après avoir dit la rime et que la Rann Calluin ou la Rime de Noël ait été répétée, entrait ensuite dans la maison et avait un rafraîchissement. Généralement, la chose qui était brûlée, au lieu d'un morceau de la peau, était une Caséine-uchd, faite avec une bande de poitrine de mouton (ou de cerf ou de chèvre) enveloppée autour du bout d'une sorte de bâton de hockey sur gazon. Le bâton de hockey sur gazon était brûlé légèrement dans le feu et on lui faisait faire trois fois le tour de la famille en la plaçant sous le nez de chacun. Aucune boisson n'était prise avant que cette cérémonie n'ait été achevée. Son but était de protéger le ménage contre la sorcellerie et la maladie.
Dans l'Île de Man, une plume de roitelet était utilisée (viii, p. 324).
La tradition semble être reliée à une tradition plus vieille impliquant le sacrifice humain. Frazer note que les Khonds sacrifiaient une victime humaine, comme une divinité, et allaient de maison en maison où chacun prenait une relique de la personne sacrée (voir i, pp. 246 et suiv.). La peau de vache a, sans doute, remplacé cette victime. La communion a remplacé le corps et le sang du dieu.
Quoique ces coutumes puissent ne pas avoir une connexion avec l'agriculture, les coutumes similaires du Lundi des Labours en ont certainement une et les processions d'hommes vêtus comme des animaux, que nous voyons en Europe, s'identifient probablement avec l'esprit du grain. Elles peuvent avoir une association avec la procession Gilyak de l'ours et la procession indienne du serpent (ibid.).
Dans ces processions (comme dans les derniers jours du carnaval en Bohême), un homme était souvent recouvert de la tête aux pieds de paille de pois et enveloppé avec des cordes de paille (Frazer, ibid.). Cela remonte à l'homme wicca dans l'ancienne Grande-Bretagne.
Ces festivals de l'agriculture ont été associés autant avec le solstice du milieu de l'hiver qu'avec l'équinoxe du printemps - les deux annonçant le retour de la croissance, de la chaleur et de la vie, par la puissance du Soleil, et de l'été.
L'homme de Bohême a pour nom Jours Gras ou l'ours du carnaval (Fastnachtsbär).
Après qu'il a dansé dans chaque maison avec
les filles, les servantes et la ménagère
elle-même, ils vont tous à la maison de
bière :
Car aux Jours Gras, mais particulièrement le
Mardi Gras, chacun doit danser, pour que le
lin, les légumes et le grain prospèrent
(Frazer, viii, p. 326).
La paille de l'ours est mise dans les nids des poules et des oies. L'ours représente l'esprit de la fertilité. Le but de la danse est de rendre fertile autant l'animal que le végétal sous tous les aspects.
Dans des parties de la Bohême, cette personne n'est pas appelée un ours, mais un bouc d'avoine.
En Lituanie prussienne, le Douzième jour, un homme est enveloppé de paille de pois pour représenter l'ours et un autre de paille d'avoine pour représenter le bouc.
À Marburg en Steiermark, les hommes apparaissent autant comme un loup qu'un ours (Frazer, ibid.).
L'homme qui frappait le dernier coup était appelé loup. Il gardait le nom de loup jusqu'à Noël, jour où il était enveloppé dans une peau de chèvre et mené de maison en maison, comme un ours de pois au bout d'une corde. Son habillement de bouc le désigne et semble associer les symboles du bouc, de l'ours et du loup à un ancien rituel de l'esprit du grain.
En Scandinavie, l'esprit du grain avait souvent l'apparence d'un bouc (ibid.). En Suède, conduit avec des cornes sur sa tête, il personnifiait le bouc-Noël. Dans certaines parties de la Suède, ils trouvent des prétextes pour abattre le bouc qui revient à la vie (ibid., p. 327). Les deux hommes qui l'abattent chantent des vers en se référant aux capes de couleurs variées, rouge, bleu, blanc et jaune, qu'ils ont mises sur lui.
Après le dîner de la soirée de Noël, les gens dansent la "danse de l'ange" pour assurer une bonne récolte. La paille de Noël, de blé ou de seigle, est façonnée pour ressembler à un bouc et jeté parmi les danseurs au cri de "Attrape le bouc-Noël !" En Dalarne, il est appelé le bélier-Noël.
Au Danemark et en Suède, il est commun de cuire des gâteaux fins à Noël en forme de boucs, de béliers et d'ours (Frazer, ibid., p. 328). Ils sont souvent faits avec la dernière liasse, lors de la moisson, et gardés jusqu'au temps de l'ensemencement où une partie de ceux-ci est mélangée avec les graines et une autre partie mangée par les gens et les bœufs utilisés pour les labours dans l'espoir de garantir une bonne moisson. Les points en commun des coutumes des Îles Britanniques, de l'Europe, de la Scandinavie et de l'Est identifient au-delà de tout doute la pratique ancienne faite pour apaiser l'esprit du grain et les anciens dieux. L'apparence comme un bélier châtré et un sanglier est aussi ancienne que répandue.
L'Ours de paille, personnifié comme il l'avait été pendant des siècles, a été rencontré à Wittlesy Cambridgeshire, en janvier 1909, par le professeur Moore Smith de l'Université Sheffield, le jour après le Lundi des Labours (voir la lettre du 13 janvier 1909 ; voir Frazer, viii, p. 329).
Le Lundi des Labours est le premier lundi de janvier après le Douzième jour. Il est incontestable que nous avons affaire avec un ancien festival agricole qui a pour but l'apaisement des anciens dieux agricoles dans la séquence des festivals du milieu de l'hiver, qui vont des Saturnales au jour férié du solstice et aux douze jours du soi-disant Noël, puis au festival des labours du Lundi des Labours et du Mardi Gras.
Il semble avoir été auparavant associé au sacrifice humain - peut-être dans chacun des trois aspects ou peut-être comme festivals individuels.
En Angleterre, le Lundi des Labours était normalement associé à une équipe d'hommes agissant comme bœufs de labour, l'un d'eux étant déguisé en vieille bique appelée Bessy. Ils allaient en dansant et en sautillant, vraisemblablement pour faire en sorte que le grain croisse aussi haut qu'ils sautaient. C'était semblable à la pratique des Ours-en-paille ou des boucs-Noël sur le continent et ailleurs au Royaume-Uni.
Les mêmes pratiques sont retrouvées à Thrace et en Bulgarie, ce jour-là, c'est-à-dire le lundi de la dernière semaine du Carnaval. Un danseur (le Kuker) est un homme vêtu d'une peau de chèvre. Un autre danseur (la Kukerica), déguisé avec des jupons en vieille femme ou baba, a son visage noirci.
Les ours sont représentés par des chiens enveloppés dans des peaux d'ours. Un simulacre de cour légale est établi avec un roi et un juge et d'autres fonctionnaires. Les pièces jouées par le Kuker et la Kukerica sont débauchées et lascives.
Vers le soir, deux personnes sont attachées à une charrue de labour et le Kuker laboure quelques sillons et sème quelques graines. Il enlève ensuite son déguisement et il est payé pour son trouble.
Les gens croient que la personne qui joue le Kuker commet un péché mortel ; les prêtres font aussi des efforts vains pour supprimer les coutumes. Dans le district de Losengrad, le Kuker a un gâteau qui contient de l'argent et qu'il distribue à ceux présents. Si un fermier obtient la pièce de monnaie, la récolte sera bonne ; si un berger l'obtient, les troupeaux seront bons. Le Kuker laboure aussi la terre symboliquement en oscillant de gauche à droite pour imiter le maïs ondulant dans le vent. L'homme avec la pièce de monnaie est attaché et traîné par les pieds sur la terre pour accélérer la fertilité de la terre. Ce tirage au sort fait penser aussi du sacrifice des Saturnales que nous avons vu auparavant.
En Bulgarie, la Vieille Femme ou la Mère est le personnage principal du festival. Le rôle est joué par un homme habillé en femme. Le Kuker et la Kukerica sont subalternes à la "Vieille Femme". Ils portent des masques fantastiques de têtes humaines avec des cornes d'animaux ou de têtes d'oiseaux et des peaux avec une ceinture d'écorce de tilleul. Ils ont sur leur dos une bosse faite avec des guenilles. Ce festival bulgare, qui tombe le lundi de la dernière semaine du Carnaval, est appelé le Lundi du Fromage. Il est néanmoins associé au festival des Labours.
Les mêmes rituels associés à l'Europe occidentale qui consistent à tourner autour de la maison et les bénédictions conférées sur la fertilité du village par la présence de la "Vieille Femme" viennent immédiatement à l'esprit de tous. Les incursions par les gens masqués d'un autre village étaient vues comme une menace et un enlèvement de la fertilité du village. De telles incursions étaient résistées.
Les similitudes entre la Vieille Femme et le visage noir de Déméter et ses deux aides Pluton et Perséphone font qu'ils sont probablement derrière les origines de la tradition des trois rois, le noir Melchior représentant Déméter.
Le festival de Befana à Rome, la nuit avant l'Épiphanie, est clairement relié à ce festival de Déméter et le terme Befana est, de toute évidence, une corruption du mot Épiphanie. Elle est clairement une vieille sorcière et le bruit de ce festival est associé à une ancienne tradition pour purifier le secteur des mauvaises influences (voir aussi ci-dessous). Les mêmes cérémonies impliquant Befana, étaient ou sont observées dans le Tuscan Romagna et ailleurs en Italie, la veille de l'Épiphanie (Frazer, ix, p. 167).
Frazer voit correctement dans la Vieille Femme du système bulgare et de Thrace une référence à Déméter, la déesse-Mère du Grain, qui, sous les apparences d'une vieille femme apportait la bénédiction à la maison de Céléos, le roi d'Éleusis et restaurait la fertilité perdue aux champs éleusiniens en jachère. Le Kuker et la Kukerica, les mimes masculins et féminins, représentent Pluton et Perséphone. Ces rituels existent de l'Est à l'Ouest et représentent le plus vieux des festivals religieux (Frazer, viii, pp. 334-335). Nous sommes donc directement au centre des cultes éleusiniens du Mystère et reliés aux mêmes cultes du Mystère des temps anciens, du culte d'Apollon au début de l'Europe et de Dionysius et des symboles agricoles dans le culte de l'adoration du dieu Soleil. Les cultes du sacrifice des taureaux sont aussi impliqués et nous voyons, des temps de la dédicace des taureaux sacrifiés par les Grecs en Magnésie, après sa dédicace au début de l'ensemencement, que nous avons une idée commune du festival. Zeus est l'associé de Déméter et le produit final est le sacrifice du taureau à Zeus dans l'équivalent du mois de mai.
Les bûches de Noël, le houx, le lierre et le
gui
Les solstices d'été et d'hiver étaient vus comme les deux grands points tournants de l'année. Des feux étaient allumés aux deux solstices. Les feux du milieu de l'été étaient allumés à l'extérieur et les jeunes sautaient par-dessus les feux. Cette pratique a été trouvée parmi les Celtes en Irlande, en Grande-Bretagne et en Gaule et aussi parmi les Africains du Nord, au Maroc et dans les montagnes d'Atlas. Leur pratique est beaucoup plus ancienne que l'Islam qu'ils professent aussi. La pratique d'allumer des feux le premier mai et à l'Halloween (le 1er novembre), appelé le Jour de la Toussaint, était rencontrée auparavant parmi les païens. La nature asymétrique de ces festivals avec celui du solstice devrait être notée. Le Festival de Walpurgis, le dernier jour d'avril, est le Festival de la Combustion des Sorcières. Ce type de festival est aussi associé aux douze jours entre Noël, le 25 décembre, et l'Épiphanie, le 6 janvier. Des feux de résine de pin sont allumés sur ces nuits pour éloigner les sorcières. Les feux sont généralement plus grands, la Douzième Nuit. En Silésie, les gens font des feux de résine de pin entre Noël et le Nouvel An pour chasser les sorcières des fermes. C'était "le temps approprié pour l'expulsion des forces de l'obscurité". À la Veille de Noël et à la Veille du Jour de l'An, des coups de feu sont tirés au-dessus des champs et les gens enveloppent de paille les arbres fruitiers pour empêcher les forces du mal de leur faire du mal.
À Biggar, dans le Lanarkshire, au Royaume-Uni, la Veille du Jour de l'An est le temps traditionnel pour ce feu qui a été allumé depuis des temps immémoriaux.
En 1644, neuf sorcières en chair et en sang ont été brûlées à Leith Links, en Écosse (Frazer, ix, p. 165).
Des feux sont allumés en automne, mais ils ne sont pas significatifs. Le festival de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre, était traditionnellement accompagné de bruit et de tumulte comme associé à Befana à Rome. Traditionnellement, il impliquait des assassinats. Le professeur Housman a noté, quand il a été témoin du festival à Capri en 1897, qu'un peu plus des huit ou dix habituels ont été assassinés (Frazer, x, p. 221).
Traditionnellement, des feux sont aussi allumés au solstice du milieu de l'hiver, le 25 décembre. La différence entre les feux du milieu de l'été et du milieu de l'hiver est que les feux du milieu de l'hiver sont allumés à l'intérieur et qu'ils font partie du rituel de l'invocation du dieu Soleil à sa place de suprématie dans les cieux. Les feux du milieu de l'hiver ont ainsi développé une atmosphère davantage de groupe ou de type familial.
Il y a peut-être une signification au fait que, dans les Îles Shetland, les fêtes de Noël commençaient sept jours avant Noël et se terminaient à Antinmas, c'est-à-dire le vingt-quatrième jour après Noël.
Les Shetlandais nomment ces fêtes les Yules. Sept jours avant Noël, les lutins, appelés Trows par les Shetlandais, sont libérés de leurs maisons souterraines et demeurent en surface, si cela leur plaît. C'est l'origine probable du symbolisme des lutins du Père Noël. Il semble avoir rapport au concept de l'anarchie des sept jours des Saturnales conduisant au 25 décembre.
Le plus important des rituels des Yules était l'assainissement, qui devait être correctement effectué pour s'occuper des gens gris, comme les lutins étaient appelés.
Les mythes modernes émanant des États-Unis quant aux extraterrestres gris ne sont rien d'autre que la réorganisation des lutins à la Noël.
Le dernier jour des fêtes, le vingt-quatrième jour après Noël, appelé up-helly-a ou Uphalliday dans les Shetland, les portes étaient toutes ouvertes et il y avait beaucoup de poursuites de pantomimes pour débarrasser le secteur des lutins malveillants. Les gens lisaient pieusement la Bible et montraient du fer avec ostentation "car c'est bien connu que les lutins ne peuvent pas supporter la vue du fer". Les enfants en bas âge étaient soigneusement gardés et assainis par des femmes sages et savantes. Nul doute, nous avons le signe de l'œil malveillant impliqué ici, comme une ancienne tradition (voir aussi l'étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification (No. 039)).
À l'aube, après la vingt-quatrième nuit, les Trows ou Gens-gris avaient disparu et les Yules étaient terminées.
Les coutumes de bannir les forces malveillantes et les sorcières, lors d'une nuit mise de côté pour ce but dans la période du solstice d'hiver et des festivals, peuvent ainsi être retracées de Rome et Calabre au sud jusqu'aux Îles Shetland au Nord. Elles passent aussi par l'Irlande et les Steppes et le Nord de l'Afrique.
La bûche
Nous savons que les Allemands brûlaient la bûche de Noël, qui était une ancienne tradition, même au onzième siècle. En 1184, le prêtre de paroisse d'Ahlen, dans le Münsterland, note qu'il a apporté un arbre pour allumer le feu festif à la nativité du Seigneur (Frazer, x, p. 247). On l'a retrouvée en Grande-Bretagne dans le passé et elle était commune aux Teutons et apparemment aux Celtes. John Brand est cité par Frazer comme disant que la bûche de Noël est une contrepartie des feux du milieu de l'été, faite à l'intérieur à cause du temps froid au solstice d'hiver (ibid., n. 2). Elle n'était rien d'autre que l'application au solstice du 25 décembre, qui a été mis de côté pour l'adoration du Soleil (Frazer, x, p. 246). En brûlant la bûche, on aidait le Soleil à rallumer sa lampe souffrante. Tout le système des feux et des bougies à la Nativité devant la Vierge Céleste est l'ancienne adoration de la déesse Mère et de son jeune enfant, le Soleil. Les lampes aident à allumer le feu céleste du Soleil et c'est l'idée de base derrière la flamme et son utilisation dans le Zoroastrisme.
Parmi des groupes européens, la bûche de Noël était aussi placée sur le feu pour éloigner le tonnerre et les effets des tempêtes. Le rapport est donc clairement fait entre les anciens dieux des Teutons du tonnerre, de la foudre et de la température et la bûche de Noël au solstice.
Le Gui
Le gui était sacré dans la religion des Druides. Les Druides, qui sont venus via l'Égypte comme Mages, ont été pris par les Milésiens en Espagne, parmi les Gadéliens, avant que les Scoto-Milésiens ne soient allés en Irlande. De là, ils se sont répandus en Grande-Bretagne et en Europe (MacGeohagen The History of Ireland, Sadlier, NY, p. 42 ; voir Frazer, ii, pp. 358,362; xi, pp. 76 et suiv., 301).
Pliny (Natural History, xvi, pp. 249-251) dérive le mot Druide du mot grec pour chêne, qui est drus. Il est, cependant, le même ou semblable en celtique étant daur. Les Druides sont les prêtres du chêne. Leur culte est donc ancien et associé aux bosquets de chênes. D'autres érudits préfèrent dériver le nom de la racine signifiant connaissance ou sagesse - de là, ils étaient des sorciers ou magiciens. Cela vient aussi du titre de Mages qu'ils portaient (voir Frazer, xi, pp. 76-77, n. 1 à p. 76).
Le cycle Druidique du calendrier était de trente ans et il semble y avoir un rapport commun dans leur adoration avec celle des Bœtiens qui, comme eux, adoraient ou suppliaient le chêne. Ainsi, tous les deux peuvent avoir une connexion aryenne commune. Le cycle Bœtien, dans le festival du grand Daedala, était de soixante ans et non pas de trente. Cela peut avoir une application avec la pratique aryenne, observée parmi les Indiens, du cycle de soixante ans basé sur le cycle sidéral de Jupiter.
Le gui est coupé avec une faux d'or le premier ou le sixième jour de la Lune (Frazer, xi, pp. 77-78). Il est associé à la fertilité et on disait qu'il faisait mettre au monde les femmes stériles et mettre bas les animaux stériles. On pensait qu'il était tombé du ciel et il était appelé le cure-tout (Frazer, xi, pp. 77-79,82). Deux taureaux blancs étaient sacrifiés lorsqu'on le coupait à cette fin, le sixième jour. Le prêtre était vêtu d'une robe blanche. Il était coupé le premier jour de la Lune par les Italiens et le sixième jour par les Druides. Cette différence est probablement à cause du commencement du mois lunaire dans les deux systèmes. Aucun d'eux ne coupe le gui avec un instrument de fer. Il ne lui était pas permis de toucher la terre. Par conséquent, il était attrapé dans un tissu blanc.
Les Italiens croyaient que le gui qui poussait sur le chêne avait des propriétés semblables, si nous acceptons Pliny. Il y avait donc une croyance commune aux deux systèmes.
Nous sommes donc, de nouveau, de retour au système de la fertilité des Saturnales et de la guérison des Mystères et d'Apollon, mais sous une ancienne forme commune aux Aryens avant 1000 AEC (avant l'ère courant).
Ce système était si ancien qu'il était commun même aux Aïnous du Japon, qui le considéraient aussi sacré. Cependant, ils utilisent le gui coupé d'un saule, parce que cet arbre est sacré pour eux. Ils sont d'accord avec les Druides (concernant ses propriétés curatives) et avec les Italiens (en rapport avec son pouvoir de rendre fertile les femmes stériles) dans leurs croyances (Frazer, xi, p. 79).
Cette croyance se retrouve aussi parmi les autochtones de l'île Mabuig dans le Détroit de Torres (ibid.). La croyance est aussi retrouvée en Afrique parmi les Walos de Sénégambie (ibid.).
La vénération du gui comme un cure-tout est trouvée parmi les paysans suisses et parmi les Suédois (ibid., p. 82).
On disait que le dieu scandinave Balder avait été tué par le gui et Frazer donne un compte rendu détaillé de cette question dans son œuvre.
Le gui était généralement utilisé comme remède pour l'épilepsie et par les hautes autorités médicales au Royaume-Uni et en Hollande et ce, jusqu'au dix-huitième siècle (ibid., p. 83, notant Ray du Royaume-Uni en 1700, Bœrhaave de la Hollande en 1720 et son élève Van Swieten en 1745).
Le gui est considéré une protection contre la foudre et le feu. Il est, par conséquent, associé au système Yule aussi (Frazer, xi, p. 85).
Il était plus généralement utilisé aux feux du milieu de l'été et, à ce moment-là, il était associé à la mort du dieu Balder. Cela semble avoir impliqué, à ce moment-là, de réels sacrifices humains au Danemark, en Norvège et en Suède (Frazer, xi, p. 87). La pratique de jeter dans le feu de Beltane la victime choisie au hasard et aussi le loup vert des feux du milieu de l'été, est associée à ce système d'adoration, en tant que les esprits de l'arbre ou les dieux de la végétation (ibid., p. 88).
L'adoration du gui est associée directement avec le culte de l'adoration du chêne et elle était commune à tous les Aryens. Les Celtes d'Asie Mineure adoraient au bosquet appelé Drynemetum, qui est un terme purement celtique signifiant Temple du Chêne. Ceux-ci sont les bosquets qui contenaient aussi un phallus et que la Bible a condamnés.
Parmi les Slaves, le chêne était le symbole sacré du grand dieu Perun et il est classé premier parmi les arbres saints des Allemands. Il a été adoré par eux anciennement et certaines de ces pratiques et de ces attitudes survivent encore aujourd’hui (Frazer, ibid., p. 89).
Le chêne était aussi sacré pour les Italiens et l'image de Jupiter sur le Capitole était à l'origine rien d'autre qu'un chêne naturel. À Dodona, on a aussi adoré Zeus comme étant immanent dans le chêne. Frazer conclut que les Aryens, y compris les Celtes, les Allemands et les Lithuaniens, considéraient généralement le chêne comme étant sacré avant leur dispersion et ce territoire commun a dû avoir une abondance de chênes. Le gui est simplement son symbole, comme un aspect envoyé du ciel de la guérison, de la protection et de la fertilité.
L'allumage du feu sacré, que ce soit parmi les Celtes, les Allemands ou les Slaves, est toujours fait avec du chêne en frottant deux bâtons ensemble ou en frottant du chêne sur une pierre grise (pas rouge). Les mêmes types de pratiques sont trouvés de l'Allemagne jusqu'aux régions montagneuses d'Écosse dans l'allumage du feu de bois (voir Frazer, xi, p. 91).
Frazer dit que le feu perpétuel de Vesta à Rome était alimenté avec du bois de chêne. Du bois de chêne a aussi brûlé dans le feu perpétuel devant le chêne sacré à Romove en Lituanie. Des blocs de chêne sont aussi brûlés du solstice du milieu de l'hiver jusqu'à la fin de l'année et remplacés par une nouvelle bûche. Les cendres sont mêlées avec les graines, etc. pour la fertilité.
La liaison commune dans toutes ces histoires est la combustion des feux et la coupe du gui. Les anciens Aryens croyaient, comme nous pouvons le déduire du mythe de Balder, que le chêne était le dieu et que le gui qui lui était relié assurait sa longévité. Le sacrifice humain aux feux du milieu de l'été assurait la vie de la récolte. L'utilisation du gui et de la bûche de Noël au solstice du milieu de l'hiver faisait aussi penser au sacrifice du dieu, représenté par l'homme qui prenait sa place, et au retour du système du Soleil. C'est le symbolisme sous-jacent de la tradition de Noël (voir Frazer, xi, p. 93).
Aussi longtemps que le gui était sur l'arbre, le dieu ou son remplaçant ne pouvait pas être blessé. La coupe du gui était autant le signal que la cause de sa mort.
Le houx et le lierre
Le houx et le lierre représentent soi-disant le mâle et la femelle. Le lierre s'accroche et s'enroule - représentant censément la femme. Le houx est épineux et droit - représentant censément le mâle.
En Angleterre, à Surrey, un arbre de houx est utilisé pour passer un enfant par une crevasse pour guérir la rupture, alors que c'est d'habitude un frêne ailleurs (Frazer, xi, p. 169, n. 2).
Le chêne de houx était sacré pour les Fratres Arvales ou Frères des Champs Labourés. C'était une université romaine de douze prêtres qui effectuaient des rites religieux publics pour des buts d'agriculture. Ils portaient des couronnes d'épis de maïs. Leurs sacrifices étaient faits dans le bosquet de la déesse Dia, à environ cinq milles de Rome, aux abords du Tibre. Ce bosquet contenait des lauriers et des chênes de houx. Il était si sacré que des sacrifices expiatoires étaient offerts chaque fois qu'un arbre ou même une branche d'un arbre tombait par terre. Évidemment, c'était particulièrement enclin à arriver avec l'apparition de la neige et des tempêtes au solstice d'hiver. De là, le concept aussi du houx et du Noël blanc. Des sacrifices plus élaborés devaient être faits quand un des arbres était frappé par la foudre. Ils étaient alors déterrés par les racines, fendus et brûlés et d'autres étaient plantés à leur place. Au festival romain du Parilia qui était pour le bien-être des troupeaux, les paysans priaient pour le pardon, s'ils étaient entrés dans un bosquet sacré ou s'étaient assis sous un arbre sacré ou avaient coupé une branche de houx pour alimenter les brebis (voir Frazer, ii, p. 123).
Pliny dit que les bois étaient autrefois les temples des déités et que même dans son temps, les paysans consacraient un grand arbre à un dieu avec le rituel des temps d'autrefois (Natural history de Pliny, xii, p. 3).
Le lierre est le symbole des cultes du Mystère. Il est mâché par ceux qui participent à la fête des Bacchanales. Elle est identifiée avec le dieu Dionysius ou Bacchus.
Le lierre était utilisé par les Grecs comme un de deux bâtons pour le feu. La planche de la paire était faite d'une plante parasite ou rampante qui était d'habitude le lierre. Le foret était d'habitude le laurier. Le chêne était aussi utilisé comme foret.
Les anciens Indiens ont utilisé un parasite (la figue grimpante) comme foret, utilisant le parasite comme le concept mâle. Les Grecs ont semblé avoir inversé ce concept. Le lierre est considéré la femelle et le laurier le mâle. Pourtant en grec, le mot pour lierre est masculin et le lierre a été anciennement identifié avec le dieu mâle Dionysius. Le mot pour laurier est féminin et il est identifié avec une nymphe. Nous pouvons donc conclure que les Grecs, comme les Indiens, ont considéré les concepts de la même façon à une époque très ancienne, mais les ont modifiés peut-être par opportunisme (Frazer, ii, pp. 251-252).
Anciennement, il était interdit de toucher ou de nommer le lierre (Frazer, iii, pp. 13 et suiv.). Le lierre était aussi sacré pour le dieu Attis et, de là, nous venons alors au pin qui était aussi sacré pour ce Dieu (voir Frazer, v, p. 278 et voir l'étude La Croix : Ses Origines et Sa Signification (No. 039)).
Le lierre était aussi sacré pour le dieu Osirus (Frazer, vi, p. 112) et aussi pour les rêves (ibid., x, p. 242). Nous voyons ainsi des points communs avec le système du dieu Triune et les cultes du Mystère en général qui sont liés naturellement avec le système du solstice et l'adoration du Soleil. Le houx et le lierre sont donc aussi les symboles du chêne et d'autres bosquets consacrés aux déités et qui sont si condamnés par la Bible.
L'arbre de Noël
Le pin décoré provient directement des cultes du Mystère et de l'adoration du dieu Attis. On prétend qu'il était un homme qui est devenu un arbre et, de là, il est l'incarnation de l'ancien esprit de l'arbre que nous rencontrons dans l'ancienne mythologie indienne ou indus aussi lointaine dans le temps que Harappa et Mohenjo Daro. Il est clairement un dieu de la fertilité du grain et il porte un chapeau phrygien comme Mithra (de la statue dans le Latran ; Frazer, v, p. 279).
Apporter à l'intérieur le pin décoré de bandes violettes et de laine, c'est comme apporter à l'intérieur l'arbre de mai ou l'arbre d'été dans la coutume moderne. L'effigie, qui était attachée à l'arbre, était un duplicata représentant le dieu Attis. Il était traditionnellement gardé jusqu'à l'année suivante quand il était brûlé (Firmicus Maternus De errore profanarum religionum; voir Frazer, v, p. 277 et n. 2). Cela est interdit par Dieu dans Jérémie 10:1-9.
L'intention originale de cette tradition était pour maintenir l'esprit de la végétation intact pendant l'année qui venait. Les Phrygiens adoraient le pin par-dessus tout et c'est de ce secteur que nous tirons les Mystères et le système Mithra. Il est probablement sacré pour les cultes du fait qu'il est un arbre à feuilles persistantes pendant la période du solstice sur un grand secteur, quand d'autres arbres sont nus. Rappelez-vous aussi que la résine de pin était brûlée aux festivals du solstice. Les origines sont perdues dans l'antiquité du système assyro-babylonien.
La ressemblance au dieu Attis a été changée par le symbole du Soleil, comme ostensoir au sommet de l'arbre puis, par des anges et d'autres types de décorations. Les décorations sont facilement identifiables au Soleil, à la Lune et aux étoiles du système Triune des Babyloniens, comme Sin Ishtar et Shamash ou Isis, Osirus et Horus des Égyptiens (voir l'étude Le Veau d'Or (No. 222)).
Le lierre était aussi sacré pour Attis et ses prêtres eunuques étaient tatoués avec le symbole de la feuille de lierre (Frazer, v, p. 278).
Les noix de pin étaient utilisées pour produire un vin utilisé dans les rites orgiaques de Cybèle qui étaient, en fait, les contreparties des orgies Dionysiaques et Strabon les a comparées (Strabo, x, 3. 12 et suiv.).
Au festival des Thesmophories, elles étaient jetées avec des porcs et d'autres agents ou emblèmes de fertilité dans les voûtes sacrées de Déméter dans le but d'augmenter la fertilité de la terre et des femmes (Frazer, v, p. 278). Nous sommes donc, de nouveau, de retour aux festivals Déméter et aux aspects qui ont continué et qui sont, en général, associés à Noël en Europe, comme nous l'avons déjà vu.
L'Épiphanie
Le terme Épiphanie signifie la manifestation, comme l'apparition d'un être divin ou surhumain. Il a été appliqué à Antioche IV Épiphane, le roi de la Syrie (175-164 BCE).
On l'a aussi connu comme : le dies luminum (le jour des lumières), le jour des trois rois ou le douzième jour. Tous ceux-ci ont été traités susdits. Les pratiques associées à ce jour sont toutes dérivées des sources anciennes que nous avons examinées dans ce texte et n'ont pratiquement rien à voir avec la Foi.
Le
nom survit au grand festival de Befana à
Rome (voir
Catholic Encyclopedia, art., ‘Epiphany’,
Robert Appleton, NY, 1909, Vol. V, p. 504).
La CE
dit :
Il est difficile de dire comment étroitement la pratique alors observée d'acheter toutes sortes d'images de faïence, combinées avec des sifflets et représentant un certain type de vie romaine, doit être connectée avec la tradition plutôt semblable en vogue pendant le festival des Saturnales de décembre (ibid.).
Il est peu difficile à identifier. Les pratiques étaient les mêmes et le terme est appliqué à la manifestation de Befana comme déesse, comme nous le voyons ci-dessus. Les tentatives de placer la référence avec Hippolyte en rapport au Sacrement du Baptême sont incorrectes, puisqu'il utilise le terme theophaneia, pas epiphania (ibid.).
La
première référence substantive est dans
Clément (Stromateis,
I, xxi, p. 45). La
CE
cite ce texte comme suit et continue
ensuite en disant :
'Il y a ceux-là, aussi, qui assignent très curieusement à la Naissance de notre Sauveur non seulement son année, mais son jour, qu'ils disent être le 25 Pachon (20 mai) dans la vingt-huitième année d'Auguste. Mais les disciples de Basilides célèbrent le jour de son Baptême aussi, en passant la nuit précédente en lisant. Et ils disent que c'était le 15ème jour du mois de Tybi de la 15ème année de César Tibère. Et certains disent qu'il a été observé le 11 du même mois'. Maintenant, les 15 et 11 Tybi sont les 10 et 6 janvier.
L'Église Catholique autant que l'Église Orthodoxe essayent d'extraire de cette pratique des Gnostiques, sous Basilides (qui enseignait à Rome au milieu du deuxième siècle), un appui pour la célébration de la Nativité aussi bien que du baptême de Christ, mais il n'y a aucune preuve réelle pour cette conjecture. L'évidence des festivals eux-mêmes indique que la pratique était l'ancien festival de la fertilité et de la bénédiction des produits alimentaires. De cela sont nées la pratique de bénir les eaux et celle de jeter des crucifix dans la mer pour rendre les mers productives pour les pêcheurs. Toutes ces pratiques sont basées dans le paganisme ancien et elles n'étaient pas évidentes dans le Christianisme avant le quatrième siècle. Cette addition a été faite longtemps après l'écrit d'Origène au troisième siècle, car il ne fait aucune mention de l'Épiphanie dans sa liste des festivals. La première référence à l'Épiphanie, comme une fête de l'église, est en 361 (voir CE, p. 505).
De Saint-Nicolas au Père Noël
Le Père Noël est une invention plutôt récente et il est un produit récent du mercantilisme américain. Il est dérivé principalement du folklore allemand et hollandais. Il a ses origines dans l'entité mentionnée comme ‘Saint-Nicolas’.
L'homme connu habituellement comme Saint-Nicolas est Nicolas de Myra, en Lycie. Il est mort le 6 décembre 345 ou 352 (Catholic Encyclopedia, Vol. XI, p. 63). Il est populaire autant dans l'église grecque que dans l'église latine, mais il y a peu de choses certaines à son sujet, sauf qu'il était l'évêque de Myra au quatrième siècle (ibid., p. 64). Il est né à Parara en Lycie de l'Asie Mineure. Dans sa jeunesse, il a fait un pèlerinage en Égypte et en Palestine. À son retour, il a été fait l'évêque de Myra et il a été emprisonné pendant la persécution de Dioclétien. Il a été libéré à l'ascension de Constantin. Les Catholiques allèguent qu'il était présent à Nicée, mais son nom n'apparaît sur aucun des registres de leur propre admission (ibid.).
En 1087, des marchands italiens ont volé son corps à Myra et l'ont apporté à Bari. Son culte, en Italie, date de ce point. Il semble que cela peut avoir été incité par un culte qui s'était développé à son sujet en Europe. Les nombreux miracles qui lui sont attribués sont la conséquence d'une longue tradition mais, comme nous le verrons, beaucoup de cela a des origines païennes qui auraient peu à voir avec l'homme original.
Son culte dans l'église grecque est vieux et il est particulièrement important dans l'église russe, bien qu'ils soient longtemps après lui (v. 1000 CE). L'empereur Justinien 1 a construit une église en son honneur à Constantinople et son nom apparaît sur la liturgie attribuée à Jean Chrysostome (ibid.).
En Europe, son culte a commencé au temps d'Otto II, dont la femme Theophano était une Grecque. L'évêque Reginald d'Eichstadt (m. 991) a écrit une métrique intitulée la Vita S. Nicholai. Il est, ou était, honoré comme saint patron en Grèce, en Russie, dans le royaume de Naples, en Sicile, en Lorraine, dans le Diocèse de Liège et dans beaucoup de villes en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, à Campen aux Pays-Bas, à Corfou en Grèce, à Frieburg en Suisse et à Moscou en Russie (ibid.). Il était le patron des marins, des marchands, des banquiers et des enfants.
Ses reliques sont toujours préservées dans l'église de St-Nicola à Bari. Il est dit qu'une substance huileuse, connue comme Manna di S. Nicola, suinte de ses reliques. Elle est estimée pour ses buts médicinaux. Son rapport avec les festivals des 5/6 décembre est examiné ci-dessous.
Une légende qui lui est associée a rapport à la formation de trois boules d'or, faites de son salaire pendant un an. Ces boules auraient été lancées par la fenêtre d'une famille indigente de bonne naissance, pendant plusieurs années. La première boule aurait prétendument atterrie dans un bas (d'où le bas de Noël). Cela permettait aux destinataires indigents de marier leurs filles. La dernière fois, on l'aurait prétendument vu. C'est sans doute l'origine des trois boules dorées des courtiers de gage et du symbole de son patronage des marchands. Ces histoires, comme nous le verrons, ont rapport avec d'autres mythes.
Les traditions associées à sa générosité ont créé la pratique chez les sœurs françaises normandes de donner aux pauvres, le jour de Saint-Nicolas ou la veille. Cette pratique est venue à être appelée Boxing Day, de la boîte d'aumônes de l'église. C'est devenu la tradition du Boxing Day du 26 décembre. En Allemagne, on donnait aussi des Paquets de Christ aux pauvres et les parades annuelles distribuaient des jetons de la déesse Mère Céleste des Mystères.
La pratique des enfants d'économiser toute l'année pour le porc annuel à Noël, en Hollande, a mené à l'introduction de la tirelire.
L'amalgame des fausses robes romaines du clergé, portées lors du Festival des Imbéciles, les contes du voyage fantastique d'Odin et les barbes des Mages avec les lutins des festivals de Noël ont vu une évolution graduelle.
Nicolas de Myra était un saint dans l'Église Catholique Romaine jusqu'en 1969, quand il a subi le destin de beaucoup d'autres mythes.
Sinterklaas - le précurseur du Père Noël
Sinterklaas ou Saint-Nicolas est un folklore hollandais typique, célébré aux Pays-Bas et en partie en Belgique.
Aux Pays-Bas, la célébration de Sinterklaas est toujours en soirée, après le coucher du soleil du 5 décembre. Elle est le 6 décembre en Belgique.
Dans la célébration de la soirée et de la nuit, les enfants sont assemblés autour de la cheminée et chantent des chansons à Sinterklaas :
“Heerlijk avondje is gekomen. Kom maar
binnen met je knecht”.
Cela se traduit comme : "La soirée agréable (ou semblable au seigneur) est arrivée. Entre avec ton serviteur".
Son serviteur, Pierre le Noir, est noir. Il est toujours peint comme un Noir avec des lèvres épaisses, des boucles d'oreille et habillé dans des vêtements drôles. Cela provient probablement de la connexion Déméter/Melchior et de son association, plus tard, à l'incarnation du bien et du mal dans la légende de Woden et Nöwi.
Sinterklaas lui-même est comme un évêque avec une mitre et un livre contenant les bonnes actions et les péchés. Il a le bâton d'un berger et se promène sur un cheval blanc au-dessus des toits. Pierre le Noir écoute aux cheminées pour déterminer si les enfants chantent les bonnes chansons et présentent les bonnes offrandes au cheval, sous forme de foin et de carottes.
Les cadeaux pour les enfants sont mis dans la cheminée.
Sinterklaas est un produit syncrétique de la vieille religion germanique ou teutonique. On peut expliquer les racines germaniques comme suit :
Le dieu Woden (aussi connu comme Odin), qui est toujours rappelé par l'utilisation de Wednesday (mercredi), était le plus important dieu des vieilles tribus germaniques (pas le petit groupe de gens qui sont les Allemands aujourd'hui). Woden, qui est un personnage de l'histoire, a été fait dans la personnification de la multitude des dieux précédents - les dieux du vent et de la guerre, le dieu des morts, le dieu de la fertilité, le dieu de la sagesse et le dieu Soleil. Nous le trouvons dans les légendes mythologiques "allant dans les airs sur son fidèle cheval blanc, habillé dans une robe flottante". Plus loin, il est décrit comme un personnage avec une longue barbe blanche et un grand chapeau sur sa tête. Parce qu'il était aussi considéré comme étant le dieu de la sagesse, il avait un livre dans sa main, écrit en lettres de rune, et il portait une grande lance.
Dans ces histoires, Woden était accompagné du géant Nöwi, qui avait une mine noire, parce qu'il était le père de la nuit. Selon la légende, il était bien versé pour faire des rimes et des poèmes. Il portait une liasse de brindilles dans sa main, comme un signe de fertilité.
De ces aspects - le cheval blanc, la robe ample, le grand chapeau, le livre, la lance et le noir Nöwi, avec une liasse de brindilles et les poèmes ou les traditions poétiques - nous avons trop de parallèles avec notre Sinterklaas d'aujourd'hui et Zwarte Piet (Pierre le Noir) pour que cela soit une simple coïncidence. Nous voyons aussi les parallèles avec Déméter et les trois rois sages, dont l'un d'eux était le noir Melchior.
Si nous y ajoutons maintenant les coutumes traditionnelles, nous complétons l'image.
Après la moisson, les vieilles tribus germaniques ou les Teutons laissaient toujours une liasse sur la terre pour le cheval blanc de Woden. Pendant le temps de Sinterklaas, les enfants offraient du foin dans leurs chaussures à la cheminée (les bas de Noël à la cheminée) pour son cheval.
Nous voyons ici les mêmes traditions que celles trouvées parmi les Celtes de brûler les douze feux et le treizième feu principal de la paille. Nous voyons aussi les visages noirs du système de la déesse Mère. Nous pouvons déduire une origine beaucoup plus ancienne que celle attribuée à Woden. Cela fait partie des premiers cultes de la fertilité liés à Apollon, comme dieu Soleil et le maître des religions du Mystère, parmi les états du Danube et les Celtes hyperboréens. Il était tiré à travers le ciel dans un char qui était souvent décrit comme étant tiré par des chevaux, aussi bien que par des oies ou des cygnes. Ces fêtes avaient des similitudes avec les vieilles cérémonies des Saturnales qui étaient traditionnellement avant Noël. Aux Pays-Bas, elles étaient beaucoup plus tôt qu'elles le sont maintenant. Elles débutaient environ trente jours avant l'Épiphanie. Cependant, ce n'était pas trente jours avant le solstice, comme nous l'avons vu dans les exemples ci-dessus des Saturnales. Nous voyons la même tradition, mais déplacée pour que les trente jours du Seigneur de l'Anarchie, comme le dieu Saturne et Apollon, aient rapport à l'Épiphanie plutôt qu'à la fin des Saturnales.
Aujourd'hui, aux Pays-Bas, la tradition est de donner des lettres faites de chocolat ou de pâte d'amande. La connexion avec les anciennes runes semble très évidente. Le festival allemand de Wotan était un mélange de sacrifices et de festivals de la fertilité, pendant et autour des fêtes du milieu de l'hiver. À cette époque-là, les garçons et les filles des tribus germaniques priaient pour un partenaire. Les cadeaux de Sinterklaas étaient aussi en forme d'amants faits de speculatius ou d'autres gâteaux. Les présents consistaient en animaux de sucre en forme de souris et de porcs, pour remplacer les sacrifices d'animaux réels.
Sinterklaas est aussi le patron de la ville d'Amsterdam et des marins qui naviguent de ses ports.
L'habillement de Sinterklaas est Catholique Romain. C'est peu étonnant qu'au seizième siècle, la Réforme ait essayé d'abolir ces coutumes. Elle n'a pas entièrement réussi aux Pays-Bas. Sinterklaas est revenu à la vie, après une absence de quelques siècles (ou avoir été clandestin) aux Pays-Bas Protestants, dans la première moitié du vingtième siècle. Sinterklaas a disparu en Angleterre et en Allemagne ou il a été clandestin. Plusieurs des traditions ont simplement été déplacées au 25 décembre et complétées avec l'arbre de Noël et le Père Noël. L'acceptation de la 'renaissance' de Sinterklaas aux Pays-Bas Protestants a été plus tôt et elle a précédé l'acceptation de l'arbre de Noël. Aujourd'hui, le mercantilisme doit se battre pour faire accepter le Père Noël aux Pays-Bas, car plusieurs sont contre cet imposteur de Sinterklaas, même si sa renaissance aux Pays-Bas est à cause de ce qui a été fait aux États-Unis.
Le Père Noël aux États-Unis
Quand les émigrants sont allés aux États-Unis, ils ont apporté avec eux les traditions de Yule (Noël) de l'Europe et, particulièrement, les trois éléments qui ont servi à composer le mythe du Père Noël.
Les Hollandais ont contribué au mythe de Sinterklaas qui a été adapté de sa place traditionnelle. La tradition du Père Noël en habit rouge a aussi été une contribution de l'Europe. Les Allemands ont apporté avec eux la tradition du Paquet de Christ et l'ont appelée la tradition Christkindl ou Christ Enfant. Le nom Kris Kringle s'est développé de ce terme.
Washington Irving, dans les Contes Knickerbocker (v. 1820), parle du lutin du Père Noël qui présente le bas, comme l'a fait St Nicolas.
Clement Clark Moore a introduit beaucoup de nouveaux éléments dans son poème A Visit from Saint Nicholas (Une Visite de Saint Nicolas) qui a été rebaptisé ’Twas the Night Before Christmas (C’était la Nuit Avant Noël). Il a introduit de nouveaux éléments comme les huit rennes, incluant la représentation traditionnelle que nous voyons quant au tonnerre et à la foudre, comme les dieux du festival Yule, sous la forme de Donner (Donder) et Blitzen.
Cependant, le Père Noël a été un lutin de la tradition Yule jusqu'à la guerre civile américaine, quand Thomas Nast de Harpers Weekly a eu la commande de faire une série de dessins du Père Noël. Il a continué après la guerre civile et la société de publication McLaughlin Brothers Printing Company a expérimenté avec la couleur du cuir de Santa et finalement choisi le rouge.
Le changement final a été fait en 1931. Le Scandinave Haddon Sundblom a été embauché par Coca Cola pour peindre le Père Noël. À la mort de son modèle, il a peint le Père Noël d'après son propre visage. Cela a continué pendant vingt-cinq ans.
En 1941, la chanson Rudolph the Red-Nosed Reindeer (Le Petit Renne au Nez Rouge) a été écrite. Elle a été enregistrée par le chanteur cow-boy Gene Autry.
Le modèle de Coca Cola, les couleurs et les mythes américains entourant le personnage sont maintenant le produit final d'au moins 3,000 ans d'idolâtrie païenne enveloppée dans le mercantilisme crasse qui a d'abord émané des marchands des Saturnales romaines et qui a été perfectionné aux États-Unis.
Il n'y a rien de Chrétien dans le soi-disant Noël. En fait, il est tellement imprégné de fausse superstition religieuse qu'il est une violation directe de la Loi biblique. Aucun Chrétien ne peut l'observer et demeurer un Chrétien.
Pâques/Easter
L'Encyclopédie de Religion et Éthique
(Encyclopedia
of Religion and Ethics (ERE), v. p. 846)
dit tout à fait clairement que :
“Le nom anglais 'Easter' [Pâques en
français] est probablement dérivé de Eostre
une déesse Anglo-Saxonne, à qui des
sacrifices spéciaux étaient offerts au début
du printemps (Bede de Temp. Rat. xv., Op.,
ed. Giles London, 1843, vi. 179).
Il dit aussi par rapport au Jour de
Easter/Pâques que “Ce festival principal de
l'Église Chrétienne n'a pas été d'abord
distingué par aucun droit spécial des autres
dimanches.” (ibid.)
Eostre, Eastre, Eostur (la Déesse
Teutonique) est mentionné par Bede dans
de
Temperorum Ratione 15 avec la déesse
Hreda (ou Rheda ou Href), et les mois de
mars et avril ont été appelés d’après ces
déesses. Le Festival de Printemps était le
festival de Easter/Pâques commençant à
partir de la Nouvelle Lune de l'Équinoxe, et
ainsi ce que nous nommons maintenant avril a
été appelé Eosturmonath (ERE, ix p.
253a, xii, p. 102a).
Bede (ibid.) dit que les noms des mois ont
été calculés à partir de la lune et étaient
:
Janvier : Giuli ; février :
Solmonath ; mars : Rhedmonath ;
avril : Eostremonath ; mai :
Thrilmile i; juin : Lida ;
juillet : Lida ; août : Weodmonath
; septembre : Halegmonath ;
octobre : Winterfylleth ; novembre :
Blotmonath ; décembre : Giuli.
Ainsi, deux mois ont eu le même nom deux
fois dans le calendrier.
Giuli avait le même nom en tant que celui
qui a précédé le solstice et l'autre lui a
succédé, et le solstice était d'une
importance primordiale dans les cultes du
soleil. Solmonath approximativement février
était “le Mois des gâteaux” que l'on offrait
aux dieux. Des sacrifices étaient offerts à
des déesses [au mois de] Rhedmonath (Rheda)
et [au mois de] Eostremonath (Easter/Pâques
ou Eostre). Thrimilei était dérivé du fait
que le bétail était trait trois fois par
jour en ce mois en raison de la fertilité de
la Grande-Bretagne et de l'Allemagne à cette
époque. Lida signifie “Blandus siue
navigabilis.” Weodmonath signifie “le
mois de tares.” Halegmonath signifie “mensis
sacrorum” les dévotions sacrées ou
saintes. Le blotmonth ou bloodmonth dénotait
le mois de sacrifice du bétail. L'année
commençait le 25 décembre, et la veille de
ce jour était appelée Modrahnit ou “la Nuit
des Mères” (ibid. iii, p. 138b).
Les Teutons ont intercalé en été et le mois
était appelé Thrilidi car il y avait
alors trois mois de Lida (ibid. p. 139a). À
partir de certains récits, le mois de
Winterfylleth a été ainsi appelé parce
qu'ils comptaient l'hiver comme commençant à
la pleine lune de ce mois (ibid.).
Les mois aux Pays-Bas différaient de ceux en
Allemagne tout comme les Danois et les
Suédois, mais le quatrième mois des Danois a
été appelé “le Mois des Brebis” et les
Suédois ont appelé le quatrième mois
Varant qui signifie l'œuvre de
printemps. L'association avec les
sacrifices de printemps et les moissons est
commune.
Enid Welsford, dans L’Encyclopédie
ERE,
continue en disant que le mot Eostre est
connecté avec le latin Aurora
et le grec ‘hoos, skr., Usas, Lith. Auzra
qui était la personnification de l'aube [ou
aurore]. L’Auzrine ou l'Étoile
du Matin lithuanienne est dérivée de Auzra.
“Le nom Eostur est identique aux noms latin,
grec, sanskrit et lithuanien pour la déesse
de l'aube, ou Morgenrothe,
probablement le même être qui est mentionné
dans les chansons [populaires] folk
lithuaniennes et lettonnes en tant que “la
fille du soleil.” Les éléments physiques
étaient distingués des êtres réels qui ont
gouverné sur eux dans la vieille langue
nordique (ERE, xii, p. 102a).
Il est ainsi clair que le Teutonique était
dérivé de l'adoration de l'Étoile du Matin
qui est devenue associée à la Déesse Easter
qui était la Mère de l'Étoile du Matin.
C'est le culte de la déesse Mère associé au
soleil et les cultes du mystère directement
du Moyen-Orient jusqu’en Inde dans le
Sanskrit. Ces traditions sont entrées au
Nordique et “ Snorri de sel
comme un de l'Aysinjur ou déesses”
(ERE, ibid.).
Le nom Friday [vendredi] est dérivé de
Fri la déesse et est traduit comme
Vénus. Ainsi, l'étoile du Matin Eostre est
la déesse Venus et le festival de
Easter/Pâques vénère Friday [vendredi], et
le dimanche en tant que les jours de
l'Étoile du Matin et du Soleil qui est aussi
un symbole de la déesse Mère (cf. ERE, xii,
p. 249b). La mère de la Terre ou Erce a été
aussi mélangée au brassage Chrétien/Païen à
cet égard.
Le nom Ea en tant que la racine de ce mot
est le nom du Dieu Babylonien (ERE, ii 296a,
309b, 310b, vi 250b, ix 249b, xi 828b, xii
42a, 708b, 709a) associé à la descente
d'Ishtar ou Eostre (ERE, ii, 315b). Ea est
aussi associé aux âges du monde (ibid., i
185a). Il y a une quantité d'informations
massives sur le culte et l'adoration (ERE
Index p. 173). Les Gâteaux de Pâques/Easter
associés au vendredi et aussi les autres
jours de Carême sont dérivés des pratiques
païennes de cuire des gâteaux à la déesse et
à d'autres déités (ERE, iii, pp. 60b-61a).
Frazer note correctement que, si c'était le
cas, concernant Noël, que les païens avaient
adopté et unifié le système entier en lui
donnant des noms Chrétiens, alors il n'y a
aucune raison de supposer que les mêmes
motifs :
…
peuvent avoir amené les autorités
ecclésiastiques à assimiler le festival
Easter/Pâques de la mort et de la
résurrection de leur Seigneur au festival de
la mort et de la résurrection d'un autre
dieu asiatique qui tombait à la même saison
(v, p. 306).
Frazer continue en déclarant que :
Les rites des Pâques, qui sont encore
observés en Grèce, en Sicile et dans le Sud
de l'Italie, ressemblent, à certains égards,
de façon saisissante aux rites d'Adonis et
j'ai suggéré que l'Église peut avoir
consciemment adapté le nouveau festival à
son prédécesseur païen, dans le but de
gagner des âmes à Christ (ibid.).
Adonis est la contrepartie syrienne pour
Adonai ou Seigneur. Baal ou Bel signifie
aussi Seigneur.
Frazer considère que cette adaptation est
probablement arrivée seulement dans le monde
parlant le grec plutôt que le latin, car
l'adoration d'Adonis semble avoir fait peu
d'impression à l'Ouest et elle n'a
certainement jamais fait partie de la
religion romaine officielle. Il dit :
…
la place qu'elle aurait pu avoir prise dans
les affections des vulgaires était déjà
occupée par l'adoration semblable mais plus
barbare d'Attis et de la Grande Mère (ibid.).
La mort et la résurrection du dieu Attis
étaient officiellement célébrées à Rome, les
24 et 25 mars, le 25 étant considéré
l'équinoxe du printemps et, par conséquent,
le jour le plus approprié pour la
renaissance d'un dieu de la végétation qui
avait été mort ou endormi pendant tout
l'hiver. D'après une tradition ancienne et
répandue, le 25 mars était célébré comme la
mort de Christ, sans considération de l'état
de la Lune. Cette tradition a été suivie en
Phrygie, en Cappadoce, en Gaule et,
apparemment, à Rome même aussi (cf. Frazer,
v, p. 306). Tertullien affirme que Christ a
été crucifié le 25 mars 29 EC (Adv. Jud.,
8, Vol. ii, p. 719 et aussi par Hippolyte et
Augustin ; cf. Frazer, v, fn. 5 à la p.
306).
C'est une impossibilité historique et
astronomique absolue et, pourtant, la notion
semble s'être enracinée profondément et tôt
dans les traditions (cf. Frazer, v, p. 307
et l'étude
Le Moment de la Crucifixion et de la
Résurrection (No. 159)).
Il semble donc que cette ancienne tradition
avait une certaine connexion avec le culte
d'Attis. De la même façon, le pin était
sacré pour le dieu Attis, et ce n'est pas
par accident que toutes les reliques de la
croix sont en pin (cf. l'étude
La Croix : Ses Origines et Sa Signification
(No. 039)).
C'est la vue de Frazer et aussi de Duchesne
que la date de la mort et de la résurrection
de Christ a été arbitrairement attribuée à
la date imaginaire du 25 mars pour
l'harmoniser avec un plus vieux festival de
l'équinoxe du printemps. Cela semble avoir
correspondu avec une croyance plus ancienne
que c'était ce jour-là que le monde avait
été créé (Frazer, ibid., p. 307).
La résurrection d'Attis, qui combinait en
lui les personnages du Père divin et du Fils
divin, était officiellement célébrée à Rome
le même jour. Ainsi, nous ne sommes pas
uniquement concernés par le syncrétisme de
la doctrine de la résurrection. Nous voyons
aussi l'origine des doctrines du Modalisme,
où un dieu a des attributs ou des aspects
différents, c'est-à-dire un être unique
composé de formes distinctes. C'est de cette
idée que la Trinité a été formée.
Il y a aussi l'hérésie plus récente du
concept "Jésus est le seul vrai Dieu" qui
entre présentement dans la théologie
quasi-gnostique Protestante.
Ce phénomène de remplacement, où un festival
païen est remplacé par un festival avec des
noms Chrétiens, est vu dans un certain
nombre de festivals païens. Conformément à
la théologie de la déesse Mère et de la
Vierge Céleste, le Festival de Diane, en
août, a été évincé par le Festival de
l'Assomption de la Vierge. Comme
changements, il y avait le festival païen de
Parilia, en avril, lequel a été remplacé par
la fête de St-George. Le festival de l'eau
du milieu de l'été, en juin, a été remplacé
par le festival de la St-Jean-Baptiste.
Chacun a une connexion avec la typologie
qu'il a remplacée. La Toussaint, en
novembre, est l'ancienne fête païenne des
Morts. La Nativité de Christ a remplacé
celle du Soleil. Le Festival des Pâques est
simplement la fête du dieu Phrygien Attis, à
l'équinoxe vernal. On doit aussi se rappeler
que les Phrygiens ont été la source du
système Mithra et des cultes du Mystère, en
général (voir aussi l'étude
Les Nicolaïtes (No. 202)).
Mithra a été introduit à Rome par des
pirates capturés par Pompée, vers 63 AEC
(Avant l’Ère Courante). Les places qui ont
célébré la mort de Christ à l'équinoxe
étaient les mêmes
places où l'adoration du dieu Attis avait eu
son origine ou avait pris racine plus
profondément, à savoir la Phrygie, la Gaule
et, apparemment, Rome elle-même. Frazer dit
qu'il est difficile de considérer la
coïncidence comme accidentelle (v, p. 309).
Une autre caractéristique qui est
coïncidente à la résurrection est que la
date est aussi attribuée au 27 mars, deux
jours plus tard, et c'est de là que la
période raccourcie de la crucifixion du
vendredi et de la résurrection du dimanche
est arrivée. Frazer note que des
déplacements semblables de célébrations
Chrétiennes aux célébrations païennes
arrivent au Festival de St-George et à
l'Assomption de la Vierge (v, p. 309).
C'est peut-être l'article dans le
syncrétisme qui veut tout dire, quand nous
voyons que les traditions de Lactantius et,
apparemment, de l'église Chrétienne en Gaule
ont placé la mort de Christ le 23 et sa
résurrection le 25, exactement en accord
avec le festival d'Attis. C'est impossible
que Christ ait été crucifié à ces dates et
ce, pour n'importe quelle année du
calendrier hébreu. C'est directement relié à
l'adoration d'Attis (voir Frazer, ibid.).
Au quatrième siècle, les adorateurs du dieu
Attis se plaignaient amèrement que les
Chrétiens avaient fait une fausse imitation
de leur théologie ou de la résurrection
d'Attis et les Chrétiens affirmaient que la
résurrection d'Attis était une contrefaçon
diabolique de la résurrection de Christ.
Cependant, nous savons de l'histoire et de
la linguistique que les dates originales de
la résurrection étaient basées sur la Pâque,
qui est basée sur le calendrier lunaire et
qui tombe le 14 et 15 Nisan et continue
jusqu'à l'offrande de la Gerbe Agitée, le
dimanche. Par conséquent, la Pâque pouvait
tomber sur n'importe quels deux jours dans
la semaine avec un intervalle variable
jusqu'au dimanche de la Gerbe Agitée, qui a
marqué l'ascension du Messie et non pas sa
résurrection, qui est arrivée la soirée
précédente. Pour leur part, les Pâques ont
été confinées à une crucifixion du vendredi
et à une résurrection du dimanche, en
contradiction directe avec l'Écriture. À
l'origine, elles étaient à des dates fixes
dans le culte d'Attis. Le mot Easter
[Pâques] a même été inséré dans la
traduction anglaise de la Bible de la KJV
pour remplacer le mot pour Pâque,
pour déguiser encore plus la question.
Les chandelles aux changements des saisons
et à Pâques
Nous avons vu ci-dessus que les chandelles
sont entrées dans le système d'adoration de
l'ancienne religion aryenne. Elles sont
provenues d'un ancêtre commun central et
apparemment associé au système
assyro-babylonien, avant l'entrée des Aryens
en Inde, vers 1000 AEC. Cela peut même avoir
été au tout début des Assyriens, au deuxième
ou même pendant le troisième millénaire AEC.
Parmi les Allemands, l'ancienne pratique
aryenne a continué d'allumer un nouveau feu
au moyen d'un feu à Pâques, en envoyant les
bâtons en feu à chaque maison pour commencer
les feux, pour éloigner les dieux du
tonnerre et de la tempête. La pratique était
trouvée partout en Allemagne, selon Frazer,
quand il a écrit. La différence entre
les communautés Protestantes et Catholiques
était que les jeunes hommes Protestants
avaient la responsabilité des feux tandis
que chez les Catholiques, les hommes matures
l'avaient. Les festivals étaient directement
associés aux anciens rites de la fertilité.
L'église a été plus tard introduite, comme
un lieu autour duquel le cortège passait
conformément à la révolution du Soleil. Les
feux sont allumés sur les Montagnes de
Pâques.
La pratique a été introduite dans le
Catholicisme comme la chandelle de Pâques.
Cette chandelle géante unique était allumée
à Pâques, dans la nuit de samedi à dimanche,
avant le dimanche de Pâques, et ensuite,
toutes les bougies de l'église étaient
allumées à partir d'elle. Cela continuait
pendant l'année jusqu'aux Pâques suivantes,
quand une nouvelle bougie géante de Pâques
était allumée. Des feux ont continué à être
brûlés dans les pays Catholiques et les feux
de la veille de Pâques incluent souvent la
combustion d'une figurine en bois appelée
Judas. Leurs cendres sont souvent
mélangées avec des cendres de branches de
palmier consacrées et mêlées ensuite avec
les graines à l'ensemencement. Même là où
cette effigie sacrificielle est omise, les
feux eux-mêmes sont toujours appelés le
brûlement de Judas (Frazer, x, p. 121).
Frazer note qu'en Bavière, la bougie de
Pâques nouvellement allumée était utilisée
pour allumer les lanternes et les jeunes
hommes couraient au feu pour l'allumer. Le
premier arrivé était récompensé par les
ménagères avec des œufs rouges, le jour
suivant, i.e. le dimanche de Pâques, à la
porte de l'église. Le brûlement de Judas
était accompagné d'une grande jubilation
(ibid., x, p. 122).
Cette même journée, dans les Abruzzes, l'eau
bénite est recueillie de l'église, comme une
protection contre les sorcières et leurs
maladies. La cire des chandelles est placée
sur les chapeaux et devient alors une
protection contre le tonnerre et la foudre
durant les tempêtes. À Calabre et ailleurs
en Italie, les coutumes en rapport avec la
nouvelle eau sont les mêmes. Des croyances
semblables sont trouvées parmi les Allemands
de la Bohême (voir aussi la section
Épiphanie).
R. Chambers (The Book of Days, London
and Edinburgh, 1886, I, p. 421) note que
tous les feux à Rome étaient allumés de
nouveau du feu sacré allumé à St-Pierre de
Rome, le samedi de Pâques (voir Frazer, x,
p. 125).
La pratique d'allumer la chandelle semble
avoir lieu durant la nuit, avant le jour du
Soleil, et faire partie de l'ancien système
d'adoration du Soleil. Les chandelles
constituent une partie des anciens rites
magiques et elles étaient communes aux
systèmes occultes et parmi les systèmes
animistes provenant des Assyro-Babyloniens.
La pratique d'allumer des bougies a un
symbolisme mixte. Les feux dans le Temple
étaient spécifiques et limités à des buts
spéciaux reliés aux sept feux, comme les
sept esprits de Dieu dans la Ménorah, et les
soixante-dix feux de l'Armée dans le Temple
de Salomon. Cela a plus tard été interprété
par les occultistes comme faisant référence
aux sept cieux et aux sept planètes.
L'ascension par les sept niveaux du
Shamanisme animiste est entrée dans le
Judaïsme par le Mysticisme Merkabah.
La bougie elle-même est considérée comme un
symbole de lumière individualisée et, par
conséquent, de la vie d'un individu par
opposition à la vie cosmique et universelle
(voir Dictionary of Symbols de
Cirlot, Dorset, 1991, p. 38). C'est une
distinction parmi le surnaturel et ce n'est
pas Chrétien.
La pratique d'allumer de multiples
chandelles devant les autels des païens et,
plus tard, dans le Christianisme est basée
sur la prémisse inhérente à la doctrine
impie et blasphématoire de
‘l'âme
immortelle’
et sur les tentatives d'isoler la sainteté
chez l'individu par l'action des forces
spirituelles impliquées, en apaisant
l'entité adorée. Plus il y a d'entités, plus
de chandelles sont nécessaires. Ces
chandelles sont les symboles de la pensée
panthéiste de la doctrine de l'âme.
Dans le Judaïsme, la pratique est basée sur
une pensée qui fonctionne à un niveau
physique inférieur, provenant de la
captivité babylonienne et du Mysticisme qui
est entré dans le Judaïsme de cette phase.
Dans le Judaïsme kabbalistique, on entre par
la Porte de Kavanah (ou
concentration) par une méditation basée sur
la lumière. Les symboles sont qu'on élève
l'esprit par la méditation d'une lumière à
une autre plus élevée. Deux des lumières
sont appelées Bahir (brillante) et Zohar
(radiante), faisant allusion aux deux plus
importants classiques kabbalistiques
(Kaplan, Meditation and Kabbalah,
Weiser, 1982, p. 118). Ces lumières
correspondent au Sefirot. Ces systèmes ont
été compris par le Rabbin Moshe de Leon
(1238-1305) dans son Shekel ha Kodesh
de 1292.
Ce système d'ascension est le Shamanisme
jusqu'à la septième grande lumière Ain
Sof. Celles-ci sont : Tov (Bien),
Nogah (Rougeoiement), Kavod
(Gloire), Bahir (Brillance), Zohar
(Radiance), Chaim (Vie) et l'infinie
et la septième est Ain Sof
(Couronne). Leurs équivalentes Sefirot
sont : Chesed (Amour), Geveruah
(Force), Tiferet (Beauté), Netzach
(Victoire), Hod (Splendeur) et
Yesod (Fondation) (Kaplan, ibid., p.
119).
L'ancien Zohar parle de différentes couleurs
en ce qui concerne le feu et cela peut être
dérivé des systèmes mazdéens. Les couleurs
des sept niveaux dans l'adoration de Sin
(Péché), comme le dieu de la Lune, ont été
identifiées avec le Ziggurat à Babylone
(voir l'étude
Le Veau d'Or (No. 222)).
Ce système entier est du pur Mysticisme et
l'utilisation de chandelles sous ses
diverses formes est reliée directement aux
pratiques en rapport avec la magie et le
mysticisme, sauf lorsqu'elles sont utilisées
dans le Temple de Dieu,
auquel cas elles ne sont pas des chandelles
mais des lampes à huile,
en tant que la Ménorah. Leur utilisation à
Hanoukka et Pourim est examinée ci-dessous.
La Pâque ou les Pâques/Easter
La méthode pour calculer le jour du Soleil à l'équinoxe vernal est semblable à celle pour calculer l'offrande de la Gerbe Agitée de Lévitique 23, mais elle n'est pas tout à fait la même. C'est la raison pour laquelle il y a une légère différence entre la Pâque et le système des Pâques.
Le
Dictionnaire Universal Oxford Dictionary
donne la méthode pour déterminer le dimanche
de Pâques ou le jour de Pâques (d'Easter),
qui est le véritable Jour du Soleil, en tant
que Easter.
Il est observé le premier dimanche après la
pleine lune du calendrier, c'est-à-dire le
14ème jour de la lune du
calendrier - qui arrive le ou immédiatement
après le 21 mars. Appliqué familièrement à
la semaine commençant le dimanche de Pâques
(impression de 1964, p. 579).
C'est la règle pour déterminer le festival
des Pâques ou d'Ishtar, mais ce n'est pas la
règle pour la Pâque biblique.
Les arguments sont clairement démontrés dans l'histoire de la dispute Quartodécimane, qui est survenue du règne d'Anicet à celui de Victor (ou Victorinus), les évêques de Rome du milieu à la fin du deuxième siècle (vers 154-190).
Ainsi, à partir de la dispute Quartodécimane,
nous savons que ce faux système de datation
a émané de Rome au deuxième siècle et qu'il
a été opposé par ceux dans l'Église qui
avaient été enseignés par les Apôtres, à
savoir Polycarpe, qui s'est opposé à
Anicetus [Anicet] et son pupille Polycrate
qui s'est opposé à Victor (ou Victorinus).
Les écrits postérieurs de Socrate
Scholasticus (vers 439 EC) introduisent des
erreurs dans l'histoire et sont incorrects
pour plusieurs raisons, beaucoup de
celles-ci ayant été décrites par les
compilateurs des Pères Nicéens ou Post
Nicéens Nicene and Post Nicene Fathers
(voir NPNF, 2ème série, Vol. 2,
introduction au texte)
(voir aussi l’étude
Les Disputes Quartodécimanes (No. 277)).
Socrate note que les Quartodécimans observaient le 14ème jour de la Lune, en ne tenant pas compte du Sabbat (NPNF ibid., Ch. XXII, p. 130). Il enregistre que Victor, l'évêque de Rome, les a excommuniés et qu'Irenaeus [Irénée] l'a publiquement réprimandé pour cela (ibid.). Il essaye d'introduire, à cette étape postérieure, un appel à Pierre et à Paul pour qu'ils appuient la pratique romaine des Pâques et la pratique Quartodécimane avec Jean (ibid., p. 131). Il allègue qu'aucune des parties n'a pu produire un témoignage écrit de ses vues. Cependant, nous savons parfaitement que les Quartodécimans ont fait appel à Jean, d'après les écrits de Polycarpe et de Polycrate, qui ont été enseignés directement par Jean. Aucun appel n'est fait d'aucune façon sérieuse à Pierre et à Paul pour leur appui des Pâques/Easter. De plus, il est absurde de suggérer que les douze Apôtres étaient divisés quant à la façon de calculer la Pâque.
Socrate est clair sur une chose. L'Église et
les Quartodécimans n'ont pas observé les
dates pour la Pâque conformément aux calculs
juifs modernes (i.e. au temps qu'il a écrit
vers 437, étant après l'introduction du
calendrier Hillel en 358). Ils les
considéraient dans l'erreur sur presque tout
(ibid., p. 131).
Dans cette pratique, ils ont déclaré qu'ils
ne se conformaient pas aux Juifs modernes,
qui sont dans l'erreur sur presque tout,
mais aux anciens et confirmer par Josephus
dans ce qu'il a écrit dans le troisième
livre de ses
Antiquités des Juifs.
i.e.
Antiquities of the Jews,
III, 10 qui est cité ici complètement :
Au mois de Xanthicus, qui est appelé Nisan
par nous et qui est le début de l'année, le
quatorzième jour de la lune, tandis que le
soleil est dans le signe du Bélier, car
pendant ce mois nous avons été libérés de
l'esclavage sous les Égyptiens, il a aussi
décrété que nous devions sacrifier chaque
année le sacrifice lequel, comme nous sommes
sortis de l'Égypte, ils nous ont commandé
d'offrir, celui-ci étant appelé la Pâque.
Le signe du Bélier fini le 19-20 avril ; la Pâque ne pouvait donc pas tomber après cette période. Le 14 ne pouvait pas tomber avant l'équinoxe et ainsi nous avons les anciens paramètres pour la Pâque. Nous voyons ici que la première Église n'a pas suivi les traditions juives postérieures sous Hillel. La plupart des citations de Socrate ignorent cette évidence extrêmement importante.
Le Jour de la Préparation du 14 Nisan était donc anciennement vu comme le commencement de la Pâque. Cette date pouvait tomber à l'équinoxe, mais le 15 Nisan, qui était le premier Jour Saint et la nuit durant laquelle la Pâque était mangée, ne pouvait pas tomber à l'équinoxe. L'ancienne pratique constitue la base pour la règle aujourd'hui mais, après la dispersion, les Juifs ont observé seulement 15 Nisan et non pas les deux jours, comme ils le faisaient précédemment, conformément à Deutéronome 16:5-7.
Nous
voyons aussi de Socrate que le Concile de
Nicée n'a pas fixé le choix du temps de
Easter/Pâques, comme l'Audiani l'a
revendiqué (voir NPNF, ibid., p. 131
et fn. 14 à p. 131). Il était déterminé
selon l'ancienne tradition et cela nous le
savons, car il a été déterminé d'après
l'adoration du dieu Adonis et du dieu Attis
en conjonction avec Ishtar ou Vénus et le
système d'adoration du Soleil. Cela a résolu
le conflit dans les systèmes païens d'Attis
et d'Adonis. Nicée a simplement adopté
Easter/Pâques comme le festival officiel, en
utilisant la pratique païenne existante,
mais en l'harmonisant. Il n'a pas fixé ou
déterminé le festival. Les Juifs avaient
établi un calendrier entièrement faux en
358, peu de temps après Nicée, tel que nous
le voyons ici de Socrate. Cet événement est
beaucoup plus récent et, par conséquent,
plus exactement noté. Ainsi, la Pâque
Chrétienne a été presque éliminée par le
paganisme, qui a établi Easter/les Pâques ou
par le faux calendrier du Judaïsme
rabbinique, qui a déplacé les dates de la
Pâque en Nisan par rapport à la Lune. Le
Concile de Nicée a décrété que la
détermination du dimanche de Pâques, en tant
que le dimanche après la pleine lune, a, en
fait, rendu pratiquement impossible (mais
pas tout à fait) que le dimanche de Pâques
tombe le même dimanche que l'offrande de la
Gerbe Agitée, qui est le dimanche de la
Pâque
– s'il devait
tomber le 15 Nisan. Par conséquent, il est
presque impossible que les Pâques et la
Pâque coïncident à certaines occasions.
C'était prétendument par désir de distancer
le Christianisme des Juifs, mais c'est, en
réalité, la détermination du système d'un
faux dieu pour disloquer le vrai festival et
l'emmener en conformité avec une adoration
panthéiste.
La Signification de Easter/les Pâques
Le langage fin impliqué en anglais veut
lui-même tout dire. La Pâque était appelée
Pash dans les premiers écrits de
l'Église. Le terme Easter [Pâques en
français] vient de l'ancienne forme
anglo-saxonne.
Le Dictionnaire Universal Oxford
Dictionary donne la signification de
Easter [Pâques] comme venant du vieil
anglais éastre ou du féminin pluriel
éastron.
Il dit :
Baeda dérive le mot de Eostre (ép. de
Northumb. d'Éastre), une déesse dont
le festival était célébré à l'équinoxe
vernal (ibid.).
Le dictionnaire continue ensuite en ignorant
cette piste et l'associe avec un festival
Chrétien, après avoir identifié son
utilisation première avec le culte de la
déesse.
L'équinoxe vernal ou de printemps est le
temps quand les jours commencent à
s’allonger au-delà de la longueur de la nuit
(de là,
équinoxe) et la croissance commence à
s'accélérer. Donc, son symbolisme est celui
de la fertilité.
De cela, nous associons de tels symboles
comme les lapins, les œufs, etc. Le lapin
était un symbole de fertilité dans l'ancien
système babylonien et il est trouvé dans les
registres archéologiques. Les lapins ont été
utilisés dans l'ancienne magie homéopathique
de l'Afrique jusqu'à l'Amérique (Frazer, i,
pp. 154-155). Ils étaient aussi utilisés
dans les cérémonies pour arrêter la pluie
(i, p. 295).
Il n'y a pas que le Christianisme qui a
adopté le symbole de l'œuf dans son rituel.
Le Judaïsme Rabbinique a aussi adopté la
pratique d'inclure un œuf sur la table Seder
à la Pâque, profanant ainsi le repas de
Pâque sur une base annuelle et rituelle.
Lorsqu'on ajoute à cela leur adoption du
calendrier Hillel, ils ne célèbrent
pratiquement jamais la Pâque eux-mêmes et
empêchent ceux qui suivent leur système de
le faire, en vertu du système de faux
calendrier qu'ils ont adopté.
Ishtar ou Astarté
Easter (Pâques) (fém. pl. Eastron)
est, en réalité, le nom d'Ishtar, qui est un
autre nom d'Astarté, tel qu’on l’a vu
ci-dessus. Comme Ashtaroth, qui est
la forme plurielle hébraïque dénotant les
diverses manifestations locales d'Astarté (Deut.
1:4 ; Ashtoreth en grec), elle était
la déesse cananéenne de la fertilité
Athtarath, prononcée apparemment
Ashtarath ou Ashtereth.
De cela, les Grecs ont tiré Astarté et, les
Hébreux, en écrivant le nom du dieu des
païens dans le texte biblique, ont
apparemment gardé les consonnes, mais ils
ont remplacé les voyelles par les voyelles
du mot bosheth ou honte.
Ashtarath ou Ishtar est devenu Easter dans
l'anglo-saxon, avant leur arrivée en
Grande-Bretagne.
À Ras Shamra, sous la forme d'Anat, elle
joue le rôle principal pendant l'éclipse du
dieu Soleil Baal, en tant que la déité de la
végétation (Interpreter’s Dictionary of
the Bible, Vol. 1, p. 254). Elle est
moins visible en Palestine comme Ashtaroth
que là-bas comme Astarté qui assume le rôle
d'Anat. Ce que nous voyons, c'est le même
rôle joué par cette déesse mais sous des
noms différents, dépeignant apparemment
certains aspects locaux ou un autre aspect
important de celle-ci. C'est apparemment
comme la distinction d'Artémis-Diane. Les
rituels saisonniers du culte de la fertilité
de Baal et d'Astarté sont notés en Israël à
ses débuts (Juges 2:13 ; 10:6 ; cf.
Interp. Dict., ibid.). À l'élection de
Saul à Mizpah, Samuel a ordonné à Israël de
se débarrasser des Baalim et des Ashtaroth,
indiquant ainsi qu'ils étaient associés et
pluriels (1Sam. 7:4). Israël ne l'a pas fait
et a avoué son apostasie après sa défaite
face aux Philistins (1Sam. 12:10). De
1Samuel 31:10, nous voyons son culte à
Beth-shan qui n'était pas occupée par
Israël, ayant été détruite à l'époque de
David. Donc, son culte était général dans le
secteur. Elle est appelée Ashtaroth des
Cornes (Ashteroth-karnaim). Cette
ville était une ville des Rephaïm et située
dans le territoire d'Og, le roi de Basan (Deut.
1:4; 3:10 ; Josué 12:4).
Cherdorlaomer
[ou Kedorlaomer]
y a fait un raid sur les Rephaïm (Genèse
14:5). Makir s'est installé là plus tard
(Josué 13:12,31) et elle est devenue une
ville israélite de refuge (1Chron. 6:71 ;
voir Josué 21:27). C'est représentatif de la
déesse Astarté, dépeinte comme la déesse
cornue et représentée de la même manière
qu’Hathor, la déesse vache de l'Égypte.
C'est la représentation d'Ishtar avec Sin
(Péché), le dieu de la Lune, dont les cornes
à l'envers sont identifiées dans le
croissant de la lune à l'horizon avec Vénus
comme l'étoile du soir (cf. l'étude
Le Veau d'Or (No. 222)).
Le système était donc ancien et il était au
centre des Rephaïm et des systèmes religieux
de l'Égypte et de l'Asie Mineure en général,
mais il était basé sur le système
assyro-babylonien.
La forme du mot Ashteroth (a. soneka)
est aussi un nom commun signifiant
jeune
du troupeau ou
animal pour la reproduction, faisant
référence à la productivité des brebis (voir
Deut. 7:13 ; 28:4,18,51). L'ancienne
étymologie des termes suggère la connexion
avec le système de la reproduction ou de la
fertilité et peut même être la raison pour
laquelle le signe solaire du mois de
l'équinoxe a été nommé Aries ou
le
Bélier par les anciens.
Astarté, ou Easter sous ses formes diverses,
est la déesse Mère mentionnée ci-dessus et
elle était associée au fils-amant comme
Seigneur, qui est la signification de
Baal, Adonis, etc. En tant que la
Vierge Céleste ou le personnage de la déesse
Mère, elle était impliquée, comme nous le
voyons, dans le symbolisme du veau d'or qui
a emmené Israël à pécher au Sinaï, sous
Moïse (cf. ibid.). Dans cette Trinité de
l'Étoile, du Soleil et de la Lune, nous la
voyons comme la déesse de l'amour sensuel,
en tant que l'étoile du soir (de là, aussi
Vénus) et comme la déesse de la guerre, en
tant que l'étoile du matin. Ce rôle de
guerre a été attribué à Aphrodite. Ce titre
a directement rapport à Satan, d'Ésaïe 14 et
d'Ézéchiel 28. Elle est reliée au dieu de la
Lune, Sin (Péché), d'où nous avons tiré
notre concept du mot, et elle est en
association avec le Soleil, comme le
troisième membre de la Trinité. Les
festivals sont reliés à ce symbolisme.
Le culte d'Ashtoreth a été patronné par
Salomon (1Rois 11:5). Sa place de
vénération, établie sur le Mont de la
Corruption sur le Mont des Oliviers, en face
de Sion, a été supprimée pendant la
réformation de Josias. Dans les deux cas, ce
culte est relié aux Phéniciens et,
particulièrement, aux Sidoniens. Ainsi, le
système du Taureau de Sin (Péché) et les
sacrifices du Minotaure en Crète sont aussi
associés ici par le moyen du premier système
maritime des Seigneurs de la Mer. Son
adoration est directement reliée avec
l'adoration du dieu Milcom des Ammonites et
du dieu Chemosh des Moabites. Ils semblent
lui être associés sous la forme d’Athtar, la
Vénus astrale, de qui Ashtoreth est la forme
féminine. Elle est l'épouse et l'alliée de
Baal dans le conflit avec la Mer-et-Rivière
dans les textes du Ras Shamra et, dans le
texte de la dix-neuvième dynastie en Égypte,
elle était la fiancée revendiquée par le
tyran Mer. Elle était associée à Baal comme
Celle qui donne la Vie ou la Mort, dans la
saga du roi Keret, des textes du Ras Shamra.
Ici, le roi invoque une malédiction au nom
d'Athtarath-le-nom-de-Baal. Donc, le
nom est associé à Baal et il a les aspects
autant masculins que féminins, comme l'époux
et le donneur de la fertilité. À Ras Shamra,
sa place a été usurpée par Anath, la sœur de
Baal mais, d'après les inscriptions
bibliques et phéniciennes, elle était la
déité la plus importante anciennement (Interp.
Dict., ibid., art. ‘Ashtoreth’,
pp. 255-256 ; voir l'étude
Le Veau d'Or (No. 222)).
Sous les Ptolémées à Edfu, les Égyptiens ont
dépeint Ashtoreth comme une déesse à tête de
lion. C'est de nouveau une association avec
le Aeon à tête de lion et les Mystères.
Comme Quodshu ou la sainteté,
elle est debout sur un lion, tenant dans sa
main une plante de papyrus et un serpent,
entre Min, le dieu égyptien de la fertilité,
et Resheph, le dieu sémitique de la
destruction et de la mort. Ses cheveux sont
portés de la façon stylisée des cornes de la
déesse vache Hathor. Des figurines de bronze
de Gezer dépeignent une figure nue avec des
cornes que l'on considère être une
représentation d'Ashteroth. Ses systèmes de
culte ont fleuri à Beth-shan du quinzième au
treizième siècle AEC et, au deuxième siècle
AEC, il y avait, à Delos, un centre de culte
à l'Astarté de la Palestine (ibid.,
p. 256). Les symboles de la fertilité
trouvés sont de la déesse avec la coiffure
cornue et les seins prononcés, tenant
souvent une fleur de lotus et un serpent.
Dans les cas où la déesse Mère est dépeinte,
c'est Ashera et elle a une colombe qui
s'agrippe à sa poitrine. Elle est aussi
associée à Eshmun, le dieu phénicien de la
guérison, d'après une inscription non datée
de Carthage. Ce rôle est endémique partout
au culte et il est trouvé parmi les Celtes
et les Druides qui ont été exposés très
anciennement aux Seigneurs de la Mer. Un nom
qui lui est associé, dans la forme
assyrienne Ishtar, est Ishtar-miti-uballit
ou Ishtar fait revivre les morts
(ibid.). Le thème de la résurrection lui est
donc associé à Easter/Pâques, en tant qu'Easter.
Le prophète Ézéchiel condamne les femmes en
Israël, parce qu'elles pleurent pour Tammuz
(Ézéchiel 8:14). Cette déité syrienne était
pleurée comme le dieu mourant, en Israël
idolâtre.
Tammuz était associé à la Reine du Ciel, qui
était aussi la Vierge Céleste, comme nous
l'avons vu. Des gâteaux étaient cuits pour
elle, et le prophète Jérémie condamne
ouvertement cette pratique (Jér. 7:18 ;
44:19).
La Reine du Ciel était, comme nous le
voyons, une ancienne déesse orientale. Elle
était aussi associée à la moisson, et la
dernière gerbe et le dernier grain de la
moisson lui étaient souvent consacrés et
étaient appelés la Reine (Frazer, ii, p. 146
; vii, p. 153).
À Athènes, la Reine était mariée au dieu
Dionysius (ii, pp. 136 et suiv. ; vii, pp.
30 et suiv.). Il semble que le mariage,
aussi bien que la consommation de l'union
divine, aient été joués à la cérémonie. On
ne sait pas si le rôle du dieu était joué
par un homme ou une image. La loi attique
exigeait que la Reine soit une citoyenne et
n'ait connu aucun homme, sauf son mari
(Frazer, ii, p. 136). Elle était assistée
par quatorze femmes sacrées, une pour chacun
des autels de Dionysius. Cette cérémonie
Dionysiaque des cultes du Mystère avait lieu
le 12ème jour d'Anasterion (ou
alentour de février). Les quatorze devaient
jurer à la Reine qu'elles étaient pures et
chastes, à l'ancien sanctuaire de
Dionysius sur les Marais, qui était
ouvert ce jour-là de l'année seulement. Son
mariage avait apparemment lieu plus tard et,
selon Aristote (Constitution of Athens,
iii, p. 5), à l'ancienne résidence du roi
sur le côté Nord-est de l'Acropole, connue
comme la stalle de Bétail. Elle
faisait néanmoins partie de cet ancien
festival de la fertilité des vignes et des
arbres fruitiers dont Dionysius était le
dieu (Bacchus pour les Romains) (cf. Frazer,
ii, pp. 136-137 et n. 1).
La Reine est devenue l'épouse des dieux,
mais elle est restée la déesse de la
fertilité et la déesse Mère. Dans ce rôle,
la Reine des épis de grain était tirée dans
le cortège à la fin de la moisson.
La Reine de l'Égypte était aussi la femme
d'Ammon (ii, pp. 131 et suiv. ; v, p. 72) et
sa personne personnifiait la déesse. Cela a
dégénéré avec le temps. L'épouse divine est
devenue une jeune et belle fille de bonne
famille qui menait une vie de débauche
jusqu'à ce qu'elle ait atteint la puberté.
Elle était alors pleurée et donnée en
mariage (Strabo, xvii, I, 46, p. 816). Les
Grecs les appelaient Pallades,
d'après leur déesse vierge Pallas.
Cette prostitution semble avoir été associée
anciennement à l'adoration d'Ishtar et, en
effet, la plupart des fidèles d'Easter/Pâques
ou Ishtar passaient, comme jeunes filles, au
moins quelques temps au temple, enrôlées
comme prostituées, dans les centres de culte
de l'Asie Mineure. À Corinthe, la
prostitution était généralisée et
pratiquement tous y avaient touché à un
moment donné.
La prophétesse d'Apollon avait aussi ce rôle
d'épouse. Aussi longtemps que le dieu
demeurait à Patara, son oracle et sa maison
d'hiver, sa prophétesse était enfermée avec
lui à chaque nuit.
En tant qu'Artémis, la déesse de la
fertilité à plusieurs seins d'Éphèse, la
déesse avait des époux qui étaient nommés
Esséniens ou Rois Abeilles et qui
semblent avoir tous été célibataires pendant
une période fixe de temps, étant consacrés à
la déesse. Les registres ou les inscriptions
à Éphèse indiquent que certains ont été
mariés.
Elle avait un bosquet d'arbres fruitiers
autour de son temple (Frazer, i, p. 7). Elle
était donc associée à Déméter, qui était
appelée le porteur de fruit (vii, p. 63). De
cette façon, elle a aussi été identifiée
avec Diane, qui était la patronne des arbres
fruitiers, comme elle l'était elle-même (i,
pp. 15 et suiv.). Cette déesse Mère est
identifiée par Frazer avec le Roi des
Bois et sa déesse des bois Diane
à
Nemi. Cela semble faire parfaitement du
sens et expliquerait pourquoi, dans Actes,
la foule à Éphèse a mentionné la déesse
comme la Diane des Éphésiens. Cet aspect a
été transféré au culte de la Vierge et les
arbres fruitiers sont bénis le jour de
l'Ascension de la Vierge (Frazer, i, pp. 14
et suiv.). Le culte de la Vierge, dans le
Christianisme, n'est rien d'autre que le
culte d'Ishtar, Astarté, Diane ou Artémis
dans l'ancien paganisme, sous une nouvelle
apparence et, parfois, dans les mêmes
vêtements.
Le rapport avec les Mystères en Égypte
continue au culte d'Osirus, dont les fidèles
avaient eu l'interdiction de blesser les
arbres fruitiers (Frazer, vi, p. 111).
Dionysius était aussi un dieu des arbres
fruitiers (vii, pp. 3 et suiv.). Nous voyons
ici un rapport entrelacé qui montre que
ceux-ci ne sont pas vraiment des dieux
différents, mais des aspects différents du
même système d'adoration avec des variations
sur un thème.
On s'attendait à ce que ces Esséniens, à
Éphèse, n'aient aucune relation sexuelle
avec des femmes mortelles, tout comme on
s'attendait à ce que les femmes de Bel et
d'Ammon, à l'origine, n'aient aucune
relation sexuelle avec des hommes mortels.
Il semble y avoir une logique dans la
dédicace du célibat à la Reine du Ciel,
comme la déesse Mère. C'est la raison pour
laquelle les prêtres qui lui étaient
consacrés étaient célibataires ou des
eunuques. Cette pratique est entrée dans le
Christianisme des cultes païens et du
Gnosticisme dans son adaptation des cultes
du Mystère (voir l'étude Le
Végétarisme et la Bible (No. 183)).
Dans le culte d'Ishtar en Asie Mineure, les
femmes n'étaient pas célibataires, mais
elles couchaient avec n'importe qui. Il est
probable que Pliny a appelé les Fils de
Zadok, à Qumran, des Esséniens du fait que
certains de leurs ordres étaient des
célibataires ascétiques. Ils n'ont eux-mêmes
pas utilisé un tel titre et l'application du
nom des prêtres d'un dieu païen aurait été
offensante à l'extrême.
Comme la Reine du mois de mai, la déesse
était représentative de l'esprit de la
végétation (ii, pp. 79,84), autant en France
(ii, p. 87) qu'en Angleterre (ii, pp. 87 et
suiv.).
Cela semble être une vue commune que la Mère
était aussi la déesse du Grain, et le
dernier grain de la moisson lui est souvent
consacré dans le symbolisme. Un gâteau
spécial est fait de ce dernier grain de la
moisson et lui est consacré. Le symbolisme
se retrouve partout en Europe sous diverses
formes et il a le même symbolisme, étant
identifié avec cette Reine de la moisson
(voir Frazer, vii, pp. 149-151).
Un gâteau sacrificiel est cuit, fait de la
nouvelle orge ou du nouveau riz (Frazer,
viii, p. 120). La moisson d'orge est à
Easter/Pâques ou à la Pâque. Parmi les
Hindous, un sacrifice était fait au début de
la moisson, à la nouvelle lune ou à la
pleine lune. L'orge était récoltée au
printemps et le riz en automne. Un gâteau
sacrificiel, fait avec le nouveau grain,
était placé sur douze tessons sacrés pour
les dieux Indra et Agni. Une bouillie de
gruau ou du grain bouilli était offert au
panthéon des déités, le Visve Devah,
et un gâteau sur un tesson était présenté au
Ciel et à la Terre (ibid.). C'est semblable
au récit historique, mentionné par Jérémie,
de présenter des gâteaux à la Reine du Ciel
et cela semble avoir été commun anciennement
à tous les Aryens. Les sacrifices dans le
système Hindou consistaient en
premiers-fruits et les honoraires des
prêtres étaient le premier-né du bétail.
Nous voyons ainsi l'ancien système des
premiers-fruits des Aryens entrer dans
l'Hindouisme. La déesse de la moisson est
Gauri, la femme de Siva. Des gâteaux ou des
crêpes de riz sont offerts à une effigie de
Gauri, formée d'une plante. Le troisième
jour, elle est jetée dans une rivière ou un
réservoir. Une poignée de terre ou de
cailloux de l'emplacement est apportée à la
maison et répandue, ici et là, dans la
maison, les jardins et autour des arbres
pour assurer la fertilité. C'est le même
effet que la tradition de balayer les
églises en Italie, le troisième jour du
festival de Pâques, et cela montre une
ancienne tradition commune beaucoup plus
vieille que le Christianisme. Les gâteaux
sont devenus les brioches du vendredi saint
dans le Christianisme.
La même pratique se retrouve parmi les Chins
de la Birmanie Supérieure sous forme d'une
offrande de premiers-fruits à la déesse Pok
Klai.
Ce personnage de la déesse Mère est entré
dans le Bouddhisme et à l'Est comme la
déesse Kuan-yin, qui est devenue l'Avalokitesvara
du système Mahayana.
Elle est entrée dans le Christianisme comme
la Vierge Céleste appelée Marie. Elle a été
faite la mère de Jésus Christ et elle est
appelée, de façon blasphématoire, la Mère
de Dieu.
La Madone Noire
Nous pouvons maintenant voir que le
personnage de la déesse Mère est entré dans
le Christianisme comme la Vierge Marie. Elle
est nommée la
Madone. Nous pouvons voir que son
aspect, en tant que déesse de l'esprit de la
végétation, a été souligné dans
l'application d'un visage noir à la déesse
qui joue son rôle comme Déméter ou à la
déesse printanière de la fertilité dans ses
aspects d'Artémis ou de Diane.
Dans le Christianisme, cet aspect semble
être connu comme la Madone Noire.
Il n'y avait aucun culte de la Vierge Mariam
ou Marie dans les premiers siècles de
l'Église. En traitant du culte de Marie, l'ERE
dit :
Aucune mention du nom de Marie, ni de
référence à elle, n'est rencontrée dans les
avis de la Sainte Communion, dans le Nouveau
Testament ; ni dans l'action de grâces
liturgique dans la 1ère épître de
St-Clément de Rome ; ni dans le Didache
; ni dans les comptes rendus de Justin
Martyr ou de Tertullien des services
Eucharistiques. La seule place où une
invocation de Ste-Marie pourrait entrer en
jeu est à la Commémoration des Martyrs et à
la Commémoration de Ceux qui sont partis ;
et sur cela, tout ce que St-Cyprien a à dire
est
:
‘La
discipline ecclésiastique enseigne, comme
les fidèles le savent, que quand les martyrs
sont nommés à l'autel de Dieu, ils ne sont
pas priés là mais pour d'autres qui sont
commémorés, quand la prière est offerte
(Epp. i, [Opera,
Oxford, 1682, p. 81])
Il n'y a aucune preuve directe que la Vierge
ait même été mentionnée parmi 'les martyrs'
(ERE,
Vol. 8, pp. 475-476).
L'introduction de la Mariolâtrie s'est faite
quelques temps plus tard, suite à son
introduction dans les rites orientaux. Après
l'adoption de l'Église par l'Empire Romain,
la pratique des païens ou l'hérésie a été
adoptée et elle est enregistrée par
Epiphanius :
…
comme l'hérésie (Her, lxxix) de
'certaines femmes de Thrace, de Scythie et
d'Arabie' qui avaient l'habitude d'adorer la
vierge comme une déesse et de lui offrir une
sorte de gâteau [kollurida tina],
d'où il les appelle 'Collyridiens'. Leur
pratique (cf. Jérémie 44:19) et la notion à
la base étaient sans aucun doute des
reliques du paganisme, toujours familier
avec des déités féminines.
Ces gâteaux étaient faits à la Reine du Ciel
lors de son festival, le festival d'Ishtar
ou d'Easter ou d'Astarté, longtemps avant la
captivité babylonienne.
Epiphanius était catégorique que Marie (son
nom était réellement Mariam et Maria [ou
Marie] était sa sœur) ne devait pas être
adorée. Dans la Liturgie de St-Marc
(Alexandrin), Marie a été, à l'origine,
incluse dans la prière que Dieu donnerait du
repos aux saints qui étaient morts (ERE,
ibid., p. 478). Marie ou Mariam était donc
vue comme étant bel et bien morte et parmi
ceux attendant la résurrection.
Les Trinitaires, particulièrement les
Cappadociens, ont élevé Marie en réponse aux
arguments des non-Trinitaires, appelés, plus
tard, Ariens (voir ERE, ibid., p.
476). Ils ont élevé Christ au statut de Dieu
et ils ont ensuite élevé 'Marie' en tant que
la Mère de Dieu et, de là, la déesse Mère et
la mère des dieux. Ces idées étaient
purement païennes et elles n'ont pas pris
naissance avant la fin du quatrième siècle.
W. R. Ramsey soutient que :
…
Aussi tôt qu'au 5ème siècle,
l'honneur rendu à la Vierge Marie à Éphèse
était la recrudescence, sous une forme
baptisée, de la vieille adoration païenne
anatolienne de la Mère Vierge
(Pauline
and Other Studies, p. 126 ; cf.
ERE,
ibid., p. 477, n. 1).
La Vierge Marie n'était nulle autre
qu'Artémis ou Diane d'Éphèse,
contre laquelle Paul s'est si courageusement
opposé
(Actes 19:24-35).
À la période médiévale, avant la fin du
concile de Trent en 1563, nous voyons que
Marie avait été élevée dans la liturgie,
puisqu'elle est mentionnée de nom comme :
…
la plus sainte, sans tache, bénie, Notre
Dame, Mère de Dieu et l'ordre de pensée, qui
montre qu'elle est toujours priée, est
interrompu par une salutation ‘Vous salue
qui êtes pleine de grâces ... parce que vous
avez enfanté le sauveur du monde’
(ERE,
ibid., p. 478).
Il ne fait aucun doute que Mariam, ou Marie,
la mère de Christ, était, à l'origine,
considérée comme morte et qu'on priait
pour elle et non pas
à
elle et que cela a été érodé par le culte de
la déesse Mère, dont elle a pris la place.
On a donné un visage noir à la déesse Mère
comme Déméter, la déesse de la fertilité,
dans les rites de décembre. Comme la Madone
Noire, elle était donc reliée aux cultes du
Mystère et de la fertilité. Son culte, sous
toutes ses formes, est païen et un affront
au Christianisme.
Le Concile de Trent a essayé de réduire
l'idolâtrie associée à Marie et de faire la
distinction dans les concepts de l'adoration
accordée à Dieu, Jésus, Marie et les saints.
Les effets du Concile ont, plus tard, été
érodés par les papes successifs jusqu'à
présent.
Hanoukka et Pourim
Un festival des Juifs qui reflète
l'influence des Perses et des Grecs est
celui de
Hanoukka. Il n'a aucune signification
religieuse et on ne cesse pas de travailler.
C'est un festival du 25ème jour
du neuvième mois, appelé Chislev ou Kislev,
qui est à peu près décembre.
Nous savons, de Baruch 6:19 et suiv., que
les Babyloniens allumaient des bougies
devant leurs idoles et cela a été mentionné
de façon quelque peu désobligeante dans
Baruch. Les Grecs avaient aussi adopté ce
système, comme nous le voyons des références
ci-dessus. À partir de l'époque du royaume
Séleucide et de son influence sur Juda,
l'Hellénisation de la Palestine était
devenue inévitable.
Son influence politique était considérée
marginale sur Jérusalem, selon Hayyim
Schauss dans son œuvre The Jewish
Festivals: History and Observance,
Chanukkoh, (Schocken Books, p. 211). On
n’a qu'à considérer le fait qu'il y avait un
bosquet à un dieu grec à Bethléem (voir
ci-dessous) pour voir la naïveté de cette
déclaration. À la page 212, il admet que le
processus d'Hellénisation avait un intérêt
politique et économique. Le parti au pouvoir
à Jérusalem, sous l'autorité syrienne, était
le parti aristocratique hellénistique. Les
conflits de ce système sont parvenus à
l'attention de son dirigeant sous Antioche
Épiphane. Le Souverain Sacrificateur était
le Juif hellénisé du parti pro-syrien
aristocratique, Jason (changé de Joshua). Il
a érigé un gymnase à Jérusalem et introduit
des jeux grecs. Les Juifs ont adopté des
noms grecs et la culture grecque (voir
Schauss, p. 213). Quand la guerre
syrienne-égyptienne a éclaté, le
conservateur Jason a été déposé par le plus
radical pro-gréco-syrien Ménélas (Menachem).
Une rumeur qu'Antioche avait été tué sur le
champ de bataille a encouragé Jason à entrer
à Jérusalem avec 1,000 hommes et à attaquer
Ménélas. Antioche est entré à Jérusalem et
il a commencé à tuer tous les partisans du
parti égyptien. Il a pillé le Temple et
enlevé le trésor et tous les ustensiles d'or
et d'argent. Ménélas a été laissé en charge.
Une année plus tard, Antioche a de nouveau
marché contre l'Égypte, mais le sénat romain
lui a ordonné de se retirer et il a été
forcé de se soumettre (cf. Schauss, p. 214).
Antioche a alors été forcé de consolider
l'empire contre le pouvoir romain et
égyptien. Pour ce faire, il a demandé
l'adoration des dieux grecs. Les Juifs ne se
sont pas soumis et il a été forcé d'envoyer
une armée en Palestine pour les forcer à se
soumettre. Le Temple a été transformé en un
temple grec. La peine de mort a été
introduite pour l'observance de la religion
juive.
Un nouveau parti strictement nationaliste a
vu le jour sous Judas Macchabée et ses
frères de la famille hasmonéenne.
Le 25 Kislev, ils ont consacré de
nouveau l'autel du Temple et institué un
festival annuel de huit jours commençant ce
jour-là. Ils ont forcé l'abrogation des lois
antijuives des Syriens et commencé à ériger
un royaume juif indépendant en Palestine. Ce
royaume a duré moins de 100 ans avant d'être
avalé par les Romains.
Schauss fait une déclaration qui veut tout
dire à la page 216.
Il dit :
Pendant des siècles, après la captivité
babylonienne, ils ont été une communauté,
petite et faible, dans le petit territoire
de Juda ... Cela a été seulement par la
révolte et la victoire des Hasmonéens que
les forces latentes du peuple ont été
réveillées et que les diverses tendances
dans la vie spirituelle juive ont atteint
des formes distinctes. Les Juifs ont grandi
énormément en nombre et en pouvoir pendant
cette période.
Hanoukka est soi-disant pour commémorer la
victoire des Hasmonéens. Ce que nous voyons,
c'est une période de syncrétisme religieux
total avec l'appui d'un parti des Juifs. La
pratique d'allumer des bougies fines ou des
chandelles sur une période de huit jours
commençant au début de décembre coïncide
souvent avec les Saturnales ou les festivals
de Déméter et de la déesse Mère en Égypte,
comme nous le voyons ci-dessus. C'est
indicatif de l'adaptation d'une pratique
étrangère pour commémorer la victoire d'un
parti aristocratique juif et s'approprier la
légitimité de l'aristocratie précédente aux
yeux des gens. Cette pratique n'a aucune
sanction biblique. Aggée 2:10-19 parle de 24
Kislev comme la période de la restauration
du Temple. La date erronée est impliquée
pour l'application de cette prophétie (voir
aussi l'étude
Les Oracles de Dieu (No. 184)).
Une indication que la même pensée est
impliquée dans ces festivals juifs est la
note 305 de Schauss (à la p. 310) au texte
sur le Pourim et sur la pratique de manger
des haricots là, où il dit :
La source primitive de cette tradition doit
être recherchée dans le caractère primitif
de Pourim comme festival saisonnier. Car,
exactement comme le battement et la
mascarade, les légumes étaient aussi, dans
la croyance des gens, un charme contre les
esprits. Pour cette même raison, on mange
des haricots à un mariage.
Notez le battement et la mascarade qui
accompagnent le repas de haricot. C'est
aussi la pratique, quoique maintenant
seulement parmi les Juifs orientaux, de
brûler Haman à Pourim.
Dans le même processus, Judas est brûlé
parmi les Catholiques Romains de l'Europe.
Les mêmes aspects de battre et de faire la
mascarade sont communs à tous.
Schauss dit, par rapport à Pourim et à la
consommation des Kreplech et des
Hamantaschen :
Le mot Kreplech vient évidemment de
l'allemand et, comme beaucoup d'autres
formes d'observance de Pourim, il a été pris
du 'Mardi Gras' des Chrétiens et fait une
partie de Pourim. De Pourim, il doit être
assumé que la tradition de manger des
Kreplech a été mise au jour précédent Yom
Kippur et à Hashano Rabboh
(ibid., p. 270).
Il suggère l'explication qui a été faite
pour plaisanter qu'ils sont mangés les jours
que le battement est fait - de là, le jour
avant Yom Kippur, quand les hommes se
flagellent, à Hoshano Rabboh, quand les
branches de saule sont battues et à Pourim,
quand Haman est battu
(p. 270).
La pratique était anciennement de brûler des
feux à Hanoukka. Haman a été brûlé à Pourim
sur le gibet. C'est l'origine de l'objection
des Chrétiens à la pratique, en raison du
fait qu'elle a été identifiée avec Christ.
Quand c'était fait, dix bougies étaient
allumées pour les fils de Haman.
Nous voyons ici le concept des bougies en
tant que l'âme de l'individu et la
combustion de bougies pour créer de la
lumière. Cette pratique peut seulement être
d'origine assyro-babylonienne et de
dérivation païenne animiste. Cela s’est
éteint avec la combustion, mais y a été
ajouté. Les bougies sont allumées pour
apaiser les esprits des dix démons.
Schauss montre que les pratiques des aspects
théâtraux des festivals commençaient à
Chanukkoh (ou Hanoukka), mais qu'elles
étaient prédominantes à Pourim, dans le
ghetto.
Il dit de la mascarade de Pourim :
Il est d'habitude assumé que la mascarade de
Pourim a commencé parmi les Juifs d'Italie,
par l'influence du Carnaval Chrétien, et
que, de l'Italie, elle s'est répandue aux
Juifs d'autres pays. Il est plus logique
d'assumer, cependant, que la mascarade a
appartenu à Pourim du tout début, avec la
coutume de faire du bruit. Faire du bruit
autant que la mascarade étaient, à
l'origine, des sauvegardes contre les
mauvais esprits, contre qui il était
nécessaire de se préserver au changement des
saisons. Il serait plus vrai de dire que le
Masque de Pourim et le Carnaval Chrétien ont
la même origine païenne, avec la saison de
l'année et l'approche du printemps, et que
les deux ont pris plus tard une nouvelle
signification
(p. 268).
Il note la tradition, parmi les
universitaires Talmudiques jusqu'à
récemment, d'élire un Pourim-rabbin (p.
269). Cette tradition s'est développée de la
tradition d'élire le Pourim-roi, qui était
apparenté à l'élection du Roi du Haricot
ou du Roi des Imbéciles en Europe
(voir ci-dessus).
Ces pratiques païennes clairement, et de
l'avis de tout le monde, associées à des
festivals dont l'observance n'est pas
commandée, indiquent que nous avons affaire
aux anciens festivals primitifs des cultes
de la fertilité. Ils sont entrés dans le
Judaïsme des mêmes sources par lesquelles
ils sont entrés dans les systèmes romains et
orthodoxes, à savoir des Assyro-Babyloniens
et, ensuite, des Grecs et des Égyptiens. Ils
mènent jusqu'à la Pâque, de la même manière
que les autres systèmes mènent jusqu'aux
Pâques.
Les traditions du Judaïsme sont aussi
perverties que celles des sectes Chrétiennes
dominantes et elles ont, en fait, une
origine païenne commune avec elles. Babylone
la Grande gouverne le monde entier.
L’Adoration d’Adonis à Easter/Pâques
Les restes du culte de l'adoration d'Adonis
sont trouvés encore aujourd'hui en Sicile et
à Calabre. En Sicile, des jardins d'Adonis
sont toujours ensemencés au printemps aussi
bien qu'en été. Frazer en déduit que la
Sicile, comme la Syrie, a célébré un vieux
festival du printemps d'un dieu mort et
ressuscité. Frazer dit
:
À l'approche de Pâques, les femmes
siciliennes sèment du blé, des lentilles et
du millet dans des plats qu'elles gardent
dans l'obscurité et qu'elles arrosent tous
les deux jours. Les plantes sortent
rapidement de terre ; les tiges sont
attachées ensemble avec des rubans rouges et
les plats les contenant sont placés sur des
sépulcres qui sont faits, le Vendredi Saint,
avec les effigies du Christ mort, dans les
églises Catholiques et grecques, de la même
manière que les jardins d'Adonis étaient
placés sur la tombe d'Adonis. La pratique
n'est pas limitée à la Sicile, mais elle est
observée à Calabre et peut-être à d'autres
endroits
(Frazer, ibid., v, pp. 253-254).
Les jardins sont toujours ensemencés en
Croatie et ils sont souvent liés avec des
rubans des couleurs nationales.
Frazer attire l'attention sur la nature
répandue de ce culte sous son déguisement
Chrétien. L'église grecque a incorporé le
festival dans le cortège du Christ mort qui
va de maison en maison, dans les villes
grecques, en pleurant sa mort.
Frazer est d'avis que l'église a habilement
greffé le festival du dieu mort Adonis sur
le festival des Pâques du soi-disant
Christianisme. L'Adonis mort et ressuscité
est devenu le Christ mort et ressuscité. La
représentation des artistes grecs de la
déesse triste avec son amant Adonis mourant
dans ses bras ressemble et semble avoir
servi de modèle pour la Pieta de
l'art Chrétien de la Vierge avec le cadavre
de son fils sur ses genoux (ibid., pp.
256-257). L'exemple le plus célèbre de cela
est celui fait par Michelangelo à St-Pierre.
Jérôme nous parle du bosquet d'Adonis situé
à Bethléem. Là où Jésus a pleuré, le dieu
syrien et l'amant de Vénus a été pleuré
(ibid., p. 257). Bethléem signifie la
Maison du Pain,
et l'adoration d'Adonis, comme le
dieu du grain, en est ainsi venue à être
associée à Bethléem, plutôt que le pain de
vie, qui était le Messie.
Cela a probablement été fait délibérément
pour assimiler la croyance au dieu syrien
Adonis et à son amante Ishtar ou Astarté, la
Vénus des Romains.
Le premier siège du Christianisme, à
l'extérieur de la Palestine, a été à
Antioche et il a été occupé par l'Apôtre
Pierre, en tant qu'évêque. C'était là que le
culte d'Adonis était enraciné. La mort et la
résurrection du dieu y étaient célébrées
annuellement avec grande solennité.
Quand l'empereur Julien est entré dans la
ville, qui était au temps de la célébration
de la mort et de la résurrection du dieu
Adonis, il a été acclamé par de grandes
salutations, tellement qu'il était
émerveillé à leur sujet lorsqu'ils
criaient :
“L'Étoile
du Salut est née sur eux à l'Est”
(Ammianus Marcellinus, xxii, 9. 14 ; voir
Frazer, v, n. 2 à p. 258).
Pour faire pleuvoir à Pâques/Easter
Pour assurer la croissance de la récolte, il
était nécessaire d'avoir de la pluie pour
l'équinoxe, pour que le printemps commence.
Pour cette raison, diverses cérémonies
étaient faites anciennement pour faire
pleuvoir, qui exposaient les dieux à
diverses formes d'épreuves. En Italie, le
dimanche des Rameaux, le Jour du dieu Soleil
au festival des Pâques, était utilisé pour
accrocher sur les arbres des branches de
palmier consacrées. Les églises étaient
balayées et la poussière était aspergée sur
les jardins (voir ci-dessus). Des chandelles
spéciales consacrées étaient aussi allumées
pour assurer la pluie. La statue de
St-François de Paule reçoit le crédit
d'apporter la pluie annuellement, quand elle
est portée à chaque printemps par les
jardins maraîchers.
Dans la grande sécheresse de 1893, il est
enregistré qu'après environ six mois de
sécheresse, les Italiens ne pouvaient pas
inciter les saints à apporter la pluie par
des bougies, des cloches, des illuminations,
des feux d'artifice et des messes et des
vêpres spéciales. Ils ont banni les saints,
après s'être fouettés en vain avec des
fouets de fer. À Palerme, ils ont placé la
statue de St-Joseph dans un jardin, pour
qu’il voie par lui-même l'état des choses
et avec l'intention de le laisser là,
jusqu'à ce qu'il pleuve. D'autres statues
ont été tournées pour faire face au mur,
comme des vilains enfants. D'autres ont été
dépouillées de leurs prérogatives royales,
bannies de leurs paroisses, en étant trempé
dans des étangs pour chevaux, menacées et
grossièrement insultées. À Caltanisetta, la
statue de l'Archange Michel a été dépouillée
de ses ailes et robe dorées et, à la place,
on lui a donné des ailes de carton et on l'a
enveloppée d'un chiffon. La statue de
St-Angelo à Licata a subi un plus mauvais
sort, car elle a été déshabillée et laissée
nue. La statue a été insultée, enchaînée et
menacée de noyade ou de pendaison. Les gens
en colère hurlaient en lui criant :
“Donne
la pluie ou c'est la corde !”
(Frazer, i, p. 300).
Cette histoire, aussi grotesque qu'elle peut
l'être, était très sérieuse et elle est
survenue, il y a environ 100 ans, dans un
pays soi-disant civilisé et Chrétien, à la
connaissance et avec le consentement de
l'Église Catholique. Les activités
démontrent le rapport avec l'ancien système
agricole dans les esprits de la paysannerie
et que les soi-disant statues des saints ont
simplement remplacé celles des anciens dieux
de la moisson, à savoir Adonis, Attis,
Astarté et Zeus, comme le dieu de la pluie,
etc.
Ces pratiques étaient basées sur les mêmes
idées et les mêmes concepts trouvés dans
l’ancienne Chine et ailleurs à l'Est. En
1710, sur l'île de Tsong-ming dans la
province de Nanking, après avoir essayé
d'apaiser la déité, le vice-roi a fermé son
temple et placé des serrures sur les portes,
après avoir banni la déité. La pluie est
tombée peu de temps après et la déité a été
rétablie. En avril 1888, les Mandarins de
Canton ont prié au dieu Lung-wong afin qu'il
fasse cesser l'averse incessante de pluie.
Il n'a pas tenu compte d'eux. En
conséquence, ils l'ont enfermé sous clé
pendant cinq jours et la pluie a dûment
cessé. Il a alors été libéré (Frazer, i, pp.
298-299). Les idées sont donc exactement les
mêmes et précèdent le Christianisme par des
millénaires. Elles ont cependant été
absorbées par le Christianisme et se sont
répandues jusqu'à ce siècle.
En fait, les idées existent toujours dans
les légendes et dans les esprits d'une
paysannerie superstitieuse, encouragées par
l'ignorance et un sacerdoce manipulateur.
L’Étoile du Matin
Le culte d'Adonis impliquait la maîtresse
divine d'Adonis, dont l'ancien nom était
Astarté et qui était identifiée avec la
planète Vénus. Par conséquent, l'étoile
était le symbole du dieu et de son amant.
Elle est aussi bibliquement le symbole de
Satan. Par conséquent, les visions de la
Vierge ont rapport avec l'Étoile du Matin et
leurs significations ne peuvent qu'être de
nature démoniaque. L'Adversaire se fait
passer pour un ange de lumière.
Astarté, la maîtresse divine d'Adonis, était
identifiée avec Vénus par les astronomes
babyloniens qui notaient soigneusement sa
transition d'Étoile du Matin à l'Étoile du
Soir, tirant des présages de son apparition
et de sa disparition (Frazer, v, p. 258). Il
est alors raisonnable de supposer que les
festivals d'Adonis étaient prévus pour
commencer avec ses apparitions comme Étoile
du Matin ou comme Étoile du Soir. Étant
donné que l'étoile que les gens d'Antioche
saluaient était vue à l'Est et, si c'était
vraiment Vénus, elle peut seulement avoir
été l'Étoile du Matin. De cela, nous pouvons
déduire que le terme
Easter [Pâques] a alors également
rapport avec le mot pour l'Est (East en
anglais) et qu'Easter a rapport avec cette
déesse païenne de l'aurore.
Frazer dit que le festival d'Astarté à
l'ancien temple, à Aphaca en Syrie, était
prévu pour commencer avec la chute du ciel
d'un météore qui, à un certain jour, était
prévu pour tomber du sommet du Mont-Liban
dans la rivière Adonis (v, p. 259). Cela
semble un peu trop commode et il se peut que
l'étoile du matin, qu'il attribue à Antioche
et à ailleurs, soit ce même météore,
qui représente l'étoile de la déesse tombant
du Ciel dans les bras de son amant (ibid.).
Le placement du temple à Aphaca en relation
avec le Mont-Liban et la rivière Adonis
donnerait, par conséquent, un emplacement
précis du temple en relation avec la montée
de l'étoile du matin, le premier jour du
Soleil, après l'équinoxe du printemps de
chaque année. Une triangulation assez
précise devrait être en mesure de situer le
temple avec assez d'exactitude, sur cette
hypothèse.
Les tentatives de Frazer de situer cette
étoile à Bethléem et avec les hommes sages
ne peuvent pas être correctes.
Cependant, la liaison avec le dieu Adonis et
Astarté est absolue. L'association de ces
festivals avec Adonis et aussi Attis, comme
le dieu mort et ressuscité pour qui le pin
était sacré, comme nous le voyons avec
Attis, est conclusive (Frazer, v, p. 306).
Le symbole de l'homme mort accroché sur
l'arbre et absorbé par lui pour ensuite être
ressuscité est la base derrière les reliques
de la croix qui sont toutes en pin. Le
système des Pâques avec son attisement des
nouveaux feux ou des feux de bois est
entièrement non-biblique et antichrétien.
Le Christianisme a fait des compromis avec
ses rivaux pour accommoder un ennemi
dangereux. Dans les mots de Frazer, les
ecclésiastiques astucieux ont vu que :
Si le Christianisme devait conquérir le
monde, il pouvait seulement le faire en
assouplissant les principes trop rigides de
son Fondateur, en élargissant un peu la
porte étroite qui mène au salut.
Il donne l'argument incorrect, mais qui veut tout dire, que le Christianisme ressemblait au Bouddhisme, dans le fait que tous les deux sont essentiellement des réformes morales qui pouvaient seulement être effectuées par un petit nombre de disciples qui étaient forcés de renoncer à leur famille et à l'état. Pour que les fois soient acceptées, elles doivent être considérablement reformées, pour faire appel aux préjugés, aux passions et aux superstitions des vulgaires. C'est arrivé autant dans le Judaïsme que dans le Christianisme.
Épilogue
De
cette façon, la foi du Messie a été renversée par des
prêtres séculaires temporels qui ont accommodé la Foi aux
religions de l'ancienne Rome et aux cultes du Mystère de
l'adoration du Soleil. Cette perversion de la Foi a commencé
avec les festivals de base, qui ont remplacé les festivals
de la Bible par ceux des adorateurs du Soleil. Ils ont
introduit Noël et les Pâques et, ensuite, le culte du
dimanche, qui a remplacé le Quatrième Commandement
concernant le Sabbat. Ils ont inventé le mythe de la
virginité perpétuelle d'une femme qu'ils ont appelé Marie,
plutôt que Mariam, pour déguiser le fait qu'ils avaient
assassiné ses fils et leurs descendants, les frères et les
neveux du Messie du monde, le Fils de Dieu qui est venu pour
leur enseigner la vérité et les sauver d'eux-mêmes (voir
l'étude
La Vierge Mariam
et la Famille de Jésus Christ (No. 232)).
Le symbolisme de Noël implique cette Vierge qui met au monde
un enfant dans une caverne, année après année, comme le
Soleil éternel renaît au solstice.
Le
symbolisme transmis par les vraies Fêtes de Dieu contenues
dans la Bible est délibérément obscurci pour qu'aucune
croissance dans la Foi et dans la connaissance du Seul Vrai
Dieu ne soit possible.
Les
ignorants enseignent des mensonges à leurs enfants dans la
croyance erronée que cela les rendra heureux. La société
réduit ses gens à l'idolâtrie pour des buts commerciaux et
par son avidité, en suivant des pratiques imprégnées de
paganisme et de la fausse religion. L'observance de Noël et
des Pâques est une participation directe dans les cultes de
l'adoration du Soleil et du Mystère et est une violation
directe des Premier et Quatrième Commandements de Dieu,
parmi d'autres.
Christ
les a appelés des hypocrites et il a cité Dieu qui a parlé
par le prophète Ésaïe (Ésaïe 29:13) :
Ce peuple
m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C'est
en vain qu'ils m'adorent, en enseignant des doctrines qui
sont des commandements d'hommes (Mat. 15:8-9; Marc 7:6-7).
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