Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[255]

 

La Loi et le Troisième Commandement [255]

 

(Édition 3.0 19981006-20050810)

 

 

Il est écrit: Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. Le Troisième Commandement implique le concept entier du pouvoir et de l'autorité de Dieu dans Son système d'Ordre Légal. Ce commandement ne couvre pas seulement l'utilisation profane de Son nom dans les conversations vaines mais il concerne aussi l'ordre entier de la loi civile et religieuse et le calendrier établi pour sa fonction dans cet ordre. Prétendre agir pour Dieu sous un système différent est aussi une violation de ce commandement.

 

 

 

Christian Churches of God

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(Copyright ã 1998, 1999, 2005 Wade Cox et Dave Treat)

(Mise à jour d'une étude précédente par Ervin Yarnell en 1998)

 

Tr. 2003, rév. 2008

 

 

 

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La loi et le Troisième Commandement [255]

 

 


Il est écrit:

 

Exode 20:7 Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. (LSG)

 

Deutéronome 5:11 Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. (LSG)

 

Dieu en tant que la source de tout pouvoir et de toute autorité

 

Le nom de Dieu au singulier est Eloah. Il est la source de tout pouvoir et de toute autorité et Il est l’objet de l’adoration au Temple (Esdras 4:17-7:26).

 

Il est en processus de s’étendre Lui-même pour devenir tout en tous. L'armée angélique est devenue elohim à leur création avec Eloah, de même que nous devenons elohim. Toutefois, Eloah est un seul Dieu.

 

Deutéronome 6:4-5 4 Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. 5 Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. (LSG)

 

Exode 3:14 nous montre que Dieu est en voie de devenir quelque chose. Dans ce verset, Il nous dit Je serai ce que Je deviendrai (‘eyeh ‘asher ‘eyeh voir la Bible d’Oxford annotée, ainsi que Bullinger, Companion Bible, la remarque sur le verset). Dieu est en voie de devenir tout en tous.

 

Les noms de Dieu en tant qu’autorité

 

Tout exercice de pouvoir sous la direction de Dieu s’effectue en Son nom, en tant que Yahovah des Armées. Ainsi, tout être qui agit pour Lui est appelé par Son nom Yahovah. Il a Son autorité de la même manière qu’un individu portant l'anneau du roi avait l'autorité du roi (voir l’étude L'Ange de YHVH [024] et Genèse, chapitres 18 et 19).

 

L’utilisation du nom de Dieu dans le pouvoir

 

Dieu nous guide et nous enseigne. Sa tendresse nous rend parfait. Nous avons le bouclier de Son salut. Il est notre forteresse et notre sauveur (2Samuel 22:32-35; Psaume 18:34; 144:1). Tout pouvoir vient de Dieu et les pouvoirs qui existent sont institués par Dieu (Romains 13:1-2, 7).

 

Toutefois, nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Actes 5:29). La vengeance et la récompense Lui appartiennent (Deut. 32:35; Psaume 94:1; Hébreux 10:30; Romains 12:19).

 

Deutéronome 10:20 Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, tu le serviras, tu t'attacheras à lui, et tu jureras par son nom.

 

L’Abus du nom de Dieu en tant qu’autorité

 

Lévitique 19:12 Vous ne jurerez point faussement par mon nom, car tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. (LSG)

 

Toute autorité a l’obligation de travailler à partir de la Loi de Dieu et d’agir en toute chose selon cette Loi. Tous les systèmes religieux qui prétendent agir pour la Bible, mais qui modifient la loi (ordre), prennent en vain le nom du Seul Vrai Dieu et violent sa Loi, en regard du troisième commandement. S'ils enseignent contrairement à la parole de Dieu, ils prennent alors Son nom sans raison et sans Son autorité. C'est donc en vain.

 

La fausse Loi

 

L’instauration d’un système de loi non conforme à la Bible et à ses préceptes est une violation de la Loi de Dieu.

 

Ce système entier pervertit ainsi la Loi de Dieu. Il n’est pas acceptable d’appliquer certaines parties de la loi (ordre) et d’en rejeter d’autres.

 

Les Fausses Fêtes

 

Il n’est pas acceptable de prétendre adorer le Dieu Vivant au nom de Jésus-Christ, de rejeter les Sabbats et les Fêtes et d’instaurer les systèmes païens d’adoration et les cultes du Soleil. Donc, le culte du dimanche et l’observance des festivals de Noël et des Pâques sont non seulement une violation du quatrième commandement, mais aussi une violation du troisième commandement et de toute la Loi.

 

Dieu dit qu’Il déteste leurs Fêtes et leurs Sabbats (Ésaïe 1:11-20) à cause de cette hypocrisie.

 

Les faux Sabbats

 

Un faux Sabbat n’est pas seulement rendre un culte un autre jour, comme le dimanche. C’est adorer Dieu en vain par l’injustice, la malice et l’hypocrisie. Dieu déteste ces faux prêtres idolâtres. Ce sont ceux-là qui sont en soutane noire et qui servent Baal et les cultes du Soleil (2Rois 23:5; Osée 10:5; Sophonie 1:4).

 

Le nom de Dieu

 

Il nous est commandé de ne pas prendre le nom de Dieu en vain ou de jurer faussement par Son nom.

 

Prendre le Nom de Dieu en Vain

 

Dieu a parlé.

 

Exode 20:7 Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain. (LSG)

 

Lévitique 19:12 Vous ne jurerez point faussement par mon nom, car tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. (LSG)

 

Psaume 99:3 Qu'on célèbre ton nom grand et redoutable! Il est saint! (LSG)

 

Psaume 111:9 Il a envoyé la délivrance à son peuple, Il a établi pour toujours son alliance; Son nom est saint et redoutable. (LSG)

 

Jérémie 14:9 Pourquoi serais-tu comme un homme stupéfait, comme un héros incapable de nous secourir? Tu es pourtant au milieu de nous, ô Éternel, et ton nom est invoqué sur nous: Ne nous abandonne pas! (LSG)

 

Dieu Jamais Vu

 

Les Écritures nous disent que personne n’a jamais vu Dieu et que personne n’a jamais entendu Sa voix. Qui est ce Dieu qui est connu seulement par Son nom?

 

Jean 1:18 Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître. (LSG)

 

Exode 33:20 L’Éternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. (LSG)

 

Jean 5:37 Et le Père qui m’a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez point vu sa face, (LSG)

 

Christ identifie ici le Père comme l’être qui n’a jamais été vu, ni sa forme, ni sa silhouette, et sa voix n’a jamais été entendue.

 

Les écrits de Paul dans le Nouveau Testament parlent du Dieu “invisible”.

 

Colossiens 1:15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. (LSG)

 

1Timothée 1:17 Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles! Amen! (LSG)

 

Hébreux 11:27 C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. (LSG)

 

Ce Dieu, que personne n’a jamais vu, a un nom. Le nom de Dieu identifie qui est Dieu. Le nom de Dieu est Eloah ou Yahovah des Armées. Parfois, le nom de Dieu est incorrectement appelé Jéhovah ou Yahvé.

 

Comment le nom de Dieu peut-il être utilisé en vain?

 

La concordance analytique de Young donne plusieurs significations au mot “vain”. Celles-ci sont:

 

 

Tous ces mots peuvent être traduits en français par vain. La mention aux Écritures Saintes nous montre que chacun de ces mots a une application différente. Un différent mot hébreu a été utilisé pour le mot vain dans le troisième commandement. Le mot hébreu est shav ou shawv. Ce mot a également la signification de fausseté, d’où de vanité.

 

Dans le Dictionnaire Hébreu de Strong (DHS) 7723, shawv signifie désolation, mal, ruine, idolâtrie, inutilité, en vain, fausseté.

 

En étudiant le troisième commandement, nous examinerons plusieurs applications de cette loi.

 

Le Nom de Dieu s’écrit, mais ne se prononce pas

 

Le nom de Dieu signifiait beaucoup pour les Hébreux. Après la captivité babylonienne, la tribu de Juda de même qu’une partie des tribus de Lévi et de Benjamin considéraient que le nom de Dieu était tellement saint que, bien que le nom fut souvent écrit, il n’était jamais prononcé. Lorsqu’un lecteur dans la synagogue rencontrait dans le texte le mot YHVH, il le remplaçait par le mot “Adonaï”, qui signifiait “le Seigneur”.

 

L’écriture hébraïque, tout comme la sténographie moderne, ne comportait que des consonnes. Les voyelles ont été ajoutées plus tard, pour ceux qui étaient incertains de la tradition orale hébraïque, concernant la prononciation, à l’aide d’une série de petites marques, appelées points de voyelles, placées au-dessus, autour et au-dessous du texte mais jamais à l’intérieur.

 

Ainsi, autour des lettres du nom de Dieu, on donnait les voyelles du mot “Adonaï”, (DHS 136) qui devaient être lues. Résultant de cette pratique, relativement récemment, le mot hybride "Yehovah" a fait son apparition, composé du nom “YHVH” et des voyelles de “Adonaï”. Le nom a été altéré 134 fois par les Sopherim ou les scribes à l’époque des rabbins. Nous savons, à partir de l’original, où ces altérations ont été faites. L’archéologie ancienne nous a fait connaître que le nom abrégé de Dieu était Yaho (voir J.B. Pritchard, The Ancient Near East, Princeton, 1958, Vol. 1, pp. 278-282). Cela a été incorrectement écrit Jah. Il n’y a pas de “J” en hébreu et la voyelle a été incorrectement éliminée du texte, comme nous le voyons dans les anciens textes du Temple à Éléphantine (Psaume 68:4 version KJV). Les érudits contemporains l’écrivent  “Jahveh” ou “Yahweh”.

 

Lorsque Yahovah DHS 3068 était écrit, il était  prononcé comme Adonaï. Quand on parlait de Le Dieu, Yahovih DHS 3069 était écrit. Plus tard, les scribes le prononçaient toujours comme elohim, davantage pour éviter les implications théologiques de la distinction que pour toute autre raison.

 

La plupart de ces traditions plus récentes sont venues au Judaïsme, après la captivité babylonienne et du concept des anciens païens qui ne mentionnaient pas le nom du dieu, de peur que sa mention ne force la déité à agir ou à être contrôlée par la personne qui prononce son nom (voir l’étude Abracadabra: La Signification des Noms [240]).

 

Même en écrivant le nom de Dieu, le scribe devait respecter certaines règles. Celui qui copie la loi:

 

 

Ces règles furent imposées parce qu’ils pensaient que cela préviendrait l’homme de prendre en vain le nom de Dieu. Cependant, il est plus probable qu’ils étaient aussi influencés par les mêmes considérations que nous avons vues en rapport avec la conception païenne de la mention des noms. Si vous connaissiez le nom, vous pourriez invoquer et contrôler la déité. Ce point de vue est exactement l’opposé de la signification du troisième commandement de la Loi de Dieu.

 

La Companion Bible de Bullinger contient une liste des substitutions de Yahovah par Adonaï et aussi, dans son Appendice 32, du traitement de elohim.

 

Cette obsession sur la prononciation du nom de Dieu N’EST PAS la signification du troisième commandement.

 

R. J. RuDHSoony (The Institutes of Biblical Law, Presbyterian and Reformed Publishing Company, 1973, p. 126) pose les questions suivantes:

 

“Q. 112. Qu’est-ce qui est exigé dans le troisième commandement?”

 

“R. Le troisième commandement exige que le nom de Dieu, ses titres, ses attributs, ses ordonnances, sa parole, ses sacrements, sa prière, ses serments, ses vœux, ses tirages, ses œuvres, et toutes autres choses par lesquelles il se fait connaître, soient saints et utilisés avec révérence en pensée, en méditation, en parole et en écriture, pour une  profession sainte et une conversation franche, pour la gloire de Dieu, notre bien et celui des autres”.

 

“Q. 113. Quels sont les péchés interdits par le troisième commandement?”

 

“R. Les péchés interdits par le troisième commandement sont l’utilisation du nom de Dieu contrairement aux exigences et son abus par des mentions par ignorance, vaines, irrévérencieuses, profanes, superstitieuses ou méchantes ou des utilisations de ses titres, de ses attributs, de ses ordonnances ou de ses œuvres dans des blasphèmes, des vœux ou des serments, lorsqu’ils sont permis par la loi, et dans les actes illégaux, résultat des accomplissements de ceux-ci; les murmures et les querelles contre, les inquisitions dans et les mauvaises applications ou perversions de, Sa parole, ou quelque partie que ce soit, par des blagues, des questions curieuses ou inutiles, des prises de bec inutiles ou le maintien de fausses doctrines; les abus du nom, des créatures ou de toutes autres choses contenues sous le nom de Dieu pour des ensorcellements ou toutes convoitises et pratiques mauvaises; les dénonciations, les mépris, les insultes, ou toutes oppositions à la vérité de Dieu, à sa grâce et à ses voies. Faire profession de religion par hypocrisie ou avec de mauvaises intentions; Avoir honte de Lui ou Lui faire honte.”

 

La plupart des gens n’ont probablement jamais considéré une application aussi large du troisième commandement de Dieu.

 

Nous savons que Dieu veut une relation avec l’homme. La seule façon d’établir cette relation est que l’homme s’abandonne complètement et absolument à Dieu et à Sa volonté par l’obéissance complète et absolue à Sa loi. Dieu veut l’obéissance et non pas des sacrifices. Plus important encore, la loi nous a été donnée pour notre bien. Elle n’est pas un fardeau, lorsqu’elle est observée par la puissance de l’Esprit Saint.

 

La perversion de l’usage en vain du nom de Dieu a commencé à l’époque d’ Énosch, le petit-fils d’Adam, à partir de l’examen de Genèse 4:26.

 

Genèse 4:26 Seth eut aussi un fils, et il l'appela du nom d'Énosch. C'est alors que l'on commença à invoquer le nom de l'Éternel. (LSG)

 

Cette traduction dans la version LSG cache ce qui s’est vraiment passé. L’appendice 21 de la Companion Bible de Bullinger nous donne le vrai contenu de ce verset. D’après les anciens commentaires judaïques, la raison est que les hommes ont cessé de prier au nom du Seigneur (Targum Onkelos) et se sont aussi faits des idoles et les ont appelées par le nom de la Parole de Dieu (Targum Jonathan). Rashi dit qu’il y a eu profanation en utilisant le nom de Dieu. Le Dabar Yahovah ou la Parole de Dieu était l’entité qui représentait Dieu, d’après notre compréhension de la fonction du Logos avec Jésus Christ.

 

Il était évident qu’à l’époque d’Énosch, le descendant d’Adam, les hommes ont commencé à introduire un faux culte en mettant le nom de Dieu sur les corps célestes. Apparemment, ils auraient commencé à supplier "leurs dieux" par le nom de Yahovah.

 

C’est donc là que l’idolâtrie a commencé. Énosch signifie fragile, faible, maladif, ou incurable. Le livre de Genèse est le livre des débuts. À l’époque d’Énosch, l’homme a commencé à utiliser le nom de Dieu en vain. Il est écrit qu’Énoch, le septième depuis Adam, a prophétisé contre eux et contre leur impiété (Jude 14-15).

 

L’idolâtrie pervertit toujours le nom de Dieu. C’est Satan qui inspire l’homme à se détourner de l’adoration de Dieu et à la diriger vers lui-même.

 

Faire un serment

 

Lévitique 19:12 Vous ne jurerez point faussement par mon nom, car tu profanerais le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel. (LSG)

 

Proverbes 19:28 Un témoin pervers se moque de la justice, et la bouche des méchants dévore l'iniquité. (LSG)

 

‘Le fondement pour toute procédure légale, incluant  des soi-disant disputes civiles, est clairement dans le troisième commandement et il l’est certainement pour le domaine de la loi criminelle’

(Ingram, World Under God’s Law, page 46)

 

La déclaration assermentée, la véracité des témoins, la stabilité dans la société en termes de considérations pour la vérité et toutes les structures basées sur des obligations pivotent sur le concept de la pureté ou de la vérité sous serment (ou de l’affirmation, où le serment est fait en jurant contrairement aux instructions de Christ). Là où il n’y a aucune considération pour la vérité et quand les hommes font des serments qu’ils n’ont pas l’intention d’honorer, l’anarchie sociale et la dégradation suivent. Lorsqu’il n’y a pas de crainte de Dieu, la sainteté des serments disparaît alors et les fondements de la société passent de la vérité au mensonge.

 

Le Serment de la Couronne ou la déclaration assermentée d’un Président ou pour toute autre fonction était jadis reconnu comme étant fait sous le troisième commandement et, en fait, l’invoquait. En prêtant serment, la personne  promettait de tenir sa parole et de respecter ses obligations, tout comme Dieu est fidèle à Sa parole. Si ces personnes échouaient, en prêtant serment, elles comprenaient qu’elles avaient invoqué le jugement divin et la malédiction de la loi sur elles-mêmes. La société d’aujourd’hui est complètement insouciante par rapport à un tel serment. La déclaration assermentée n’est qu’une cérémonie, une formalité qui doit être tolérée. Les gens prêtent serments sur la Bible qu’ils n’ont même pas lue en entier ou qu’ils ne comprennent pas et, pour la plupart, ils ne croient même pas en la véracité de son contenu.

 

Dans les temps anciens, l’abus d’un serment était considéré comme une offense très grave. La personne qui était témoin d’un tel serment ou d’un serment de commettre le mal, et qui ne faisait rien, devait faire en expiation une offrande pour la transgression (Lév. 5:4-7).

 

Un faux serment représente un assaut contre la vie de toute la société. La haine du faux serment est reflétée dans Psaume 109:17-18.

 

Psaume 109:17-18 17 Il aimait la malédiction: qu’elle tombe sur lui! Il ne se plaisait pas à la bénédiction: qu’elle s’éloigne de lui! 18 Qu’il revête la malédiction comme son vêtement, qu’elle pénètre comme de l’eau dans son intérieur, comme de l’huile dans ses os! (LSG)

 

Exode 23:1 Tu ne répandras point de faux bruit. Tu ne te joindras point au méchant pour faire un faux témoignage. (LSG)

 

L’Application correcte d’un serment

 

Exode 22:10-11 10 Si un homme donne à un autre un âne, un bœuf, un agneau, ou un animal quelconque à garder, et que l'animal meure, se casse un membre, ou soit enlevé, sans que personne l'ait vu, 11 le serment au nom de l'Éternel interviendra entre les deux parties, et celui qui a gardé l'animal déclarera qu'il n'a pas mis la main sur le bien de son prochain; le maître de l'animal acceptera ce serment, et l'autre ne sera point tenu à une restitution. (LSG)

 

Zacharie 8:16-17 16 Voici ce que vous devez faire: dites la vérité chacun à son prochain; jugez dans vos portes selon la vérité et en vue de la paix; 17 que nul en son cœur ne pense le mal contre son prochain, et n'aimez pas le faux serment, car ce sont là toutes choses que je hais, dit l'Éternel. (LSG)

 

Ne jurez pas du tout

 

Qu’est-ce que Jésus Christ voulait dire dans le sermon sur la montagne, lorsqu’il a dit à ses disciples: “ne jurez aucunement”? Il venait de leur dire qu'il n’était pas venu pour abolir la loi. Est-ce qu’il changeait une partie de la loi ici?

 

Matthieu 5:34-37 34 Mais moi, je vous dis de ne jurer aucunement, ni par le ciel, parce que c'est le trône de Dieu; 35 ni par la terre, parce que c'est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c'est la ville du grand roi. 36 Ne jure pas non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. 37 Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu'on y ajoute vient du malin. (LSG)

 

‘Ne jure aucunement’, traduit dans la version KJV, n'est pas une bonne traduction du texte original grec.

 

Le Nouveau Testament Concordant Littéral rend mieux le sens des paroles de Jésus Christ.

 

Mathieu 5:33-37 Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens: Tu ne te parjureras point (mentir sous serment), mais tu t’acquitteras envers le Seigneur de ce que tu as déclaré par serment. De plus, je vous dis expressément de ne jurer ni par le ciel, parce que c’est le trône de Dieu; ni par la terre, parce que c’est son marchepied; ni par Jérusalem, parce que c’est la ville du grand Roi. Tu ne devrais pas jurer non plus par ta tête, car tu ne peux rendre blanc ou noir un seul cheveu. De plus, que ta parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin.

 

Ces versets comprennent deux parties. La première partie confirme la loi sur les serments. La deuxième partie interdit de jurer frivolement ou à la légère. Nous avons tous entendu des gens dire "à vrai dire”, est-ce que cela signifie qu’ils ne disaient pas la vérité auparavant? Ou ils vont essayer de mettre de l’emphase en disant " que ma mère devienne aveugle, si je ne dis pas la vérité".

 

À l’époque de Christ, la société utilisait la terre, comme Jérusalem, ou leur tête, pour mettre de l’emphase sur leur parole, de la même manière que les gens aujourd'hui utilisent des jurons pour mettre de l’emphase sur leur parole. Les instructions de Christ sont: que ta parole soit OUI, OUI, ou NON, NON.

 

Certains de nos anciens dirigeants nous ont instruits de pas jurer au tribunal, en se basant sur ces paroles “ne jurez aucunement”. C’est une mauvaise interprétation de ces paroles. L'apôtre Paul a juré devant un tribunal et c’était correct.

 

Ruth a employé le nom de Dieu dans une déclaration, lorsqu’elle s’est engagée envers  Naomi.

 

Ruth 1:16-17 16 Ruth répondit: Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu; 17 où tu mourras, je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi! (LSG)

 

Dans cet exemple, Ruth a correctement employé le nom de Dieu. Nous devons utiliser cet exemple et le faire de la même manière.

 

Il y a sept choses que Dieu déteste

 

Proverbes 6:16-19 16 Il y a six choses que hait l'Éternel, et même sept qu'il a en horreur; 17 les yeux hautains, la langue menteuse, les mains qui répandent le sang innocent, 18 le cœur qui médite des projets iniques, les pieds qui se hâtent de courir au mal, 19 le faux témoin qui dit des mensonges, et celui qui excite des querelles entre frères. (LSG)

 

Lévitique 5:1 Lorsque quelqu'un, après avoir été mis sous serment comme témoin, péchera en ne déclarant pas ce qu'il a vu ou ce qu'il sait, il restera chargé de sa faute. (LSG)

 

Lévitique 5:4-5 4 Lorsque quelqu'un, parlant à la légère, jure de faire du mal ou du bien, et que, ne l'ayant pas remarqué d'abord, il s'en aperçoive plus tard, il en sera coupable. 5 Celui donc qui se rendra coupable de l'une de ces choses, fera l'aveu de son péché. (LSG)

 

L’Amende

 

Lévitique 5:6-13 6 Puis il offrira en sacrifice de culpabilité à l'Éternel, pour le péché qu'il a commis, une femelle de menu bétail, une brebis ou une chèvre, comme victime expiatoire. Et le sacrificateur fera pour lui l'expiation de son péché. 7 S'il n'a pas de quoi se procurer une brebis ou une chèvre, il offrira en sacrifice de culpabilité à l'Éternel pour son péché deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, l'un comme victime expiatoire, l'autre comme holocauste. 8 Il les apportera au sacrificateur, qui sacrifiera d'abord celui qui doit servir de victime expiatoire. Le sacrificateur lui ouvrira la tête avec l'ongle près de la nuque, sans la séparer; 9 il fera sur un côté de l'autel l'aspersion du sang de la victime expiatoire, et le reste du sang sera exprimé au pied de l'autel: c'est un sacrifice d'expiation. 10 Il fera de l'autre oiseau un holocauste, d'après les règles établies. C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et il lui sera pardonné. 11 S'il n'a pas de quoi se procurer deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, il apportera en offrande pour son péché un dixième d'épha de fleur de farine, comme offrande d'expiation; il ne mettra point d'huile dessus, et il n'y ajoutera point d'encens, car c'est une offrande d'expiation. 12 Il l'apportera au sacrificateur, et le sacrificateur en prendra une poignée comme souvenir, et il la brûlera sur l'autel, comme les offrandes consumées par le feu devant l'Éternel: c'est une offrande d'expiation. 13 C'est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis à l'égard de l'une de ces choses, et il lui sera pardonné. Ce qui restera de l'offrande sera pour le sacrificateur, comme dans l'offrande en don. (LSG)

 

La violation involontaire de la Loi

 

Deutéronome 23:21-23 21 Si tu fais un vœu à l'Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l'accomplir: car l'Éternel, ton Dieu, t'en demanderait compte, et tu te chargerais d'un péché. 22 Si tu t'abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. 23 Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent, les vœux que tu feras volontairement à l'Éternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. (LSG)

 

Les devoirs de la famille et du chef de famille

 

Nombres 30:1-16 1 Moïse parla aux chefs des tribus des enfants d'Israël, et dit: Voici ce que l'Éternel ordonne. 2  Lorsqu'un homme fera un vœu à l'Éternel, ou un serment pour se lier par un engagement, il ne violera point sa parole, il agira selon tout ce qui est sorti de sa bouche. (LSG)              

 

 3  Lorsqu'une femme, dans sa jeunesse et à la maison de son père, fera un vœu à l'Éternel et se liera par un engagement, 4 et que son père aura connaissance du vœu qu'elle a fait et de l'engagement par lequel elle s'est liée, si son père garde le silence envers elle, tout vœu qu'elle aura fait sera valable, et tout engagement par lequel elle se sera liée sera valable; 5 mais si son père la désapprouve le jour où il en a connaissance, tous ses vœux et tous les engagements par lesquels elle se sera liée n'auront aucune valeur; et l'Éternel lui pardonnera, parce qu'elle a été désapprouvée de son père. 6  Lorsqu'elle sera mariée, après avoir fait des vœux, ou s'être liée par une parole échappée de ses lèvres, 7  et que son mari en aura connaissance, s'il garde le silence envers elle le jour où il en a connaissance, ses vœux seront valables, et les engagements par lesquels elle se sera liée seront valables; 8  mais si son mari la désapprouve le jour où il en a connaissance, il annulera le vœu qu'elle a fait et la parole échappée de ses lèvres, par laquelle elle s'est liée; et l'Éternel lui pardonnera. 9 Le vœu d'une femme veuve ou répudiée, l'engagement quelconque par lequel elle se sera liée, sera valable pour elle. 10 Lorsqu'une femme, dans la maison de son mari, fera des vœux ou se liera par un serment, 11 et que son mari en aura connaissance, s'il garde le silence envers elle et ne la désapprouve pas, tous ses vœux seront valables, et tous les engagements par lesquels elle se sera liée seront valables;  12 mais si son mari les annule le jour où il en a connaissance, tout vœu et tout engagement sortis de ses lèvres n'auront aucune valeur, son mari les a annulés; et l'Éternel lui pardonnera. 13 Son mari peut ratifier et son mari peut annuler tout vœu, tout serment par lequel elle s'engage à mortifier sa personne. 14 S'il garde de jour en jour le silence envers elle, il ratifie ainsi tous les vœux ou tous les engagements par lesquels elle s'est liée; il les ratifie, parce qu'il a gardé le silence envers elle le jour où il en a eu connaissance. 15 Mais s'il les annule après le jour où il en a eu connaissance, il sera coupable du péché de sa femme. 16 Telles sont les lois que l'Éternel prescrivit à Moïse, entre un mari et sa femme, entre un père et sa fille, lorsqu'elle est dans sa jeunesse et à la maison de son père. (LSG)

 

Deutéronome 23:21-23 21 Si tu fais un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir: car l’Éternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. 22 Si tu t’abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. 23 Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent, les vœux que tu feras volontairement à l’Éternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. (LSG)

 

 

Le blasphème, l’abus des noms de Dieu dans un simple blasphème

 

Les Psalmistes font la remarque que les fous et les ennemis d’Israël méprisent le nom de Dieu (Psaume 74:10-18). Les gens sont enlevés sans raison et rachetés par Dieu, qui parle. Le peuple de Dieu est envoyé en captivité et blasphème le nom de Dieu. Par conséquent, Son peuple connaîtra Son nom et saura qu'Il parle (Ésaïe 52:5; Romains 2:24). Dans les derniers jours, les gens blasphémeront le nom de Dieu et ne se repentiront pas pour Le glorifier (Apoc. 16:9, 11, 21).

 

Un exemple classique du mauvais emploi du nom et de l’autorité de Dieu, sous serment et par le blasphème, se trouve dans 1Rois 21:10-13 et dans Actes 6:11. Étienne n’a pas contesté le droit du conseil de le mettre à mort. Il a prié pour qu’ils soient tous pardonnés, parce qu’ils avaient agi d’après de faux témoignages, en violation du troisième et du neuvième commandement.

 

Christ a été faussement accusé de blasphème (Mat. 9:3; 26:65-66; Jean 10:36). Cependant, il a aussi parlé, à ce moment-là, du péché impardonnable du blasphème contre l’Esprit Saint (Mat. 12:22-32; Marc 3:22-30). C’est un sujet difficile en soi. L’Esprit Saint est l’instrument nécessaire pour le salut dans la puissance de Dieu. La non-reconnaissance de la nécessité de la rédemption de son propre péché est, en effet, mentir et blasphémer, l’Esprit Saint.

 

L'Honneur à ceux qui portent le Nom de Dieu

 

L’autorité de Dieu s’étend aux dirigeants spirituels et aux dirigeants physiques.

 

Exode 22:28 Tu ne maudiras point Dieu, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple. (LSG)

 

Mépriser l’elohim ou les dirigeants de son pays est blasphémer le nom de Dieu. Nous en parlerons davantage plus loin. Plusieurs Écritures parlent du blasphème en lui-même ou du nom de Dieu.

 

Psaume 74:10 Jusqu'à quand, ô Dieu! l'oppresseur outragera-t-il, l'ennemi méprisera-t-il sans cesse ton nom? (LSG)

 

Psaume 74:18 Souviens-toi que l'ennemi outrage l'Éternel, et qu'un peuple insensé méprise ton nom! (LSG)

 

Ésaïe 52:5-6 5 Et maintenant, qu'ai-je à faire, dit l'Éternel, quand mon peuple a été gratuitement enlevé? Ses tyrans poussent des cris, dit l'Éternel, et toute la durée du jour mon nom est outragé. 6  C'est pourquoi mon peuple connaîtra mon nom; C'est pourquoi il saura, en ce jour, que c'est moi qui parle: me voici! (LSG)

 

Un exemple de faux témoignage pour un gain malhonnête est vu dans le cas de Naboth. Cet acte attaque le troisième, aussi bien que le neuvième commandement, car le faux témoignage viole le neuvième commandement mais c’est en accord avec le troisième que la sentence est injustement exécutée.

 

1Rois 21:10-13 10 et mettez en face de lui deux méchants hommes qui déposeront ainsi contre lui: Tu as maudit Dieu et le roi! Puis menez-le dehors, lapidez-le, et qu'il meure. 11 Les gens de la ville de Naboth, les anciens et les magistrats qui habitaient dans la ville, agirent comme Jézabel le leur avait fait dire, d'après ce qui était écrit dans les lettres qu'elle leur avait envoyées. 12 Ils publièrent un jeûne, et ils placèrent Naboth à la tête du peuple; 13 les deux méchants hommes vinrent se mettre en face de lui, et ces méchants hommes déposèrent ainsi devant le peuple contre Naboth: Naboth a maudit Dieu et le roi! Puis ils le menèrent hors de la ville, ils le lapidèrent, et il mourut. (LSG)

 

Dans cette référence, Jézabel produit de faux accusateurs, afin que le Roi Achab puisse prendre possession du vignoble de Naboth.

 

Actes 6:8-13 8 Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple. 9 Quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, de celle des Cyrénéens et de celle des Alexandrins, avec des Juifs de Cilicie et d'Asie, se mirent à discuter avec lui; 10 mais ils ne pouvaient résister à sa sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait. 11 Alors ils subornèrent des hommes qui dirent: Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. 12 Ils émurent le peuple, les anciens et les scribes, et, se jetant sur lui, ils le saisirent, et l'emmenèrent au sanhédrin. 13 Ils produisirent de faux témoins, qui dirent: Cet homme ne cesse de proférer des paroles contre le lieu saint et contre la loi; (LSG)

 

De faux témoins sont produits ici pour accuser Étienne de Blasphème. On avait le pouvoir de le mettre à mort, mais ce pouvoir a été mal utilisé.

 

Comme nous l’avons déjà vu, ils ont essayé de condamner Christ de la même façon. Dans la plupart des cas, les prophètes, qui ont été envoyés à Israël, ont été tués pour différents prétextes par les sacrificateurs et les prophètes ou par la communauté religieuse de l’époque. Dans la plupart des cas, la nation vivait dans le péché parce que la communauté religieuse était elle-même dans l’erreur et, généralement, grossièrement idolâtre.

 

Matthieu 9:1-7 1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville. 2 Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. 3 Sur quoi, quelques scribes dirent au-dedans d'eux: Cet homme blasphème. 4 Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs? 5 Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche? 6 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. 7 Et il se leva, et s'en alla dans sa maison. (LSG)

 

Si Jésus était vraiment le Christ, il ne blasphémait pas. Le Souverain Sacrificateur a prophétisé, cette année-là, qu’un seul devait mourir pour le peuple. Il attendait le Christ. C'est symbolique du déchirement de ses vêtements. Le Souverain Sacrificateur ne déchirait jamais ses vêtements. Par cette action, il a symboliquement arraché le sacerdoce de Lévi en Juda pour qu’elle passe à Melchisédek en Israël.

 

Matthieu 26:63-66 63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit: Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64 Jésus lui répondit: Tu l'as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant: Il a blasphémé! Qu'avons-nous encore besoin de témoins? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. 66  Que vous en semble?  Ils répondirent: Il mérite la mort. (LSG)

 

Jésus Christ a été faussement accusé de blasphème, à cause de l'ignorance des Écritures de ses auditeurs. La plupart des Chrétiens modernes mettraient Christ à mort, s’il venait aujourd'hui, parce que le message qu'il leur donnerait différerait de ce qu’ils veulent, et de ce qu'ils ont été emmenés à croire. Au Moyen-Âge, il aurait été brûlé au bûcher, comme un soi-disant Arien, qui observait le Sabbat, à cause de ses propres messages dans les anciens textes du Nouveau Testament.

 

Jean 10:34-36 34 Jésus leur répondit: N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? 35 Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée, et si l'Écriture ne peut être anéantie, 36 celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous lui dites: Tu blasphèmes! Et cela parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. (LSG)

 

Ce message, à lui seul, serait suffisant pour le faire condamner. Il a été accusé d’opérer par la puissance du Seigneur des Mouches, le Dieu d’Ekron.

 

Matthieu 12:22-32 22 Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait. 23 Toute la foule étonnée disait: N’est-ce point là le Fils de David? 24 Les pharisiens, ayant entendu cela, dirent: Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, prince des démons. 25 Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne peut subsister. 26 Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même; comment donc son royaume subsistera-t-il? 27 Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos fils, par qui les chassent-ils? C’est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. 28 Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous. 29 Ou, comment quelqu’un peut-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort? Alors seulement il pillera sa maison. 30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. 31 C’est pourquoi je vous dis: Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. 32 Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir. (LSG)

 

Jésus Christ enseigne que le blasphème les uns contre les autres est une offense pardonnable. Toutefois, le blasphème contre l’Esprit Saint de Dieu mérite la peine de mort. Le repentir est nécessaire pour le salut. La reconnaissance du péché et du besoin de la grâce de Dieu en l’Esprit Saint, est la clé de ce salut. Le refus de se repentir est un blasphème contre l'Esprit.

 

Apocalypse 16:9, 11, 21 9 et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l'autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire.11 et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs œuvres. 21 Et une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent, tomba du ciel sur les hommes; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand. (LSG)

 

Blasphémer Dieu est l’antithèse du repentir. Le monde a conduit ses propres affaires en fonction de ses propres lois et de son propre système pendant six millénaires et même plus longtemps. Ils auront réduit la terre en un désert pratiquement inhabitable. Même alors, ils ne se repentiront pas et ils ne rendront pas gloire à Dieu et à Sa loi. Ils prennent Son nom en vain en établissant des faux systèmes de gouvernement.

 

Lévitique 24:16 Celui qui blasphémera le nom de l'Éternel sera puni de mort: toute l'assemblée le lapidera. Qu'il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu. (LSG)

 

Dieu ne s’adonne pas à des jeux. Dieu ne parle pas pour rien dire car Ses paroles sont vraies. La société sera un lieu de sécurité lorsque cette loi sera entièrement appliquée. La Loi (ordre) de Dieu ne peut pas être accomplie partiellement. Elle ne peut pas être implantée sur une base ad hoc, ou en pièces décousues. Le système entier de la Loi (ordre) de Dieu est un système complet, basé sur des relations spirituelles théoriques qui découlent de Sa nature même. La relation de cause à effet n’est pas un système de relations observables. La Loi est Singulière, provenant de la nature de Dieu dans Son ordre. Elle est sainte, juste, bonne, parfaite et véritable parce que Dieu est tout cela. La perversion de la Loi et du témoignage prend Son nom en vain.

 

La rébellion de Koré, dans Nombres 16, nous montre que Dieu ne supportera pas toujours ceux qui s’opposent à Lui et qui Le blasphèment.

 

Nombres 16:31-33 31 Comme il achevait de prononcer toutes ces paroles, la terre qui était sous eux se fendit. 32 La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. 33 Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée. (LSG)

 

Ils ont parlé en mal du nom de Dieu et de Son oint. Dieu a utilisé cet exemple pour enlever les rebelles et pour ceux qui blasphèment Dieu. Le blasphème est plus que prendre le nom de Dieu d’une façon profane. C'est un langage diffamatoire, méchant et rebelle dirigé contre Dieu, Son système et ceux qui agissent en Son nom.

 

Le prophète Jérémie était détesté par les prophètes d’Anathoth d'où il venait. Généralement, la pourriture s’installe dans une nation par l’intermédiaire de ses dirigeants religieux. Durant les derniers jours, la prostituée religieuse aura tellement détruit sa position, que la bête du système des nations des derniers jours se retournera contre la prostituée et la détruira. La prostituée a tellement pris le nom du Dieu Vivant en vain, qu'elle a perdu entièrement la crédibilité qu’elle aurait pu avoir (Apoc. 17:16).

 

Paul et la Loi

 

Paul a été amené devant le Souverain Sacrificateur. Ces actions constituent une leçon importante.

 

Actes 23:1-5 1 Paul, les regards fixés sur le sanhédrin, dit: Hommes frères, c'est en toute bonne conscience que je me suis conduit jusqu'à ce jour devant Dieu..2 Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche. 3 Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu'on me frappe! 4 Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu! 5 Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple. (LSG)

 

Quelle est cette Loi écrite qui dit de ne pas parler contre un juge ou un dirigeant?

 

Exode 22:28 Tu ne maudiras point Dieu, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple. (LSG)

 

L'apôtre Paul connaissait cette loi. Il avait appris la loi en tant que Pharisien de Gamaliel (Actes 5:34).

 

Actes 22:3  je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. (LSG)

 

En fait, Paul n'était pas Juif. Il était un Benjaminite (Romains 11:1). Cela signifie qu'il était de la tribu de Benjamin, pas de Juda, mais le terme Juif ici a une signification génétique au-delà des tribus. Moïse n'était pas Juif. Il était un Lévite. Jésus-Christ était Juif aussi relié avec Lévi. Le Souverain Sacrificateur, bien qu’il fut un Lévite et non un Juif, était, néanmoins, le dirigeant de Juda, aussi bien que de Benjamin et de Lévi. Cette règle a cessé à la destruction du Temple et à la dispersion.

 

Dès qu'il s’est rendu compte qu'il avait parlé mal contre Ananias, Paul savait ce qu’il avait fait. Il avait parlé contre un dirigeant du peuple ou contre ceux placés en autorité par Dieu, ce qui est interdit par la loi (Exode 22:28).

 

Plus tard, Paul a écrit à l'Église à Rome, à Romains 13:1, la première partie:

 

Que toute personne soit soumise aux pouvoirs supérieurs. Ou, comme l’affirme le Nouveau Testament Concordant Litéral:

 

Romains 13:1-2 1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. 2 C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes. (LSG)

 

Le commandement de Dieu est Sa loi, exprimée dans Exode 22:28. La loi est très difficile à observer à cause des abus de pouvoir commis par les autorités. C’est ce que Paul a subi ici. Il est évident que tous nos gens seront éprouvés dans le futur sur ce point de la loi, lorsque nous deviendrons les victimes des abus de pouvoir des autorités.

 

La sainteté des offrandes

 

Lévitique 22:1-33 1 L'Éternel parla à Moïse, et dit: 2 Parle à Aaron et à ses fils, afin qu'ils s'abstiennent des choses saintes qui me sont consacrées par les enfants d'Israël, et qu'ils ne profanent point mon saint nom. Je suis l'Éternel. 3 Dis-leur: Tout homme parmi vos descendants et de votre race, qui s'approchera des choses saintes que consacrent à l'Éternel les enfants d'Israël, et qui aura sur lui quelque impureté, cet homme-là sera retranché de devant moi. Je suis l'Éternel. 4 Tout homme de la race d'Aaron, qui aura la lèpre ou une gonorrhée, ne mangera point des choses saintes jusqu'à ce qu'il soit pur. Il en sera de même pour celui qui touchera une personne souillée par le contact d'un cadavre, pour celui qui aura une pollution, 5 pour celui qui touchera un reptile et en aura été souillé, ou un homme atteint d'une impureté quelconque et en aura été souillé. 6 Celui qui touchera ces choses sera impur jusqu'au soir; il ne mangera pas des choses saintes, mais il lavera son corps dans l'eau; 7 après le coucher du soleil, il sera pur, et il mangera ensuite des choses saintes, car c'est sa nourriture. 8 Il ne mangera point d'une bête morte ou déchirée, afin de ne pas se souiller par elle. Je suis l'Éternel. 9 Ils observeront mes commandements, de peur qu'ils ne portent la peine de leur péché et qu'ils ne meurent, pour avoir profané les choses saintes. Je suis l'Éternel, qui les sanctifie. 10 Aucun étranger ne mangera des choses saintes; celui qui demeure chez un sacrificateur et le mercenaire ne mangeront point des choses saintes. 11 Mais un esclave acheté par le sacrificateur à prix d'argent pourra en manger, de même que celui qui est né dans sa maison; ils mangeront de sa nourriture. 12 La fille d'un sacrificateur, mariée à un étranger, ne mangera point des choses saintes offertes par élévation. 13 Mais la fille d'un sacrificateur qui sera veuve ou répudiée, sans avoir d'enfants, et qui retournera dans la maison de son père comme dans sa jeunesse, pourra manger de la nourriture de son père. Aucun étranger n'en mangera. 14 Si un homme mange involontairement d'une chose sainte, il donnera au sacrificateur la valeur de la chose sainte, en y ajoutant un cinquième. 15 Les sacrificateurs ne profaneront point les choses saintes qui sont présentées par les enfants d'Israël, et qu'ils ont offertes par élévation à l'Éternel; 16 ils les chargeraient ainsi du péché dont ils se rendraient coupables en mangeant les choses saintes: car je suis l'Éternel, qui les sanctifie. 17 L'Éternel parla à Moïse, et dit: 18 Parle à Aaron et à ses fils, et à tous les enfants d'Israël, et tu leur diras: Tout homme de la maison d'Israël ou des étrangers en Israël, qui offrira un holocauste à l'Éternel, soit pour l'accomplissement d'un vœu, soit comme offrande volontaire, 19 prendra un mâle sans défaut parmi les bœufs, les agneaux ou les chèvres, afin que sa victime soit agréée. 20 Vous n'en offrirez aucune qui ait un défaut, car elle ne serait pas agréée. 21 Si un homme offre à l'Éternel du gros ou du menu bétail en sacrifice d'actions de grâces, soit pour l'accomplissement d'un vœu, soit comme offrande volontaire, la victime sera sans défaut, afin qu'elle soit agréée; il n'y aura en elle aucun défaut. 22 Vous n'en offrirez point qui soit aveugle, estropiée, ou mutilée, qui ait des ulcères, la gale ou une dartre; vous n'en ferez point sur l'autel un sacrifice consumé par le feu devant l'Éternel. 23 Tu pourras sacrifier comme offrande volontaire un bœuf ou un agneau ayant un membre trop long ou trop court, mais il ne sera point agréé pour l'accomplissement d'un vœu. 24 Vous n'offrirez point à l'Éternel un animal dont les testicules ont été froissés, écrasés, arrachés ou coupés; vous ne l'offrirez point en sacrifice dans votre pays. 25 Vous n'accepterez de l'étranger aucune de ces victimes, pour l'offrir comme aliment de votre Dieu; car elles sont mutilées, elles ont des défauts: elles ne seraient point agréées. 26 L'Éternel dit à Moïse: 27 Un bœuf, un agneau ou une chèvre, quand il naîtra, restera sept jours avec sa mère; dès le huitième jour et les suivants, il sera agréé pour être offert à l'Éternel en sacrifice consumé par le feu. 28 Bœuf ou agneau, vous n'égorgerez pas un animal et son petit le même jour. 29 Quand vous offrirez à l'Éternel un sacrifice d'actions de grâces, vous ferez en sorte qu'il soit agréé. 30 La victime sera mangée le jour même; vous n'e